L’OuLiPo

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Raymond Queneau et François Le Lionnais

Qu’est-ce que le l’OuLiPo? Comme le dirait Michèle Audin (entrée àl’OuLiPo en 2009), ce n’est pas une maladie de peau.

Pour reprendre une formule d’HervéLe Tellier (entré à l’OuLiPo en 1992), l’OuLiPo est un groupe oecuménique qui ne fait table rase de rien et qui réutilise tout.

OuLiPo, c’est un acronyme, pour Ouvroir de Littérature Potentielle. Fondéen novembre 1960, c’est de la complicité entre Raymond Queneau, un écrivain passionnéde mathématique et François Le Lionnais, homme de science passionné de littérature, que se rassembleront d’autres personnes, en l’occurrence Jacques Bens, Claude Berge, Jean Lescure, Jean Queval, Albert-Marie Schmidt, Latis et Noël Arnaud.

Le travail de l’OuLiPo, ce groupe de recherche pour ceux qui ne savent pas ce qu’ils cherchent, est simple: c’est de se construire un labyrinthe dont on se propose de sortir, et pour ce faire, les oulipiens ont recours aux contraintes qui peuvent être présentes dans l’écriture littéraire: contraintes formelles, liées à la langue, à la versification, à la construction narrative, contraintes sémantiques, etc. Les oulipiens tentent également de créer de nouvelles contraintes en s’inspirant des mathématiques, des sciences, ou des «plagiaires par anticipation», ces auteurs avant la fondation de l’OuLiPo qui s’adonnaient à ce jeu également.

Impossible d’y entrer; il faut y être coopté par les membres, et impossible d’en sortir; la seule façon de le faire, c’est de se suicider devant huissier en précisant que la cause de son suicide est précisément de quitter l’OuLiPo.

Donnons un exemple très simple. Il s’agit de la méthode S + 7, qui consiste àremplacer chaque substantif d’un texte par un autre substantif, le septième après le substantif initial, dans un dictionnaire. L’exemple le plus connu est La cimaise et la fraction de Raymond Queneau, qui dérive de la fable de La Fontaine La cigale et la fourmi:

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Il y a une autre contrainte, que les grecs anciens utilisaient déjà mais que les oulipiens ont remis à la mode, c’est le lipogramme, c’est-à-dire un texte dans lequel l’on se prive d’une lettre. L’exemple le plus célèbre est probablement le roman La disparition, de Georges Pérec, sans doute l’oulipien le plus connu. Tout le roman est écrit sans la lettre «e». Et encore, le sujet même du roman est le fait que cette lettre soit disparue. Un coup de génie.

Un autre exemple davantage mathématique est Cent mille milliards de poèmes de Raymond Queneau. Il s’agit de poésie combinatoire, c’est-à-dire que l’ouvrage permet à tout un chacun de composer à volonté cent mille milliards de sonnets, tous réguliers. C’est une machine à composer des poèmes. Un sonnet est composé de deux quatrains suivis de deux tercets, pour un total de quatorze vers. Le livre est composé de dix feuilles, séparé en ces 14 vers, et chaque recto porte un vers. Le lecteur-créateur peut donc tourner les bandes horizontales pour choisir les dix vers qu’il veut pour composer un poème. L’ordre grammaticale de même que la scansion et la rime sont garantis. Cent mille milliards de poèmes, c’est le nombre potentiel de poème que l’on peut lire avec cela, ce qui en quelque sorte prouve l’idée même de potentialité de l’OuLiPo. Queneau ajoute même en préface que «en comptant 45s pour lire un sonnet et 15s pour changer les volets à 8 heures par jour, 200 jours par an, on a pour plus d’un million de siècles de lecture, et en lisant toute la journée 365 jours par an, pour 190 258 751 années plus quelques plombes et broquilles (sans tenir compte des années bissextiles et autres détails)».

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Cent mille milliards de poèmes

Font partis de l’OuLiPo, incluant ceux excusés pour mort: Noël Arnaud, Marcel Bénabou, Jacques Bens, Claude Berge, André Blavier, Paul Braffort, Italo Calvino, François Caradec, Bernard Cerquiglini, Ross Chambers, Stanley Chapman, Marcel Duchamp, Jacques Duchateau, Luc Étienne, Paul Fournel, Anne Garréta, Michelle Grangaud, Jacques Jouet, Latis, François Le Lionnais, Jean Lescure, Hervé Le Tellier, Harry Mathews, Michèle Métail, Ian Monk, Oskar Pastior, Georges Perec, Raymond Queneau, Jean Queval, Pierre Rosenstiehl, Jacques Roubaud, Olivier Salon, Albert-Marie Schmidt.

En bonus: https://www.youtube.com/watch?v=J0FeOW_sF3I

Sources

Anthologie de l’OuLiPo, Édition de Marcel Bénabou et Paul Fournel, Poésie Gallimard.

Atlas de littérature potentielle, OuLiPo, Gallimard.

Jacques BENS, L’OuLiPo, génèse de l’OuLiPo (1960-1963), Le Castor Astral.

Jacques JOUET, http://www.universalis.fr/encyclopedie/oulipo/, Encyclopedia Universalis.

OuLiPo mode d’emploi, ARTE France, 58 min. env.

Raymond QUENEAU, Cent mille milliards de poèmes, Gallimard.

Kevin Berger-Soucie

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Une Constitution pour le Québec

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Le débat actuel est centré autour d’une possible Constitution pour le Québec. Partout dans le monde, beaucoup d’États fédérés ont leur constitution. Cette constitution agit comme une loi supérieur qui régit les pouvoirs publics et qui protège les libertés des citoyens. Cependant, le Québec n’est pas dans ce regroupement. Il faut aussi mentionner qu’aucune autre province du Canada n’a de constitution. Cela ne cache pas que le fait d’avoir une Constitution pourrait renforcer l’identité même du Québec. Pour cela, il faut que la Constitution pour le Québec soit républicaine, laïque et très démocratique. Sans cela, il serait impossible de complètement réussir cette démarche. `

D’abord, il est important de comprendre qu’est ce qu’une constitution. Donc, voici la définition selon le site «Perspective Monde» de l’université de Sherbrooke :

«Constitution: aussi appelée «Loi fondamentale». Ensemble des règles écrites et coutumières qui déterminent la structure d’un État politique. Habituellement, une constitution présente successivement les pouvoirs de la branche exécutive, législative et judiciaire. Elle définit aussi les rapports entre ces branches. Elle comprend également une formule d’amendement et des précisions sur les règles entre le gouvernement central et les entités locales ou régionales, en particulier dans le cas d’une fédération. On peut y trouver un préambule déclaratoire sur les objectifs de l’État de même que les droits de base des citoyens.»[1]

Aujourd’hui, il existe quatre constitutions possibles pour le Québec. Premièrement, il y a une constitution provinciale. Il s’agit d’une constitution à forte valeur symbolique et traditionnelle, dans laquelle il est possible de voir une reproduction des lois et limites émises par le Canada dans sa constitution. Donc, le Québec aurait sa propre constitution fixant les limites qu’il s’impose déjà, mais cette fois-ci, avec son accord. Deuxièmement, il y a une constitution autonomiste. Celle-ci pousserait le Québec à remettre en question les lois et limites les plus importantes qui sont inscrites dans la Constitution Canadienne. Malgré cela, le Québec resterait une province du Canada et ne serait pas souverain. Troisièmement, une constitution provisoire du Québec souverain pourrait être envisagée. Elle possèderait le pouvoir de préparer le Québec, tout en facilitant la transition, à l’indépendance. Finalement, la quatrième serait une constitution définitive du Québec souverain. Elle serait absolument nécessaire pour la souveraineté du Québec. De plus, il faut la suivre avec un processus politique plus approfondit et adapté pour le Québec.[2]

Plusieurs acteurs sont importants dans la démarche pour une constitution au Québec, dont Daniel Turp, un professeur d’université et homme politique québécois, ainsi que Pauline Marois, ancienne chef du Parti Québécois. Tous deux ont déjà tenté d’instaurer une constitution québécoise, mais leurs projets sont encore au stade de l’étude. Donc, il est certain qu’une Constitution pour le Québec est encore possible, mais probablement pas d’ici quelques années.

Rémi Lauzon

[1] UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE. Constitution – Définition, http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/

BMDictionnaire?iddictionnaire=1483 [En ligne] (Page consultée le 28 mai 2014)

[2] BINETTE, André. Pourquoi une Constitution du Québec? – Constitution QC, http://constitutionqc.org/                           blog/pourquoi-une-constitution-du-quebec/ [En ligne] (Page consultée le 21 mai 2014)

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Quoi de l’anglais en Inde?

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Déclin de l’anglais en Inde?

«A decade or more ago, the publishers of English newspapers scorned Indian language readers, assuming that, as hundreds of millions more Indians became literate, they would turn automatically into consumers of English papers. But the steady rise in literacy rates—from 64.8 percent of the population in 2001 to 73 percent in 2011—has had unexpected consequences. The new middle class is increasingly found in smaller towns, and prefers to read in its own regional language, rather than English.» La suite ici

BLx

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Les licornes et les dragons existent!

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Les scientifiques disent que l’univers est en continuelle expansion, ou en d’autres mots, infini. Cela est, bien sûr, purement théorique, mais si on considère cela comme un fait, on peut déduire que tout existe, même Dieu.

En effet, si je vous pose la question suivante : Quelles sont les probabilités qu’il y ait une autre planète comme la nôtre avec des humains qui vivent la même histoire que nous ? Vous me diriez tous que les chances sont minuscules ou quasiment inexistantes, mais vous ne pourriez jamais dire que c’est impossible. Pour quelle raison notre monde ne pourrait pas avoir un jumeau? Absolument aucune. Cependant, c’est comme lancer 5 milliards de 25 cents dans les airs et espérer qu’ils tombent tous du côté face, c’est théoriquement possible, mais les chances sont minces, mais c’est POSSIBLE.

Donc, retournant au sujet, on disait que les chances qu’un monde jumeau existe sont minuscules, mais existantes, et en considérant que l’univers soit infini, on peut donc considérer que ce monde existe assurément puisqu’il y a une infinité d’essais et de conditions dans l’univers. En essayant autant de fois qu’on veut, il serait, en théorie, assuré à 100 % qu’un jour, ce monde jumeau puisse exister. Comment ? Simplement de façon purement mathématique. Sans faire tous les calculs, on peut comprendre le principe par un exemple très simple ; imaginons qu’il y ait 1000 morceaux de papier dans un sac et qu’un seul est de couleur, les chances de piger ce morceau est de 1/1000. Mais si on donne un deuxième essai, les chances augmentent, elles sont rendues à 2/1000. Alors, si on donne un nombre infini d’essais, alors les chances sont infini/1000, donc, c’est assuré qu’un jour, on va piger le morceau recherché. Bref, la théorie des probabilités dit que tout est possible avec un nombre infini d’essais.

Mais mélangeons cette théorie a celle de l’infinité de l’univers, on se rend compte alors que tout est possible. Peu importe les probabilités que quelques choses existent, il est assuré par la rencontre de ces deux théories que cette chose existe. Aussi, étant donné que nous sommes dans l’incapacité de prouver qu’une chose ne peut absolument pas exister, tout ce que nous sommes capables d’imaginer a, va ou existe présentement quelque part dans l’univers. Quelles sont les probabilités que sur une autre planète, il y ait des licornes ? 1/vingt milliards de trillions ? Peu importe, elles existent quelque part dans l’univers à un certain moment. Il en va de même pour tout ce qu’on peut imaginer, même les dragons.

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De plus, avec cette théorie qui est tout à fait légitime et sérieuse, on peut même prouver l’existence de Dieu. Bien évidemment, pas le Dieu chrétien, mais bien celui de sa définition première, c’est-à-dire un être parfait. Génétiquement, on pourrait obtenir la combinaison nous rendant parfaits à tous les points-de-vue, on pourrait avoir un talent exceptionnel dans tous les domaines, mais comme tout le reste, il faudrait beaucoup de chance pour obtenir cette combinaison. Mais comme les licornes et les dragons, la probabilité de l’existence d’un être parfait existe et donc, théoriquement, un être parfait doit exister. À vrai dire, une société d’être parfait existe puisque c’est possible. SI on peut avoir un monde jumeau, pouvons-nous avoir un troisième semblable ? OUI, les chances sont plus minces, mais multipliées par l’infini, il y a 100 % de chance d’existence. Je confirme par cette théorie que quelque part dans cet univers, il y a un être surpuissant qui possède un marteau et qui contrôle la foudre et en prime, il se nomme Thor. Aussi, dans un autre monde proche du nôtre, je suis marié à Emma Watson et dans un autre, Harper est amant avec George W. Bush. Tout ce qui est possible existe, toutes les histoires, les aventures et les romans sont véridiques, mais la seule différence, c’est qu’ils ne se passent pas tous sur notre planète.

Ainsi, cette théorie qui un mélange deux autres permet donc d’affirmer avec raison que tout existe, tout ce qu’on peut imaginer est quelque part dans l’univers et s’il n’existe pas, il va un jour exister ou il a existé par la passé. Mais en fait, ne nous limitions pas à notre imagination, étant donné que tout peut exister, même les choses inimaginables font partie de ce lot. Mais, qu’est-ce qu’une chose inimaginable?

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Alexis Gitto

 

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Highline: L’urbanisme à son meilleur

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Reconvertir les vieilles infrastructures en milieu urbain peut être un véritable calvaire. Voilà une raison de plus pour célébrer les réussites d’urbanisme lorsqu’elles se présentent. C’est le cas du High Line de New York qui aujourd’hui est une attraction très fréquentée tant par les New-Yorkais que les touristes. En effet, la piste de train surélevé construite vers 1930 était une grande initiative pour promouvoir la sécurité dans les rues. Toutefois dans les années 80, elle a du cesser ses activités et bien rapidement est devenu un fardeau. Après une lutte au début des années 2000, elle a eu une nouvelle vie.

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De nos jours, le High Line est une formidable piste piétonnière en hauteur qui fait un tour de la ville. Elle permet de contempler le panorama de la ville en donnant un nouveau point de vue tout simplement magnifique et incomparable. Dans les dernières années, elle a même été reverdie. Je peux dire, l’ayant vécue, qu’il s’agit d’une expérience particulièrement plaisante.

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Nous y sommes aller le dimanche après-midi, nous étions là sur ce chemin ,de métal et de béton parsemé d’arbustes et de fleurs, ayant une vue imprenable d’un côté sur toute la grandeur du paysage urbain et de l’autre les abords de la ville avec la vue sur l’eau le tout baigné par la chaleureuse clarté du soleil couchant qui passait à travers les hauts bâtiments. Le passage sur cette voie ferrée réaffecté restera toujours dans mes souvenirs doux et illuminés du voyage d’études collégial en Histoire à New York!

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VOIR LE SITE OFFICIEL DU HIGH LINE ET DES AMIS DU HIGH LINE

Rachel Castonguay

 

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Mon premier orignal

paysage

Le mois d’octobre est synonyme d’Halloween pour la majorité des enfants du Québec. Ce fut mon cas jusqu’à l’âge de douze ans. Effectivement, le mois d’octobre a une tout autre signification pour la majorité de la population de l’Abitibi-Témiscaminque, car à l’âge de douze ans moi, comme beaucoup d’autres enfants, avons passé notre « cours de chasse ». Ce cour consiste à apprendre les maniements des armes, à bien connaitre la faune, ainsi qu’à prouver que nous sommes capables de chasser. Une fois l’examen terminé, je suis plongé dans l’attente et ce n’est que deux semaines plus tard que j’ai reçu par la poste le résultat qui fût positif, ainsi que ma carte me donnant le droit de chasser avec un adulte, car ce n’est qu’à l’âge de dix-huit ans qu’il est possible de chasser seul. Maintenant que j’ai ma carte de chasse, j’ai évidemment besoin d’une arme, mais comme la loi sur l’âge limite pour chasser, il y en a une, qui est la même pour l’acquisition et la possession d’une arme, il faut dix-huit ans pour avoir une arme à notre nom, alors moi et mon père sommes allés m’en acheter deux à son nom. Bref, j’ai maintenant ma.270 pour chasser l’orignal, et une.22 pour la perdrix. Tous ces événements se déroulent l’été, je dois donc attendre à l’automne, en octobre, pour l’ouverture de la chasse.

Une fois la date arrivée, c’est plusieurs rituels qui s’installent pour la population de Témiscamingue. La chasse commence habituellement le premier samedi d’octobre, alors le vendredi matin il y a la messe du chasseur pour les croyants, je n’y suis jamais allé, mais mes tantes oui. Ils m’ont dit que le curé parle de chasse quelque peu, puis s’entretient avec chacun d’eux pour leur souhaiter bonne chance, puis le reste du temps c’est une messe traditionnelle. Il y a aussi le déjeuner du chasseur où beaucoup de chasseurs se réunissent pour parler de chasse, des traces d’orignaux qu’ils ont vu sur leur territoire de chasse, etc.

camp

Après, les gens se dirigent vers leurs camps, avec des provisions pour être capable de survivre deux semaines dans le bois, ainsi que plusieurs boissons alcoolisées, car la chasse sans alcool ce n’est pas pareil! Le vendredi soir l’ambiance au camp est à la fête, un bon repas en bonne compagnie et un gros dodo pour le lendemain.

tour

Le samedi matin à 6 heures c’est l’heure de se lever, un gros café, un très léger déjeuner et une petite marche vers nos tours, dont certaines sont à 45 minutes à pieds, car on doit marcher très lentement pour ne pas faire de bruit. Pour ma part le premier matin de ma première chasse à vie, je suis mon père à la tour du pin, à 15 minutes du camp. Je m’installe et j’attends, rien. Vers 11 h on est de retour au camp pour dîner et écouter le rendez-vous du chasseur, qui est une émission dans laquelle des gens appellent pour féliciter ou encourager des chasseurs.

Maintenant, je passe 5-6 années, je n’ai toujours pas tué d’orignaux, mon oncle oui, ainsi que mon père quand je n’étais pas avec lui. J’ai donc dix-huit ans, c’est la troisième ou quatrième journée de chasse. Les deux premières journées ont été très tranquilles, mes partenaires de chasse sont dans des tours, je suis seul sur la galerie du camp où il y a une très belle vue pour chasser.

galerie

Il est environ 9-10 heures du matin, je me suis endormi sur ma chaise berçante qui est sur la galerie. Je me réveille il est environ 10 h 30, je décide donc d’aller couper du bois à côté du camp pour faire un feu, car il fait froid. Je coupe une dizaine de bûches et je m’en vais au camp pour faire le feu, mais à ce moment qu’est-ce que je vois à 850-900 pieds, une très grosse femelle orignal qui s’apprête à traverser l’étang, je suis chanceux, car je peux seulement tuer les femelles une année sur deux, c’est la loi pour préserver l’espèce. Elle est à environ 100 pieds de mon frère dans sa tour, mais il ne peut pas la voir, car elle est cachée par une pointe de forêt. Je dépose les morceaux de bois par terre, ils peuvent attendre. Je cours prendre ma carabine et je vise l’orignal, je tire une première balle, elle ne bouge pas, alors je lui en tire une autre et une autre, j’ai compris par la suite que je l’avais atteint toutes les fois, mais pour l’instant je ne le sais pas. La femelle se tourne de dos, et regarde vers moi, je ne peux donc plus lui tirer dans le cœur, et je ne peux pas non plus lui tirer dans les fesses, car beaucoup de viande s’y trouve, alors je décide de lui viser la tête à 850 pieds, je tire et je vois qu’elle se met à trembler, mais elle ne tombe toujours pas. Je recharge une balle et tire une dernière balle vers la tête, elle se met à courir et fait environ 20 pieds et tombe dans le bois, je lui ai troué l’oreille avec la première balle, et cassé la mâchoire avec la seconde. Je prends quelques bières dans le frigidaire, et je pars à la rencontre de mon orignal. Je rencontre mon père qui était avec mon frère de 15 ans et qui me dit qu’ils ont vu mes deux dernières balles frapper dans l’eau devant eux. Il me demande si j’ai touché l’orignal si c’est un mâle ou une femelle, je lui dis que je ne sais pas si je l’ai touché, car elle ne bougeait pas alors nous allons voir et elle est là couché par terre, morte.

orignal

Les chasseurs ne sont pas des sauvages sans émotion, nous avons un grand respect pour les animaux, c’est pour cela que nous nous dépêchons à aller voir si l’orignal est mort, car on ne veut pas que la bête souffre inutilement. Par contre, il y a aussi une autre raison pour trouver l’orignal rapidement, car il faut lui couper la gorge pour le vider de son sang, car sinon l’orignal gonfle et la viande se gaspille. Nous coupons donc l’orignal en quatre quartiers, que nous pendons pendant 24-48 heures à l’extérieur avant de l’amener dans le garage pour enlever le poil, et nous l’amenons finalement chez le boucher. Mais avant, une fois l’orignal accroché à côté du camp, tout le monde me félicite, on boit quelques bières puis on dîne, les autres chasseurs retournent à la chasse, en fait que deux des quatre chasseurs du camp, car l’un d’eux doit mettre son permis sur mon orignal, car c’est un orignal pour deux permis. Voici donc ce qu’est la chasse, il faut aimer la nature, et être patient, car je n’ai toujours pas tué d’orignal depuis ce temps.

Jean-François Demers

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Japanime: les débuts

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Oira no Yaku, 1931

 Kobu-tori, 1929

Ugokie Kori no Tatehiki, (1931)

Evil Mickey attacks Japan, 1936

Sources: Open Culture, Anime

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Montreal, P.Q.

Anglo-Quebec

Le Canadien de Montréal, les Blue Jays de Toronto et Denis Coderre sont des monuments exemplaires d’unité et de paix montréalaise, suivant la grève étudiante, la corruption et les élections provinciales, selon un article du Montreal Gazette[1]. C’est juste ça qu’il nous faut à Montréal. Une game de baseball au Stade olympique pour ranger les casseroles, calmer les Hells Angels et mettre le débat politique au repos. Surtout lorsque le débat est axé sur la possibilité de discuter d’indépendance.

Nous avons eu la chance de faire l’expérience d’une campagne électorale antinationale de la part du parti libéral, sans que la question nationale de l’indépendance soit réellement soulevée. Le tout est accentué par les médias anglophones qui nous font don d’une analyse éclairée de la politique québécoise, où des Charles Adler nous éduquent sur les similitudes entre la loi 101 et le fascisme de l’Office québécois de la langue française[2]. Il ne faut surtout pas oublier le grand projet de faire l’indépendance de Montréal dans l’éventualité où le Québec deviendrait souverain[3]. Tout ce désordre politique est traduit par le visage vaincu des Franco-québécois au lendemain des élections, comme s’ils avaient perdu un troisième référendum.

La tranquillité est donc revenue s’installer dans les rues de Montréal. Effectivement, le danger de l’indépendance est maintenant perdu de vue. Certes, il y a de cela deux semaines, on a eu La journée nationale des patriotes. Quelques indépendantistes se sont présentés pour une marche commémorative. Mais rien de trop menaçant pour nos chevaliers fédéralistes qui ont remis ces rêveurs à leur place[4]. Il faut rappeler à ces indépendantistes que le Québec est bel et bien une province.

Par ailleurs, les résultats définitifs des élections européennes en France ont été rendus publics il y a quelques jours avec la confirmation de la victoire du Front National[5]. Il est un peu inquiétant de voir le progrès de l’extrême droite en Europe depuis ces dernières années: la English Defence League, l’Aube dorée, etc. En même temps, il en est rassurant de voir que le populisme d’extrême droite n’a jamais réussi à se solidifier dans la politique québécoise.

En effet, La charte des valeurs québécoises nous rappelle qu’il est encore possible de discuter de citoyenneté et d’identité au Québec sans avoir recours à une rhétorique populiste. Cependant, il existe une tendance à peindre le républicanisme québécois comme s’il s’agissait de fascisme ou de xénophobie. Ces accusations se font lourdes sur la conscience du Québécois qui tente de faire valoir sa langue et sa culture.

Donc, sa culture est vue comme réactionnaire vis-à-vis cet « internationalisme angloplanétaire[6] » qui représente la grande culture globale. Ainsi, il faut juste qu’un joueur des Canadiens maîtrise le « bonjour » et l’« au revoir » pour faire jaillir des papillons dans le ventre des Franco-québécois. Moi, ça me donne mal au cœur. C’est un rappel qui nous montre l’abus historique contre le français qu’on voudrait réduire à une « petite » langue parlée dans une « petite » communauté folklorique. C’est peut-être bien le sport qu’il nous faut pour se réveiller. Un Martin St-Louis face au « symbole national » du Québec porté par un Brian Gionta qui ne score pas.

Joé Blanchard

 

[1] Jack TODD, « Jack Todd: Budding optimism drives Montreal’s resurgence », Montreal Gazette, 22 mai 2014, [En ligne], http://www.montrealgazette.com/sports/Jack+Todd+Budding+optimism+drives+Montreal+resurgence/9867750/story.html (page consultée le 27 mai 2013).

[2] Charles ADLER, « Pastagate goes global », Sun News¸ s,d, https://www.youtube.com/watch?v=Ud_A48zcQd8 (page consultée le 27 mai 2013).

[3] Jonathan KAY, « If Quebec seperates, we keep Montreal », National Post, 5 mars 2014, http://ww2.nationalpost.com/m/wp/blog.html?b=fullcomment.nationalpost.com%2F2014%2F03%2F05%2Fjonathan-kay-if-quebec-separates-we-keep-montreal (page consultée le 27 mai 2013).

[4] Laura PELLETIER, « Ferveur souverainiste et accrochages lors de la marche des patriotes », Le Devoir, 20 mai 2014, http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/408667/ferveur-souverainiste-et-accrochages-lors-de-la-marche-des-patriotes (page consultée le 27 mai 2013).

[5] Andy DAVID, « Résultat européennes : les résultats définitifs du ministère de l’Intérieur [OFFICIEL] », Linternaute, 26 mai 2014, [En ligne], http://www.linternaute.com/actualite/politique/resultat-europeennes-les-resultats-definitifs-du-ministere-de-l-interieur-officiel-0514.shtml (page consultée le 27 mai 2013).

[6] Jean LAROSE, La souveraineté rampante, Québec, Boréal, 1994,p. 101.

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Livres d’art gratuits en ligne!

Le Metropolitan Museum of Art et le musée Guggenheim offrent gratuitement l’accès en ligne à des centaines de livres d’art et catalogues d’exposition.

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Ancient Egyptian Calligraphy

Source: Open Culture

BLx

 

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The devil is alive!

Voyez un projet personnel de Samuel Olaechea, étudiant en Cinéma à Marie-Victorin

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Journée Nationale des Patriotes

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Dessin d’Henri Julien (1852-1908)
Le 15 février 1839, à 9h00 du matin, cinq Patriotes montent sur l’échafaud afin d’y être pendus. Il s’agit de Chevalier DeLorimer, notaire, Charles Hindenlang, militaire français, Pierre-Rémi Narbonne, huissier, Amable Daunais, cultivateur et finalement, de François Nicolas, instituteur. Les Patriotes de 1837@1838

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Chronique d’été de libraire

L’été s’en vient et certains d’entre vous ont très probablement des lectures personnelles à rattraper. Toutefois, en tant que libraire, j’aimerais vous part faire de nouveautés qui me sont tombés dans l’œil cette années. Cette année trois titres ont retenu mon attention.

1- Une brève histoire des indiens du Canada, traduction du titre A short history of Indians in Canada : stories. Sortie : février 2014 aux éditions Boréal. 24,95$

 

1Une des dernières œuvres de cet intellectuel autochtone. Sous une plume emplie d’un humour délicieux et d’une perspicacité décapante, Thomas King déconstruit à travers ce recueil de nouvelles l’image traditionnelle que nous avons des amérindiens toute en dénonçant la condition autochtone dans la Canda. En quatrième de couverture :

À Toronto, une volée d’Indiens en pleine migration se frappent contre les gratte-ciel de Bay Street et retombent sur le pavé, comme autant d’oiseaux assommés, pour le plus grand étonnement des hommes d’affaires de passage. Heureusement que deux employés de la ville, Bill et Rudy, sont là pour les étiqueter et les relâcher dans la nature, après les avoir soignés. Un bébé blanc arrivé par erreur par la poste est offert comme premier prix au bingo hebdomadaire dans une réserve indienne, même si la plupart des joueurs préféreraient remporter le deuxième prix, qui est une camionnette. Voici quelques-unes des situations qu’on trouve dans ce recueil de Thomas King, qui y donne libre cours à la mordante ironie caractérisant son œuvre.

2- L’orangeraie, Larry Tremblay. Sortie le 15 octobre 2013 aux éditions Alto. 20,95$

2Récipiendaire du prix des Libraire du Québec de cette année. Larry Tremblay nous présente non pas un autre roman sur la guerre, mais bien un récit touchant et poétique empli à la fois de sensibilité et de sensualité. En quatrième de couverture :

Quand Amed pleure, Aziz pleure aussi. Quand Aziz rit, Amed rit aussi. Ces frères jumeaux auraient pu vivre paisiblement à l’ombre des orangers. Mais un obus traverse le ciel, tuant leurs grands-parents. La guerre s’empare de leur enfance et sépare leurs destins. Des hommes viennent réclamer vengeance pour le sang versé. Amed, à moins que ce ne soit Aziz, devra consentir au plus grand des sacrifices. Et tous payeront le tribut des martyrs, les morts comme ceux qui restent. Larry Tremblay frappe encore un grand coup, mais vise cette fois le cœur, laissant au lecteur le soin de départager les âmes pures des fourbes, les fanatiques des héros. Un texte à la fois actuel et hors du temps qui possède la force brute des grandes tragédies et le lyrisme des légendes du désert.

3- Apocalypse : la 1ère Guerre Mondiale, Daniel Costelle et Isabelle Clarke. Sortie le 22 avril 2014 aux éditions Flammarion. 54,95$

Pour le centenaire de la première Guerre Mondiale, ceux qui ont aimé Apocalypse : la 2eme Guerre Mondiale ne seront pas déçus. Comme l’œuvre précédente, c’est un livre documentaire basé sur un fond d’archives et d’images époustouflantes digne de son prédécesseur. Les historiens en herbe qui raffole d’histoire militaire en resteront sur leur faim.

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Thomas Asselin

 

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La ‘Pataphysique

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La ‘Pataphysique

La pataphysique, dont l’orthographe réelle est ‘Pataphysique, précédé d’une apostrophe pour éviter les mauvais calembours, est la science de ce qui se surajoute àla métaphysique, soit en elle-même, soit hors d’elle-même, s’étendant aussi loin au-delàde celle-ci que celle-ci au-delàde la physique. L’épiphénomène (qui se surajoute àun phénomène) étant souvent l’accident, la ‘Pataphysique sera surtout la science du particulier, quoiqu’on dise qu’il n’y a de science que du général. Elle étudiera les lois qui régissent les exceptions et expliquera l’univers supplémentaire à celui-ci; ou moins ambitieusement décrira un univers que l’on peut voir et que peut-être l’on doit voir àla place du traditionnel, les lois que l’on a cru découvrir de l’univers traditionnel étant des corrélations d’exceptions aussi, quoique plus fréquentes, en tout cas de faits accidentels qui, se réduisant àdes exceptions peu exceptionnelles, n’ont même pas l’attrait de la singularité.[1]

Définition (un brin plus succincte): La ‘Pataphysique est la science des solutions imaginaires, qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualité.[2]

La ‘Pataphysique réconcilie les regards sur le monde: elle réconcilie physique et métaphysique. Ses recherches donnent des solutions imaginaires trouvées pour résoudre des problèmes, tout aussi imaginaires, que donne la compréhension de l’univers.

Mais une question se pose: qui est pataphysicien?

Le vrai pataphysicien, àun moment ou un autre de sa vie, de manière consciente ou pas, sera confrontédans le plus intime de son être aux deux propositions suivantes:

1)    Le vrai pataphysicien ne prend rien au sérieux, sans la ‘Patapysique…qui consiste àne rien prendre au sérieux.

2)    La ‘Pataphysique consistant àne rien prendre au sérieux, le vrai pataphysicien ne peut rien prendre au sérieux, même pas la ‘Pataphysique.[3]

Se pose une autre question: est-ce que la ‘Pataphysique est institutionnalisée?

Bien sûr, au Collège de ‘Pataphysique.

Cahiers_du_Collège_de_’Pataphysique

Pour comprendre cette Grande et Magnifique Institution, nous allons nous pencher sur l’Harangue inaugurale de Sa Magnifience le Vice-Curateur-fondateur du Collège de ’Pataphysique, le 1er décervelage LXXVI de l’ère ’Pataphysique (vulg. 29 décembre 1948[4]).[5]

Cette journée, les auditeurs au Collège de ‘Pataphysique, une assemblée très dense, se sont rassemblés. Après une longue gestation, le Collège est venu au Monde comme le Monde est venu àlui-même. L’existence du Collège pourrait être considérée comme un mal àpeine nécessaire. Il en est tout autre. Comme la ‘Pataphysique transcende les frontières de l’être, autant que l’être, l’existence d’un Collège ne peut aucunement être injustifiée, puisque la ‘Pataphysique est illimitation.

«Il n’avait pas besoin de naître pour que la ‘Pataphysique fût. Ontologiquement, si je puis me servir d’un adverbe aussi grossier, la ‘Pataphysique précède l’Etre. A priori, c’est évident puisque l’Être n’a pas plus de raison d’être que la raison n’a d’être. A posteriori, ce l’est tout autant puisque les manifestations de l’être sont aberrantes et leur nécessitétoute contingente.»[6]

Alfred_Jarry

Alfred Jarry

Font partis du Collège de Pataphysique: Raymond Queneau, François Le Lionnais (tout deux fondateur de lOuLiPo, une sous-commission du Collège), Max Ernest, Juan Miró, Jacques Prévert, Boris Vian, Eugène Ionesco, Marcel Duchamp, Umberto Eco, etc.[7]

 

[1]Alfred JARRY. Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, Saint-Amand, Gallimard, 2005, p.31-32.

[2]Ibid.

[3]Luc ÉTIENNE (régent de contrepet), Faut-t-il prendre la Pataphysique au sérieux, Oleyres, Publications du Centre de Recherches Périphériscopiques, 1984.

[4]Le calendrier ‘pataphysique, http://www.college-de-pataphysique.org/college/accueil_files/calenpat.pdf (consultée le 18 mai 2014).

[5]http://www.college-de-pataphysique.org/college/harangue.html (consultée le 18 mai 2014).

[6]Ibid.

[7]http://www.fatrazie.com/satrapes.htm (consultée le 18 mai 2014).

Kevin Berger-Soucie

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Eric Clapton chez les Beatles

«So Eric came in, and the other guys were as good as gold–because he was there. Also, it left me free to just play the rhythm and do the vocal. So Eric played that, and I thought it was really good. Then we listened to it back, and he said, “Ah, there’s a problem, though; it’s not Beatley enough”–so we put it through the ADT [automatic double-tracker], to wobble it a bit.»

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La contribution à la guitare de Clapton  sur While my guitar gently weeps:

La pièce accomplie:

Source: Open culture

BLx

 

 

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Lignes de calcul

Capture d’écran 2014-05-17 à 11.53.45

Méthode de calcul

BLx

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