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La Der des Ders…

Pour le 11/11/1918

La Der des Ders

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La crainte du cynisme

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​Valérie Plante sera élue mairesse ce dimanche. Prophétie ou simple souhait? Un peu des deux. La candidate de Projet Montréal est sur une lancée, il y a un momentum en sa faveur. Qui aurait pu dire ça il y a seulement quelques mois ? En juin, Plante accusait un retard important sur Denis Coderre. Maintenant, un sondage Léger commandé par son parti la place en tête des intention de votes par de deux points de pourcentage sur le maire sortant. Je ne peux m’empêcher de penser au chef de la CAQ. Calmos François, tout peut arriver, TOUT! Ne commence pas tout de suite a magasiner les rideaux pour le bureau du PM…

​La campagne de Valérie Plante est inspirante. Audacieuse. Rafraichissante. Celle de Denis Coderre est terne. Plate. Dépassé. D’un autre temps. Sans artifices. En d’autres temps, peut être est-ce que le maire de Montréal aurait pu obtenir une avance considérable et être confortable. Mais peut être que les stratèges de l’Équipe Denis Coderre pour Montréal n’ont pas fait leurs devoirs. Il y a un dégagisme ambiant.

​Partout en Occident on sent que quelque chose se passe. L’élection du démagogue et flamboyant Donald Trump; L’élection d’Emmanuel Macron, la 2e place de Marine Le Pen et l’éviction de tous les vieux partis lors de les campagnes électorales françaises de 2017; La montée de la gauche de Jeremy Corbyn aux élections législatives britanniques; la défaite historique du SPD allemand, la baisse considérable des appuis à la CDU, le parti d’Angela Merkel et l’élection au Bundestag des populistes allemands de l’AfD; Le choix de Sebastian Kurz, 31 ans, comme nouveau chancelier autrichien et le score quasi historique du FPÖ. Tous ces scrutins ont eu lieu dans la dernière année. Exit l’élite en place. Que ce soit par la gauche ou par la droite, l’Occident exprime sont raz-le-bol des vieux politiques. Des vieilles stratégies. Des vieux mononcles qui méprisent leur électorat parce que la plèbe peut pas comprendre. Et puis, il y a ce cynisme, ressenti partout dans le monde occidental. L’espoir renait par où il peut.

​Automne 2015. La campagne électorale fédérale bat son plein. Thomas Mulcair sera vraisemblablement le prochain Premier ministre du Canada. Pour la première fois, le Nouveau parti démocratique peut aspirer au pouvoir. C’est ce que nous disent les enquêtes d’opinion. Le NPD mène une campagne terne, sans éclat, en se reniant, en cachant son essence; La sociale-démocratie. Justin Trudeau et les libéraux mènent une campagne qui se veut positive, qui sort de l’ordinaire. Le chef libéral est charismatique, cool, jeune. Les libéraux promettent des déficits pour lancer le Canada dans le XXIe siècle. Des mesures pour favoriser la transition énergétique et industrielle. De nouvelles cibles et de nouveaux engagements contre les changements climatiques sont promis. L’image d’un certain Canada qui plait. Le 19 octobre, le PLC récolte 184 sièges à la chambre des communes. Les Conservateurs forment l’opposition officielle et le NPD est en 3e place.

​Valérie Plante et Justin Trudeau ont quelque chose en commun. Tous les deux étaient sous-estimés. Tous les deux n’étaient pas pris au sérieux. Mais tous les deux offrent des plate-formes électorales qui vont en contradiction avec le discours ambiant néolibéral. Non, c’est trop cher. On peut pas faire ça. Les deux vendent du rêve. Justin Trudeau et son équipe forme désormais le gouvernement du Canada. Il a réussi à séduire les canadiens. À les faire rêver. Finalement, il déçoit profondément les progressistes. Exit la réforme du mode de scrutin. Pas de nouvelles cibles de réduction des gaz à effet de serre. Remise d’un prix au PM des industries pétrolières. Par ses actions il ne fait qu’accentuer le cynisme.

​Est-ce que Valérie Plante peut réussir à la mairie? Bien sûr. Denis Coderre et ses supporteurs crient sur tous les toits que la ligne rose c’est trop cher, une lubie. Que c’est utopique. Ils font de la politique digne d’une autre époque. Étant si certain de pouvoir se rassoir dans la chaise du Maire, Coderre ne fit pratiquement pas campagne. Il n’y a pas de programme ni de vision à long terme. Le dégagisme c’est aussi montrer la porte à ceux qui ne se battent pas pour le pouvoir, ceux qui n’ont pas de conviction, mis-à-part celle d’être fait pour diriger.

Oui, c’est cher. La ligne rose, plus de logements sociaux, des congés de taxes pour les entreprises prises dans les rénovations. Mais est-ce que Montréal peut s’en passer? Est-ce que Montréal peut se priver du développement d’un mode de transport collectif structurant? La réponse est bien évidement non. Il n’y a qu’à penser au REM dont Denis Coderre est un fervent partisan. Toutefois, le danger concernant la ligne rose ce n’est pas que le projet soit (trop) cher. Sans projets de développement urbain se chiffrant dans les milliards de dollars aucune métropole peut croire pouvoir tirer son épingle du jeu au XXIe siècle. Le danger le plus important c’est l’accroissement du cynisme.

​Avec tout grand espoir, vient grande déception. Le Québec, avec toutes ces histoires depuis 2010 sur la collusions, les pots-de-vin, le trafic d’influence, l’éthique bafouée est d’un cynisme sans nom. Valérie Plante représente cet espoir nouveau que nous avons tous perdu. Denis Coderre aurait pu être l’homme qui nous fait rêver. Aurait. Malheureusement son style ne colle pas. Il est autoritaire, mononcle, vieux jeu, limite populiste. Puis, oui un stade de Baseball c’est ben cool. Mais ça n’améliore en rien la qualité de vie des montréalais. S’il perd dimanche c’est que le dégagisme aura eu raison de lui. Si Valérie Plante devient la première mairesse de Montréal elle devra être  en mesure de livrer ses promesses et de se battre corps et âme. Parce que si elle réussit à battre son adversaire ce ne sera pas par dépit mais bien parce qu’elle à oser nous faire rêver. Sinon qu’adviendra-t-il de la démocratie? À quelles promesses pourrons-nous nous vouer? Je suis très enthousiaste à voir une administration Plante à l’hôtel de ville. Peut être est-ce mon cynisme qui me fait voir le potentiel cynique…

Samuel Landry-Beauchamp

 

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Pendant ce temps à Barcelone

Barcelone à l’approche du référendum interdit par Madrid, Jour 2

La grande manifestation étudiante qui a réuni près de 80 000 personnes à la Plaça Universitat (mais 16 000 personnes selon la police).


Aujourd’hui, 28 septembre, nous avons entamé notre première journée de rencontres politiques officielles à Barcelone. Nous sommes très enthousiastes de débuter ainsi notre tournée politique, qui nous offrira l’occasion d’en apprendre davantage sur le contexte historique et politique catalan.

Tout d’abord, nous avons rencontré, à 9h, l’historien et co-fondateur de l’Assemblée nationale catalane (qui constitue la plus importante organisation civile indépendantiste) Víctor Cucurull i Miralles, qui nous a entretenu de l’histoire de la Catalogne et, plus précisément, du mouvement indépendantiste catalan des dernières années. Víctor Cucurull i Miralles est également l’idéateur du grand V qui avait été déployé dans Barcelone par 1,8 million de personnes le 11 septembre 2014. Nous avions eu d’ailleurs l’immense chance d’y assister dans le cadre de la précédente mission « Sur la route de l’autodétermination des peuples » (voir les archives de septembre 2014 du blogue pour davantage de détails). C’est donc avec grand intérêt que nous avons écouté Víctor nous livrer son récit de l’histoire médiévale catalane, de la conquête de la Catalogne par l’Espagne (1714) et de la spécificité historique de la nation catalane. La rencontre, qui avait lieu au quartier général du réseau Québec-Monde, nous a donc permis de tisser des liens entre l’histoire nationale québécoise et l’histoire nationale catalane qui, bien que similaires, se distinguent sur différents enjeux, notamment sur l’expérience du régime franquiste, qui a laissé les Catalan.es profondément meutri.es politiquement et cuturellement. En effet, ces derniers.ères ont notamment connu, sous ce régime, une répression linguistique sévère allant jusqu’à l’interdiction de parler le catalan.

Par la suite, à midi, nous nous sommes rendus à la grande manifestation étudiante qui s’est tenue à la Plaça Universitat et qui a réuni près de 80 000 personnes selon les organisateur.trices, mais environ 16 000 personnes selon la police catalane. Y régnait une atmosphère de fête et d’immense légèreté ; les sourires apparaissaient sur les visages de tous et toutes, et de nombreux.euses étudiant.es dansaient au son des tambours et des chants indépendantistes. Il faut également noter que la créativité des indépendantistes catalan.es est très impressionnante, et que ce mouvement multiplie les esquives et alternatives aux durs coups portés par le gouvernement de Rajoy au courant des dernières semaines. Cette créativité est d’autant plus frappante dans les manifestations, où de nombreux slogans et pancartes humoristiques sont présents.

C’est donc ainsi inspirés par cette atmosphère de fête que nous sommes, par la suite, allés assister au Gran Debat au Ateneu Barcelonès, qui est une maison culturelle majeure de la ville de Barcelone financée par de grands philanthropes. On peut y trouver, notamment, une vaste bibliothèque qui contient plusieurs milliers de livres, dont de nombreux datant du 19e siècle. Plus précisément, le débat, qui portait sur l’avenir de la Catalogne à l’aube du référendum, réunissait les personnalités politiques suivantes : Jordi Cuixart, président de Òmnium Cultural, Albano-Dante Fachin, député au Parlement de Catalogne pour Podem, Àngels Martínez i Castells, députée au Parlement de Catalogne pour Podem ainsi que Jordi Sànchez, président de l’Assemblée nationale catalane. La séance gratuite et ouverte au public était animée par Gemma Calvet i Barot, vice-présidente d’Ateneu Barcelonès.

Or, bien que nous étions en mesure de comprendre, quoique laborieusement, le sens général des idées qui étaient amenées dans cet échange stimulant, nous avons décidé de quitter le débat et de nous rendre au Craft Bar, à proximité, où se tenait une discussion en anglais organisée par BCitizen, une organisation d’étrangers.ères établi.es en Catalogne. La discussion réunissait deux journalistes, Tim Parfitt (auteur, producteur, correspondant en Espagne et en Catalogne et éditeur de la section anglaise du journal El Nacional catalan) ainsi que Lex Rietman (journaliste néerlendais correspondant en Espagne). La discussion était modérée par Adria Alsina (professeur en communications à l’Université de Vic) et portait sur la couverture internationale du référendum ainsi que sur les enjeux d’objectivité journalistique entourant cet évènement d’envergure.

C’est donc fatigués, mais excités, que nous sommes rentrés à notre hôtel, après cette journée aux évènements et rencontres des plus divers. Nous sommes particulièrement enthousiastes d’être au cœur d’un évènement historique majeur qui façonnera l’avenir de l’Europe. Nous aurons d’ailleurs, au courant de la journée de demain, des rencontres très importantes et chargées qui, nous l’espérons, constitueront une source d’inspiration et de réflexion pour l’avenir du mouvement indépendantiste québécois.

Virginie Simoneau-Gilbert

 

 

 

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An Impressive List of Female Authors from Antiquity

I received a link to the following in an email from my undergraduate poetry teacher the amazing poet and translator Olga Broumas. The post is on tumblr on a page by DiasporaChic, bit the original a…

Source : An Impressive List of Female Authors from Antiquity

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Truchements et Coureurs des bois

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Qui sont les coureurs des  bois ?  Avant de parler des coureurs des bois, il faut parler des truchements  qui étaient des interprètes. Souvent c’était  des hommes français qui décidèrent d’aller vivre  chez les Amérindiens pour apprendre à parler leur langue et vivre comme eux. Le premier truchement fut un jeune explorateur amené par Samuel de Champlain, il avait pour nom  Étienne Brûler, jeune  homme qui était un paysan et qui voulait découvrir de nouveaux lieux et une nouvelle façon de vivre loin de la hiérarchie du monde français. Il fut le premier homme à vivre à la façon amérindienne, le premier coureur des bois et le premier Indien blanc d’Amérique[1]. Les truchements vivaient avec plusieurs tribus amérindiennes, apprenaient leur langue et leurs traditions  et souvent  servaient d’interprète dans le commerce de fourrures avec les Français[2]. Ils furent donc agents de liaison entre les deux peuples. Les truchements furent les premiers  coureurs des bois parce qu’ils répondaient à l’appel de la nature.

Ils apprirent à bien connaître la nature et les premiers à ouvrir les territoires grâce à leurs contacts avec les premières nations. Les coureurs des bois furent ainsi les premiers Français à vivre dans les deux mondes et avoir un contact privilégié avec le monde dit sauvage et le monde dit civilisé.

Joé Grantham-Charbonneau

 

[1] Serge Bouchard, Marie-Christine Lévesque, Ils ont couru l’Amérique de remarquables oubliés, tome 2.

[2] Georges -Hébert Germain, Les Coureurs des Bois, la saga des Indiens  blancs, page 30.

 

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Spin bowling, all-rounder et autres leg spin à Parc-Ex

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Vénus à l’espadrille

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