Archives de Catégorie: Politique

Que c’est triste Venise!

Le tourisme de masse: quelle horreur!

Source: Mr Mondialisation.org

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Saint Blaise?

Le pape se dit favorable à la béatification de Blaise Pascal

Rome — Le pape François s’est déclaré samedi favorable à une béatification de Blaise Pascal, philosophe, mathématicien, polémiste et théologien français du XVIIe siècle qui s’était vivement opposé aux jésuites à son époque.

« Je pense moi aussi qu’il mérite la béatification. J’envisage de demander la procédure nécessaire et l’avis des organes du Vatican chargés de ces questions, en faisant part de ma conviction personnelle positive », a déclaré le pape.

Jorge Bergoglio répondait à une question en forme de plaidoyer d’Eugenio Scalfari, le fondateur de La Repubblica, dans un entretien publié samedi par le quotidien italien.

Autodidacte surdoué né en Auvergne en 1623, rivalisant dès l’adolescence avec les plus grands mathématiciens, polémiste efficace, Blaise Pascal est devenu un catholique tourmenté après une expérience mystique à l’âge de 31 ans.

Malade et sujet à de violentes migraines, il est mort en 1662, à 39 ans, sans avoir eu le temps de finir son apologie de la pensée chrétienne, dont l’ébauche a été publiée après sa mort sous le titre Pensées.

Dans cet ouvrage, il a exposé son « pari », expliquant qu’il n’y avait rien à perdre et tout à gagner à croire en Dieu. De manière moins connue, ce raisonnement s’accompagnait aussi d’un appel à une conversion du coeur et un choix de la pauvreté susceptible d’avoir touché le pape argentin.

Outre une jeunesse plutôt prétentieuse et mondaine, les féroces Provinciales de Pascal, lettres en faveur des jansénistes dans leur lutte théologique et politique contre les jésuites, pourraient cependant faire obstacle à une éventuelle béatification.

Mais l’élection en mars 2013 de François, le premier pape jésuite, pourrait avoir modifié la donne.

« Trop de contentieux traînaient entre l’auteur des Provinciales [et les jésuites] pour qu’un pape tiers à l’affaire puisse se sentir légitime à mettre sur les autels […] le vibrionnant adepte de l’apostrophe ironique », écrivait Xavier Patier, auteur d’un livre sur l’expérience mystique de Pascal, dans le magazine Famille chrétienne en mai 2013.

«Nous avons ce pape, et de surcroît un pape ami de la pauvreté, cette pauvreté que Blaise disait avoir décidé d’aimer», ajoutait-il.

Source: Le Devoir 10/07/17

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Batman VS Superman

La bande dessinée longtemps, considéré comme un média enfantin, est maintenant devenue l’une des productions culturelles les plus populaires des dernières années. Les films mettant en scène les héros tout droit sortis des pages de Marvel et de DC Comics font maintenant partie de ceux les plus attendus de l’année. Ainsi, le film Batman VS Superman Dawn of Justice présente l’un des plus vieux combats entre deux super héros à être discuté parmi les amateurs de bande dessinée. Comment Batman peut-il vaincre Superman s’il n’est qu’un être humain sans pouvoir? La réponse la plus simple est qu’il est Batman et il peut donc tout simplement vaincre n’importe quel adversaire. Cette réponse bien que comique a une par de vérité. Batman et Superman ne sont pas seulement les deux super héros les plus populaires, ils représentent aussi deux idéologies très différentes.

Superman par sa force, ses pouvoirs incroyables et sa perfection peu nous faire penser à un un demi-dieu à la Hercule ou même encore tout simplement à un dieu. Superman représente une figure divine qui nous regarde des cieux et vole à notre rescousse lorsque de vils personnages attaquent la ville. Il est un protecteur toujours prêt à nous sauver et à inspirer son prochain à faire le bien autour de lui. Il est de l’ordre du magique et du merveilleux. Il est une représentation des idoles du passé et de notre désir de nous en remettre à un être supérieur. Batman est tout à fait le contraire, plus proche du héros de l’épopée, il est un homme qui par sa volonté et sa détermination décide de changer les choses. Il n’a pas besoin de pouvoir surnaturel pour prendre sa destinée en main et changer le monde autour de lui. Il vit dans la pire ville du monde où il y a un nombre incalculable de crimes chaque jour et pourtant il continue de combattre pour un jour meilleur. Par ses actions, Batman tente de nous faire comprendre que nous n’avons pas besoin d’un héros comme Superman, car nous sommes capables de nous sauver nous-mêmes. L’être humain doit arrêter de regarder le ciel et attendre d’être sauvé par un Dieu. Il est capable s’il se donne les moyens nécessaires de changer le monde sans l’aide d’un être surpuissant.

Batman doit gagner le combat puisqu’il nous représente. C’est par sa détermination, sa force et son ingéniosité qu’il réussit à vaincre un être aussi puissant que Superman. Il prouve que nous n’avons pas besoin de pouvoir surnaturel pour changer les choses et qu’avec notre volonté nous pouvons créer un monde meilleur.

Florent Dubé

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«The N-Word»

Dans la culture contemporaine, nous l’entendons fréquemment, c’est un salut entre plusieurs, il est utilisé dans les chansons rap, mais il cause parfois quelques désaccords concernant son utilisation. Lorsque deux personnes noires se disent « what’s up my nigga », il ne semble pas y avoir de problème, mais quand c’est dit entre des caucasiens, il y a un tollé. Les gens veulent que la discussion sur cet enjeu reste courte et simple : si tu n’es pas noir, ne le dis pas. Cependant, ça ne sera jamais aussi facile. Tout le monde le dit alors, pourquoi interdire ou juger quelqu’un qui n’est pas noir ?

Le mot, tel que nous le connaissons aujourd’hui, avait autrefois une signification différente. « Niger » en latin veut simplement dire noir, mais avec l’esclavage en Amérique il devient « negar », un autre terme pour les esclaves africains[1]. Avec le temps, le mot a été transformé par ceux qui haïssaient encore les Afro-Américains, ainsi « nigger » est utilisé pour insulter, une manière de réduire quelqu’un. Cela peut expliquer en partie l’inconfort que certains peuvent ressentir quand une personne qui n’est pas d’origine africaine le dit, même si c’est de la manière la plus nocive. En fait, plusieurs croient qu’à cause de son origine négative « nigga » ne doit jamais être prononcé sous aucun prétexte.

En toute honnêteté, personne ne se soucie vraiment de ce que nous disons à huis clos, quand nous sommes devant d’autres, il est préférable d’être plus prudent. Mais, comment est-ce possible lorsque l’une des cultures les plus populaires l’utilise constamment ? Presque toutes les chansons de rap jusqu’à présent le mentionnent au moins une fois, ceci dit, cela génère un sens d’unité. Par exemple, My Nigga, l’artiste YG l’utilise pour parler de l’amitié et de ses liens. D’autres l’utilisent pour surmonter le sentiment d’oppression que la communauté afro-américaine peut ressentir. Donc, certains voient ce mot comme un dénominateur commun entre personnes ayant la même descendance. Pour certains noirs, identifier quelqu’un comme son «  nigga » c’est dire que cette personne est mon ami, ils n’utilisent pas nécessairement le terme avec quelqu’un qui ne l’est pas. Mais, quand c’est le cas, cela peut causer de la confusion. La personne en question peut penser que c’est correct de l’utiliser autour d’autres Afro-Américains et c’est là que cela devient compliqué. Si c’est dans chaque chanson que j’entends, si les gens autour de moi le disent de manière positive, pourquoi c’est incorrect si je l’emploie ? Bien sûr, tout dépend de la personne à qui on demande, la réponse est variée. Si nous le comparons au mot « bitch », peut-être ça peut être plus compréhensible. Dire à une personne qu’elle est votre bitch préférée c’est lui dire qu’elle est comme votre meilleure amie. Bien que cela ne soit pas trop nuisible pour certains, tout le monde n’applique pas le terme parce que cela pourrait déranger[2]. Donc, même si quelqu’un ne comprend pas complètement l’ambiguïté de « nigga », la bonne chose à faire c’est d’être prudent.

Élizabeth Guillaume

[1] CNN. Where did the N-word come from? , juillet 2013, 2:50, dans Youtube, https://www.youtube.com/watch?v=OFnF1c2Tbfw (Page consultée le 28 mai 2017)

[2] MUSONI, Malcom-Aime. « Stop Saying N***a If You’re Not Black », 26 septembre 2016, dans The Blog, Huffpost, http://www.huffingtonpost.com/malcolmaime-musoni/stop-saying-nigga-if-your_b_8190836.html (Page 28 mai 2017)

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MUNDOS

J’ai été très chanceuse d’avoir été, plus d’une fois, voir l’exposition Mundos de l’artiste Teresa Margolles, présentée au Musée d’art contemporain de Montréal du 16 février au 14 mai 2017. J’ai visité beaucoup de musées, j’ai même eu la chance de visiter The Museum of Modern Art (MoMA) à New York, mais je n’ai jamais été aussi bouleversée par une exposition d’une artiste contemporaine. C’est une exposition assez diversifiée, au sens où la critique de Margolles est grande, car elle tente de dénoncer la situation de plusieurs groupes qui se retrouvent en minorité.

L’œuvre Tela bordara est un large tissu fixé mur. Ce tissu est en fait un suaire, ce qu’on utilise pour envelopper le corps de personnes décédées. Ce tissu a été souillé par une femme retrouvée morte au Guatemala et il a été brodé par un groupe de femmes qui se rassemblent pour broder, pour offrir une voix à ces femmes que l’on retrouve assassinées. L’artiste dénonce cette idée du « féminicide », qui représente l’idée que les femmes sont victimes de violences seulement parce qu’elles sont des femmes. C’est donc une critique de la société par l’artiste, où elle dénonce ces violences que les femmes subissent seulement parce qu’elles sont considérées comme étant inférieures aux hommes. Par son art, Margolles permet à toutes ces femmes d’avoir une voix et d’ouvrir les yeux du public sur une réalité qui se passe présentement dans notre monde. C’est très bouleversant lorsqu’on se rend compte que les taches sont en fait le sang d’une femme qui a souffert. Mais cette œuvre n’est pas seulement une critique de la société, c’est aussi une critique du monde occidental où, l’on remarque en premier les jolies couleurs voyantes, les motifs, la broderie, l’aspect culturel de cette œuvre. Ce n’est qu’après avoir pris un peu plus de temps pour observer que l’on remarque les taches de sang, qui viennent souiller un beau travail d’une culture différente de la nôtre. C’est une façon de nous faire réaliser que ce genre de choses arrivent tous les jours, que c’est une réalité ailleurs dans le monde, qui n’est pas aussi loin qu’on le croit.

Une autre de ses œuvres nommée Pesquisas, qui signifie en français « enquêtes ». Cette œuvre est une installation, où l’on a posé sur un mur d’un petit corridor 30 photos de femmes, de très grandes dimensions, que l’on retrouve sur des affiches de femmes disparues. On remarque rapidement que les photos sont en mauvais état, signifiant que les affiches ont été posées il y a longtemps. En exposant cette œuvre dans un petit corridor, Margolles oblige le spectateur à devoir s’arrêter pour observer dans l’entièreté son œuvre et observer, une à une, les images de ces femmes qui n’ont toujours pas été retrouvées. Elle oblige le spectateur, en le choquant avec le sang de Tela bordara ou en lui imposant une œuvre par sa disposition, à réfléchir à l’importance de ces évènements. Ma famille vient de Maniwaki, qui est une petite ville au Québec, au nord de Gatineau et cela arrive très souvent de se promener et de s’arrêter au petit dépanneur du quartier pour y retrouver une affiche avec des jeunes filles amérindiennes portées disparues. C’est une réalité qui nous semble si loin, mais qui est en fait présente, même ici, au Québec. Teresa Margolles tente dénonce aussi le fait que les autorités ne font rien pour arranger la situation, en fait, le gouvernement veut, pour purifier la ville pour le tourisme, enlever ces affiches. Ce sont de nombreuses enquêtes qui auraient dû être faites il y a longtemps, mais qui ne l’ont jamais été. L’exposition Mundos est très bouleversante et choquante, car l’artiste n’essaie pas de faire comprendre au public son intention à travers une interprétation poussée des éléments plastiques ; Margolles présente des œuvres qui sont crues, brutales, qui nécessitent la lecture de la fiche d’identification seulement pour comprendre la puissance de l’œuvre.

L’œuvre En el aire est une installation où des machines à bulles sont posées au plafond et sont actionnées à tous les dix minutes. Cette installation est très jolie, des bulles qui tombent donnant un aspect féérique à l’environnement. Le public a la possibilité de se déplacer sous les bulles. Une petite quantité de l’eau utilisée pour faire les bulles provient en fait d’eau utilisée pour laver des corps à la morgue. L’œuvre semble si légère, mais est si lourde de sens. Mais pourquoi utiliser de l’eau ayant touché des corps morts ? C’est en fait un aspect de purification de la mort des victimes. L’artiste veut que l’on entre en contact avec les morts et on quitte l’exposition touché par ces gens, en leur permettant une seconde vie, ou on quitte plutôt souillé avec un sentiment de responsabilisation sur les épaules ? Cette œuvre m’a énormément perturbée, la première fois que j’ai été voir l’exposition, je n’ai jamais osé traverser et laisser les bulles tomber sur moi, non par dégout, mais plutôt par peur et par malaise, parce que je touche du peu qui reste de ces corps de femmes retrouvées après avoir été assassinées violement. Peut-être que je voulais repousser à tout prix l’idée que j’avais ma part de responsabilité. À ma seconde visite, mes amis m’ont tirée pour que je marche sous les bulles. Ces bulles de savon semblent si lourdes lorsqu’elles se sont posées sur mes épaules… J’ai été très surprise aussi de voir énormément de gens prendre des photos pour les mettre sur les réseaux sociaux et se déplacer sous les bulles, car ils trouvent cela jolie. C’est une œuvre très lourde de sens qui, oui est belle à regarder, mais qui devient assez effrayante lorsqu’on connaît son contenu et son processus de création. C’est donc très dommage de voir des gens se préoccuper peu du message, de la critique de l’artiste et se contenter de ce qu’ils voient ; c’est pourtant une des fonctions de l’art contemporain, de critiquer.

Frédérique Lyrette.

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AJAX

Au retour de la guerre, ces soldats perdus et esseulés, au bord du suicide, s’approprient les mots de Sophocle et disent le nom d’Ajax:

My name is a sad song

Source: NYT, Theater of War: A Warrior’s Last Words

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« Porter au moins deux jupons »

Source: destinenseignante.ca

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