Archives de Catégorie: Lettres

L’Avenir des Arts Libéraux

Tu veux travailler dans le hight tech? Alors, étudie les arts libéraux!

On entend souvent dire que l’étude des arts libéraux  est une perte de temps dans un monde de plus en plus dominé par l’emprise de la technologie, or la philosophie, l’histoire, la littérature sont de plus en plus sollicitées pour assurer l’évolution des nouvelles technologies!

«Scott Hartley reveals the counterintuitive reality of business today: it’s primarily the fuzzies – not the techies – who are developing the most dynamic new businesses. Hartley reveals breakthrough fuzzy-techie collaborations in these exciting startups and explores how these partnerships are at the center of innovation in business, education, and government.
For anyone doubting whether a liberal arts education is practical in a world increasingly dominated by technology, Hartley’s work will come as a reassuring revelation.»

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Art, Culture et société, Histoire, Histoire et civilisation, Lettres, Philosophie, Politique, Science

Paul Verlaine

Paul Verlaine buvant l’absinthe, Paris 1892

Le ciel est, par-dessus…

Paul Verlaine

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

– Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine, Sagesse (1881)

***

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Art, Culture et société, Histoire, Lettres

Lilith

lilith

John Collier, « Lilith with a Snake », 1886.

Ève n’a pas été la première femme d’Adam. Dans la tradition juive, le premier couple d’humains fut créé simultanément: Lilith et Adam. Voici l’histoire de Lilith, la première femme qu’on a trahie… Lilith est présentée pour la première fois dans la tradition mésopotamienne en tant que démone créée par Enlil, dieu du vent, en même temps que Lilu, un démon qui séduit les femmes dans leur sommeil[1]. Lilith, alors nommée Lilitu, est une démone, une bête proche du loup, qui tue les mères en couche et les bébés, qu’elle dévore[2]. Dans la tradition juive, Lilith est reprise et présentée comme la première femme d’Adam, créée elle aussi à partir de la terre, des mains de Dieu. A l’origine, la provenance divine de sa création lui conférait un statut égal à celui d’Adam:

Lorsque le Saint béni soit-il créa le premier homme unique, il lui dit: il est pas bon que l’homme soit seul, il lui créa une femme de la terre comme lui et l’appela Lilith. Ils en vinrent immédiatement à se quereller. Elle dit je ne me couche pas au-dessous, il lui dit, je ne me couche pas au-dessous mais au-dessus, car tu es destinée toi, à être en-dessous et moi au-dessus[3].

C’est donc à propos de la place de la femme, notamment lors des relations sexuelles, qu’Adam et Lilith se disputeront. En effet, ils ne s’entendaient pas concernant qui serait en position de supériorité, puisque tous deux étaient égaux au sens de la création.  Lilith s’enfuira donc du jardin d’Éden pour aller errer sur la Terre. En guise de punition, on la condamnera à voir tous les enfants qu’elle engendrera mourir. Désespérée, elle tentera de mettre fin à ses jours. Alors pour tenter de l’en empêcher, on lui permettra d’assassiner les bébés naissants des autres femmes également[4]. Elle représenta donc très longtemps une ombre rancunière sur les familles à une époque où la mortalité lors des accouchements est atrocement courante. Cette dernière deviendra éventuellement, selon les mythes, la partenaire de Samaël, qu’on associe à Satan[5]. On associe donc Lilith à ce qu’il y a de plus obscène: exhibitionnisme, cannibalisme, jalousie, troubles sexuels, satanisme, prostitution, etc. On lui reproche même d’avoir été celle qui incita Caïn à tuer son frère Abel afin de se venger d’Adam et Ève[6]. Or, Lilith a été accueillie par les mouvements féministes modernes comme un véritable emblème de la résistance à l’oppression masculine. On va même jusqu’à faire la réécriture de son mythe, en lui rendant justice pour la nature divine qu’on lui a donnée et les torts que le patriarcat lui a fait subir: « Sous impulsion de thèses gratifiantes, des auteurs féministes ont construit un mythe du mythe de Lilith[7]. »

Rose Charbonneau

Bibliographie

BITTON, Michèle. « Lilith ou la Première Eve : un mythe juif tardif », Archives de Sciences Sociales des Religions, vol. 71, no1 (1990), p. 113‑136.

DESCAMPS, Marc-Alain. « Lilith ou la permanence d’un mythe », Imaginaire Inconscient, vol. no 7, no3 (2002), p. 77‑86.

ROUSSEAU, Vanessa. « Ève et Lilith », Diogène, vol. n° 208, no4 (2004), p. 108‑113. 

[1]Marc-Alain DESCAMPS, « Lilith ou la permanence d’un mythe », Imaginaire Inconscient, vol. no 7. no3 (2002), p. 79.

[2]Ibid.

[3]Michèle BITTON, « Lilith ou la Première Eve : un mythe juif tardif », Archives de Sciences Sociales des Religions, vol. 71. no1 (1990), p. 119.

[4]M. DESCAMPS, Op. cit. p. 80.

[5]M. BITTON,Op. cit p. 122.

[6]M. DESCAMPS, Op. cit. p. 80

[7]M. BITTON,Op. cit. p. 126.

Poster un commentaire

Classé dans Art, Culture et société, Féminisme, Histoire, Histoire et civilisation, Lettres, Philosophie, Religion, Uncategorized

Bloomsday!

Bloomsday

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Art, Culture et société, Histoire, Histoire et civilisation, Lettres, Philosophie, Politique

Nécessaire clarification

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Art, Culture et société, Histoire et civilisation, Lettres, Philosophie

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage

Une carte interactive de l’Odyssée

The Odyssey Map

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Culture et société, Histoire, Histoire et civilisation, Lettres, Philosophie, Religion

Un devoir de mémoire

Le roman Charlotte, écrit par David Foenkinos, est inspiré de la vie de Charlotte Salomon, artiste allemande et juive ayant vécu lors de la Seconde Guerre mondiale. On pourrait s’attendre à une autre histoire dramatique sur les camps nazis, mais loin de là. Non pas qu’il ne faut pas donner d’attention à cette dure réalité des camps nazis, mais Foenkinos a su raconter l’histoire de cette femme opprimée, constamment en fuite et en danger, d’une façon tout à fait unique. En effet, l’auteur raconte ce qu’il considère, avait été la vie de cette artiste, s’inspirant grandement des œuvres de l’expressionnisme qui mettaient en scène des moments clefs de sa vie et des émotions qu’elle avait ressenties à ces moments précis, ainsi que du livre qu’elle avait écrit : Charlotte Salomon, vie? Ou théâtre? Je conseille d’ailleurs vivement la lecture du roman Charlotte, puisqu’au-delà de la réalité historique, le livre est, malgré la profondeur des thèmes abordés, assez léger dans sa lecture, étant écrit en simple vers. Par ailleurs, ce n’est pas que l’histoire de la vie de Charlotte, mais aussi l’histoire en parallèle du processus d’écriture et de recherche de Foenkinos. Comment celui-ci en retraçant à son tour les lieux que son personnage avait fréquentés a su révéler une histoire vraie restée trop longtemps enfoui. Au nom de toutes les victimes de la Seconde Guerre mondiale, je considère que son histoire mérite d’être lue.

Roxanne Gagnon

Poster un commentaire

Classé dans Art, Culture et société, Féminisme, Histoire, Histoire et civilisation, Lettres, Philosophie, Politique