Archives de Catégorie: Lettres

REFUS GLOBAL

«Alors que notre destin sembla durement fixé», paraissait le 9 août 1948 Refus Global. Grand fracas, point de rupture d’où est sorti le Québec moderne. «Au diable le goupillon et la tuque!»

«Rompre définitivement avec toutes les habitudes de la société, se désolidariser de son esprit utilitaire. Refus d’être sciemment au- dessous de nos possibilités psychiques et physiques. Refus de fermer les yeux sur les vices, les duperies perpétrées sous le couvert du savoir, du service rendu, de la reconnaissance due. Refus d’un cantonnement dans la seule bourgade plastique, place fortifiée mais trop facile d’évitement. Refus de se taire – faites de nous ce qu’il vous plaira mais vous devez nous entendre – refus de la gloire, des honneurs (le premier consenti) : stigmates de la nuisance, de l’inconscience, de la servilité. Refus de servir, d’être utilisables pour de telles fins. Refus de toute INTENTION, arme néfaste de la RAISON. À bas toutes deux, au second rang !

Place à la magie !

Place aux mystères objectifs !

Place à l’amour !

Place aux nécessités !

Au refus global nous opposons la responsabilité entière.»

Refus Global

Quelles leçons retenir de Refus global en 2018?

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La fille qui écrit

Elizabeth Street Garden

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Bonne session!

Catherine Murphy, Stacked, 2017, huile sur toile, 150 x 150 cm

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L’historien comme romancier

L’Histoire est une histoire comme les autres, raconte Ivan Jablonka

Caroline Montpetit, Le Devoir, 19/10/2017

Pour Ivan Jablonka, l’histoire, voire les sciences sociales dans leur ensemble, forme des récits qu’il faut savoir livrer au public. C’est la condition pour que les sciences sociales maintiennent leurs assises dans la société d’aujourd’hui.

Lui-même historien de formation, Ivan Jablonka a travaillé à cette forme, notamment dans son livre Laëtitia ou la fin des hommes, prix Médicis 2016, tiré de la vie de la Française Laëtitia Perrais, enlevée et assassinée à l’âge de 18 ans, en 2011.

Pour déterminer ce genre, Ivan Jablonka utilise le mot « enquête », parce que c’est un mot qui appartient autant au milieu des sciences sociales qu’à celui des lettres.

« Quand je suis devant des étudiants en littérature, je suis historien, et quand je suis devant des historiens, j’aime bien dire que je suis écrivain », dit-il en entrevue. De passage à Montréal, M. Jablonka participera à une table ronde vendredi à la BAnQ sur la place de l’historien dans la sphère publique.

L’écrivain, qui est aussi éditeur au Seuil, plonge dans cette relation entre l’histoire et la littérature et remonte à l’Antiquité dans son essai L’histoire est une littérature contemporaine.

Il cite au premier chef Hérodote, qui a écrit les récits historiques de la Grèce antique en y mêlant la mythologie entourant les dieux grecs. Pourtant, malgré la « fiction » qui y est mêlée, c’est encore dans ces récits que nous puisons aujourd’hui notre compréhension de la société de l’époque. De même, Émile Zola, par ailleurs un ancien journaliste, a, avec ses romans naturalistes, fait entrer les moeurs dans la description historique de la France du XIXe siècle. Et a du même souffle donné son essor à ce qu’on appelle aujourd’hui « l’histoire sociale ».

Paradoxe apparent

Les oeuvres de Ivan Jablonka ne sont pas quant à elles fictionnelles, mais entièrement basées sur des faits exacts et vérifiés. C’est vrai autant de Laëtitia ou la fin des hommes que de son livre précédent, Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus (2012). Et Jablonka croit que tous les historiens devraient suivre des cours de création littéraire pour les mettre en application lorsqu’ils écrivent des récits.

De la même façon, dit-il, l’historien ne peut s’extraire complètement de son champ de recherche, et doit clairement se mettre lui-même en jeu, définir sa démarche, son propre rapport au sujet. Par exemple, lorsque M. Jablonka a écrit son Histoire des grands-parents que je n’ai pas eus, il fallait bien qu’il se campe comme petit-fils, puisque cela change résolument son regard sur le sujet.

« C’est un livre d’histoire, c’est une réflexion sociologique sur le parcours de mes grands-parents, mais c’est aussi un travail littéraire », dit-il.

Mais c’est plus tôt dans sa vie que M. Jablonka a réalisé le paradoxe apparent entre le travail d’historien et celui d’écrivain.

« Ce qui s’est passé, c’est qu’au début des années 2000, je menais trois projets en même temps, je préparais ma thèse de doctorat, à la Sorbonne, sur les enfants abandonnés. Par ailleurs, j’écrivais un livre sur l’écrivain français Jean Genest et je préparais un roman. Ces trois livres étaient tous différents, pourtant c’était la même personne qui les écrivait. Ma thèse de doctorat à la Sorbonne était un travail d’histoire universitaire parfaitement calibré, mon livre sur Jean Genest était pluridisciplinaire parce que c’était une biographie, un morceau d’histoire, le parcours sociologique de Jean Genest et des études littéraires, puisque Jean Genest était un écrivain. Et troisièmement, ce roman… Et c’était tellement tabou que je l’ai fait sous pseudonyme. Et c’est quelque chose que je regrette. »

Ce roman, il aurait dû l’assumer sous son vrai nom, croit-il aujourd’hui.

« Je ne pensais pas qu’il était possible d’être à la fois romancier et historien, explique-t-il. Et il a fallu plusieurs années de travail sur moi-même pour pouvoir dire que j’étais à la fois historien et écrivain. »

Dire des choses vraies

Pourtant, aujourd’hui, Ivan Jablonka n’écrit plus de fiction. « La fiction, c’est toujours inventer des choses qui n’ont pas de référent », dit-il. Or ses enquêtes sont « des recherches portant sur les faits à établir sur les choses qui nous permettent de les établir et sur les formes littéraires par lesquelles on les transmet ».

Les sciences scolaires, que ce soit la sociologie, l’histoire, l’anthropologie, etc., ont toutes une visée de vérité.

« Non pas de décrire la vérité avec un grand V, mais d’essayer de dire des choses vraies. Par ailleurs, il me semble que les sciences sociales sont en train d’étouffer sous le poids de leur propre académisme, de l’hyperspécialisation des sujets, et du non-texte, c’est-à-dire un texte qui ne cesse de s’excuser d’être littéraire, un texte pasteurisé aseptisé qui n’est pas écrit pour des lecteurs mais pour des collègues. Les sciences sociales sont hélas de moins en moins lues parce que leurs formes s’épuisent. »

En bref, il faut faire sortir les sciences sociales de leur tour d’ivoire et les faire entrer dans le monde, celui-là même qu’elles prétendent décrire.

Ivan Jablonka sera à la Grande Bibliothèque ce vendredi de 15 h 30 à 17 h 30, en compagnie d’Éric Bédard, de Laurent Turcot et de Patrick Boucheron. La rencontre intitulée « Les défis de l’historien dans l’espace public » sera animée par Lise Bissonnette.

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Les Carnets de Léonard de Vinci

La British Library a mis en ligne le Codex Arundel

British Library Arundel MS 263

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Saint Blaise?

Le pape se dit favorable à la béatification de Blaise Pascal

Rome — Le pape François s’est déclaré samedi favorable à une béatification de Blaise Pascal, philosophe, mathématicien, polémiste et théologien français du XVIIe siècle qui s’était vivement opposé aux jésuites à son époque.

« Je pense moi aussi qu’il mérite la béatification. J’envisage de demander la procédure nécessaire et l’avis des organes du Vatican chargés de ces questions, en faisant part de ma conviction personnelle positive », a déclaré le pape.

Jorge Bergoglio répondait à une question en forme de plaidoyer d’Eugenio Scalfari, le fondateur de La Repubblica, dans un entretien publié samedi par le quotidien italien.

Autodidacte surdoué né en Auvergne en 1623, rivalisant dès l’adolescence avec les plus grands mathématiciens, polémiste efficace, Blaise Pascal est devenu un catholique tourmenté après une expérience mystique à l’âge de 31 ans.

Malade et sujet à de violentes migraines, il est mort en 1662, à 39 ans, sans avoir eu le temps de finir son apologie de la pensée chrétienne, dont l’ébauche a été publiée après sa mort sous le titre Pensées.

Dans cet ouvrage, il a exposé son « pari », expliquant qu’il n’y avait rien à perdre et tout à gagner à croire en Dieu. De manière moins connue, ce raisonnement s’accompagnait aussi d’un appel à une conversion du coeur et un choix de la pauvreté susceptible d’avoir touché le pape argentin.

Outre une jeunesse plutôt prétentieuse et mondaine, les féroces Provinciales de Pascal, lettres en faveur des jansénistes dans leur lutte théologique et politique contre les jésuites, pourraient cependant faire obstacle à une éventuelle béatification.

Mais l’élection en mars 2013 de François, le premier pape jésuite, pourrait avoir modifié la donne.

« Trop de contentieux traînaient entre l’auteur des Provinciales [et les jésuites] pour qu’un pape tiers à l’affaire puisse se sentir légitime à mettre sur les autels […] le vibrionnant adepte de l’apostrophe ironique », écrivait Xavier Patier, auteur d’un livre sur l’expérience mystique de Pascal, dans le magazine Famille chrétienne en mai 2013.

«Nous avons ce pape, et de surcroît un pape ami de la pauvreté, cette pauvreté que Blaise disait avoir décidé d’aimer», ajoutait-il.

Source: Le Devoir 10/07/17

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Prix Nobel: Le discours de Dylan

Le discours d’acceptation de Bob Dylan, transmis le 4 juin 2017

« Quand j’ai reçu le prix Nobel de littérature, je me suis demandé quel était précisément le lien entre mes chansons et la littérature. Je voulais y réfléchir et découvrir la connexion. Je vais tenter ici d’exposer ces pensées »

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