Archives de Catégorie: Histoire et civilisation

Donnez-moi refuge!

Gimme Shelter

Oh, a storm is threat’ning
My very life today
If I don’t get some shelter
Oh yeah, I’m gonna fade away
War, children, it’s just a shot away
It’s just a shot away
War, children, it’s just a shot away
It’s just a shot away
Ooh, see the fire is sweepin’
Our very street today
Burns like a red coal carpet
Mad bull lost its way
War, children, it’s just a shot away
It’s just a shot away
War, children, it’s just a shot away
It’s just a shot away
Rape, murder!
It’s just a shot away
It’s just a shot away
Rape, murder yeah!
It’s just a shot away
It’s just a shot away
Rape, murder!
It’s just a shot away
It’s just a shot away yea
The floods is threat’ning
My very life today
Gimme, gimme shelter
Or I’m gonna fade away
War, children, it’s just a shot away
It’s just a shot away
It’s just a shot away
It’s just a shot away
It’s just a shot away
I tell you love, sister, it’s just a kiss away
It’s just a kiss away
It’s just a kiss away
It’s just a kiss away
It’s just a kiss away
Kiss away, kiss away
Paroliers : Keith Richards / Mick Jagger
BLx

 

 

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Howard Hodgkin 1932-2017

Howard Hodgkin, peintre britannique, a été 28 fois en Inde…

 

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Le Québec en Inde!

Le Québec, sujet d’étude en Inde

Incroyable mais vrai. Jacques Cartier, René Lévesque et des auteurs comme Michel Tremblay et Nelly Arcan sont enseignés dans une université à New Delhi. Les Indiens s’intéressent aussi aux Amérindiens.

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Chuck Berry 1926-2017

Postérité bien assurée sur terre et au-delà…

BLx

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PROJET NYC 2017

Impressions de sérigraphies et de T-shirts

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VENTE DE SÉRIGRAPHIES ET DE T-SHIRTS

Faits par les étudiant.e.s en Histoire et civilisation
pour financer le PROJET NYC 2017

Format: 19’ x 24’
Prix: De $20 à $30 + Tirages à part et tarifs réduits pour les étudiants.

Point de vente:

Couloir vitré conduisant à la cafétéria
Lundi, mardi et jeudi de 11h à 15h

ou contactez:

Bruno Lacroix, Département de philosophie, #2516

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À la défense des animaux non humains

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Tom Regan : ce grand théoricien des droits des animaux

Tom Regan, philosophe américain décédé 17 février dernier, a livré tout au long de sa carrière, un vif plaidoyer en faveur de la reconnaissance des droits des animaux non humains. Auteur de l’ouvrage The Case for Animal Rights, publié en 1983, et théoricien des droits des animaux, Regan a livré une œuvre dont l’influence sur les débats en éthique animale contemporaine est immense. Dans cet article, en guise d’hommage à l’apport important de Regan aux discussions contemporaines sur la condition des animaux non humains dans nos sociétés, nous effectuerons un bref retour sur les idées proposées par Regan.

Les animaux sujets d’une vie comme fins en soi

Tout d’abord, Tom Regan a proposé une thèse de la valeur inhérente des animaux, qu’il entend « comme un genre de valeur possédée par certains individus, sur le mode […] des individus existant comme fins en soi » (Les droits des animaux, traduit de l’américain par Enrique Utria. Paris, France : L’avocat du diable, p. 476). Un individu doté d’une valeur inhérente possède cette valeur en lui-même et cette valeur n’est pas dépendante d’une fin extérieure ou d’une utilité que ce dernier peut servir. Plus précisément, selon Regan, les êtres qui possèdent cette valeur inhérente sont les « sujets d’une vie », qu’il définit ainsi :

[L]es individus sont sujets d’une vie s’ils ont des croyances et des désirs ; une perception, de la mémoire, et un sens du futur, y compris de leur propre futur ; une vie émotionnelle ainsi que des sensations de plaisir et de douleur ; des intérêts en rapport aux préférences et au bien-être ; la capacité d’initier une action en vue de leurs désirs et de leurs buts ; une identité psychophysique au cours du temps ; et un bien-être individuel […] (Les droits des animaux, p. 479)

Toutefois, Regan soutient que même pour les animaux qui ne sont pas actuellement considérés comme sujets d’une vie (tels les poissons ou certains oiseaux), les êtres humains doivent tout de même leur accorder un certain bénéfice, car les différences entre les animaux sujets d’une vie et ceux qui ne le seraient pas demeurent ambigües. Par prudence morale, il incombe donc aux êtres humains d’accorder ce statut de sujet d’une vie aux animaux non humains dont l’appartenance à ce statut n’est pas encore entièrement et assurément déterminée par les récentes recherches en éthologie.

Par ailleurs, tous ces animaux sujets d’une vie (que l’on peut associer généralement aux mammifères âgés d’au moins un an, selon Regan) ont une valeur inhérente égale. Regan s’oppose donc aux thèses gradualistes de la valeur qui pourraient accorder une valeur inhérente moindre aux êtres humains déficients ou aux animaux non humains. Au contraire, malgré leurs différences cognitives notables, les sujets d’une vie possèdent tous la même valeur inhérente en tant que fins en soi.

Les droits des sujets d’une vie

Dans un même ordre d’idées, selon Regan, parce que les sujets d’une vie possèdent tous une valeur inhérente égale, il incombe aux êtres humains de respecter cette valeur inhérente, conformément au principe de respect hérité du philosophe Emmanuel Kant qui postule que les êtres possédant une valeur inhérente ne doivent jamais être traités comme de simples moyens qui garantissent les meilleures conséquences, mais toujours en même temps comme fins en soi. (Les droits des animaux, p. 421) Ainsi, selon Regan, parce que les animaux non humains doivent être traités de manière à ce que cette valeur inhérente soit respectée, ils possèdent également deux droits fondamentaux : (1) le droit au respect, qui est absolu et (2) le droit de ne pas subir de dommage, qui découle du premier droit et qui est prima facie. (Les droits des animaux, p. 533) Plus précisément, ces dommages pouvant être infligés aux animaux non humains se distinguent en deux types : (1) le dommage par infliction, qui implique la douleur et (2) le dommage par privation, qui implique une perte d’avantages qui élargissent les sources de satisfaction d’un individu. (Les droits des animaux, p. 549)

Selon Regan, parce que l’exploitation animale viole les droits des animaux considérés comme fins en soi dotées d’une valeur inhérente, cette dernière est immorale et doit être fermement condamnée.

Il va sans dire que la perspective amenée par Regan est résolument abolitionniste, car elle condamne moralement toutes formes de dommage causé aux animaux non humains. Or, même si ces deux droits peuvent être outrepassés sous certaines conditions (comme nous le verrons sous peu), Regan offre une perspective s’opposant radicalement à l’exploitation animale qui implique la perpétuelle violation des droits des animaux non humains, en tant qu’elle permet le confinement, la castration à froid, la mise à mort, etc. Ainsi, selon Regan, parce que l’exploitation animale viole les droits des animaux considérés comme fins en soi dotées d’une valeur inhérente, cette dernière est immorale et doit être fermement condamnée.

Il nous apparaît toutefois important ici de mentionner que la théorie de Regan permet de rendre compte de quelques cas exceptionnels dans lequel il est moralement acceptable d’outrepasser le deuxième droit des sujets d’une vie, c’est-à-dire le droit à ne pas subir de dommage : (1) en cas de légitime défense de l’innocent (Les droits des animaux, p. 551) ; (2) pour punir un coupable, non pas pour maximiser les conséquences bonnes que pourrait produire sa punition, mais pour le punir d’un dommage qu’il a préalablement causé (Les droits des animaux, p. 555) ; (3) lorsque des sujets d’une vie innocents sont utilisés par des criminels en guise de boucliers, par exemple dans le braquage d’une banque, il est alors possible d’outrepasser le droit de ces boucliers innocents à ne pas subir de dommage, si cela permet de neutraliser ledit criminel et de sauver davantage d’innocents (Les droits des animaux, p. 556) et (4) dans le cas de menaces innocentes (par exemple, un enfant brandissant un pistolet, sans avoir conscience de son geste), il est permis d’outrepasser le droit à ne pas subir de dommage des dites menaces innocentes, sans toutefois user de force excessive (Les droits des animaux, p. 559). Il est donc permis, selon Regan, d’outrepasser l’un des deux droits inviolables des sujets d’une vie, celui du droit à ne pas subir de dommage, dans certaines circonstances. Or, le droit au respect des sujets d’une vie doit, quant à lui, doit être absolument respecté, même lorsque le droit de ne pas subir de dommage lui, est outrepassé ; nous pouvons, par exemple, punir un criminel tout en le considérant comme fin en soi et jamais simplement comme un simple moyen pouvant servir à l’atteinte d’une fin autre.

Dans un même ordre d’idées, dans certains cas extrêmes, Regan soutient que nous devons privilégier la vie humaine à la vie des animaux non humains, non pas parce que ces vies seraient inégales sur le plan objectif de la valeur, mais parce la vie humaine a généralement plus de valeur subjective, c’est-à-dire pour le sujet humain qui la possède, que l’aurait une vie animale non humaine pour l’animal en faisant l’expérience. C’est ce qui fera dire à Regan que « jeter n’importe lequel des humains par-dessus bord, ce qui le condamnerait à une mort certaine, causerait plus de tort à cet individu que n’en subirait le chien que l’on jetterait par-dessus bord. » (Les droits des animaux, p. 610) La théorie des droits des animaux ne s’oppose donc pas à plusieurs intuitions morales généralement admises par la population.

La théorie des droits des animaux de Regan : un apport majeur à l’éthique animale

En conclusion, si la théorie de Regan comporte certains défauts, comme celui de ne laisser place à aucune obligation positive que les êtres humains auraient à l’égard des animaux domestiqués et vivants dans nos villes (faiblesse à laquelle répondent d’ailleurs Will Kymlicka et Sue Donaldson dans leur récent ouvrage Zoopolis), son apport à l’éthique animale est immense. En effet, Regan, avec sa théorie des droits des animaux, a fourni un vif plaidoyer contre l’exploitation animale, pour l’instauration d’une société plus juste et plus pacifique à l’endroit des animaux non humains.

Virginie Simoneau-Gilbert

Source: Huffington Post 4/03/17

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Le Québec et le Canada, des États laïques ou polyreligieux?

 

Vous avez dit laïcité?

Patrick Moreau – Rédacteur en chef de la revue «Argument», Le Devoir, 2/03/17

Dans un de ses éditoriaux de la semaine dernière, Francine Pelletier affirme, à propos de la laïcité, « qu’on ne sait pas vraiment de quoi on parle, quand on en parle ». Sur ce constat, je suis plutôt d’accord avec elle. Comme bien d’autres mots qui sont essentiellement problématiques — par exemple « liberté » ou « démocratie » —, cette notion n’a pas de définition arrêtée et définitive.

Mais si on ne sait pas avec exactitude ce qu’est la laïcité, on sait au moins ce qu’elle n’est pas — comme on sait que, même qualifiée de « populaire », la démocratie ne peut s’accorder avec un régime de parti unique, ou que le mot « liberté » ne peut être synonyme d’« esclavage », comme dans le célèbre roman de George Orwell.

Une fois ce principe établi, force est de constater que le Canada, comme d’ailleurs le Québec, ne peut être considéré comme laïque. Le Canada comme le Québec sont des États religieux, poly ou multireligieux, certes, mais religieux tout de même, et situés l’un comme l’autre aux antipodes de la laïcité.

Une telle affirmation peut paraître exagérée, voire extravagante. Pourtant, quelques exemples devraient suffire à convaincre un observateur impartial. Tout d’abord, le préambule de la Charte canadienne des droits et libertés, dont on prétend à tort qu’elle est au fondement de la laïcité canadienne, s’ouvre sur ces mots : « Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit ». On conviendra sans peine qu’une telle formule, placée en tête de la loi fondamentale du pays, n’est pas laïque. Or cet exemple n’est pas le seul qui atteste le caractère fondamentalement religieux de l’État fédéral. Ainsi, une prière, oecuménique depuis 1994 et qui commence par l’invocation de « Dieu Tout-Puissant », est récitée à la Chambre des communes au début de chaque séance parlementaire. On est très loin là encore de la laïcité.

« Suprématie de Dieu »

À la lumière de ces deux exemples, on comprend mieux pourquoi, alors que la Charte protège théoriquement la « liberté de conscience et de religion », seule cette dernière (à l’exception évidemment du handicap, mais c’est un cas fort différent) donne droit dans les faits à ces « accommodements raisonnables » dits « pour motif religieux » ; ce qui permet au moins de se demander, avec le juriste Jean-François Gaudrault-Desbiens, si ce dernier exemple « ne révèle pas […] le statut privilégié que la Cour suprême reconnaît, d’une part, à la religion dans la foison des “doctrines compréhensibles” susceptibles d’encadrer et de guider la vie des individus et, d’autre part, à la liberté de religion dans la hiérarchie des droits ». Autrement dit, si le Canada apparaît relativement neutre à l’égard des diverses confessions religieuses pratiquées sur son territoire, il ne l’est absolument pas par rapport à la religion en général, qu’il favorise expressément, ce qui concourt à faire des incroyants sinon des citoyens de second ordre, des citoyens moins favorisés en tout cas.

Dans cette affirmation de la « suprématie de Dieu », le Québec n’est pas en reste. Outre le crucifix qui trône au mur du Salon bleu du parlement, on peut mentionner les importantes exonérations ou réductions fiscales dont bénéficient les lieux de culte, les membres d’un ordre religieux, les organismes liés à une religion ou, autre exemple, le cours Éthique et culture religieuse qui place la religion au coeur de l’identité des élèves, aux dépens de ceux qui sont sans religion, qui se retrouveront ainsi symboliquement marginalisés. Un État véritablement laïque n’est pas censé placer de cette façon la religion très au-dessus de toutes les autres « doctrines compréhensibles » et convictions de ses citoyens, ni la favoriser financièrement.

Le chef du gouvernement d’un tel État y penserait également à deux fois avant de proclamer : « Allahu Akbar » (Dieu est grand !), même à l’occasion des obsèques des victimes d’un acte terroriste odieux. En effet, M. Couillard est supposément le premier ministre de tous les Québécois, qu’ils croient en Dieu ou n’y croient pas. Lui-même peut évidemment avoir, en tant qu’individu, la foi qu’il veut ; mais si nous vivions réellement dans un État laïque, il devrait s’abstenir d’exprimer publiquement cette foi lors d’une cérémonie durant laquelle il représentait le Québec et tous les Québécois.

Il est vrai que les croyants qui fréquentent assidûment les lieux de culte ont plus tendance que d’autres à voter en bloc, surtout si leurs prêtres, leurs imans, leurs rabbins, etc., les y encouragent ne serait-ce qu’à mots couverts — «Le ciel est bleu, l’enfer…» On connaît ça. Il est clair que, si bien des élus visitent avec une telle fréquence les lieux de culte, courtisent les chefs religieux et ne veulent surtout pas entendre parler de loi sur la laïcité, ce n’est pas seulement une question de principes, mais aussi et surtout parce qu’ils y trouvent leur intérêt… électoral.

Précisons, pour finir, qu’il n’y a d’ailleurs nulle obligation pour un État d’être laïque (nombre d’États souverains à travers le monde ne le sont pas). Que l’on cesse par contre de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et le débat entourant ces questions des relations entre la religion et l’État y gagnera, sinon en aménité, du moins en clarté.

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BLx

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