B comme Béliveau (ABC de la religion du #Canadien).
Source:Un théologien au quotidien, http://olivierbauer.org/
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B comme Béliveau (ABC de la religion du #Canadien).
Source:Un théologien au quotidien, http://olivierbauer.org/
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La projection extérieure du film Murs aveugles d’Isabelle Hayeur, prévue dans le cadre de la Biennale d’art contemporain de Montréal, a été annulée, pas tant pour des raisons de censure que pour motifs de superstitions de la part de la propriétaire dudit mur aveugle… Voir Le Devoir, 31/10/14
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JOUR 7 : Berlin
Aujourd’hui, notre seul moment de tout le voyage sans rencontres diplomatiques et événements politiques, était une journée entièrement dédiée au tourisme. Quelle belle ville qu’est la ville de Berlin !
Tout d’abord, vers 13h, nous sommes arrivés à la station Alexanderplatz, immense station commune à quatre lignes de métro, véritable fourmilière de la capitale. Nous avons donc profité du soleil et de la chaude température de Berlin pour explorer le centre ville où se trouvent de nombreux musées et bâtiments historiques impressionnants. Sur notre chemin vers le Deutsches Historisches Museum, nous en avons d’ailleurs croisé plusieurs d’entre eux. Premièrement, après avoir quitté l’Alexanderplatz, nous nous sommes arrêtés à la St. Marienkirche, église bâtie autour de 1270 qui devint une église protestante en 1539, dans l’effervescence de la réforme de Martin Luther. Une statue à l’effigie de ce théologien allemand, érigée en 1893, se dresse d’ailleurs sur l’un des côtés de cette jolie église. Deuxièmement, nous avons continué tranquillement notre marche vers l’Île des Musées où nous avons pu apercevoir le Rotes Rathaus, c’est-à-dire le siège du Sénat de Berlin qui constitue l’administration municipale de la ville. Cet impressionnant édifice, qui fut bâti de 1861 à 1869, a été considérablement endommagé par les bombardements alliés durant la Seconde Guerre mondiale. ll s’agit d’un magnifique parlement chargé d’histoire qui trône d’ailleurs fièrement derrière la Neptunbrunnen, grandiose fontaine d’inspiration classique représentant le dieu romain de la mer, Neptune, qui fut bâtie en 1891. C’est en contemplant de si épiques monuments que l’on prend conscience de l’énorme influence de l’architecture gréco-romaine sur l’Allemagne au cours des derniers siècles. La Berliner Dom, la plus grande cathédrale de Berlin, le Schlossbrücke, un pont traversant la rivière de la Sprée, ainsi que le Altes museum, un musée dédié aux arts de l’Antiquité gréco-romaine, que l’on peut tous les trois contempler sur l’Île des Musées, ne font pas exception à la règle. Toutefois, certains détonnent dans cette architecture classique. En effet, c’est notamment le cas du Fernsehturm Berlin, une tour de télévision et d’observation inaugurée en 1969, dont l’architecture futuriste rappelle le contexte historique de la Guerre Froide. C’est également le cas du Marx-Engels Forum, parc dans lequel se trouvent, près des rives de la Sprée, deux statues érigées en l’honneur de Karl Marx et Friedrich Engels, célèbres auteurs du Manifeste du Parti communiste. La richesse de tous ces monuments est très impressionnante à voir. C’est donc ébahis par la diversité architecturale de l’Île des Musées que nous nous sommes dirigés au Deutsches Historisches museum pour 14h. Pour seulement quatre euros (prix étudiant), nous avons pu visiter une exposition GIGANTESQUE sur l’histoire de l’Allemagne du Moyen Âge jusqu’à la Guerre Froide. Nous avons pu y admirer, notamment, des Bibles du Moyen Âge, des écrits originaux de Martin Luther, de grandes oeuvres philosophiques du 18e siècle, de l’équipement militaire datant de la première moitié du 20e siècle ainsi que le Traité de Versailles (1919) en édition originale. L’exposition était tellement riche et immense que, de 14h à 18h, nous n’avons malheureusement pas eu le temps de la visiter au complet. Nous avons, en effet, manqué la partie sur la Guerre Froide, segment pourtant important de l’histoire de l’Allemagne.
Or, nous nous sommes repris, en soirée, en allant visiter une portion du Mur de Berlin situé près de la station de métro Bernauer Straße. Cette fraction, qui fait plus de 1,4 kilomètre de longueur et 3,60 m de hauteur, est restée en grande partie presque intacte et est régulièrement entretenue par les autorités de la ville. De plus, un nombre important de plaques informatives et commémoratives sont présentes sur le site du mémorial en l’honneur des victimes qui ont trouvé la mort en tentant désespérément de passer du côté est (sous l’URSS) au côté ouest (sous les États-Unis, la France et le Royaume-Uni) par divers moyens : escalade du Mur, création de passages souterrains, adoption d’une fausse identité, etc. Ce site, bien construit, permet ainsi aux touristes de comprendre en profondeur les difficultés économique, politique et sociale vécues par l’Allemagne au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Très émouvant, ce musée à ciel ouvert nous a saisi de par une impression de gravité, de terreur, de souffrance et de mort qui s’en dégage.
C’est donc bouleversés que nous avons regagné notre hôtel en soirée, à la fois charmés et décontenancés par cette singulière ville qu’est Berlin.
Les 95 Thèses de Luther
Plan du JOUR 8 :
Le huitième jour du périple, nous prendrons l’avion à 7h pour nous envoler pour Édimbourg, après un transfert à Londres. L’arrivée dans la capitale de l’Écosse est prévue pour 14h. Une fois installés là-bas, nous effectuerons probablement des rencontres diplomatiques, en plus de nous familiariser avec les lieux en vue du référendum du 18 septembre. Le jour tant attendu arrive à grands pas !
Plus de photos ici
Virginie Simoneau-Gilbert
Le Québécois Maxime Giroux a remporté le prix du Meilleur film canadien pour son long métrage «Félix et Meira» au Festival international du film de Toronto.
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«Les jambes poilues de Dieu, Ronald McDonald crucifié, une orgie de squelettes nazis psychotiques et des mannequins KKK en chaussettes rayées arc-en-ciel. Voilà quelques uns des flash-back que pourraient avoir les visiteurs après avoir fait l’expérience de Come and see, la dernière exposition des artistes britanniques Jake et Dino Chapman.»
Cheryl Sim, Commissaire, DHC/ART
Jake & Dino Chapman, Come and see, DHC/ART
Mouvements: Idées clés pour comprendre
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Un staut Facebook de Tayahout-Nicolas
Grand reportage
Ce soir, et il faut être à Montréal pour voir ça, une manifestation Palestiniens/Juifs… ensemble pour condamner l’État d’Israël !
Un adulte palestinien portait un enfant juif sur ses épaules et un adulte juif portait, lui, un jeune palestinien !
Belle image !
de votre envoyé spécial Tayaout-Nicolas | Photographe professionnel:
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Retour sur Martyrs de Bill Viola : l’art absolu de Hegel existe-t-il toujours?
On apprenait que Bill Viola et sa conjointe Kira Perov avaient mis en place une installation dans une prestigieuse cathédrale à Londres : la cathédrale Saint-Paul. Deux concepts se voient donc jumelés : l’art et la religion
Hegel affirmait bien que : « Dans de telles circonstances, l’art avec sa haute destination est quelque chose de passé; il a perdu pour nous sa vérité et sa vie.[1]» Il disait ainsi, car avec le temps, l’art n’avait plus une signification digne de l’absolu. C’est-à-dire que l’art ne représentait plus le domaine spirituel, celui de la religion. Pourtant, il doit faire face à une forte réfutation. En effet, l’oeuvre Martyrs est présentée de la façon suivante par l’artiste :
« As the work opens, four individuals are shown in stasis, a pause from their suffering. Gradually there is movement in each scene as an element of nature begins to disturb their stillness. Flames rain down, winds begin to lash, water cascades, and earth flies up. As the elements rage, each martyr’s resolve remains unchanged. In their most violent assault, the elements represent the darkest hour of the martyr’s passage through death into the light.[2]»
Nous pouvons bien constater le monde spirituel qui émane de cette oeuvre. Le simple fait de traiter du concept du martyr en lien, notamment, avec le martyr chez les chrétiens, c’est-à-dire Jésus Christ, témoigne d’un monde religieux révélé dans l’œuvre d’art. De plus, la signification de l’œuvre, du point de vue de l’artiste, est complètement fondamentale. L’artiste dit bien :
« The Greek word for martyr originally meant « witness.” In today’s world, the mass media turns us all into witnesses to the suffering of others. The martyrs’ past lives of action can help illuminate our modern lives of inaction. They also exemplify the human capacity to bear pain, hardship, and even death in order to remain faithful to their values, beliefs, and principles. This piece represents ideas of action, fortitude, perseverance, endurance, and sacrifice.[3]»
Ainsi, j’arrive à la conclusion suivante : l’art absolu de Hegel est toujours bel et bien présent. Il n’est pas chose du passé comme il dit, car après tout ce monde spirituel qu’il nous est possible d’entrevoir par l’œuvre d’art présente le monde spirituel, en nous. En d’autres termes, le monde sacré qui nous fonde.
Pour en savoir plus sur l’installation et l’artiste : http://www.youtube.com/watch?v=EsCx5FU9GnQ
Il s’agit d’une entrevue avec les artistes.
Marc-André Bédard
[1] GEORG WILHELM FRIEDRICH Hegel, Esthétique, Tome premier, Classique.uqac.ca, http://classiques.uqac.ca/classiques/hegel/esthetique_1/esthetique_1.html%5BEn ligne] (Consulté le 4juin 2014) p. 20
[2] http://www.stpauls.co.uk/Bill-Viola-Martyrs/Martyrs
[3] Ibidem
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Le mois d’octobre est synonyme d’Halloween pour la majorité des enfants du Québec. Ce fut mon cas jusqu’à l’âge de douze ans. Effectivement, le mois d’octobre a une tout autre signification pour la majorité de la population de l’Abitibi-Témiscaminque, car à l’âge de douze ans moi, comme beaucoup d’autres enfants, avons passé notre « cours de chasse ». Ce cour consiste à apprendre les maniements des armes, à bien connaitre la faune, ainsi qu’à prouver que nous sommes capables de chasser. Une fois l’examen terminé, je suis plongé dans l’attente et ce n’est que deux semaines plus tard que j’ai reçu par la poste le résultat qui fût positif, ainsi que ma carte me donnant le droit de chasser avec un adulte, car ce n’est qu’à l’âge de dix-huit ans qu’il est possible de chasser seul. Maintenant que j’ai ma carte de chasse, j’ai évidemment besoin d’une arme, mais comme la loi sur l’âge limite pour chasser, il y en a une, qui est la même pour l’acquisition et la possession d’une arme, il faut dix-huit ans pour avoir une arme à notre nom, alors moi et mon père sommes allés m’en acheter deux à son nom. Bref, j’ai maintenant ma.270 pour chasser l’orignal, et une.22 pour la perdrix. Tous ces événements se déroulent l’été, je dois donc attendre à l’automne, en octobre, pour l’ouverture de la chasse.
Une fois la date arrivée, c’est plusieurs rituels qui s’installent pour la population de Témiscamingue. La chasse commence habituellement le premier samedi d’octobre, alors le vendredi matin il y a la messe du chasseur pour les croyants, je n’y suis jamais allé, mais mes tantes oui. Ils m’ont dit que le curé parle de chasse quelque peu, puis s’entretient avec chacun d’eux pour leur souhaiter bonne chance, puis le reste du temps c’est une messe traditionnelle. Il y a aussi le déjeuner du chasseur où beaucoup de chasseurs se réunissent pour parler de chasse, des traces d’orignaux qu’ils ont vu sur leur territoire de chasse, etc.
Après, les gens se dirigent vers leurs camps, avec des provisions pour être capable de survivre deux semaines dans le bois, ainsi que plusieurs boissons alcoolisées, car la chasse sans alcool ce n’est pas pareil! Le vendredi soir l’ambiance au camp est à la fête, un bon repas en bonne compagnie et un gros dodo pour le lendemain.
Le samedi matin à 6 heures c’est l’heure de se lever, un gros café, un très léger déjeuner et une petite marche vers nos tours, dont certaines sont à 45 minutes à pieds, car on doit marcher très lentement pour ne pas faire de bruit. Pour ma part le premier matin de ma première chasse à vie, je suis mon père à la tour du pin, à 15 minutes du camp. Je m’installe et j’attends, rien. Vers 11 h on est de retour au camp pour dîner et écouter le rendez-vous du chasseur, qui est une émission dans laquelle des gens appellent pour féliciter ou encourager des chasseurs.
Maintenant, je passe 5-6 années, je n’ai toujours pas tué d’orignaux, mon oncle oui, ainsi que mon père quand je n’étais pas avec lui. J’ai donc dix-huit ans, c’est la troisième ou quatrième journée de chasse. Les deux premières journées ont été très tranquilles, mes partenaires de chasse sont dans des tours, je suis seul sur la galerie du camp où il y a une très belle vue pour chasser.
Il est environ 9-10 heures du matin, je me suis endormi sur ma chaise berçante qui est sur la galerie. Je me réveille il est environ 10 h 30, je décide donc d’aller couper du bois à côté du camp pour faire un feu, car il fait froid. Je coupe une dizaine de bûches et je m’en vais au camp pour faire le feu, mais à ce moment qu’est-ce que je vois à 850-900 pieds, une très grosse femelle orignal qui s’apprête à traverser l’étang, je suis chanceux, car je peux seulement tuer les femelles une année sur deux, c’est la loi pour préserver l’espèce. Elle est à environ 100 pieds de mon frère dans sa tour, mais il ne peut pas la voir, car elle est cachée par une pointe de forêt. Je dépose les morceaux de bois par terre, ils peuvent attendre. Je cours prendre ma carabine et je vise l’orignal, je tire une première balle, elle ne bouge pas, alors je lui en tire une autre et une autre, j’ai compris par la suite que je l’avais atteint toutes les fois, mais pour l’instant je ne le sais pas. La femelle se tourne de dos, et regarde vers moi, je ne peux donc plus lui tirer dans le cœur, et je ne peux pas non plus lui tirer dans les fesses, car beaucoup de viande s’y trouve, alors je décide de lui viser la tête à 850 pieds, je tire et je vois qu’elle se met à trembler, mais elle ne tombe toujours pas. Je recharge une balle et tire une dernière balle vers la tête, elle se met à courir et fait environ 20 pieds et tombe dans le bois, je lui ai troué l’oreille avec la première balle, et cassé la mâchoire avec la seconde. Je prends quelques bières dans le frigidaire, et je pars à la rencontre de mon orignal. Je rencontre mon père qui était avec mon frère de 15 ans et qui me dit qu’ils ont vu mes deux dernières balles frapper dans l’eau devant eux. Il me demande si j’ai touché l’orignal si c’est un mâle ou une femelle, je lui dis que je ne sais pas si je l’ai touché, car elle ne bougeait pas alors nous allons voir et elle est là couché par terre, morte.
Les chasseurs ne sont pas des sauvages sans émotion, nous avons un grand respect pour les animaux, c’est pour cela que nous nous dépêchons à aller voir si l’orignal est mort, car on ne veut pas que la bête souffre inutilement. Par contre, il y a aussi une autre raison pour trouver l’orignal rapidement, car il faut lui couper la gorge pour le vider de son sang, car sinon l’orignal gonfle et la viande se gaspille. Nous coupons donc l’orignal en quatre quartiers, que nous pendons pendant 24-48 heures à l’extérieur avant de l’amener dans le garage pour enlever le poil, et nous l’amenons finalement chez le boucher. Mais avant, une fois l’orignal accroché à côté du camp, tout le monde me félicite, on boit quelques bières puis on dîne, les autres chasseurs retournent à la chasse, en fait que deux des quatre chasseurs du camp, car l’un d’eux doit mettre son permis sur mon orignal, car c’est un orignal pour deux permis. Voici donc ce qu’est la chasse, il faut aimer la nature, et être patient, car je n’ai toujours pas tué d’orignal depuis ce temps.
Jean-François Demers
Le Metropolitan Museum of Art et le musée Guggenheim offrent gratuitement l’accès en ligne à des centaines de livres d’art et catalogues d’exposition.
Source: Open Culture
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La ‘Pataphysique
La pataphysique, dont l’orthographe réelle est ‘Pataphysique, précédé d’une apostrophe pour éviter les mauvais calembours, est la science de ce qui se surajoute àla métaphysique, soit en elle-même, soit hors d’elle-même, s’étendant aussi loin au-delàde celle-ci que celle-ci au-delàde la physique. L’épiphénomène (qui se surajoute àun phénomène) étant souvent l’accident, la ‘Pataphysique sera surtout la science du particulier, quoiqu’on dise qu’il n’y a de science que du général. Elle étudiera les lois qui régissent les exceptions et expliquera l’univers supplémentaire à celui-ci; ou moins ambitieusement décrira un univers que l’on peut voir et que peut-être l’on doit voir àla place du traditionnel, les lois que l’on a cru découvrir de l’univers traditionnel étant des corrélations d’exceptions aussi, quoique plus fréquentes, en tout cas de faits accidentels qui, se réduisant àdes exceptions peu exceptionnelles, n’ont même pas l’attrait de la singularité.[1]
Définition (un brin plus succincte): La ‘Pataphysique est la science des solutions imaginaires, qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualité.[2]
La ‘Pataphysique réconcilie les regards sur le monde: elle réconcilie physique et métaphysique. Ses recherches donnent des solutions imaginaires trouvées pour résoudre des problèmes, tout aussi imaginaires, que donne la compréhension de l’univers.
Mais une question se pose: qui est pataphysicien?
Le vrai pataphysicien, àun moment ou un autre de sa vie, de manière consciente ou pas, sera confrontédans le plus intime de son être aux deux propositions suivantes:
1) Le vrai pataphysicien ne prend rien au sérieux, sans la ‘Patapysique…qui consiste àne rien prendre au sérieux.
2) La ‘Pataphysique consistant àne rien prendre au sérieux, le vrai pataphysicien ne peut rien prendre au sérieux, même pas la ‘Pataphysique.[3]
Se pose une autre question: est-ce que la ‘Pataphysique est institutionnalisée?
Bien sûr, au Collège de ‘Pataphysique.
Pour comprendre cette Grande et Magnifique Institution, nous allons nous pencher sur l’Harangue inaugurale de Sa Magnifience le Vice-Curateur-fondateur du Collège de ’Pataphysique, le 1er décervelage LXXVI de l’ère ’Pataphysique (vulg. 29 décembre 1948[4]).[5]
Cette journée, les auditeurs au Collège de ‘Pataphysique, une assemblée très dense, se sont rassemblés. Après une longue gestation, le Collège est venu au Monde comme le Monde est venu àlui-même. L’existence du Collège pourrait être considérée comme un mal àpeine nécessaire. Il en est tout autre. Comme la ‘Pataphysique transcende les frontières de l’être, autant que l’être, l’existence d’un Collège ne peut aucunement être injustifiée, puisque la ‘Pataphysique est illimitation.
«Il n’avait pas besoin de naître pour que la ‘Pataphysique fût. Ontologiquement, si je puis me servir d’un adverbe aussi grossier, la ‘Pataphysique précède l’Etre. A priori, c’est évident puisque l’Être n’a pas plus de raison d’être que la raison n’a d’être. A posteriori, ce l’est tout autant puisque les manifestations de l’être sont aberrantes et leur nécessitétoute contingente.»[6]
Alfred Jarry
Font partis du Collège de ‘Pataphysique: Raymond Queneau, François Le Lionnais (tout deux fondateur de l’OuLiPo, une sous-commission du Collège), Max Ernest, Juan Miró, Jacques Prévert, Boris Vian, Eugène Ionesco, Marcel Duchamp, Umberto Eco, etc.[7]
[1]Alfred JARRY. Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, Saint-Amand, Gallimard, 2005, p.31-32.
[2]Ibid.
[3]Luc ÉTIENNE (régent de contrepet), Faut-t-il prendre la ‘Pataphysique au sérieux, Oleyres, Publications du Centre de Recherches Périphériscopiques, 1984.
[4]Le calendrier ‘pataphysique, http://www.college-de-pataphysique.org/college/accueil_files/calenpat.pdf (consultée le 18 mai 2014).
[5]http://www.college-de-pataphysique.org/college/harangue.html (consultée le 18 mai 2014).
[6]Ibid.
[7]http://www.fatrazie.com/satrapes.htm (consultée le 18 mai 2014).
Kevin Berger-Soucie
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Les chefs-d’oeuvre de la préhistoire sont reproduits au Centre des sciences de Montréal
Jérôme Delgado, Le Devoir 18/04/14
Henri Breuil, le premier scientifique à l’avoir étudiée, a qualifié la grotte de Lascaux de « Chapelle Sixtine de la préhistoire ». D’autres ont considéré cet ensemble de peintures comme « un film qui a perdu le son ». La voilà de passage à Montréal, l’exposition itinérante.
On ne déplace peut-être pas des montagnes, mais la grotte de Lascaux, si. Ce trésor de l’humanité, patrimoine légué par les Cro-Magnon il y a 20 000 ans et enfoui sous terre dans le Périgord (sud-ouest de la France), vient d’atterrir à Montréal et sera accessible jusqu’en septembre, au Centre des sciences.
Accessible en partie : l’exposition La grotte de Lascaux. Chefs-d’oeuvre de la préhistoire permet de zieuter les peintures pariétales de deux sections (sur les six connues), reproduites de la manière la plus réaliste, au millimètre près, reliefs compris, et grandeur nature.
Vous l’aurez compris : le Lascaux qui a traversé l’Atlantique n’est pas l’original, fermé au public depuis un demi-siècle pour des raisons de préservation. Si Lascaux 2 reproduit des fac-similés de deux salles, cette expo, dite Lascaux 3, montée d’abord à Bordeaux puis transformée en structure mobile pour parcourir le globe, en reproduit deux autres, la Nef et le Puits. Ensemble, Lascaux 2 et 3 mèneront à Lascaux 4, musée attendu pour 2016.« En France, deux plus trois font quatre », résume d’un humour bien senti Olivier Retout, directeur du projet Lascaux, exposition internationale. Ce docteur en sciences ne mâche pas ses mots : Montréal verra Lascaux comme jamais vu après Chicago et Houston, avant Bruxelles, Tokyo et combien d’autres villes du monde — l’expo circulera jusqu’en 2017 et fera « autant d’arrêts que possible », selon son instigateur.
Une cueillette au laser
Les peintures reproduites pour la première fois incluent notamment la Frise des cinq cerfs, la Frise de la Vache noire et la seule figure humaine de toute la grotte. Le travail est basé sur une cueillette au laser hyperprécise.
« On a rassemblé une collection iconographique jamais réunie. On a ressorti le film des années 1970 de Mario Ruspoli [documentariste italien, proche de Chris Marker]. On a numérisé 35 calques de l’abbé André Glory jamais montrés, dit un intarissable Olivier Retout. Le Puits, qui est à six mètres de profondeur, il n’y a que très, très, très peu de gens qui l’ont vu. Quand Lascaux était ouvert, on ne pouvait le visiter. Ici, on l’a en face des yeux, à un mètre 50. »
L’exposition se déploie en plusieurs zones, autant instructives qu’étonnantes. Le parcours s’appuie sur des modules interactifs, des maquettes de tout Lascaux, des reproductions d’objets trouvés dans la grotte ainsi que des portraits des principaux artisans de cette possible découverte. Le tout aboutit en l’expérience ultime de la grotte.
Grandeur nature
« On n’a pas voulu recréer l’atmosphère de grotteavec sa température, son humidité, ses vibrations, explique le directeur du projet. Mais on est dans la grandeur nature, dans les proportions. L’idée n’est pas de revivre la descente dans une grotte mais de revivre l’admiration, le spectacle de ce que les Cro-Magnon ont voulu faire. »
Pour Bernard Cazeau, président du Conseil général de la Dordogne et quelque part grand manitou de Lascaux, l’idée derrière cette expo de 60 millions d’euros était d’apporter la grotte à ceux qui n’iraient jamais à elle. « Ce n’est pas quelque chose d’idéalisé. On ne fait pas un Disneyland de la préhistoire », assure le sénateur. Autrement dit, Lascaux 3 sert davantage à la transmission des connaissances qu’à la diversion.
« On challenge les scientifiques, clame même Olivier Retout. Si les préhistoriens viennent à l’expo, ils en apprendront. Ils peuvent voir des choses qu’ils ne peuvent voir dans la vraie grotte parce qu’il leur est impossible de rester longtemps. »
Élisabeth Daynès, sculpteure mondialement connue pour ses personnages hyperréalistes, est convaincue qu’il faut réhabiliter les Cro-Magnon. Celle qui travaille les corps selon les principes de la médecine légale en a créé quatre pour l’expo. « C’est nous, dit-elle à propos de ceux qui ont vécu l’ère du Magdalénien-Solutréen. Ils nous ressemblent physiquement et intellectuellement. Être qualifié de Cro-Magnon devrait être un compliment, pas une insulte. »
Olivier Retout abonde dans le même sens : l’expo a une âme philosophique. « Elle montre que cet autre, lointain dans le passé, est comme nous. Et s’il est comme nous, ça laisse croire que l’autre lointain dans le présent, dans la géographie, il est aussi proche de nous. Lascaux est porteur d’humanisme. »
Un comité scientifique
Le réalisme et le sérieux de l’entreprise ont été validés par un comité scientifique. Retout et ses collaborateurs au scénario, Nathalie Grenet et Nicolas Saint-Cyr, un Québécois, ne pouvaient tomber dans la fantaisie.
On n’a pas fini d’apprendre de et sur Lascaux, véritable écosystème où cohabitent une multitude d’organismes vivants. La grotte permet certes d’affirmer que l’humanité naît à l’époque de ces peintures. Ces artistes, qui travaillaient déjà le mouvement et la perspective, avaient un langage très avancé. « Ils racontent quelque chose ; le problème, c’est qu’on ne sait pas ce qu’ils racontent », dit un Olivier Retout encore émerveillé.
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En décembre prochain, Montréal accueille la plus grande exposition nord-américaine sur la Grèce antique.
« Les Grecs, d’Agamemnon à Alexandre le Grand ».
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«La rayure et les étoffes rayées sont longtemps restées en Occident des marques d’exclusion ou d’infamie. En furent notamment vêtus tous ceux qui, à un titre ou à un autre, se situaient aux marges de la société chrétienne ou bien en dehors : jongleurs, musiciens, bouffons, bourreaux, prostituées, condamnés, hérétiques, juifs, musulmans ainsi que, dans les images, le Diable et toutes ses créatures. Sans faire aucunement disparaître ces rayures très négatives, l’époque romantique voit apparaître une nouvelle forme de rayures, positives et liées aux idées nouvelles de liberté, de jeunesse, de plaisir et de progrès. Dans les sociétés contemporaines, ces deux types de rayures cohabitent : celles des vêtements de prisonniers, de la pègre, des lieux dangereux et mortifères, et celles du jeu, du sport, de l’hygiène, de la mer et de la plage.»
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