
Novalis est né le 2 mai 1772, mort le 25 mars 1801 à l’âge de 28 ans.
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« Des libérateurs ? La libération par l’armée du crime ! » A la veille de l’exécution de 23 résistants communistes, plus de 15 000 affiches rouges sont placardées en France. Le 21 février 1944, 23 membres du « groupe Manouchian » sont condamnés à mort puis fusillés au fort du Mont-Valérien., à l’exception de la seule femme de ce mouvement de résistance, Olga Bancic. Elle est guillotinée quelques mois plus tard, conformément au manuel du droit criminel de la Wehrmacht qui interdit alors de fusiller les femmes.

https://www.franceculture.fr/histoire/aragon-eluard-hommage-groupe-manouchian-poesie
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La Grande Grammaire du français, un tout nouvel ouvrage de référence basé sur des sources récentes, tient compte des variations au Canada, en Belgique, en Suisse et en Afrique. Elle pourrait bien changer notre manière de voir la langue.
Une « grande grammaire » pour le français d’aujourd’hui
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Les Sulpiciens ouvrent les portes de leur bibliothèque
Jean-Louis Bordeleau, Le Devoir, 30/06/21
La plus grande collection de livres rares et anciens du Québec s’ouvre pour la première fois au grand public. Les Sulpiciens de Montréal partagent leurs archives près d’un an après avoir licencié tous les professionnels qui ont la tâche de veiller sur ce patrimoine historique.
L’escalier de bois qui mène à ladite bibliothèque proclame la solennité des lieux. Sous les voûtes érigées en 1867, les centaines de reliures de cuir subtilement gravées laissent deviner un âge encore plus vénérable. Ici : une édition du Contrat social de Jean-Jacques Rousseau de 1796. Là : la première traduction française des écrits du philosophe John Locke, datée de 1755. Les plus anciens ouvrages de la collection des Sulpiciens remontent à la première moitié du 16e siècle. La suite ici
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«Si l’œuvre éblouit, l’homme était insupportable. Charles Baudelaire ne respectait rien, ne supportait aucune obligation envers qui que ce soit, déversait sur tous ceux qui l’approchaient les pires insanités. Drogué, dandy halluciné, il n’eut jamais d’autre ambition que de saisir cette beauté qui lui ravageait la tête et de la transmettre grâce à la poésie.
Dans ses vers qu’il travaillait sans relâche, il a voulu réunir dans une même musique l’ignoble et le sublime. Il a écrit cent poèmes qu’il a jetés à la face de l’humanité. Cent Fleurs du Mal qui ont changé à jamais le destin de la poésie française.»
Tout savoir sur la vie et l’œuvre de Baudelaire, avec Jean Teulé
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Stéphane Baillargeon, Le Devoir 12/04/21
Les batailles homériques reprennent autour des études classiques. Alors que le ministère de l’Enseignement supérieur discute toujours de la possibilité d’éliminer l’initiation obligatoire à l’Antiquité dans le programme de sciences humaines du niveau collégial, des savants des études classiques, et non les moindres, demandent de modifier radicalement leur domaine pour le rendre plus inclusif, équitable, diversifié, bref pour le « décoloniser ». La suite ici
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Dans une lettre à sa mère, datée du 19 juin 1831, Tocqueville écrit : « Le Canada pique vivement notre curiosité. La nation française s’y est conservée intacte : on y a les mœurs et on y parle la langue du siècle de Louis XIV. » Après son passage au Bas-Canada, dans une lettre datée du 7 septembre 1831, Tocqueville se félicite de sa visite : « il n’y a pas six mois, je croyais, comme tout le monde, que le Canada était devenu complètement anglais ». « Nous nous sentions comme chez nous, et partout on nous recevait comme des compatriotes, enfants de la vieille France, comme ils l’appellent. »

Source: Musée de la Neufve-France
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Savoir d’où l’on vient pour décider où l’on va, Lucien Bouchard, Le Devoir 08/10/20
Se peut-il que, dans la foulée de ministres humanistes comme Paul Gérin-Lajoie, Jacques-Yvan Morin, Camille Laurin et Claude Ryan, notre ministère de l’Enseignement supérieur en arrive à couper l’enseignement de l’Histoire de ses racines profondes ? C’est en tout cas ce que fait craindre le rapport d’un comité qui recommande d’arrêter au XVe siècle la remontée vers les sources de la civilisation occidentale (dans le cadre du programme de sciences humaines au niveau collégial).
On ne niera pas l’importance d’un siècle qui s’illumine de la Renaissance. Mais c’est justement un rappel péremptoire du caractère essentiellement continu de l’Histoire, puisque la Renaissance ne prend tout son sens que dans la redécouverte du patrimoine gréco-romain, après l’éclipse des mille années noires du Moyen Âge.
Les auteurs du rapport, s’ils sont historiens, n’ont pas dû décider allègrement de renvoyer aux limbes d’hypothétiques cours d’appoint la connaissance des fondements de la civilisation occidentale. Ont-ils songé à ce qui en résulterait d’affadissement à la signification profonde de cette quête tumultueuse mais obstinée de dignité humaine, de vérité, de rationalité, de sens critique, de beauté et de solidarité ?
Il est de l’essence même de l’enseignement de l’histoire qu’il permette aux étudiants de suivre son parcours d’un maillon à l’autre, à la façon d’une chaîne ininterrompue de progrès, de reculs, de triomphes, de défaites, d’injustices, de réparations, d’erreurs tragiques et, dans l’ensemble, si on a foi en l’homme, d’avancée de l’esprit. Aussi apparaît-il incompréhensible de tronquer cet itinéraire de sa partie fondatrice.
Personne n’a le droit de se résigner à un tarissement délibéré des sources qui nous ont, de tout temps, nourris et ont fait de nous ce que nous sommes. Einstein a dû monter sur les épaules de Newton qui a pris le relais d’unesuite de prédécesseurs, eux-mêmes héritiers en cascade des pionniers de la Grèce antique. Il en est de même de la philosophie, de la littérature et des arts. La pensée de Spinoza et le système de Kant ne peuvent se concevoir sans la connaissance de Platon, Aristote, Épicure, Sénèque.
L’histoire a été inventée par Hérodote ; Shakespeare s’est inspiré des Vies parallèles de Plutarque. Michel-Ange a voulu reproduire la perfection des chefs-d’œuvre des sculpteurs grecs. Il ne viendrait pas à l’esprit d’un écrivain moderne de tourner le dos à un auteur comme Virgile, non plus qu’à un peintre de faire l’impasse sur les créateurs qui ont, depuis le début de l’aventure humaine, marqué l’histoire de l’art.
Personne n’a le droit de se résigner à un tarissement délibéré des sources qui nous ont, de tout temps, nourris et ont fait de nous ce que nous sommes. Il faut une bonne dose de témérité pour décider où l’on va sans savoir d’où l’on vient. Ce que l’avenir nous réserve comporte suffisamment d’incertitude pour qu’on se prive impunément des leçons de l’histoire, surtout à un moment où les sociétés sont à la recherche de repères.
En l’occurrence, force est de s’en remettre à la décision de la ministre. Ce ne serait pas une mauvaise idée, incidemment, de la différer, le temps de prendre la pleine considération des protestations comme celle du texte collectif paru dans Le Devoir du 5 octobre. Il serait néfaste qu’à la faveur de la confiscation de l’attention publique par la pandémie, les tenants de l’abolition du cours puissent discrètement mettre tout le monde devant le fait accompli.
La ministre pourrait aussi se demander ce que MM. Gérin-Lajoie, Morin, Laurin et Ryan feraient du rapport déposé sur son bureau. Pour ne rien cacher, j’avoue surtout compter sur ses sous-ministres pour lui rappeler qu’il existe, quelque part sur la colline Parlementaire et pas très loin de l’édifice G, une soupente où croupissent dans la poussière les innombrables grimoires de ces valeureux groupes et comités d’études auxquels un sursaut de sagesse ministérielle a heureusement fermé la porte de l’histoire, avant qu’ils ne puissent y entrer.
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Fondée en 1530 sous le règne de François 1er,« le Collège de France est un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche, institution unique en France, sans équivalent à l’étranger. Depuis le XVIe siècle, le Collège de France répond à une double vocation : être à la fois le lieu de la recherche la plus audacieuse et celui de son enseignement. Voué à la recherche fondamentale, le Collège de France possède cette caractéristique singulière : il enseigne « le savoir en train de se constituer dans tous les domaines des lettres, des sciences ou des arts ».
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