Archives de Tag: poésie

Crénom, Baudelaire!

BLx, Baudelaire, huile sur toile, 36’x30

Entretien avec Jean Teulé, auteur d’une biographie de Baudelaire

«Si l’œuvre éblouit, l’homme était insupportable. Charles Baudelaire ne respectait rien, ne supportait aucune obligation envers qui que ce soit, déversait sur tous ceux qui l’approchaient les pires insanités. Drogué, dandy halluciné, il n’eut jamais d’autre ambition que de saisir cette beauté qui lui ravageait la tête et de la transmettre grâce à la poésie.

Dans ses vers qu’il travaillait sans relâche, il a voulu réunir dans une même musique l’ignoble et le sublime. Il a écrit cent poèmes qu’il a jetés à la face de l’humanité. Cent Fleurs du Mal qui ont changé à jamais le destin de la poésie française.»

Tout savoir sur la vie et l’œuvre de Baudelaire, avec Jean Teulé

BLx

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Place à la poésie!

Âgée de 22 ans seulement, la jeune femme originaire de Los Angeles a récité un poème de sa composition, The hill we climb (« La colline que nous gravissons »), une référence à la colline du Capitole, où des partisans de Donald Trump ont envahi le siège du Congrès le 6 janvier.

La Presse 20/01/21

Mr. President, Dr. Biden, Madame Vice-President, Mr. Emhoff, Americans and the world,

When day comes we ask ourselves,
Where can we find light in this never-ending shade?
The loss we carry,
a sea we must wade
We braved the belly of the beast
We’ve learned that quiet isn’t always peace
And the norms and notions
of what just is
Isn’t always just-ice.
And yet the dawn is ours
before we knew it
Somehow we do it
Somehow we weathered and witnessed
a nation that isn’t broken
but simply unfinished
We the successors of a country and a time
Where a skinny black girl
Descended from slaves and raised by a single mother
Can dream of becoming president
Only to find herself reciting for one.
And yes we are far from polished
far from pristine
But that doesn’t mean that we are
striving to form a union that is perfect.
We are striving to forge our union with purpose
To compose a country committed to all cultures, colours, characters and
conditions of man.
And so we lift our gaze not to what stands between us
but what stands before us
We close the divide because we know to put our future first
We must first put our differences aside
We lay down our arms
So we can reach out our arms
To one another.
We seek harm to none and harmony for all.
Let the globe, if nothing else, say this is true:
That even as we grieved, we grew
That even as we hurt, we hoped
That even as we tired, we tried.
That we’ll forever be tied together, victorious.
Not because we will never again know defeat
But because we will never again sow division.
Scripture tells us to envision
That everyone shall sit under their own vine and fig tree
And no one shall make them afraid.
If we’re to live up to our own time
Then victory won’t lie in the blade
But in all the bridges we’ve made
That is the promise to glade
The hill we climb
If only we dare.
Because being American is more than a pride we inherit
It’s the past we step into
And how we repair it.
We’ve seen a force that would shatter our nation
Rather than share it
Would destroy our country if it meant delaying democracy.
And this effort very nearly succeeded.
But while democracy can be periodically delayed,
it can never be permanently defeated.
In this truth,
in this faith we trust
For while we have our eyes on the future,
history has its eyes on us.
This is the era of just redemption.
We feared at its inception
We did not feel prepared to be the heirs
of such a terrifying hour
but within it we found the power
to author a new chapter.
To offer hope and laughter to ourselves.
So while we once we asked,
how could we possibly prevail over catastrophe?,
Now we assert
How could catastrophe possibly prevail over us?
We will not march back to what was
but move to what shall be.
A country that is bruised but whole,
benevolent but bold,
fierce and free.
We will not be turned around
or interrupted by intimidation
because we know our inaction and inertia
will be the inheritance of the next generation.
Our blunders become their burdens.
But one thing is certain;
If we merge mercy with might,
and might with right,
then love becomes our legacy
and change our children’s birthright.
So let us leave behind a country
better than the one we were left with.
Every breath from my bronze pounded chest,
we will raise this wounded world into a wondrous one.
We will rise from the gold-limbed hills of the west,
We will rise from the windswept northeast
where our forefathers first realized revolution.
We will rise from the lake-rimmed cities of the midwestern states,
we will rise from the sunbaked south.
We will rebuild, reconcile and recover
and every known nook of our nation and
every corner called our country,
our people diverse and beautiful will emerge
battered and beautiful.
When day comes we step out of the shade,
aflame and unafraid,
The new dawn blooms as we free it.
For there is always light,
if only we’re brave enough to see it.
If only we’re brave enough to be it.

Amanda Gorman

***

BLx

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Paul Verlaine

Paul Verlaine buvant l’absinthe, Paris 1892

Le ciel est, par-dessus…

Paul Verlaine

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

– Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine, Sagesse (1881)

***

BLx

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Le pont Mirabeau

Guillaume Apollinaire

Guillaume Apollinaire site officiel

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Leonard Cohen 1934-2016

Le chanteur montréalais Leonard Cohen est décédé lundi dernier à l'âge de 82 ans.

Jamais nous ne t’oublierons…

Guy Bourbonnais, Professeur de littérature, Montréal, Le Devoir, 14/11/16

Il est pour le moins impressionnant de constater à quel point les éloges qui déferlent depuis la mort de Leonard Cohen contiennent des citations de l’écrivain montréalais. Cela donne la mesure de l’empreinte que ses mots laissent en nous. Juste retour des choses pour cet homme qui s’est inspiré de nombreux grands textes, mais aussi de la culture populaire pour bâtir une des œuvres les plus touchantes de notre époque. Devant son public québécois, il aimait d’ailleurs citer dans son français cassé The Old Balladeer : « il y a longtemps que je t’aime. Jamais je ne t’oublierai ». Et nous. Ô combien nous ne l’oublierons pas. Son œuvre est cette lumière dont il parlait et qui pénètre dans les fissures de chacun. Il nous a ouvert au monde parce qu’il a écouté le monde dans ses cris et ses silences comme en témoigne ce magnifique haïku sorti de sa plume :

Silence

And a deeper silence

When the crickets

Hesitate

Il faudrait rappeler plus souvent que Cohen n’est pas qu’un homme de mots. Il a composé parmi les plus belles et envoûtantes mélodies de chanson des dernières décennies et peut-être plus (Hey, That’s No Way to Say Goodbye, Avalanche, If It Be Your Will, Seems So Long Ago, Nancy…). Mariage de ses mélodies et de ses paroles (tantôt directes tantôt énigmatiques), ses chansons forment une unité inentamable qui le place dans la tradition d’Orphée, ce héros grec qui cherchait à créer la fusion totale entre la musique et les mots. Cohen avait-il entendu l’appel de son ancêtre depuis Hydra quand il décida dans les années 60 d’ajouter la musique à ses mots ?

Il y avait aussi chez lui les éléments du héros moderne. À la fois, homme privé et personnalité publique. Homme de solitude, d’écriture, de prière, mais aussi de spectacle, d’audace et de prise de position. Mais jamais superficiel. Maniant l’authenticité et le kitsch comme un maître. Malgré toutes ses réussites, nous admirons en lui surtout l’homme blessé, le perdant magnifique. C’est-à-dire celui qui se trouve seul devant le monde, incapable de conquérir ni de comprendre tout à fait, mais faisant naître poèmes et chansons dans une tonalité profondément humaine et engageante. Mêlant le sacré et le profane, la tendresse et la violence, la spiritualité et la sexualité, il a su nommer le désarroi, transcender la blessure, formuler la défaite. Il s’est regardé, a regardé en lui et a couché sur le papier son œuvre faite de mains tendues. Il l’a chantée avec une voix d’abord douce, puis rauque. Mais à travers ces années, il est demeuré seul. Et nous nous sommes reconnus en lui.

Notre semblable, notre frère,

Jamais nous ne t’oublierons.

***

BLx

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Poème

LA ROSE INTEMPORELLE

 

L’étoile éternelle de ta présence éphémère

Illumine sitôt notre chemin de loin,

Permettant de chasser les pleurs et le chagrin

Hors de nos âmes désemparées en prières.

 

Triste fatalité, mélancolie refoulée;

Les voiles dans le vent, s’éloignant par malheur

Ton essence intérieure vers un monde meilleur,

Laissant de passage des mémoires affalées.

 

Le soleil écarlate a pleuré sur ton âme:

Le souffle s’en est allé, exilé, s’est perdu.

Mais immortelle, pour toujours, tu es devenue

Dans nos esprits éveillés par la flamme.

 

Vivant ta vie, emporté par son courant;

Jouissance exhalée, exaltée, évaporée!

Immanence de ton être avec l’état premier,

Espérant l’ataraxie dans ton sommeil rassurant.

 

Ne jamais oublier ta présence rayonnante,

Les moments partagés, tous les rires échangés,

Trimbalant désormais ton esprit libéré

Dans nos pensées vivaces effervescentes.

 

Bien que la tempête perturbe la rose,

De ses éclairs et son tonnerre grandiose

Il faut revivre de cette nécrose:

Il faut vivre et délaisser nos pensées moroses.

 

David Auger Millette

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Muzafer Bislim ou Homère Romanichel

mazafer bislim

Muzafer Bislim, poète Rom, gitan de Macédoine, collige et recueille les chants et les mots oubliés de la langue romani, – Homère très exactement,

muzafer bislim cassette

comme lui il ravive les « flammes de dieu »

FLAMES of GOD: THE GYPSY POETRY OF MUZAFER BISLIM – USA / France / FYROM – 2010 – 64’

Voir aussi sur NOWNESS: The Dictionary

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«pour l’ultime libération des astres en nous»

Denis Vanier, Allô-police, La Nuit de la poésie 1970

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Leçon de poésie à Harlem

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Les photographes/cinéastes Bruce Weber et David Bailey passent une journée à Harlem où ils se font servir une leçon de poésie…

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Tomahawk

Un poème de Christian Saint-Germain

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