Archives de Tag: poésie

Paul Verlaine

Paul Verlaine buvant l’absinthe, Paris 1892

Le ciel est, par-dessus…

Paul Verlaine

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

– Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

Paul Verlaine, Sagesse (1881)

***

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Le pont Mirabeau

Guillaume Apollinaire

Guillaume Apollinaire site officiel

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Leonard Cohen 1934-2016

Le chanteur montréalais Leonard Cohen est décédé lundi dernier à l'âge de 82 ans.

Jamais nous ne t’oublierons…

Guy Bourbonnais, Professeur de littérature, Montréal, Le Devoir, 14/11/16

Il est pour le moins impressionnant de constater à quel point les éloges qui déferlent depuis la mort de Leonard Cohen contiennent des citations de l’écrivain montréalais. Cela donne la mesure de l’empreinte que ses mots laissent en nous. Juste retour des choses pour cet homme qui s’est inspiré de nombreux grands textes, mais aussi de la culture populaire pour bâtir une des œuvres les plus touchantes de notre époque. Devant son public québécois, il aimait d’ailleurs citer dans son français cassé The Old Balladeer : « il y a longtemps que je t’aime. Jamais je ne t’oublierai ». Et nous. Ô combien nous ne l’oublierons pas. Son œuvre est cette lumière dont il parlait et qui pénètre dans les fissures de chacun. Il nous a ouvert au monde parce qu’il a écouté le monde dans ses cris et ses silences comme en témoigne ce magnifique haïku sorti de sa plume :

Silence

And a deeper silence

When the crickets

Hesitate

Il faudrait rappeler plus souvent que Cohen n’est pas qu’un homme de mots. Il a composé parmi les plus belles et envoûtantes mélodies de chanson des dernières décennies et peut-être plus (Hey, That’s No Way to Say Goodbye, Avalanche, If It Be Your Will, Seems So Long Ago, Nancy…). Mariage de ses mélodies et de ses paroles (tantôt directes tantôt énigmatiques), ses chansons forment une unité inentamable qui le place dans la tradition d’Orphée, ce héros grec qui cherchait à créer la fusion totale entre la musique et les mots. Cohen avait-il entendu l’appel de son ancêtre depuis Hydra quand il décida dans les années 60 d’ajouter la musique à ses mots ?

Il y avait aussi chez lui les éléments du héros moderne. À la fois, homme privé et personnalité publique. Homme de solitude, d’écriture, de prière, mais aussi de spectacle, d’audace et de prise de position. Mais jamais superficiel. Maniant l’authenticité et le kitsch comme un maître. Malgré toutes ses réussites, nous admirons en lui surtout l’homme blessé, le perdant magnifique. C’est-à-dire celui qui se trouve seul devant le monde, incapable de conquérir ni de comprendre tout à fait, mais faisant naître poèmes et chansons dans une tonalité profondément humaine et engageante. Mêlant le sacré et le profane, la tendresse et la violence, la spiritualité et la sexualité, il a su nommer le désarroi, transcender la blessure, formuler la défaite. Il s’est regardé, a regardé en lui et a couché sur le papier son œuvre faite de mains tendues. Il l’a chantée avec une voix d’abord douce, puis rauque. Mais à travers ces années, il est demeuré seul. Et nous nous sommes reconnus en lui.

Notre semblable, notre frère,

Jamais nous ne t’oublierons.

***

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Poème

LA ROSE INTEMPORELLE

 

L’étoile éternelle de ta présence éphémère

Illumine sitôt notre chemin de loin,

Permettant de chasser les pleurs et le chagrin

Hors de nos âmes désemparées en prières.

 

Triste fatalité, mélancolie refoulée;

Les voiles dans le vent, s’éloignant par malheur

Ton essence intérieure vers un monde meilleur,

Laissant de passage des mémoires affalées.

 

Le soleil écarlate a pleuré sur ton âme:

Le souffle s’en est allé, exilé, s’est perdu.

Mais immortelle, pour toujours, tu es devenue

Dans nos esprits éveillés par la flamme.

 

Vivant ta vie, emporté par son courant;

Jouissance exhalée, exaltée, évaporée!

Immanence de ton être avec l’état premier,

Espérant l’ataraxie dans ton sommeil rassurant.

 

Ne jamais oublier ta présence rayonnante,

Les moments partagés, tous les rires échangés,

Trimbalant désormais ton esprit libéré

Dans nos pensées vivaces effervescentes.

 

Bien que la tempête perturbe la rose,

De ses éclairs et son tonnerre grandiose

Il faut revivre de cette nécrose:

Il faut vivre et délaisser nos pensées moroses.

 

David Auger Millette

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Muzafer Bislim ou Homère Romanichel

mazafer bislim

Muzafer Bislim, poète Rom, gitan de Macédoine, collige et recueille les chants et les mots oubliés de la langue romani, – Homère très exactement,

muzafer bislim cassette

comme lui il ravive les « flammes de dieu »

FLAMES of GOD: THE GYPSY POETRY OF MUZAFER BISLIM – USA / France / FYROM – 2010 – 64’

Voir aussi sur NOWNESS: The Dictionary

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«pour l’ultime libération des astres en nous»

Denis Vanier, Allô-police, La Nuit de la poésie 1970

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Leçon de poésie à Harlem

bailey6

Les photographes/cinéastes Bruce Weber et David Bailey passent une journée à Harlem où ils se font servir une leçon de poésie…

bailet5

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