Les eSports, une introduction au «gaming» professionnel

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Qu’est-ce que l’eSport?

L’eSport aussi appelé « électronic sport » est cette nouvelle génération de sports qui ont fait leur apparition dans les dernières décennies avec l’arrivé de l’ordinateur et des consoles de jeux vidéo. Ces sports prennent forme à travers les nombreux jeux vidéo, offrant un aspect compétitif, présents dans le monde. On retrouve, parmi les grands titres des eSports, des jeux tels que League of legends, DoTA, Counterstrike, Super Smash Bros, Street fighter, etc. L’eSports permet à des joueurs de haut calibre de s’affronter sur des jeux en ligne pour se placer en haut d’un classement régional, national ou international.

Les joueurs professionnels

Tout comme une personne jouant au soccer le samedi après-midi n’est pas un joueur professionnel, une personne jouant à Super Smash Bros, même s’il est doué, n’est pas un professionnel par le simple fait de jouer à ce jeu. Pour être un joueur professionnel d’eSports, il faut non seulement prendre part aux compétitions de haut niveau, mais aussi obtenir un revenu en pratiquant ce jeu. Bien que les cybers athlètes n’ont pas à tenir leur corps en forme au même niveau que ceux des athlètes de sports traditionnels, ceux-ci doivent tout de même avoir une diète santé et doivent faire de l’exercice, car leur performance se base en grande partie sur leurs capacités physique. Dans certains jeux comme Starcraft 2, un joueur professionnel doit pouvoir atteindre un APM (action par minute) de minimum 300 en allant jusqu’à 400 ou 500 de manière constante dans une partie qui peut prendre entre 20 et 40 minutes, alors qu’un joueur moyen ne dépassera que très rarement les 80 APM et si un joueur en mauvaise condition physique atteint le de très haut niveau d’APM sur une longue période de temps, cela peut causer de graves blessures qui pourraient terminer sa carrière professionnelle.

On retrouve aussi chez les meilleurs joueurs professionnels une grande capacité intellectuelle qui vient non seulement du fait que l’aspect stratégique occupe une grande place au sein des différents jeux, mais aussi du fait que ces jeux sont en constante évolution et donc demande une grande capacité à s’adapter. Par exemple, dans le jeu League of legende, ou la compétition se fait entre deux équipes de cinq joueurs qui doivent choisir un champion avec lequel ils devront se battre, des « Patch » sont régulièrement introduites et ont pour effets de changer les statistiques de certains champions pour éviter que certains soit trop faibles ou que d’autres soit trop puissants. Ces changements font en sorte qu’un champion peut soudainement devenir l’un de ses personnages que tous doivent maitriser alors que les champions qui se situaient parmi les plus forts auparavant deviennent maintenant obsolètes. Plusieurs heures de pratiques sur ces champions qui étaient autrefois puissants peuvent soudainement perdre de leur valeur, car elles n’ont pas permis d’accomplir grand-chose, mises à part développer son habileté de jouer à ce jeu, mais qu’il aurait toutefois pu faire en s’entraînant avec n’importe quel champion. Cela n’est qu’un des nombreux aspects qui demandent aux professionnels de s’adapter pour ce jeu. Cette capacité à s’adapter passe aussi par le fait que, contrairement aux sports tels que le soccer et le baseball qui font partie de la culture populaire depuis longtemps, les différents jeux qui composent les eSports sont éphémères. Toute une industrie se base sur la création de ses jeux et donc au fil du temps certains sont délaissés, car d’autres sont mieux faits ou simplement meilleurs. Donc, très rapidement un joueur qui a passé des milliers d’heures à devenir le meilleur à un certain jeu peut voir sa carrière prendre un grand coup en voyant ce jeu perdre la faveur du public. Face à cette situation, celui-ci n’a qu’un choix : s’adapter en trouvant un nouveau jeu qu’il doit apprendre ou quitter sa carrière de joueur professionnel.

L’environnement des eSports est très rude, il demande de gros risques de la part de ceux qui souhaitent s’investir dans ce choix de carrière, mais depuis les dernières années, plusieurs organisations ont fait surface, telles que C9 et TSM, qui ont pour objectif d’encadrer et simplifier la vie de ces joueurs professionnels, en s’occupant de les loger, de leur trouver des commanditaires, de leurs offrir un équipement optimal, bref tout ce qu’il faut pour pouvoir se concentrer sur la victoire de tournois éventuels. Cela fait en sorte que ce nouvel environnement devient de plus en plus accessible à ceux qui ont le talent pour réussir dans ce milieu et donc de réduire les risques qui accompagnent ce choix de carrière.

Maxime Projean

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Laurence en Asie: Mai Chau

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Laurence Gwilliam

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SOURIS! La vie est un fromage!

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Notions de base pour débutant

Le fromage. D’abord utiliser comme simple moyen de conservation pour le lait, le fromage a par la suite connu un grand raffinement. Longtemps perçus comme un aliment de luxe, les fromages fins restaient très méconnus dans notre belle province. Bien entendu, l’on connait tout le célèbre cheddar, mais lorsque l’on désire sortir un peu de notre routine il est facile de se perdre et de se sentir envahi par toutes ses formes, couleurs, textures de tous les fromages disponibles devant nos yeux. Comment choisir une valeur sure? Comment s’assurer que le fromage sélectionné réponde à nos attentes? Voici donc quelques petites astuces pour s’y retrouver et mieux connaitre cet aliment tout simplement délicieux.

Premièrement, l’on peut diviser les fromages en grandes catégories en fonction de la texture :

  • Les pâtes fermes: comme le nom l’indique, ces fromages sont plus durs. Ils sont majoritairement pâles et ont parfois des trous. Ils sont parfaits pour être râpés et mis en gratin. On y retrouve notre merveilleux cheddar, mais aussi le gruyère, l’emmental parmi les plus connus. Bref tous les fromages ayant une texture plus dure au toucher.
  • Les pâtes molles: encore une fois le nom définit bien la catégorie. Il s’agit des fromages ayant une texture moelleuse et que l’on peut facilement étendre sur un pain. Elles ont un goût majoritairement plus doux. Le plus connu et le plus accessible sont le brie et le camembert.
  • Les pâtes demi-fermes: à mi-chemin entre les deux, les pâtes demi-fermes offrent une texture tendre sans être coulantes ou baveuses. Les plus célèbres sont l’Oka, le mozzarella et les goudas jeunes.

Ensuite, il y a le type de lait qui joue un rôle important :

Dans un fromage le lait est soit pasteurisé, thermisé ou cru. Le lait pasteurisé a été chauffé jusqu’à la température nécessaire à l’élimination de toute bactérie qui constitue le fromage ce qui donne généralement un fromage plus doux puisque ce sont celles-ci qui permettent le vieillissement du fromage. Le lait thermisé lui aussi a été chauffé, mais la température maximale n’a pas été atteinte laissant ainsi quelques bactéries. Puis enfin, le lait cru n’a pas été chauffé et contient donc toutes les bactéries permettant au fromage de vieillir et d’obtenir un goût plus prononcé.

  • Lait de vache: utiliser dans 95% des cas permet de créer des fromages très variés.
  • Lait de chèvre: beaucoup plus gouteux et prononcer, avec des saveurs un peu rustiques. Pour les débutants il est conseillé de commencer avec une chèvre non affinée (c’est-à-dire sans croute) à tartiner.
  • Lait de brebis ou de bufflonne: on en retrouve surtout dans les fromageries spécialisées, car ils sont plus rares. Ils sont souvent très doux avec une petite amertume qui les rend uniques.

Faut-il manger la croûte?

Cela dépend du type de croûte bien entendu!! Bien entendu lorsque la croûte est comestible elle contient beaucoup de saveur et ajoute donc au fromage.

  • Croûte pressée cuite : elle est très dure et souvent dans les teintes de bruns, elle ne se mange pas.
  • Croûte pressée non cuite : elle est beaucoup moins épaisse que la cuite et a souvent une couleur plus proche de l’intérieur du fromage, on peut la manger, mais pour certains fromages elle est moins intéressante que d’autres vous pouvez alors goûter avec et sans pour faire la différence.
  • Croûte lavée : elle est lisse. La croûte est formée par le frottement avec souvent de l’eau salée, mais dans certain cas avec de la bière ou du cidre ce qui ajoute au goût.
  • Croûte fleurie : cette croûte est totalement blanche et se retrouve sur les fromages à pâte molle comme les bries et les camemberts. Elle est formée grâce à une fleur de champignon entièrement comestible et donne au fromage un petit gout de champignon.
  • Croûte en cire : faite de cire elle n’est pas très bonne sous la dent.

Fromage bleu faut-il oser?

Les fromages bleus ont un goût très prononcé surtout pour les novices. Toutefois, lorsque l’on y est habitué ils sont délicieux. Un truc pour choisir son bleu est de regarder le niveau de « persillage » c’est-à-dire la quantité de bleu sur le fromage dans la grande majorité des cas plus il est persillé plus il est fort. Il devient également beaucoup plus accessible lorsqu’il est utilisé dans des recettes.

Avant de finaliser votre choix, n’oubliez pas de vérifier la fraicheur du produit puisqu’un fromage qui goute le plastique n’a rien d’intéressant. Bonne dégustation!

Virginie Achim-Demontigny

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Laurence en Asie: Hanoï

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Laurence Gwilliam

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Oui, Monsieur

«Qu’est-ce qu’on fait? On se crache dans les mains et on recommence!»

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Jacques Parizeau 9 août 1930 – 1er juin 2015

BLx

 

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Petit guide sobre, commode, simplement abrégé, objectivement ambitieux et révolutionnaire des titres de travaux longs, volumineux et désespérément interminables; une aventure ambigüe qui mène vers le malaise du lecteur, mais surtout, et c’est l’essentiel, vers une euphorie et/ou vers une mauvaise note du même lecteur: le guide pour tout titrier qui se respecte dans le plus substantifique des titres

Les titres sont d’une importance capitale et indubitable. C’est un fait indiscutable dont on ne peut nier l’importance ni discuter plus longtemps. Nous allons donc voir comment écrire un bon titre en énumérant les quelques étapes nécessaires à leurs excellentes et parfaites élaborations, en utilisant l’exemple comme méthode pédagogique dans les quelques succincts sous-titres qui suivent.

Trouvez le sujet de rédaction de votre travail que votre enseignant, professeur, mentor, régent, seigneur, patron, préfet, despote, tyran, maitre, ou autre personne se situant au-dessus de vous hiérarchiquement dans la situation d’énonciation dans laquelle se présente votre texte, qui ne sait pas écrire, mais qui vous utilise comme scribe vous aura fort probablement et gentiment donné au préalable, et terminer le travail en question qui ne devrait normalement pas être commencé la veille de la remise de celui-ci, à moins dun contretemps sérieux, comme une invasion-surprise de la Russie, un commentaire intelligent dun chroniqueur du Journal de Montréal ou la génération spontanée danimaux infernaux en direct dans son salon

Il est important de mentionner que le titre ne doit jamais être écrit ou achever avant la fin de la rédaction ou du travail, car le titre doit englober, décrire, gloser, voir diriger le lecteur dans l’herméneutique qu’il peut en faire; il est ainsi nécessaire de terminer la rédaction pour trouver le titre le plus parfait possible dans le meilleur des textes possibles.

Insérez le sujet de votre document, ainsi que tout autre mot relié et nécessaire à la finition de votre titre reliée par lutilisation des techniques mentionnées ici-bas en intra-sous-titre

  1. L’énumération excessive, chargée, intense, interminable, incroyablement longue, colossale et judicieuse de synonymes, antonymes et autres adjectifs pouvant être mentionnés, écrits, suggérés ou usurpés de façon logique dans le titre, dont lexpérience de lecture devrait donner le même effet au lecteur que lintra-sous-titre #1
  1. La répétition courte, mais furieusement violente, perturbante, qui dérange le lecteur par sa syntaxe trouble qui permet dincorporer de courte, mais efficaces, figure de titres à votre titre tel que vous laviez lu dans cet intra-sous-titre #2 à ne pas confondre avec lintra-sous-titre #1 ou #3 ou encore #4
  1. Lannexion impertinente, mais enrichissante pour le sujet de ce guide, cest-à-dire les longs titres, les évènements extérieurs au travail achevé, mais reliés, comme le fait que ce texte ne mentionne pas lidéologie communiste et laventure peu fantasmagorique dun collégien dans le coin sombre de linternet et les reptiliens, ou un meilleur exemple mentionné ici-bas éclairant les circonstances de création dudit titre

Cette technique comprend obligatoirement ce que nous allons appeler des sujets pour ce rapprocher ou s’éloigner de l’anecdote, comme cet exemple-ci tiré d’un de mes travaux;

Rapport sur le laboratoire de chimie:

Une épopée scientifique de deux élèves dhistoire et civilisation au labo de chimie;

Expérience de chimie concernant lacide, un catalyseur et de la température doublé dune autre expérience sur la formation de précipité et la fin tragique dun bécher au fond dun évier

Cette technique peut aussi servir à insérer une déception ou autre émotion;

Rapport sur le laboratoire de physique :

La seconde épopée scientifique de deux élèves dhistoire et civilisation qui commença au labo de chimie et qui se termine au labo de physique;

Expérience de physique concernant deux billes, une table, deux mètres de comptoir, du papier carbone et qui malheureusement na pas grand-chose à avoir avec la physique quantique et les trous noirs.

  1. La technique classique de tout bon aspirant titrier qui consiste à utiliser les mots « épopée» et « glorieux » dans tous les titres quil conçoit avant que lillumination des possibilités littéraires infinies ne vienne magnifier les déjà somptueuses et méthodologiquement rigoureuses pages de présentations de ses travaux

Voici quelques conseils rapides se trouvant sous un titre beaucoup trop allongé sur son propre sujet (il sagit en effet dun métatitre), soit le sous-titre quil représente dans ce guide sur les longs titres, pour achever un titre digne des phrases de Descartes ou aussi péniblement infini que la stupidité et la cruauté humaine comme en témoigne certaines œuvres (voir « Petit guide simple, simplet, simplement court et objectivement ambitieux et révolutionnaire des titres de travaux longs, volumineux et désespérément interminables, une aventure ambigüe qui mène vers le malaise du lecteur, mais au final, vers une euphorie ou vers une mauvaise note du même lecteur ou le guide pour tout titrier qui se respecte »)

Ne jamais mettre de point à la fin d’un titre; ce serait suggérer qu’il y ait une fin à vôtre titre, et tout titrier sait pertinemment que tout titre n’est jamais terminé, car, et on laissera le lecteur en proie à cette douloureuse interrogation, le titre allégorise un texte qui n’est jamais potentiellement fini, ce qui explique que cette phrase n’a pas de fin, ou pour dire autrement, la

Yannick Roy

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« Ennemi », un film de Denis Villeneuve

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Louise Bourgeois, Maman, Musée des Beaux Arts du Canada

Ennemi est un film réalisé par Denis Villeneuve avec pour acteur Jake Gyllenhaal, Sarah Gadon, Mélanie Laurent et Isabella Rossellini. Ce film de suspense, est une histoire qui raconte les débâcles psychologiques de deux personnages joué par le même acteur (Jake Gyllenhaal) : Adam Bell (qui est un simple professeur d’histoire qui partage sa vie monotone avec sa fiancée Mary (Mélanie Laurent)) et Anthony St. Claire (qui est un acteur marié à une jeune femme enceinte (Sarah Gadon) et à une vie extravertie).[1]

L’histoire débute réellement lorsqu’Adam Bell se voit jouer dans un film. Celui-ci mène sa petite enquête sur cet homme qui se révèle être un homme tout à fait différent. Plus le film avance plus il y a d’indice sur le fait que ces deux hommes partagent le même corps. La photo déchirée qui représente lui et sa femme dont il réussit à retrouver la deuxième moitié lorsqu’il fouille les choses d’Anthony St. Clair. La visite de la femme enceinte à l’école d’Adam Bell lorsque celle-ci voit qu’il ne la reconnait pas. L’appel téléphonique lorsque Adam Bell se fait reconnaitre par la femme enceinte et qu’elle le confond avec Anthony. Lorsqu’il parle avec sa mère en lui demandant s’il est bien le son seul enfant.

Deux mentalités opposées et deux situations différentes. Cette situation qui est due au fait qu’Anthony St. Clair se sent prisonnier par sa femme et l’enfant que celle-ci attend. Plusieurs scènes avec des araignées (femmes) démontrent un certain dégoût et répulsion face à l’avenir rempli d’obligations. Ces scènes évoque le chef d’œuvre de Louise Bourgeois « Maman » qui évoque la maternité et la femme[2]. C’est alors qu’Anthony cherche à fuir cette réalité et qu’il crée ce dédoublement de personnalité qui lui sert d’échappatoire momentané vers une vie où il ne dépend de personne et qu’il vit simplement comme bon lui semble. Mené par ses pulsions et ses désirs de liberté il trompe sa femme avec Mary (la copine d’Adam Bell).

Plus l’histoire avance, et une certaine confrontation entre les deux personnalités vient à éclater : Adam Bell se retrouve avec la femme de son dédoublement et Anthony St. Clair part avec Mary. Un accident arrive à Mary et Anthony ce qui provoque leur « mort », mais aussi un fait qu’il ne faut pas oublier c’est qu’il est impossible de se retrouver à deux endroits en même temps. C’est alors qu’on peut comprendre que le côté plus calme et bon d’Anthony St. Clair survie et que le mauvais disparait.

Avec cette disparition un élément marquant et très important du film nous revient : « tous les grands moments surviennent deux fois. La première fois, c’est une tragédie. La deuxième fois, c’est une farce. » C’est alors que le nouveau Anthony St. Clair est soumis à nouveau à la tentation de retourner dans un club sélecte, là où toute l’histoire commence.

En conclusion, ce film révèle les caprices de la mentalité d’un homme qui craint pour sa liberté. Il recherche un moyen de s’éloigner de cette vie, sans toutefois la perdre. Une certaine psychose l’amène à fuir cette réalité qui c’est certainement déjà produite et continuera à se produire tant qu’il n’aura pas fait de sacrifice : sa liberté ou sa femme. Tout cela ramène à l’idée même que le monde est devenu dénué de sens logique et sacré.

Gabriel Poirier

[1] http://www.cinoche.com/films/ennemi/index.html

[2] Un autre de mes amis semble dire simplement : qu’il a une araignée dans le plafond.

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Bonne fête Bob!

Bob Dylan, né le 24 mai 1941, a 74 ans aujourd’hui.

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En entrevue en 1965

Eat The Document, documentaire réalisé par Dylan en 1972

Ouverture du film « I’m not there »

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Laurence en Asie: Ho Chi Minh

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Laurence Gwilliam

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Pendant ce temps, à Varanasi, sur la rive gauche du Gange

 

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BLx

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Laurence en Asie: Angkor Wat

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Laurence Gwilliam

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OK, c’est prouvé, le hip hop existe!

La «révolution» hip-hop prouvée par des algorithmes

Le Devoir – AFP 7/05/15

Paris — De tous les styles musicaux des 50 dernières années, aucun n’a bouleversé le monde de la musique comme le hip-hop, affirment des chercheurs qui ont étudié au moyen d’algorithmes et de graphiques l’évolution de la pop.

Plus que le disco, le funk ou le heavy metal, le hip-hop et le rap apparaissent comme« l’événement le plus marquant du paysage musical américain » au cours de cette période, estiment ces scientifiques dans une étude parue mercredi dans le journalRoyal Society Open Science.

Le hip-hop est né dans les quartiers défavorisés du Bronx à New York. Son arrivée sur le marché du disque a clairement modifié la pop, selon ces travaux. Et notamment en 1991 lorsque des artistes comme LL Cool J ont émergé sur la scène musicale.

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Armand Leroi, un biologiste spécialiste de l’évolution à l’Imperial College de Londres, et Matthias Mauch, chercheur en informatique à l’Université Queen Mary de Londres, ont retranscrit en algorithmes et graphiques informatiques les différentes caractéristiques de morceaux de musique entre 1960 et 2010.

Les chercheurs se sont fondés sur l’étude d’environ 17 000 titres de l’US Billboard Hot 100, le classement hebdomadaire des morceaux les plus populaires aux États-Unis, isolant les différentes caractéristiques des chansons comme la fréquence de certains accords et les types d’instruments ou de voix.

« Et, sans surprise, pour la plupart, les caractéristiques des chansons changent peu d’une année sur l’autre, précise Armand Leroi. Mais par moments, les différences deviennent plus flagrantes et, sur quelques années, les choses évoluent rapidement. Ce sont ces années-là que nous qualifions de “révolutionnaires” 

Trois « révolutions » ont été mises en évidence — en 1964, en 1983 et en 1991 —, la dernière étant de loin la plus importante aux yeux des chercheurs.

Celle de 1964 a été marquée par le développement de plusieurs styles en même temps, met en exergue l’étude. Notamment la soul, le rock et le doo wop, une variante du rhythm and blues. Celle de 1983, par le new wave, le disco et le hard rock.

Mais en 1991, c’est clairement le hip-hop, juge Armand Leroi. Avec une nette augmentation des chansons aux « discours énergiques » et « sans accords ». « Le hip-hop a explosé, semblant venir de nulle part », explique-t-il à l’AFP.

Le hip-hop était là depuis les années 80, mais sous une forme plus confidentielle, pratiqué dans les rues de New York et de Los Angeles. Et puis soudain, il a envahi les palmarès.

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BLx

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Socrate et la construction de l’identité

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Une lecture de l’Apologie de Socrate

Socrate existe doublement en deux discours, soit celui que construit Socrate et celui que construit ses accusateurs. Il y a une distinction fondamentale que nous expliciterons entre un «moi», et un «autre», et cela pose un regard sur la question de l’identité, ou d’un jeu qu’il est possible de faire entre une multiplicité d’identités pour la même personne. Socrate met cela en place dans un lieu de parole en-dehors de la sophistique, ce qui n’est pas innocent du tout. Ce lieu de parole pose évidemment certains problèmes: pourquoi cette distinction est faite, quel est la place de la parole et de la rhétorique dans le discours de Socrate en particulier, et en quoi cela renforce le «moi» qu’il tente de définir?

Dès la deuxième phrase du texte, la question du moi, de l’identité est déjà présente: «[En écoutant les accusateurs], j’ai presque oublié qui je suis, tant leurs discours étaient persuasifs.»[1] Cette citation met clairement en évidence le double Socrate. Celui des accusateurs est suffisamment construit rhétoriquement pour qu’il soit persuasif, car même Socrate croit s’oublier (ce qui évidemment une ironie que l’on saisit seulement après avoir lu le texte au complet). La raison qui apparaît évidente pour Socrate d’établir cette distinction, c’est qu’il est nécessaire de le faire pour pouvoir distinguer ce que les sophistes disent sur lui et ce qu’il est réellement, c’est-à-dire que la distinction est nécessaire pour déconstruire le discours de l’identité de Socrate des sophistes pour ensuite reconstruire cette identité à partir de lui-même. Il y a donc une différence entre le Socrate figuré, qui est seulement, pourrait-t-on dire, un signifié des sophistes, et un Socrate qui s’auto-signifie, qui se trouve a être le vrai Socrate. Le signe Socrate pose donc un problème ici, puisque le signifiant est le même, et ce qui est signifié diffère (c’est l’arbitraire du signe).[2] Le «moi» socratique se définit donc dans l’espace du signifié, et la déconstruction/réfutation du discours des sophistes se trouve à être finalement un «redressement» du signe Socrate vers ce que Socrate pense être lui-même (c’est le fameux «connais-toi toi-même»). Cette affirmation du «je» socratique est fondamentale, car elle donne à la philosophie un tournant plus «subjectif» (en apparence du moins), car l’identité de Socrate se trouve à être une des questions de fond qui travers l’Apologie, question qui s’articule autour et dans la parole.

«Qu’ils n’aient point rougi à la pensée du démenti formel que je vais à l’instant donner, cela m’a paru de leur part le comble de l’impudence, à moins qu’ils n’appellent habile à parler celui qui dit la vérité. […] Quoi qu’en en soit, je vous répète qu’ils n’ont rien dit ou presque rien qui soit vrai. […] Je ne vous dirai que l’exacte vérité. […] Ce ne sont pas des discours parés de locutions et de termes choisis et savamment ordonnés que vous allez entendre, mais des discours sans art, faits avec les premiers mots venus. Je suis sûr de ne rien dire que de juste; qu’aucun de vous n’attende de moi autre chose.»[3] Socrate, dans cet extrait, met clairement en place le discours des sophistes, qui, de par leurs artifices, semble véritable. Il met également en place son discours, qui se veut vrai et juste. Le «moi» socratique est en dehors du langage des sophistes, en dehors de la rhétorique. Son «éthos» se situe dans un au-delà du langage qui renvoie à une identité profonde et cachée qu’il faut exposer comme défense contre la construction des autres.

Voyons les trois accusations de Socrate: il est accusé de ne pas reconnaître les dieux de l’État, d’introduire de nouvelles divinités dans la cité et de corrompre la jeunesse. Or, à plusieurs reprises, Socrate affirme que les dieux existent, et s’il médite comme il le fait sur les paroles de l’oracle de Delphes, c’est qu’il croit au moins à ce dieu (Apollon), si et bien si sa parole n’est pas prise comme une marque d’ironie. Comme Socrate croit aux dieux de la cité, l’accusation d’introduire de nouvelles divinités se défait d’elle-même. Quant à l’accusation de corruption de la jeunesse, Socrate affirme qu’il a atteint un tel degré d’ignorance que même s’il corrompait la jeunesse, c’est de manière involontaire. Dans un cas comme dans l’autre, Socrate se retrouve innocent, et il aurait plutôt besoin d’une éducation afin que cela ne se reproduise plus.[4] Socrate est en-dehors du langage des sophistes, et il se construit dans un espace autre. Or, Socrate aussi utilise certains procédés rhétoriques, certaines tournures de phrases avantageuses. L’identité de Socrate défini par lui-même se trouve quand même dans l’espace d’une certaine rhétorique, d’un langage, qui n’est que plus fort (oralement) que celui des sophistes. Le Socrate que Platon dessine au long de ses nombreux dialogues n’est défini que par le langage qu’il adopte, c’est-à-dire que les actions de Socrate sont finalement peu importantes. La différence entre les sophistes et Socrate ne réside pas dans l’outil utilisé (en l’occurrence le langage), mais plutôt dans la fonction de cet outil: pour les sophistes, le langage/la rhétorique (qui se confondent) est une fin en soi, alors que chez Socrate, elle sert à examiner les propositions, découvrir les incohérences de ces propositions, et de les faire tomber d’elle-même pour en arriver à découvrir une vérité.

Le «moi» que Socrate défend est un «moi» bâti rhétoriquement malgré tout. Alors, quand nous nous posons la question de la place de la parole dans le discours de Socrate, et en quoi cela renforce le «moi» qu’il tente de définir, nous nous retrouvons face à un paradoxe: Socrate se «définit rhétoriquement» avant de se définir «ontologiquement», tout en accusant les sophistes d’utiliser des discours parés de belles locutions. Que faire de ce paradoxe? Même si Socrate a une volonté qui paraît beaucoup plus noble (découvrir la vérité), il reste que la rhétorique est son outil, même si celle-ci n’a pas la même fin que celle des sophistes. Le «Socrate» que Socrate décrit n’a pas comme point de départ la subjectivité, l’expérience que Socrate vit de lui-même; il est plutôt construit dans un contre-argumentaire contre les sophistes. De plus, Socrate est souvent ironique, ce qui rend son identité encore plus ineffable, difficile à cerner, ce qui n’est pas sans conséquence dans le verdict final.

Le «moi» socratique, même s’il peut sembler étonnamment moderne à un premier niveau de lecture, ne l’est pas réellement. Le «je suis, j’existe»[5] de Descartes n’est pas le même «je», à la fois dans un sens premier (Socrate n’est pas Descartes et inversement), mais aussi dans la définition, l’origine de ce «je». Le cogito cartésien est sensible, a comme départ l’expérience de la conscience, alors que le «moi» de Socrate se défini davantage de façon «intelligible», en ce sens que Socrate tente de modifier l’idée de Socrate dans la tête de ses accusateurs. Le «moi» se trouve alors dans deux espaces: dans le cas de Descartes, c’est un moi sensible, subjectif et intérieur, alors que dans le cas de Socrate, le «moi» est dans l’esprit des autres avant d’être intérieur. Les rapports entre rhétorique, vérité et identité sont donc fondamentaux dans la construction vraisemblable de l’idée de Socrate, et c’est en ce sens que le «moi» socratique n’est pas moderne, car la subjectivité moderne est ontologique, non rhétorique, du moins a priori. Le lieu de l’identité peut se trouver à la fois dans un espace public et un espace privé. En l’occurrence, l’identité de Socrate telle que décrite dans l’Apologie est d’ordre public. Ainsi, le procès de Socrate n’est pas tant la défense d’une personne que d’une idée, qui est celle de la représentation publique de Socrate. Il serait aussi intéressant de méditer sur les liens à faire entre les dichotomies publique/privée et sensible/intelligible. L’appartenance de l’intelligible à l’aspect public des choses nous mène à nous interroger sur la construction et le changement de l’identité publique par rapport à ses effets sur la sensibilité privée et inversement dans notre rapport à la réalité.

[1] Platon, 17a.

[2] Je renvoie au Cours de linguistique générale de F. de Saussure, particulièrement la section sur la sémiologie.

[3] Platon, 17b.

[4] Idem.

[5] René DESCARTES. Méditations métaphysiques, Première méditation.

Kevin Berger Soucie

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