À 17 ans, celui qui allait devenir le réalisateur de 2001, l’Odyssée de l’espace, d’Orange mécanique et de The Shining, Stanley Kubrick prend des photos à New York
Source et d’autres photos: deMilked.com
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Source: AFP via Journal de Montréal
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La tombe du philosophe allemand (1818-1883), qui se trouve dans un cimetière londonien, a été vandalisée lors d’une attaque délibérée, ont déclaré à l’AFP les responsables de l’association The Friends of Highgate Cemetery Trust qui s’occupe du cimetière. Les dégâts ont été découverts lundi.
La partie la plus ancienne et la plus fragile du monument, une plaque de marbre mentionnant les noms des personnes enterrées, a été frappée à plusieurs reprises à l’aide d’un instrument métallique contondant, ont-ils précisé.
L’auteur du Capital est l’un des résidents les plus connus du cimetière de Highgate, dans le nord de Londres. Ironie de l’histoire, pour venir se recueillir sur la tombe de l’auteur du Manifeste du parti communiste et pourfendeur du capitalisme, il faut payer un billet d’entrée dans ce cimetière où est aussi enterré l’écrivain George Eliot. Karl Marx a déménagé à Londres en 1849 et a vécu dans la capitale britannique jusqu’à sa mort, en 1883.
Il avait déjà été pris pour cible. Le buste avait été enlevé, attaqué à l’aide d’une bombe artisanale dans les années 70 et enduit de peinture et de slogans.
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Transcription du testament politique de François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier
Prison de Montréal,14 février 1839, 11 heures PM
Le public et mes amis en particulier attendent peut-être une déclaration sincère de mes sentiments. À l’heure fatale qui doit nous séparer de terre, les opinions sont toujours regardées et reçues avec plus d’impartialité. L’homme chrétien se dépouille en ce moment du voile qui a obscurci beaucoup de ses actions pour se laisser voir en plein jour. L’intérêt et les passions expirent avec son âme. Pour ma part, à la veille de rendre mon esprit à son Créateur, je désire faire connaître ce que je ressens et ce que je pense.
Je ne prendrais pas ce parti si je ne craignais qu’on ne représentât mes sentiments sous un faux jour. On sait que le mort ne parle plus et la même raison d’État qui me fait expier sur l’échafaud ma conduite politique pourrait bien forger des contes à mon sujet. J’ai le temps et le désir de prévenir de telles fabrications et je le fais d’une manière vraie et solennelle, à mon heure dernière, non pas sur l’échafaud environné d’une foule insatiable de sang et stupide, mais dans le silence et les réflexions du cachot. Je meurs sans remords. Je ne désirais que le bien de mon pays dans l’insurrection et l’indépendance.
Mes vues et mes actions étaient sincères et n’ont été entachées d’aucun [des] crimes qui déshonorent l’humanité et qui ne sont que trop communs dans l’effervescence des passions déchaînées. Depuis 17 à 18 ans j’ai pris une part active dans presque toutes les mesures populaires, et toujours avec convictions et sincérités. Mes efforts ont été pour l’indépendance de mes compatriotes. Nous avons été malheureux jusqu’à ce jour. La mort a déjà décimé plusieurs de mes collaborateurs. Beaucoup gémissent dans les fers, un plus grand nombre sur la terre de l’exil, avec leurs propriétés détruites et leurs familles abandonnées sans ressources aux rigueurs d’un hiver canadien. Malgré tant d’infortune, mon coeur entretient encore son courage et des espérances pour l’avenir. Mes amis et mes enfants verront de meilleurs jours, ils seront libres. Un pressentiment certain, ma conscience tranquille me l’assurent. Voilà ce qui me remplit de joie lorsque tout est désolation et douleur autour de moi. Les plaies de mon pays se cicatriseront.
Après les malheurs de l’anarchie d’une révolution sanglante, le paisible Canadien verra renaître le bonheur et la liberté sur le Saint-Laurent. Tout concourt à ce but; les exécutions même. Le sang et les larmes versés sur l’autel de la liberté arrosent aujourd’hui les racines de l’arbre qui fera flotter le drapeau marqué des deux étoiles des Canadas. Je laisse des enfants qui n’ont pour héritage que le souvenir de mes malheurs. Pauvres orphelins; c’est vous que je plains. C’est vous que la main sanglante et arbitraire de la loi martiale frappe par ma mort. Vous n’aurez pas connu les douceurs et les avantages d’embrasser votre père aux jours d’allégresse, aux jours de fête. Quand votre raison vous permettra de réfléchir, vous verrez votre père qui a expié sur le gibet des actions qui ont immortalisé d’autres hommes plus heureux. Le crime de votre père est dans l’irréussite. Si le succès eût accompagné ses tentatives, on eût honoré ses actions d’une mention respectable. « Le crime fait la honte et non pas l’échafaud. » Des hommes d’un mérite supérieur au mien m’ont déjà battu la triste carrière qui me reste à courir de la prison obscure au gibet. Pauvres enfants! Vous n’aurez plus qu’une mère tendre et désolée pour soutien [et] si ma mort et mes sacrifices vous réduisent à l’indigence, demandez quelques fois en mon nom, je ne fus pas insensible aux malheurs de l’infortune.
Quant à vous mes compatriotes! Puisse mon exécution et celle de mes compagnons d’échafaud vous être utiles. Puissent-elles vous démontrer ce que vous devez attendre du gouvernement anglais. Je n’ai plus que quelques heures à vivre, mais j’ai voulu partager ce temps précieux entre mes devoirs religieux et ceux dus à mes compatriotes. Pour eux, je meurs sur le gibet de la mort infâme du meurtrier, pour eux je me sépare de mes jeunes enfants, de mon épouse, sans autre appui que mon industrie et pour eux je meurs en m’écriant : Vive la Liberté, Vive l’indépendance.
Chevalier de Lorimier
Source: Une copie du testament politique du patriote De Lorimier trouvée à Rimouski, Radio-Canada
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Une légende de son vivant. Tout à la fois, journaliste sportif, gros parieur aux courses de chevaux, flambeur et batailleur, imitateur d’Elvis Presley, il a connu de l’intérieur les milieux du hockey, de la boxe, de la lutte, du baseball et des clubs de nuit. Et quel conteur!
Le journaliste T-Guy Emond est décédé, Journal de Montréal, 6/02/19
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Festival International du film sur l’art
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La Jeunesse d’Aristote, Charles Degeorge, 1875. Musée d’Orsay.
Platon appelait son disciple Aristote «le liseur». Cette photo a été prise par ma soeur qui se ballade à Paris.
Christiane Gauthier
Une immense toile du dix-septième siècle a été découverte à Paris, l’été dernier, lors de travaux de rénovation effectués pour installer une boutique de mode pour la marque Oscar de la Renta.
Dans le cours de leurs travaux, les ouvriers ont mis à jour une toile immense derrière le mur actuel, représentant le Marquis de Nointel arrivant à Jérusalem. Il était ambassadeur de Louis XIV auprès de la cour de l’Empire Ottoman. L’image est spectaculaire, tant par son format que par sa facture. Selon des experts du Musée du Louvre, l’auteur en serait un certain Arnould de Vuez, un peintre ayant travaillé avec Charles Le Brun, lui-même étant le premier peintre au service de Louis XIV et architecte des intérieurs du Château de Versailles. La toile, doublée de gaze et littéralement collée au mur devra rester en place, car la déplacer risquerait de l’endommager. Des restaurateurs s’appliquent à la nettoyer afin de révéler ses couleurs d’origine masquées en partie par des vernis anciens. Mais un mystère demeure : pourquoi fut-elle dissimulée de façon si radicale ? On pense qu’on l’aurait dérobée aux regards lors de la Deuxième Guerre mondiale, on sait le danger que couraient les œuvres d’art à cette époque.
Le travail de restauration devrait être terminé au printemps prochain. Gageons que la boutique sera visitée pour autre chose que les robes et les accessoires de mode dernier cri. L’ancien et l’historique auront peut-être le dessus sur l’éphémère et l’obsession de la nouveauté…
Source: The Treasure Behind the Wall, The New York Times, 21/01/19
Christiane Gauthier
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Jani Leinonen, McJesus (2015)
Source: Marianne, 14/01/19
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L’Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers(1751-1772), codirigée par Diderot, D’Alembert et Jaucourt, constitue la plus vaste entreprise éditoriale du XVIIIe siècle, par le nombre des forces humaines mobilisées, l’étendue des savoirs convoqués, et son retentissement en Europe.
La publication de cet « ouvrage immense et immortel » (Voltaire), dont la première édition rassemble 28 volumes, quelque 74 000 articles et près de 2 600 planches, s’étend sur plus de 25 ans.
Autorisée par un privilège de librairie (1746), elle est censurée alors que deux tomes sont déjà imprimés (1752), puis tolérée (1753), à nouveau interdite et condamnée à la destruction (1759), et enfin poursuivie grâce à une permission tacite (1759-1772). Et, parce qu’elle constitue une entreprise commerciale à succès, elle connaît immédiatement réimpressions et contrefaçons.
Pour la première fois, une édition critique de l’Encyclopédie voit le jour.
Réalisée au format numérique et menée de façon collaborative par plus de 120 chercheurs de tous horizons, elle vise l’annotation progressive des articles et des planches, en mobilisant l’ensemble des connaissances sur l’ouvrage.
Pour accéder à L’Encyclopédie, allez sur le site dédié.
Source: AL ActuaLitté
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