15 février 1939

Montréal, 15 février 1839, pendaison des Patriotes. «Je me souviens».

«Je meurs sans remords. Je ne désirais que le
bien de mon pays dans l’insurrection, et son
indépendance ; mes vues et mes actions étaient
sincères, n’ont été entachées d’aucuns crimes qui
déshonorent l’humanité et qui ne sont que trop
communs dans l’effervescence des passions
déchaînées. Depuis dix-sept à dix-huit ans, j’ai
pris une part active dans presque toutes les
mesures populaires, et toujours avec conviction et
sincérité. Mes efforts ont été pour l’indépendance
de mes compatriotes.»

Chevalier de Lorimier, Dernières lettres d’un
condamné

Poster un commentaire

Classé dans Culture et société, Histoire, Histoire et civilisation, Philosophie, Politique

Montréal 1947

Hôtel Saint-James, Archives de Montréal

Poster un commentaire

Classé dans Art, Cinema, Culture et société, Histoire, Histoire et civilisation, Photos

Irréductibes Québécois!

Poster un commentaire

10 janvier 2025 · 2:13

Bonne Année!

Poster un commentaire

Classé dans Art, Culture et société, Féminisme, Histoire et civilisation, Musique, Politique, Religion

Joyeux Noël!

Giotto, Nativité, 1304

Poster un commentaire

Classé dans Culture et société, Histoire, Histoire et civilisation, Religion

De la relativité

Poster un commentaire

18 décembre 2024 · 11:35

« Je vous serre la main, poète»

Poster un commentaire

17 décembre 2024 · 4:39

Les Franco-Américains

Les Franco-Américains,
entre résistance et survivance

Dans Une race d’étrangers, David Vermette retrace l’histoire de la migration
des Canadiens français aux États-Unis et de la discrimination dont ils ont fait l’objet

Caroline Montpetit, Le Devoir, 9/12/24

«(…) David Vermette compare les Franco-Américains de l’époque aux Mexicains qui traversent aujourd’hui en masse les frontières au sud des États-Unis. Si les Canadiens français de l’époque n’étaient des immigrants « illégaux » aux États-Unis, c’est entre autres parce qu’il n’y avait pas autant de contrôle aux frontières.

« Il y a beaucoup de similitudes entre les Franco-Américains de l’époque et les Mexicains qui vont vivre aux États-Unis aujourd’hui. C’est vrai tant dans la façon dont ils sont reçus que sur le plan de leur identité. Les francophones et les Mexicains parlent des langues latines et ils sont catholiques romains. Ils emportent avec eux leur langue et leurs coutumes, qu’ils semblent vouloir préserver aux États-Unis. Tout ça est très menaçant pour la population anglo-protestante », dit-il. »

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

La voix de Freud

Freud Museum London

Poster un commentaire

Classé dans Art, Culture et société, Féminisme, Histoire, Histoire et civilisation, Lettres, Philosophie, Politique, Religion, Science

Québec, USA?

Le Canada américain, de George Washington à Donald Trump

Dave Noël, Le Devoir, 7/12/24

« (…) L’adhésion du Bas-Canada, l’ancêtre du Québec, aux États-Unis est l’une des issues possibles de la lutte armée qui s’annonce à l’été 1837 entre les patriotes canadiens et les forces du régime. En témoigne la manifestation de Sainte-Scholastique, où le tricolore vert, blanc et rouge des partisans de Louis-Joseph Papineau flotte aux côtés du Stars and Stripes et d’un énigmatique drapeau sur lequel est peint un aigle tenant une feuille d’érable au bec.»

Poster un commentaire

Classé dans Culture et société, Histoire, Histoire et civilisation, Politique

L’exécution du Che

Le 9 octobre 1967 Ernesto Che Guevara fut exécuté à La Higuera par l’armée bolivienne.

Le corps du Che

Poster un commentaire

Classé dans Culture et société, Histoire, Philosophie, Photos, Politique

Grande et petite histoire

Grande et petite histoire chez Thomas Chapais

Karim Chahine, Le Devoir, 1/10/24

Le 24 novembre 1916, Thomas Chapais inaugure une série de cours publics donnés à l’Université Laval sur l’histoire du Canada devant une salle comble, où se trouvent des personnages d’envergure. Chapais commence son cours avec le dénouement de la guerre de la Conquête, à partir de ce qu’il nomme « la dernière heure de la Nouvelle-France », et il le conclut avec l’avènement de la confédération en 1867. Cette dernière date représente, selon lui, l’apogée de l’autonomie politique et de la bonne entente entre les deux peuples fondateurs.

En publiant son Cours d’histoire du Canada sous forme de livre, Chapais se tourne résolument vers ce qu’il nomme la grande histoire. Bien conscient des questions formelles liées à l’écriture de l’histoire dans une synthèse, il spécifie que le cours, contrairement à̀ un ouvrage exclusivement produit pour la lecture, « doit viser davantage au tableau d’ensemble et à l’accentuation plus vive des faits, des moments caractéristiques ».

De façon analogue, la notion de « vue d’ensemble » revient dans les quatre avant-propos qui ponctuent le Cours d’histoire du Canada, tout comme celle de « grandes lignes » qu’on retrouve à plusieurs endroits dans l’ouvrage. Ces « grandes lignes » marquent un changement dans la focale de l’historien.

C’est au moyen de ces notions que Chapais analyse le travail de Bossuet et son fameux Discours sur l’histoire universelle qu’il range parmi les synthèses : « Bossuet est arrivé au terme de la course qu’il s’est assignée à travers les siècles et les évolutions de l’humanité. Et se recueillant un moment, [il jette] son regard d’aigle sur ce vaste champ de fluctuations et de transformations des États et des peuples… »

Narration

Thomas Chapais associe « la voix narrative à un oeil, à une position physique », ici au regard d’un aigle, analogie qui n’est pas sans rappeler le surnom d’« Aigle de Meaux » de Bossuet. Cette position en hauteur se rapporte à la conception que se fait Chapais de la grande histoire et de son cadre synthétique.

La notion de « grandes lignes » et l’idée d’un fil conducteur à refaire nécessitent une perspective nécessairement plus reculée et une focale moins serrée. Cela est encore plus vrai lorsqu’il est question d’un ouvrage de huit tomes couvrant plus de deux siècles d’histoire.

C’est l’imagination qui met en oeuvre, qui rassemble et dispose, qui colore et anime, qui insuffle une vie nouvelle aux personnages couchés dans le tombeau.

Ce point de vue synthétique se distingue de celui adopté pour la monographie, qui aborde généralement un élément précis ou, du moins, un espace temporel ou géographique plus restreint. Pour traiter de l’évolution politique des Canadiens français depuis la Conquête à travers une longue série de leçons, Chapais spécifie que, « de manière à ne pas trop fatiguer l’attention d’un auditoire bienveillant, il convenait de procéder surtout par vues d’ensemble en même temps que par étapes nettement indiquées ».

Le découpage des différentes parties de la synthèse en vient donc à acquérir une importance didactique qui permet notamment de conserver l’attention de l’auditoire et du lecteur. L’approche qui mise sur ces tableaux peut être qualifiée de « poétique », notamment lorsque l’on s’attarde aux adjectifs qui les accompagnent : « triste tableau », « tableau d’un sombre coloris », « tableau d’une émouvante et terrifiante beauté », « sombre tableau ».

Photo: BAnQ (1946)Historien et journaliste, Thomas Chapais a également mené une longue carrière en tant qu’homme politique.

Émotion

Les mots utilisés renvoient à une volonté de créer une émotion à travers une impression rendue possible par la double vocation que Chapais prête l’histoire, à la fois science et art. Il va même jusqu’à affirmer que l’imagination est une qualité nécessaire de l’« historien véritable », car la science et l’érudition ne permettent qu’un travail de recension des faits et des dates.

« C’est l’imagination, écrit Chapais, qui met en oeuvre, qui rassemble et dispose, qui colore et anime, qui insuffle une vie nouvelle aux personnages couchés dans le tombeau, et qui redonne au passé la figure et l’accent qu’il avait eus un jour avant d’être obscurci par les ombres du temps. »

Malgré tout, à travers cette détermination à créer quelque chose de beau sans sombrer dans le fabuleux, une tension est perceptible entre la volonté d’accentuer les faits et celle de rendre aux choses leur juste proportion. L’accentuation peut-elle demeurer méthodologiquement contrôlée grâce à la saine critique historique ? C’est du moins la prétention de Chapais qui s’attribue « le mérite d’un effort constant et énergétique pour atteindre l’exactitude et respecter la justice » dans le but d’éviter à la fois l’exagération et l’atténuation.

En faisant tendre la finalité de l’accentuation vers le respect d’une certaine idée de la justice, Chapais prolonge cette proximité précédemment évoquée entre la posture du juge et celle de l’historien. Cette posture impartiale, mais non pas impassible, donne donc, comme nous le disions, une certaine latitude à l’historien, maître de sa plume.

Revue d’histoire de l’Amérique française

1 commentaire

Classé dans Art, Culture et société, Histoire, Histoire et civilisation, Lettres, Philosophie, Photos, Science

Ruine, fragment, mémoire

Poster un commentaire

28 septembre 2024 · 11:18

Le déchet, notre part maudite

Stéphane Baillargeon, Notre part maudite, Le Devoir, 9/09/24

«Interviewer un auteur et l’entendre citer Georges Bataille (1897-1962), ce n’est pas ou ce n’est plus si courant, et même assez rare en vérité. Si l’interview porte sur les vidanges et que l’auteur questionné parle d’autorité, étant lui-même vidangeur depuis deux décennies, on atteint le niveau de l’exceptionnelle exception quand surgit le nom de l’écrivain philosophe français.

« Le plus révélateur dans le déchet, c’est l’invisibilisation, dit Simon Paré-Poupart, qui vient de faire paraître Ordures ! Journal d’un vidangeur, chez Lux. Notre société surconsommatrice ne veut pas voir ce qu’elle produit et finit par jeter. Elle enfouit en dehors des villes. Elle envoie le recyclage à l’autre bout de la planète. Elle met le travailleur qui le cache à la marge. Georges Bataille parlait de “la part maudite”. Le déchet est notre part maudite. Celle qu’on ne veut pas voir, celle qui nous confronte à ce qu’on fait, à ce qu’on est. » »

Poster un commentaire

Classé dans Art, Culture et société, Histoire, Philosophie, Politique, Science

Paris, Grand Palais, JO 2024

2 Commentaires

7 août 2024 · 2:23