Archives de Tag: philosophie

Nécessaire clarification

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Une histoire de la philosophie

The History of Philosophy Summarized and Visualized

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Bonne rentrée!

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Pendant ce temps à Paris

Pour cette année, le sujet du concours de philosophie de l’École Normale Supérieure: «Expliquer».

expliquer CCtu8aXWgAAMJ3Y

Le déroutant sujet de philo au concours de Normale sup

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Pour la journée des femmes

cambridge641241cambridge.org

Premier chapitre disponible ici en version pdf

1
SABINA LOVIBOND
Feminism in ancient philosophy
The feminist stake in Greek rationalism
Introduction
Despite the internal diversity of extant `ancient philosophy’, it has generally
been agreed that the main intellectual legacy of classical Greece and Rome
to the modern world is the idea of the value of truth and the capacity of
human reason to discover it. This idea, powerfully expressed in the
dialogues of Plato and in the more systematic teaching of Aristotle, has
provided an implicit point of reference ± usually, though not invariably,
positive ± for all subsequent `philosophy’ in the western world, and feminist
thought has been no exception to the rule. What remains unresolved,
however, is the proper ratio of positive to negative in the attitude of
feminism to `reason’. Since the eighteenth century at least, there has been
an effort to rethink the rationalist ethical and political tradition for the
beneÆt of women, and to detach its characteristic themes (legitimate social
order; mutual recognition among citizens; co-operative pursuit of a
common good) from the ideology of male supremacy. But the sexual
egalitarianism which we inherit from the age of Enlightenment is compli-
cated, today, by a rival impulse of solidarity with what the rationalist
tradition symbolically excludes ± that is, with reason’s supposedly feminine
`other’ or complement. It is this tension that sets the scene for our
discussion.

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Socrate

Socrates_Alcibiades

Mon cher ami,

Mon voyage à Athènes se déroule très bien, je visite, je découvre la cité et sa population. J’y ai fait plusieurs rencontres dont une qui ne me laisse pas indifférente. Ce nouvel ami est un homme très surprenant du nom de Socrate. Je l’ai rencontré en assistant à une de ses conversations avec d’autres habitants de la cité. Son comportement m’a intrigué et m’a fait réfléchir. Je pense que cet homme est un sage. Ou plutôt qu’il recherche la sagesse. J’ai écouté toute leur conversation sans dire un mot, et en essayant de voir le point de vue de chacun. Socrate est celui qui m’a le plus laissé perplexe. Il écoutait les autres parler et expliquer leur point de vue avec tant de certitude dans leur propos, puis il tentait de comprendre leur raisonnement en posant des questions et en émettant des théories sur les définitions qui remettaient en cause tout ce qui venait de se dire. Ses interlocuteurs étaient d’abord déstabilisés, puis après réflexion, ils doutaient et enfin ils prenaient conscience de leur ignorance. Certains avaient plus de mal que d’autres à se rendre compte qu’ils avaient tort mais finalement, tous finissaient par l’avouer, et ils cherchaient même à trouver une autre solution. Socrate, lui restait calme et écoutait ce que chacun avait à dire. A la fin de la conversation, la réponse à leur question restait introuvable. Néanmoins,  grâce à lui, ils avaient pris conscience de ne pas réellement savoir ce qu’ils pensaient savoir, ce qui me semble déjà être un bon début. Pourtant, la réponse à la question qu’ils se donnaient tant de mal à trouver me parait encore très lointaine, si lointaine que je ne saurais dire si quelqu’un un jour pourrait y répondre. Mon ami, j’aurais tant aimé que tu sois là pour découvrir tout cela avec moi.

Très affectueusement, ton amie de toujours.

Mélodie Prak

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L’utilité de l’inutile

utilité

De la nécessité d’enseigner l’inutile

Réflexions de Nuccio Ordine sur l’importance des humanités

Renaud Lussier, Le Devoir, 26/04/14
Dans son dernier essai, Nuccio Ordine, professeur de littérature à l’Université de la Calabre, partage ses réflexions sur l’importance des humanités dans le contexte actuel, qu’il décrit comme un temps de crise, d’obsession à l’égard de l’utilité et de la rentabilité du savoir. L’utilité de l’inutile prend la forme d’une défense du savoir et de la culture dans une perspective humaniste en revenant sur une question fondamentale : comment peut-on rendre l’humanité plus humaine ?

Ordine encourage avec conviction la lecture des classiques de la philosophie et de la littérature, plaide pour la valorisation de ces disciplines que l’on juge trop souvent inutiles et qui sont pourtant si riches en enseignement. «[…] la prétendue inutilité des classiques peut en réalité se révéler un instrument des plus utiles pour nous rappeler […] que la possession et le profit sont mortels, alors que la recherche déliée de toute obligation utilitariste peut rendre l’humanité plus libre, plus tolérante et plus humaine ». L’auteur propose une sélection d’extraits de philosophes, parmi lesquels on trouve Platon, Aristote, Montaigne, Kant, ou d’écrivains, tels Ovide, Dante, Dickens, Calvino, Ionesco, extraits qui permettent de réfléchir sur cette notion d’« utilité », sur les raisons d’être de ces savoirs ou de ces pratiques artistiques, dont les objectifs vont au-delà de l’atteinte d’un profit monnayable.

Force du futile

Dans ses Quelques pensées sur l’éducation (1693), John Locke reprochait aux parents de cultiver le talent poétique de leurs enfants ; l’air du Parnasse était certes agréable, mais le sol de la montagne mythique, infertile, et il valait mieux chercher ailleurs pour trouver l’or et l’argent. L’image n’est pas sans lien avec la situation actuelle et Ordine pose clairement le problème de l’avenir des humanités, celui de la vocation des établissements scolaires, des universités en particulier, qui se voient de plus en plus contraintes à des exigences de rentabilité, de professionnalisation, au détriment de l’enseignement des savoirs fondamentaux et de la recherche, qui se soustrait à la logique du marché. Par ailleurs, la revendication de la gratuité du savoir devrait pouvoir rallier humanistes et scientifiques si l’on se rappelle que « les découvertes fondamentales qui ont révolutionné l’histoire de l’humanité sont en grande partie le fruit de recherches éloignées de tout objectif utilitaire ».

L’auteur présente dans son « manifeste » un court texte d’Abraham Flexner (1866-1959), penseur de l’éducation, qui, à la fin des années 30, citait en exemple quelques découvertes scientifiques majeures dans les domaines des télécommunications, de l’électricité ou de la bactériologie, rendues possibles grâce à des recherches qui n’avaient a priori aucune finalité pratique : « Flexner nous montre de manière remarquable que la science a beaucoup à nous apprendre sur l’utilité de l’inutile et que, aux côtés des humanistes, les scientifiques ont joué et continuent de jouer un rôle essentiel dans la bataille qu’il faut mener contre la dictature du profit, pour défendre laliberté et la gratuité de la connaissance et de la recherche. » Soulignons l’heureux succès de cet essai qui a été l’un des livres les plus vendus dans les librairies italiennes en 2013 et qui n’aura certainement pas été inutile.

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