Visite virtuelle du British Museum de Londres où l’on peut voir, entre autres choses, la Pierre de Rosette
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Il y a 100 ans aujourd’hui l’oeuvre ready-made « Fontaine » signée R. Mutt 1917 de Marcel Duchamp était refusée par la Society of Independent Artists.
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Toutes les unes du New York Times depuis 1852 en une minute.
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Guy Bourbonnais, Professeur de littérature, Montréal, Le Devoir, 14/11/16
Il est pour le moins impressionnant de constater à quel point les éloges qui déferlent depuis la mort de Leonard Cohen contiennent des citations de l’écrivain montréalais. Cela donne la mesure de l’empreinte que ses mots laissent en nous. Juste retour des choses pour cet homme qui s’est inspiré de nombreux grands textes, mais aussi de la culture populaire pour bâtir une des œuvres les plus touchantes de notre époque. Devant son public québécois, il aimait d’ailleurs citer dans son français cassé The Old Balladeer : « il y a longtemps que je t’aime. Jamais je ne t’oublierai ». Et nous. Ô combien nous ne l’oublierons pas. Son œuvre est cette lumière dont il parlait et qui pénètre dans les fissures de chacun. Il nous a ouvert au monde parce qu’il a écouté le monde dans ses cris et ses silences comme en témoigne ce magnifique haïku sorti de sa plume :
Silence
And a deeper silence
When the crickets
Hesitate
Il faudrait rappeler plus souvent que Cohen n’est pas qu’un homme de mots. Il a composé parmi les plus belles et envoûtantes mélodies de chanson des dernières décennies et peut-être plus (Hey, That’s No Way to Say Goodbye, Avalanche, If It Be Your Will, Seems So Long Ago, Nancy…). Mariage de ses mélodies et de ses paroles (tantôt directes tantôt énigmatiques), ses chansons forment une unité inentamable qui le place dans la tradition d’Orphée, ce héros grec qui cherchait à créer la fusion totale entre la musique et les mots. Cohen avait-il entendu l’appel de son ancêtre depuis Hydra quand il décida dans les années 60 d’ajouter la musique à ses mots ?
Il y avait aussi chez lui les éléments du héros moderne. À la fois, homme privé et personnalité publique. Homme de solitude, d’écriture, de prière, mais aussi de spectacle, d’audace et de prise de position. Mais jamais superficiel. Maniant l’authenticité et le kitsch comme un maître. Malgré toutes ses réussites, nous admirons en lui surtout l’homme blessé, le perdant magnifique. C’est-à-dire celui qui se trouve seul devant le monde, incapable de conquérir ni de comprendre tout à fait, mais faisant naître poèmes et chansons dans une tonalité profondément humaine et engageante. Mêlant le sacré et le profane, la tendresse et la violence, la spiritualité et la sexualité, il a su nommer le désarroi, transcender la blessure, formuler la défaite. Il s’est regardé, a regardé en lui et a couché sur le papier son œuvre faite de mains tendues. Il l’a chantée avec une voix d’abord douce, puis rauque. Mais à travers ces années, il est demeuré seul. Et nous nous sommes reconnus en lui.
Notre semblable, notre frère,
Jamais nous ne t’oublierons.
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En 1816, la jeune Mary Wollstonecraft Shelley commence la rédaction de son oeuvre-culte : Frankenstein ou le Prométhée moderne. Roman du progrès s’il en est un, chaque génération y perçoit en miroir les révélations de sa propre époque. Publié à Londres en 1818, le roman de Shelley se déroule en Europe, à la fin du XVIIIe siècle, ère de profondes révolutions politiques, sociales et scientifiques. Pour le bicentenaire de sa création, il convient aujourd’hui de céder la parole au plus étonnant des ambassadeurs fictifs de l’Angleterre, le fils non reconnu de Victor Frankenstein. Celui que l’on reconnaît habituellement à ses grognements sourds et au bruit lourd de son pas ne mérite certainement pas les surnoms avilissants dont on l’a affublé : monstre, momie, vil insecte ou encore démon. Non, cet homme nouveau, pourtant laissé à lui-même, aura même le français comme « langue maternelle », tout comme son père.
La science en français
En effet, Victor Frankenstein, plus connu comme l’archétype même du savant fou, est — à l’instar de Jean-Jacques Rousseau — un citoyen de Genève. S’il s’exprime aisément en anglais et en allemand, Frankenstein est tout de même heureux de rencontrer en voyage d’autres personnages qui comprennent « la langue de [s]on pays ». Walton, un explorateur anglais à qui il confiera toute son histoire, remarque aussi qu’il a un « accent étranger ». Si Mary Shelley fait ce choix, c’est peut-être parce qu’elle est justement en voyage au lac Léman au moment de la genèse de son oeuvre. Les lieux pouvaient bien l’influencer… Pourtant, ce n’est plus un hasard si elle fait de la créature de Frankenstein un francophone d’adoption. Victor parachève son oeuvre au mois de novembre, après deux ans de gestation dans un laboratoire secret dans la ville d’Ingolstadt, en Allemagne, où il étudie. C’est seulement en voyant sa créature animée qu’il saisit toute l’horreur de son sacrilège. Abandonnée à son sort, elle s’égare dans la ville, endure les injures comme les projectiles. Le monstre trouve alors refuge en campagne dans une petite cabane de bois, espérant se protéger à la fois des intempéries et de « la barbarie des hommes », confie-t-il à son créateur lorsqu’il le revoit deux ans après sa naissance.
Un élève clandestin
Pendant plusieurs mois, le monstre reste tapi dans sa cachette puisqu’elle est annexée à une chaumière. Grâce à un interstice entre les planches de bois, il peut à loisir espionner la famille qui y vit, les De Lacey. Ces derniers habitaient Paris avant d’être exilés par un décret royal. Le père aveugle, sa fille Agathe et son fils Félix peinent à survivre dans cette campagne allemande. Se prenant d’amitié pour eux, le monstre leur rend service la nuit : il ramasse des racines, cueille les légumes et coupe du bois… Il se surprend ainsi à désirer être aimé, car sa famille d’adoption pense qu’un « bon génie » veille sur elle. Résolu à se montrer un jour, le monstre pense que sa capacité à communiquer avec eux pourrait faire oublier la « difformité » de son aspect. Il explique encore à son créateur comment il a pu réaliser sa différence : « J’avais admiré les formes accomplies de mes voisins, leur grâce, leur beauté et leur teint délicat ; mais combien je fus effrayé quand je me vis dans une eau transparente ! Je reculai d’abord, me refusant à croire que je me fusse réfléchi dans ce miroir ; convaincu enfin que j’étais en réalité le monstre qui est devant vous, je fus pénétré du plus profond désespoir et de la mortification la plus cruelle. » Narcisse déçu, le monstre ne cherchera plus à contempler son reflet dans l’onde. Il voit pourtant dans le langage — et avec raison — la possibilité de se faire accepter par les autres.
Moment-clé de la formation de son identité, l’arrivée de Safie, la fiancée arabe de Félix, lui permet de suivre de véritables leçons de français, de la langue orale à l’alphabétisation, puis à la compréhension d’oeuvres aussi denses que Les ruines, de Volney. La famille De Lacey lui sert de modèle, ce qui contribue à son éducation comportementale. Le monstre apprend rapidement à enrichir son vocabulaire et à maîtriser la « science des lettres ». Lorsqu’il maîtrise un mot qui désigne chaque fois un concept différent, il consolide sa vision du monde, mais, à l’encontre du processus ordinaire, il saisit l’acte de lecture presque simultanément avec celui de la parole. Séquestré volontairement, le monstre s’éduque, ou plutôt est éduqué par des« précepteurs » idéals, c’est-à-dire qu’ils ignorent leur condition de pédagogue ! Lorsqu’il se présente au père De Lacey, aveugle, qui lui demande s’il est un compatriote français en l’entendant, le monstre est fier de lui préciser qu’il s’agit de sa langue maternelle.
Un monstre érudit
La bibliothèque réelle que donne Mary Shelley à sa créature fictive s’avère particulièrement riche. Il est étonnant de voir que celui qui a appris à reconnaître ses premiers mots quelques mois auparavant — feu, lait, pain et bois — peut maintenant disserter sur les malheurs de Werther, la chute de Rome et la principale cause de la guerre, soit l’intolérance religieuse !
Un curieux hasard veut que, dans la forêt située non loin de la chaumière, le monstre trouve une mallette contenant plusieurs livres. Il est satisfait de pouvoir mettre en pratique ses leçons : « Heureusement, les livres étaient écrits dans la langue dont j’avais appris les éléments à la chaumière. » C’est à partir de ces diverses lectures qu’il prend réellement conscience de qui il « peut » être. Ces oeuvres, bien choisies par Mary, préparent donc le monstre à accueillir l’effroyable vérité sur son origine maudite. Shelley fait lire Goethe et Milton à sa créature qui, dans leurs oeuvres, s’identifie à Werther ou aux héros du Paradis perdu. Ses expériences de lecteur lui font développer sa pensée et sa capacité de raisonner. Ce sont ses lectures qui lui permettent de s’exprimer devant son créateur avec autant d’éloquence. Victor lui reproche même sa rhétorique persuasive et avoue qu’il doit céder à son désir de lui fabriquer une fiancée, tant le monstre sait le convaincre de la justesse de cette demande, notamment en faisant référence à l’Ève d’Adam. L’image biblique prouve encore une fois toute l’intelligence de la créature, qui assimile les personnages duParadis perdu et les adapte à sa situation. Si le monstre horrifie les hommes par son apparence repoussante, il réussit à convaincre son créateur par son don de la parole maintenant parfaitement maîtrisée.
Un hommage à Rousseau
L’oeuvre de Mary Shelley s’entrevoit ainsi comme un roman d’éducation où cette créature, formée de morceaux épars de divers cadavres, souhaite ardemment survivre dans un monde qui lui est hostile. Autodidacte, ce monstre répond, d’une étrange façon, il est vrai, au désir de Rousseau — le pédagogue — de voir surgir un être nouveau, né grand et adulte. D’une part, le monstre incarne à lui seul le mythe du « bon sauvage » en vivant à l’état de nature et, d’autre part, une fois civilisé, il rend compte du processus éducationnel, à travers divers apprentissages, qui fait passer de la nature à la culture. Enfin, cet « Émile » méconnu enseigne à ses lecteurs qu’il était, à l’origine, naturellement bon et que la société des hommes l’a corrompu à un point tel qu’il en sera toujours exclu. À cause de toutes les souffrances qu’il a endurées, lui qui devait être un « nouvel Adam » se compare désormais à Satan : « Semblable au chef des démons, je portais l’enfer en moi-même ; sans avoir son génie, je voulais déraciner les arbres, répandre le ravage et la destruction autour de moi et, après avoir assouvi ma fureur, m’asseoir sur les ruines et en jouir. »
À partir du moment où le monstre devient dépendant du regard et du mépris des autres hommes, le lien se brise : sa « sauvagitude » disparaît et, avec elle, l’état naturel. Car l’homme sauvage ne vit que par lui, en lui et pour lui. Si, comme Rousseau l’écrit, « le pur état de nature est celui de tous où les hommes seraient le moins méchants », cet état n’existe plus chez le monstre dès qu’il décide d’orienter sa vie en fonction de la vengeance contre son créateur. Ce glissement sert de pont entre son « état de nature » et son « état de société ». S’il ne peut être aimé et heureux, il choisit de nuire à ceux qui le peuvent ! L’état de société justement « inspire à tous les hommes un noir penchant à se nuire mutuellement », précise Rousseau dans sonSecond Discours.
À la croisée des mythes de l’apprenti sorcier, du golem et des pygmalions de tout acabit, Frankenstein se distancie de ses précurseurs par son émergence dans la tradition moderne, la science se substituant aux pouvoirs de la magie et des dieux grecs. Et ce monstre qui en résulte porte bien son « titre », tout compte fait, car, même s’il est connoté négativement, il désigne pertinemment toutes les facettes de son identité. Son étymologie latine, monstrum, signifie à la fois « prodige » et « avertissement », ce qui ne saurait mieux traduire la pensée de Rousseau, qui voyait dans le progrès même l’avènement de la corruption.
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Source: Blouin Art Info
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L’utopie et la science-fiction se ressemblent en plusieurs points, elles sont très similaires pour tout dire. La science-fiction est juste plus « vraie » que l’utopie, car, comme le dit son nom, la science-fiction se base justement sur la science et nous prouve, ainsi, que ça pourrait se passer, que ce soit dans un futur rapproché ou lointain. La science-fiction est beaucoup plus proche du réel que ce que nous pouvons croire. Elle nous avertit sur les possibles changements de notre société si nous ne faisons pas attention à la quête que nous entreprenons vers le savoir dans l’occident contemporain. La science-fiction reflète, à travers ses récits, nos angoisses, nos interrogations et nos craintes face au futur, selon l’époque d’où nous venons. Au fond, nous nous interrogeons sur les enjeux sociaux et moraux du monde dans lequel nous vivons, elle est « témoin de son temps ».[1]
L’un des précurseurs de la science-fiction est Jules Verne, un auteur que j’admire énormément. Jules Verne se servait de l’idéologie de la science et du progrès des Lumières pour faire ses livres. Par contre, il utilisait la science en arrière-fond pour ses idées de romans, mais prenait comme modèle des mythes grecs et romains, comme l’ingénieur Dédale, l’inventeur du labyrinthe où était enfermé le Minotaure ou le gardien mécanique d’une île, le géant Talos.[2] Jules Verne était en désaccord avec le rapprochement fait entre son roman De la Terre à la Lune et celui de H. G. Wells, First Men in The Moon. Jules Verne disait qu’il n’y avait aucun rapport car Wells ne s’appuyait sur aucun fait, il a inventé tout son livre, alors que lui s’est basé sur des faits réels, il utilise la physique pour mettre ses théories de l’avant dans ses livres [3] ; ce que nous pouvons voir avec des livres tels que Autour de la lune, suite de De la Terre à la Lune, Voyage au Centre de la Terre ou bien Vingt Milles lieux sous les Mers.
Justine Goupil-Barsetti
[1] Stéphane MANFRÉDO, La Science-fiction, Paris, Le Cavalier Bleu, 2005, pages 61-62.
[2] Francis BERTHELOT et Philippe CLERMONT, « Science-Fiction et Imaginaires Contemporains », dans Roger BOZZETTO, Colloque de Cerisy, Science-fiction et imaginaires contemporains, Château de Cerisy-la-Salle du 21 au 31 juillet 2006, Paris, Bragelonne, 2007, page 191.
[3] Peter FITTING, « Utopie/Dystopie/Science-Fiction : l’interaction de la fiction et du réel », juin 2007, dans Alliage, revel.unice.fr, http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3494 (Page consultée le 19 avril 2016).
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Ghost in the Shell est un film d’animation cyberpunk japonais réalisé par Mamoru Oshii inspiré du le manga du même nom de Masamune Shirow. Mêlant science-fiction et philosophie, il reçut plusieurs prix à sa sortie et influença plusieurs films du même genre, l’exemple le plus notable étant la trilogie Matrix des frères Wachowski. Avec l’annonce de l’adaptation américaine en prise de vue réelle prévue pour 2017 et mettant en vedette Scarlett Johansson, il semble pertinent de faire une critique de ce classique de science-fiction.
L’histoire se déroule en 2029 dans une ville utopique à une époque où la majorité des citoyens ont remplacé leur enveloppe corporelle par un corps cybernétique. Dans cette société trans humaniste ils peuvent alors faire voyager leur ghost, ou âme, à travers un immense réseau informatique et même changer de corps. On suit le major Motoko Kusanagi, un cyborg de sexe féminin appartenant à la section 9 de la police, unité spéciale se consacrant à la lutte contre le cyber terrorisme. Le film se concentre sur la poursuite d’un dangereux pirate informatique nommé le Puppet Master, qui manipule des gens en piratant leur cerveau et en modifiant leurs souvenirs. Ce que Kusanagi découvrira au cours de l’enquête la fera cependant remettre en question sa propre humanité…
Le film est assez complexe et intelligent. Il aborde plusieurs questions philosophiques, traitant principalement des notions d’identité, d’humanité et d’existence. Ces idées transparaissent particulièrement à travers les interrogations de Motoko, le personnage le plus développé. Puisqu’elle possède un corps entièrement cybernétique, elle en vient à envisager la possibilité que sa mémoire et sa perception du réel soient fausses et qu’elle soit manipulée par quiconque lui aurait implanté ces souvenirs. On peut ainsi faire un lien avec les Méditations métaphysiques de René Descartes. Le film aborde aussi la question de la définition de l’humanité. Après tout, qu’est-ce qui nous définit en tant qu’être humain? Est-ce la nature de notre corps ou bien notre capacité à ressentir des émotions?
L’animation a été produite par le studio I.G. et est en général d’une très bonne qualité. Elle a été produite en ayant très rarement recours à des images de synthèse, étant principalement constituée de séquences d’animation en celluloïd, ce qui permet de faire en sorte que chaque plan peint à la main soit très détaillé et réaliste. Le style n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui du film Blade Runner, sorti en 1982. De plus, bien que la composition des mouvements des personnages soit parfois assez rudimentaire, en particulier durant les conversations, elle est très fluide durant certaines scènes, notamment à la fin. Quant à la bande-son, elle a été réalisée par Kenji Kawai et est principalement composé de pièces de musique d’ambiance qui permettent d’établir une atmosphère unique. Making of a Cyborg, Nightstalker et Floating Museum sont parmi les plus marquantes.
En conclusion, Ghost in the Shell est et restera un classique de science-fiction et une référence du genre cyberpunk qui vaut la peine d’être vue.
Philippe Antoine Tremblay
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LA ROSE INTEMPORELLE
L’étoile éternelle de ta présence éphémère
Illumine sitôt notre chemin de loin,
Permettant de chasser les pleurs et le chagrin
Hors de nos âmes désemparées en prières.
Triste fatalité, mélancolie refoulée;
Les voiles dans le vent, s’éloignant par malheur
Ton essence intérieure vers un monde meilleur,
Laissant de passage des mémoires affalées.
Le soleil écarlate a pleuré sur ton âme:
Le souffle s’en est allé, exilé, s’est perdu.
Mais immortelle, pour toujours, tu es devenue
Dans nos esprits éveillés par la flamme.
Vivant ta vie, emporté par son courant;
Jouissance exhalée, exaltée, évaporée!
Immanence de ton être avec l’état premier,
Espérant l’ataraxie dans ton sommeil rassurant.
Ne jamais oublier ta présence rayonnante,
Les moments partagés, tous les rires échangés,
Trimbalant désormais ton esprit libéré
Dans nos pensées vivaces effervescentes.
Bien que la tempête perturbe la rose,
De ses éclairs et son tonnerre grandiose
Il faut revivre de cette nécrose:
Il faut vivre et délaisser nos pensées moroses.
David Auger Millette
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