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JANVIER

Tourne-vire le temps tourne-vire…

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LE DEVOIR A CENT ANS

La page frontispice du Devoir, le 10 janvier 1910

http://www.ledevoir.com/societe/medias/280758/les-100-ans-du-devoir-toujours-pertinent

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BONNE ANNÉE!

Nouvelle année (1953) Picasso

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JOYEUX NOËL!

La nativité (1470-75) Piero Della Francesca

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SORTIE PAYÉE AU CINÉMA LE MERCREDI 9 DÉCEMBRE!!!

Pour la fin de session, votre prof de cinéma vous sort au centre-ville!

J’invite à cet effet aussi bien les étudiants de 1e année que ceux de 2e année à aller voir un film en ville ce mercredi le 9 décembre.

Le collège nous a octroyé un petit budget qui va nous permettre de vous payer une partie de votre billet, voire votre billet au complet. Tout dépendra du nombre d’étudiants présents à l’activité.

Comme nous sommes démocrates, nous vous offrons le choix entre deux films, un en version française, et l’autre en version originale (anglaise): « Precious » de Lee Daniels, en version française au Quartier Latin, ou « The Road » de John Hillcoat, en version originale anglaise, au AMC Forum. Malheureusement, ce dernier film n’est qu’en version anglaise pour l’instant (d’où la difficulté du choix).

Nous aurions besoin que vous confirmiez votre présence le plus rapidement possible auprès de Bruno ou de moi, en nous disant quel est votre choix de film (vous avez le droit de ne pas avoir de préférence).

Pour vous aider dans votre choix, voici les sites des films avec les bandes-annonces:

Precious: http://www.weareallprecious.com/

The Road: http://www.theroad-movie.com/

À bientôt!

Guillaume

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Prendre des libertés avec l’histoire?

Quentin Tarantino

J’ai bien aimé le dernier Tarantino, Inglorious Basterds. Grosse farce jouissive, me disais-je, où les ignobles méchants sont punis comme on aurait voulu qu’ils le soient dans l’histoire réelle de la Deuxième Guerre Mondiale. Ainsi, et au risque de brûler le punch pour ceux qui n’ont pas encore vu ce film, Hitler et tout l’état major nazi avec lui, auraient péri par le feu dans un attentat perpétré par un fictif commando de juifs américains qui n’aiment rien tant que scalper du nazi, les Inglorious Basterds. Rien dans tout cela n’est vrai, notre intelligence peut même s’en trouver offensée, mais sur le plan de l’affect ce film procure une sorte de jouissance fantasmatique en donnant à voir le spectacle de la juste rétribution, fut-elle vengeresse, que l’histoire réelle ne produit jamais vraiment assez: il faut que les salauds reçoivent ce qu’ils méritent.  Cette sorte de jouissance que la fiction rend possible, Aristote appelait ça la catharsis, la purgation des sentiments grâce à laquelle la tension est évacuée et pour lui la fonction sociale du théâtre consiste justement à communiquer par l’effroi et le tremblement (voire même le rire) un affect assez fort pour remuer l’âme en vue d’apporter l’apaisement. Mais quand même, Tarantino y va fort, dire qu’il prend des libertés avec l’histoire est un euphémisme, mais je me disais que c’est en cela justement que réside l’extraordinaire puissance de la fiction, version hollywoodienne, qui peut même aller jusqu’à faire comparaître l’Histoire avec un grand H devant le tribunal de la fiction pour lui imposer un happy ending.

J’en étais là, c’était l’idée que je m’étais faite au sujet de ce film, jusqu’à samedi dernier du moins, lorsque la lecture d’un article de Jean Larose paru dans Le Devoir m’a plongé dans l’aporie. Larose, professeur de littérature à l’U de M et essayiste de renom, trouve consternant qu’on puisse prendre de telles libertés avec l’histoire, qu’on puisse si légèrement en effacer la gravité à des fins purement esthétisantes, il dit en quelque sorte qu’on vide l’histoire de son sens so everybody can feel good. Me voilà donc plongé dans l’aporie, point de départ de la réflexion philosophique n’est-ce-pas, et pour tenter de m’en sortir je me suis dit qu’autour de moi il y avait quand même pas mal de personnes qui s’intéressent à l’histoire et à toutes sortes de questions touchant, disons, la civilisation en général, qu’il me serait profitable de me tourner vers elles, c’est-à-dire vers vous chers étudiants et chers collègues, afin qu’elles m’aident un peu à me tirer d’embarras: Jean Larose a-t-il raison de s’indigner des libertés que Tarantino se permet de prendre avec l’histoire?

Bruno Lacroix

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Allons voir, à travers l’histoire, les évènements distincts qui se sont passés le mercredi 25 novembre.

Par Olivier Vaillancourt

Une invention détonante![1]

C’est le 25 novembre 1866 qu’Alfred Nobel dépose un brevet protégeant une innovation qui allait changer la vie de millions de personnes. La dynamite, beaucoup d’entre vous connaissent ce dispositif explosif que vous avez probablement vu dans une émission pour enfant intitulée Beep Beep et Coyote. À l’origine, Monsieur Nobel n’est pas le créateur de la nitroglycérine, un produit chimique très instable et dangereux. Il a simplement ajouté un produit naturel absorbant qui stabilise la substance chimique et un détonateur. Voilà, la dynamite était née. Depuis cette date, elle fut la meilleure amie de tous les mineurs, mais l’usage que lui réservait les militaires de l’époque était tout autre. Sans le vouloir, Alfred Nobel avait créé le plus puissant dispositif explosif de l’époque, une arme redoutable qui fut la cause de nombreux décès.  Ironiquement, ses recherches ont mené à la mort de son jeune frère. Il participait activement à la découverte d’un stabilisateur lorsque le dispositif instable a explosé dans la maison familiale. Pour se faire pardonner des horreurs causées par la dynamite, le scientifique lègue la totalité de sa fortune à sa fondation, la fondation Nobel. Une organisation qui décerne des prix dans cinq catégories qu’Alfred Nobel chérissait, la physique, la chimie, la médecine, la littérature et, bien sûr, la paix.

Indépendance, une flagrance populaire.

Le 25 novembre 1913 fut créé l’Irish Volunteers, un régiment d’Irlandais volontaires formé en réponse au Ulster Volunteers  et à la Loi du Home bill. Cette loi permettait aux Irlandais de mettre sur pied une milice armée en vue d’obtenir l’indépendance. Les habitants de l’Ulster, en majorité favorables à une politique unioniste, ne voulaient pas devenir autonomes face à la Grande-Bretagne. Or en 1919 affaibli par de nombreux conflits armés, le régiment des Irish Volunteers se joignit à d’autres régiments comme le Irish Citizen Army pour former l’Irish Republican Army (IRA). Les hostilités ont persisté jusqu’au 6 décembre 1922, date à laquelle le Anglo-Irish treaty fut signé et proclamée la République d’Irlande. Insatisfaite par les termes du traité stipulant que l’Ulster resterait une province anglaise, l’IRA continua les hostilités mais sans avoir l’accord du nouveau gouvernement Irlandais. L’IRA fut dès lors considéré comme une organisation terroriste nuisible pour le bien être du Commonwealth. L’organisation irlandaise commit de nombreux attentats, assassinats et vols, un peu à la manière du FLQ, mais à plus grande échelle[2]. Elle a été popularisée par la chanson de U2 intitulé  « Bloody Sunday », cette chanson fait référence aux actes commis le 30 janvier 1972 par l’armée britannique. Elle entra à Derry en vue de réprimer l’IRA, mais une foule de civil protestait et l’armée ouvrit le feu sur les citoyens[3].  Pour mieux comprendre l’enjeu de cette indépendance, je vous suggère de regarder le film « The Wind that Shakes the Barley » .


[1] DE RUDDER, Orlando, Alfred Nobel,[http://www.evene.fr/celebre/biographie/alfred-nobel-5727.php], le 18 novembre 2009.

 

[2] « Irish Volunteers. » Encyclopædia Britannica. 2009. Encyclopædia Britannica Online. [http://www.britannica.com/EBchecked/topic/294192/Irish-Volunteers], le 18 novembre 2009.

[3] EAMNONN MCCANN, Brandon, Bloody Sunday in Derry, [http://eireann32.free.fr/histoire/bloody_sunday.htm], le 18 novembre 2009.

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La nouvelle orthographe?

Jeudi passé, je suis tombée sur le Journal de Montréal, lequel avait en première page une annonce choc de la «nouvelle orthographe»… Quessé ça? me dis-je.

En résumé, l’article porte sur la décision de la Ministre de l’éducation d’accepter l’orthographe de mots tels que «ognon» (oignon), «nénufar» (nénuphar), «iglou» (igloo) et bruler (brûler), pour n’en nommer que quelques uns.

Les arguments? Selon les experts, ce serait pour simplifier la langue en se débarrassant de plusieurs accents, traits d’union et autres ponctuations, conséquences «d’anomalies historiques».

Ainsi, les élèves faisant ces fautes qui, comme par hasard, pourraient être répertoriées comme des fautes qui statistiquement sont celles qui sont commises le plus fréquemment, ne seront officiellement plus pénalisées.

On invoque aussi «l’évolution» de la langue…

«Si les coiffeuses et les mécaniciens évoluent, c’est juste normal que les enseignants se mettent à jour [et que] les parents évoluent»

En tant que potentielle future professeur de littérature au cégep, je suis vraiment outrée que le Ministère sabote la langue ainsi en voulant la «simplifier». Ce qui fait la richesse d’une langue, c’est sa diversité, non?
Comment ça peut-être justifiable? La semaine passée, la ministre Courchesne disait justement que l’épreuve uniforme de français ne devait pas être trop facile, et qu’elle allait arranger ça. Donc, je suis bien confuse…
Quelqu’un voit-il un sens à cela? Je hais tellement les accommodements lorsqu’ils sont complètement déraisonnables et absolument injustifiables.

Voici l’article en question… http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/11/20091119-092300.html

plus un autre en lien… http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/11/20091118-052400.html

Jacynthe Fournier-Rémy

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Refus global

Paul-Émile Borduas

Le Refus Global est un manifeste artistique important d’abord parce que son influence a marqué la société québécoise en général. En réclamant la pleine liberté de création, Paul-Émile Borduas et les 15 artistes signataires dénoncent l’état de stagnation de la société québécoise sous l’emprise de l’Église et du gouvernement Duplessis. Les signataires de Refus Global sont aussi à l’origine du mouvement artistique qu’on appelle l’automatisme. Ce mouvement fait écho au mouvement surréaliste européen et constitue la première « avant-garde » artistique des arts visuels au Québec. Vous pouvez entendre deux extraits radio du Manifeste sur le site de Radio-Canada, ainsi qu’un témoignage du poète Claude Gauvreau sur Borduas et le mouvement automatiste à l’adresse :  http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/arts_visuels/dossiers/82/ Voici aussi un lien pour lire le texte du Refus global.

Lise Boisseau

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À Rome, fais comme les Romains

À Rome, fais comme les Romains. C’est ce qu’aurait répondu Ambroise à Augustin qui lui demandait s’il était préférable que le jour du repos soit pris le samedi comme à Milan ou le dimanche comme à Rome. C’est à peu près la même chose que Facundo Medina répond aux immigrants qui viennent s’installer au Québec lorsque de très élégante manière il leur dit de parler français. À la série de textes publiés ici et portant sur la question de la langue française au Québec j’ajoute donc le texte de M. Medina, paru le mardi 17 novembre dans Le Devoir (vous irez voir aussi les réactions des lecteurs)

B.L.

LA LOI RAPAILLÉE

Par Facundo Medina, écrivain

Le Devoir 17 novembre 2009

«Happy birthday to you». Ainsi chantent mes amis argentins du West Island avant de souffler les cinq bougies du gâteau de leur petite fille Sofia. Nous sommes dans un centre d’amusement pour enfants situé près de l’autoroute 40. Mon fils Félix, qui a six ans, me demande tout bas: «Pourquoi ils chantent en anglais si on parle tous espagnol?» Je ne sais pas quoi lui répondre. J’ai envie de lui expliquer le sens du mot «cipaye», mais il n’a que six ans. À l’époque de l’Empire ottoman, les cipayes étaient des cavaliers maghrébins au service de l’armée turque. Plus tard, on utilisa ce mot pour désigner les soldats indiens servant dans l’armée de l’Inde britannique ou dans l’armée française. En Amérique latine, on utilise aujourd’hui le mot «cipayo» pour dénommer ceux qui sont colonisés même dans leurs idées, adhérant, au point de s’auto-effacer, aux valeurs d’une culture foraine dominante. Mais Félix n’a que six ans. Alors, je laisse tomber.

Le choix du français

Quelques jours plus tard, la Cour suprême du Canada déclare inconstitutionnelle la loi 104. À mon travail, des collègues explosent de joie. «This is democracy. On a le droit de choisir notre langue.» Leur réaction ne m’étonne point. C’est la mienne qui m’étonne: je suis outré.

Il y a dix ans que je suis arrivé au Québec. Ce ne fut pas un choix fait au hasard. J’ai choisi le Québec parce qu’on y parle le français, et le Québec m’a choisi pour la même raison. En Argentine, j’avais aussi étudié l’anglais. En fait, j’ai fait une partie de mon éducation universitaire dans un établissement anglophone. Pour moi, parler l’anglais, c’est une richesse et un atout.

Mais je n’aurais jamais le culot de demander aux Québécois de payer de leur poche pour l’éducation de mes enfants dans une langue autre que la langue officielle instituée par la loi 101. Ma conception de la  démocratie diffère alors foncièrement de celle de mes collègues et amis. Il ne s’agit pas de mettre à genoux un peuple et un gouvernement pour faire valoir un droit individuel, mais de respecter une loi et une langue choisies et valorisées par l’écrasante majorité des francophones. De toute évidence, les juges de la Cour suprême n’ont pas été du même avis.

Des choix

Si j’avais décidé de vivre et d’éduquer mes enfants en anglais, j’aurais pu m’installer à Toronto ou à Vancouver. Si j’avais voulu vivre dans une province officiellement bilingue, je serais allé au Nouveau-Brunswick. Pour l’inuktitut, pas de meilleure place qu’Iqaluit. Si je voulais que Félix soit éduqué en anglais au Québec — au risque de le transformer en handicapé linguistique dans sa propre terre — je pourrais encore l’envoyer dans une école privée non subventionnée.

Si j’étais anglophone de naissance, j’aurais tout simplement le droit d’éduquer mes enfants en anglais et peut-être que je le ferais. Ces choix m’appartiennent et ils ne portent préjudice à personne. Ils ne bafouent pas les conquêtes d’une société qui a décidé de ne plus se comporter en cipaye. On voudrait réduire la question à une querelle entre gens purs et durs et gens flexibles, entre francophones intransigeants et monsieur l’opprimé qui ne veut que choisir en toute liberté. C’est une absurdité. Aucun Italien ne pourrait exiger de Rome que l’État paye pour l’éducation de ses enfants dans une langue autre que l’italien, et je vous épargne la liste des exemples. Cela va de soi.

Protéger sa langue

Est-ce que le Canada n’est pas un pays bilingue? Si, il l’est, mais seulement au niveau de la bureaucratie fédérale. Tout comme l’Alberta et la Colombie-Britannique, le Québec n’est pas officiellement une province bilingue et il s’est donné en conséquence le droit légitime de protéger sa langue. En déclarant inconstitutionnelle la loi 104, la Cour suprême a traité le Québec comme s’il agissait d’une succursale de Poste Canada à Saint-Tite où on refuse de servir les clients en anglais. Les écoles-passerelles sont l’aboutissement logique d’une dynamique perverse qui sacrifie les acquis collectifs sur l’autel des caprices individuels. Elles légitiment la tricherie et incarnent la volonté de se soustraire à une loi amplement consensuelle au Québec, tout en ayant recours aux marteaux des juges qui sont au-dessus de la réalité québécoise, mais aussi et surtout loin d’elle. La loi 104 du gouvernement Landry a voulu mettre un point final à cette aberration. Or elle s’est retrouvée sur le banc des accusés.

Les armées cipayes

Je sais que ces mêmes mots, sous la plume d’un Québécois de souche, seraient qualifiés d’intolérants, voire de racistes. Je sais qu’un immigrant comme moi qui se porte ainsi à la défense du français pourrait être aussi qualifié de «cipayo». Mais je suis au Québec, pas à Buenos Aires. Et s’il s’agit de défendre les droits d’une minorité, je me dis qu’on devrait d’abord se rappeler que les francophones sont la plus grande minorité à l’intérieur d’un Canada anglophone. La Cour suprême semble avoir fait fi de ce détail.

Qu’en est-il de ces gens qui rêvent de faire éduquer leurs enfants en anglais? Il y en a de toutes les sortes: nouveaux arrivants, immigrants de longue date et Québécois francophones de souche qui ont perdu toute estime de soi. Leur cécité est plus sévère que celle des juges. Ils ont décidé de circuler à contresens de l’Histoire, tout en nous faisant payer leur essence.

Actuellement, je suis en train de traduire vers l’espagnol un poème de Gaston Miron. Je me demande si les futures générations d’ici sauront qui a été ce grand poète manieur d’une identité rêvée, mais possible. Je me demande si le Québec et le français, qui ne sont qu’un, sauront résister aux assauts des armées cipayes. Je me demande si, loin de tout fanatisme et de toute coercition, nous saurons expliquer à cette minorité aveugle qu’elle n’a pas le droit moral de nous faire payer pour ses choix insensés. En attendant, je me prépare à fêter les sept ans de mon fils Félix. Je lui dirai du fond de mon coeur: «Feliz cumpleaños, mon p’tit Québécois.»

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2012, l’apocalypse en reprise

Un nouveau film traversera nos écrans en novembre, racontant une vieille histoire.  L’apocalypse aura lieu en 2012, avec de nombreux effets spéciaux!  La thèse du film reprend deux légendes du web, l’une provenant de la civilisation maya, l’autre des sumériens. La NASA et le SETI ont ressenti le besoin de calmer certaines peurs et d’infirmer certains mythes tenaces circulant sur le web.  Je résume ici leurs principaux arguments.

Le calendrier maya comporte de longs cycles (katun, baktun et pictun) et l’un d’eux se termine en 2012.  Un autre long cycle commencera en 2013, tout comme un calendrier 2013 « paysages sauvages » remplacera le calendrier 2012 « petits chatons » dans votre cuisine…  Il est difficile de croire qu’une civilisation soit capable de prédire la fin du monde en 2012, alors qu’elle a été incapable de prédire sa propre disparition il y a quelques siècles.  Ce phénomène est l’équivalent maya du fameux « passage de l’an 2000 », apocalypse à laquelle j’ai personnellement survécu!

Ensuite, ils discutent de la fausse planète Niribu, décrite par les Sumériens.  Selon certains faux experts de cette civilisation, elle entrerait en collision en 2012 (la première collision avait été prédite en mai 2003 et a été reportée en 2012…)  Premièrement, les planètes naines de notre système solaire, comme Pluton et Eris, sont situées, au plus près à 4 millions de km de la terre.  Deuxièmement, si une planète fonçait sur nous, les astronomes du monde entier l’aurait détectée depuis près de 10 ans au télescope et elle serait déjà visible à l’œil nu.

Des liens nous mènent vers la réfutation d’autres catastrophes pouvant survenir : alignement de planètes, traversée de certaines régions de la Voie Lactée, inversion du pôle magnétique, etc.

À lire, ne serait-ce que pour contrer les faux arguments dans les soupers du temps des fêtes!

Pour les textes complets :

NASA : http://www.nasa.gov/topics/earth/features/2012.html

SETI : http://www.seti.org/feature/2012-previews-of-the-review

Mais aussi, un blogue tenu par un astronome professionnel au sujet de la mauvaise science présentée dans nos médias et films : http://www.badastronomy.com/bad/misc/planetx/nutshell.html

Élaine Bélanger

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Le 11 novembre, journée du Souvenir

Par Olivier Vaillancourt

Le 11 novembre  n’est pas une journée ordinaire, c’est le jour du Souvenir bien sûr.  Qu’est-ce que le jour du souvenir ? Pourquoi existe-t-il un jour consacré aux souvenirs ?

traité versaillesLe 11 novembre 1923[1] fut promulgué en France, aux États-Unis ainsi que dans tout les pays appartenant au Commonwealth[2] jour du Souvenir, pour honorer les hommes tombés durant la Grande Guerre[3].  La « der des der »[4] qui a propulsé divers empires et pays dans un conflit mondial sans précédent, s’est soldée par la défaite du 2ième Reich[5].  Les pays vainqueurs connus sous le nom des Alliés, ont forcés les autorités allemandes à signer un Armistice temporaire[6], comportant plusieurs clauses favorables aux victorieux évidemment. Le traité officiel fut signé le 28 juin 1919, connue sous le nom de traité de Versailles[7]. Anecdote amusante, ce traité fut conclu au même endroit, où 48 ans plutôt, le roi de Prusse Guillaume II avait proclamé le 2ième Reich, c’est-à-dire au château de Versailles[8]. Aussi, pour la première fois, le texte fut rédigé en deux langues officielles, le français connu comme seule langue diplomatique à l’époque et l’anglais, une langue internationale en devenir.

coquelicot

Le coquelicot est le symbole destiné au jour du Souvenir, cette fleur sert à commémorer les hommes morts au combat, ainsi que les vétérans. Originellement, elle était attribuée à la mémoire des hommes tombés et aux survivants de la Première Guerre Mondiale, mais aux fil des années d’autres conflits ont éclatés et elle est maintenant portée en l’honneur de tous les soldats morts, égarés et vétérans,  quelque soit le conflit militaire.

18BrumaireAussi, si l’on revient dans le temps, du 18 au 20 brumaire  de l’an VIII[9], c’est-à-dire du 9 au 11 novembre  1799 sur le calendrier républicain, sont les dates durant lesquelles le célèbre Napoléon Bonaparte effectua son coup d’État.  Le général victorieux de la campagne d’Italie fut nommé au poste de Général en chef de l’armée d’Orient par le Directoire[10] et, pour éviter toutes tentatives de prises de pouvoir, comme l’avait fait Jules César durant la république romaine, il eut la mission d’entreprendre une expédition en Égypte[11]. Ses ordres étaient simples, prendre le contrôle et  effectuer un blocus militaire pour ainsi bloquer l’arrivée de ressources vitales provenant des Indes à destination de la Grande-Bretagne[12]. Le canal de Suez n’existait pas à l’époque, mais l’Égypte restait une position stratégique de commerce, notamment grâce à sa proximité avec l’empire Ottoman. Une mission suicide[13], qui fera de lui un héros et une menace à son retour.  Lorsqu’il revint, Napoléon, aidé de ses supporteurs, pris le contrôle de la garde de Paris et à l’aide d’un stratagème politique, pris la totalité des pouvoirs du Directoire en le transformant en Consulat[14], puis il se fit nommer Consul[15][16]. Encore une référence à Jules César et l’Empire romain.

Cet article était destiné à paraître initialement dans  la plus récente livraison du journal étudiant, mais l’heure de tombée a été manquée de peu.


[1] COLOMBO, John Robert, Jour du Souvenir, [http://www.thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0006769], le 2 novembre 2009.

 

[2] Association d’anciennes colonies ou protectorats de l’Empire britannique.

[3] 1914-1918, le 28 juin 1919 est signé le traité de Versailles.

[4] Nom donné à la Grande Guerre

[5] Régime impérial Allemand 1871-1918.

[6] MARQUIS, Hugues, L’armistice du 11 novembre 1918, [http://bacon.cndp.fr/dossiers_cndp/index.php?id=2], le 2 novembre 2009.

[7] LÉVÊQUE, Michel, Traité de Versailles, mise au point historiographique, [http://lethiboniste.blogspot.com/2009/07/traite-de-versailles.html], le 2 novembre 2009

[8] MAURY, Jean-Pierre, Proclamation du 2ième Reich, [http://mjp.univ-perp.fr/constit/de1870.htm], le 2 novembre 2009.

[9] COPPENS, Bernard, Concordance des deux ères, française et grégorienne, [http://www.1789-1815.com/cal_04_1.htm], le 2 novembre 2009.

[10] France, régime politique chargé du pouvoir exécutif séparé entre cinq directeurs du 26 octobre 1795 au 9 novembre 1799.

[11]Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009, « Coup d’État du 18 brumaire an VIII », [http://fr.encarta.msn.com] © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés, le 2 novembre 2009.

[12] Idem, le 2 novembre 2009.

[13] COPPENS, Bernard, Retour d’Égypte (août-octobre 1801), [http://www.1789-1815.com/retourdegypte.htm], le 2 novembre 2009.

[14] Régime politique subséquent au Directoire, en fonction du 11 novembre 1799 au 18 mai 1804, précédant le premier Empire.

[15] Fonction politique.

[16] Encyclopédie Microsoft® Encarta® en ligne 2009, « Coup d’État du 18 brumaire an VIII », [http://fr.encarta.msn.com] © 1997-2009 Microsoft Corporation. Tous droits réservés, le 2 novembre 2009.

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La chute du mur de Berlin

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Ensemble, se souvenir de quelque chose, c’est-à-dire «commémorer». Mais à quel type de prescription obéit-on lorsqu’on adhère à une maxime du genre «Je me souviens», comme on le fait cet automne, partout dans le monde, en commémorant la chute du mur de Berlin? De quoi s’agit-il lorsque, devant l’histoire, on convoque la mémoire? En quoi est-il nécessaire que le souvenir de cet évènement, la chute du mur, fasse irruption dans le vif du présent? De quelle utilité nous est donc la connaissance du passé? À cette dernière interrogation Walter Benjamin répond ainsi : « Faire œuvre d’historien ne signifie pas savoir « comment les choses se sont réellement passées ». Cela signifie s’emparer d’un souvenir, tel qu’il surgit à l’instant du danger.»[1] Dans un écrit sur l’histoire Nietzsche s’exprime de semblable manière : « Certes, nous avons besoin de l’histoire, mais autrement qu’en a besoin l’oisif promeneur dans le jardin de la science. Cela signifie que nous avons besoin de l’histoire pour vivre et pour agir (…) Nous voulons servir l’histoire seulement en tant qu’elle sert la vie.»[2] Ces deux considérations sur l’histoire sont porteuses d’une exigence quant à l’utilité de la culture pour la vie, elles nous signifient que la culture doit être autre chose qu’un simple divertissement, «autre chose encore que la décoration de la vie»[3]. Selon cette manière de voir, l’utilité de la culture en général, et de l’histoire en particulier, tient à sa capacité de stimuler et fortifier la vie, aussi nous n’avons pas plus besoin de «l’art pour l’art» que nous avons besoin de «l’histoire pour l’histoire». Il ne nous faut donc pas l’histoire parce que nous avons besoin de nous instruire, il nous la faut parce que nous avons besoin d’agir. Notre rapport à l’histoire devrait par conséquent s’inscrire sous une certaine idée de la culture dont l’image ne serait pas un jardin où l’on se promène, mais une scène où l’on est pris à partie comme acteurs dans le temps. C’est là le but que peuvent avoir les connaissances historiques, celui de nous faire agir dans le temps, sur la scène du monde, le but «d’agir, écrit Nietzsche, d’une façon inactuelle, c’est-à-dire contre le temps, et par là même, sur le temps, en faveur, je l’espère, d’un temps à venir.»[4]

La chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989, est un événement majeur où culmine et se condense la mémoire du XXè siècle; peut-être s’agit-il même de l’événement qui l’a clôturé, onze ans avant l’heure convenue. Le  siècle dernier se serait donc achevé un peu comme il avait commencé, par une affaire allemande. La chute du mur est une fête, fête de la liberté qui triomphe du totalitarisme, fête aussi et surtout de la réunification de l’Allemagne. Mais en Allemagne la commémoration de l’unité retrouvée ne peut manquer de faire revenir dans la mémoire le souvenir d’un temps de catastrophe et de désastre : le régime hitlérien (pour mémoire,  la Nuit de cristal en 1938, c’était aussi un 9 novembre), la guerre, l’innommable, l’Holocauste. Ce dont l’Allemagne hérite avec son unité retrouvée c’est la hantise d’un temps disloqué et hors-la-loi, d’un temps out of joint comme dit Hamlet.

Mais ces vingt dernières années nous ont bien montrés que la chute du mur de Berlin a eu des répercussions qui allaient bien au-delà de la situation allemande et du cadre est-européen. Cet événement a en effet une dimension historico-mondiale qui marque un changement d’époque, car avec la chute du mur se sont estompées les dualités et les tensions qui, sur les plans idéologique, économique et militaire, définissaient l’organisation de la géo-politique mondiale depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Au sein de ce «nouvel ordre mondial» un paradigme unique s’est substitué à la rivalité qui opposait le capitalisme et le communisme, ce paradigme c’est celui du vainqueur qui voit dans la «mort du marxisme» la confirmation décisive de son droit total sur terre. La chute du mur marque l’avènement de la mondialisation du capitalisme qui, dès lors, ne trouve plus devant lui d’instance critique capable de lui opposer une résistance assez forte pour le contraindre à convertir son développement en plus-value sociale. En effet, dans le contexte idéologique et politique de la guerre froide, la peur du communisme exerçait une pression réelle qui obligeait les démocraties parlementaires de l’Ouest à effectivement prouver leur supériorité morale, aussi leur fallait-il réglementer l’économie de marché pour en garantir la moralité et redistribuer la plus-value qu’elle génère. De là est né l’État providence qui était parvenu, sinon à dompter, mais au moins à contenir la rapacité aveugle du capitalisme sauvage, il pouvait alors prétendre incarner la réfutation de ce que Marx alléguait contre le libéralisme économique et, en poussant un peu, mais non sans une bonne dose de forfanterie, il en arrivait même à convaincre que «l’exploitation de l’homme par l’homme» était une bonne affaire pour tous. Or depuis la chute du mur et l’effondrement des totalitarismes de l’Est, les digues de la bonne figure libérale ont cédé et c’est maintenant la cataracte néo-libérale qui submerge la terre entière. Ne rencontrant plus de rival idéologique dans le communisme effaré, le capitalisme célèbre sans retenue son triomphe, il se permet tous les excès, s’emballe et n’a plus de frein. D’où la crise actuelle. Le libéralisme économique, n’ayant plus d’ennemi politique par rapport auquel se définir et se légitimer, doit maintenant produire par lui-même sa propre justification. Et comme il refuse toujours de se laisser définir et juger par ses résultats (crise financière, appauvrissement de la classe moyenne, etc.) il lui faut invoquer un certain état de nature que les «utopies» socialistes du siècle passé auraient indûment oblitéré. Ainsi ce qu’il y aurait de nouveau dans le néo-libéralisme ce serait la redécouverte du caractère naturel, et donc inéluctable, de l’économie de marché. De ce point de vue il est bien certain que toute tentative de réglementer le marché ne peut être assimilée qu’à une perversion contre-nature dont l’échec des régimes totalitaires de l’Est nous aurait fourni l’accablante preuve. À l’idéalité des utopies, le néo-libéralisme oppose l’effectivité du marché, comme on aurait naguère opposé au désir de voler la loi de la gravité. Le laisser-faire du néo-libéralisme représente donc le degré zéro du politique, ce qui ne semble pas trop nuire à la croissance économique en Chine où le capitalisme le plus débridé prospère en l’absence d’institutions démocratiques…

Commémorer la chute du mur de Berlin? «Cela signifie, comme le dit Benjamin, s’emparer d’un souvenir, tel qu’il surgit à l’instant du danger» et le danger pour nous est manifeste lorsque des murs surgissent, comme celui en Israël, comme celui entre le Mexique et les USA, manifeste le danger lorsque l’absurde logique financière plonge l’économie mondiale dans la crise, lorsque le climat se dérègle, lorsque les citoyens humilient la démocratie en ne daignant pas l’honorer de leur vote, c’est alors qu’il faut s’emparer du souvenir pour ne pas oublier que les murs tombent aussi et qu’un autre monde est possible.

Bruno Lacroix


[1] Walter Benjamin, Sur le concept d’histoire, thèse VI, in Œuvres III, Gallimard, Coll. Folio Essais, Paris, 2000.

 

[2] Nietzsche, Seconde considération intempestive. De l’utilité et de l’inconvénient des études historiques pour la vie, Gf-Flammarion, Paris 1988, p. 71.

[3] Ibid., p. 179.

[4] Ibid., p. 73.

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Bodies

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Dans le cadre du cours « De l’observation à la théorie », les étudiants iront visiter l’exposition Bodies au Centre d’exposition du Centre Eaton, le 11 novembre à 15h00.  Tous les systèmes nécessaires à la vie, à la reproduction et au mouvement sont disséqués et exposés.
Il s’agit, on le rappelera, de corps humains plastinés, c’est à dire que les liquides corporelles ont été remplacés par des polymères, ce qui les conservera très longtemps.  On est loin des organes dans le formol!
L’origine de certains corps a été qualifiée de « douteuse » par certains organismes, dont Amnistie internationale, qui craint qu’il ne s’agisse des corps de condamnés à morts chinois.  Les organisateurs prétendent que tout est correct, qu’il s’agit de dons volontaires.
Il reste quelques places pour les étudiants de première année qui seraient intéressés.  Ils peuvent contacter Élaine Bélanger au poste 2525 ou au elaine.belanger@collegemv.qc.ca.
POur plus d’informations: http://www.expobodies.ca/

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C’est quoi ton truc, qu’est-ce qu’il te faut?

Chine ancienne? Civilisation arabe? C’est quoi ton truc, qu’est-ce qui t’intéresse? Les civilisations de l’Inde? À moins que ce ne soit plutôt la Révolution française? Et pourquoi pas la démocratie en Amérique, telle que présentée dans le chef-d’oeuvre du même nom d’Alexandre de Tocqueville. À moins que ce qu’il te faut ce soit ce bon vieux Radcliffe-Brown et son non moins classique Structure et fonction dans la société primitive. Mais on s’entend, dans tous les cas il est toujours utile d’avoir pas loin Les Mille et Une Nuits, ce chef-d’oeuvre de la littérature arabe de même que le Bhagavad-Gîtâ, le sublime poème épique indien du IIè siècle J.-C. Sans oublier toute l’oeuvre de Freud traduite en français et Descartes et Rousseau et Kant et Marx. Tout ça et mille choses encore, sociologie, criminologie, histoire du Québec, tout ça en ligne, à portée de clic, une magnifique bibliothèque numérique qui comprend  pas moins de 4000 textes tous TÉLÉCHARGEABLES! Il s’agit de la bibliothèque qui se nomme «Les Classiques des Sciences Sociales» – http://classiques.uqac.ca/ – et qui a été fondée il y a une dizaine d’années par un professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi, Jean-Marie Tremblay. Pour connaître le détail de l’entreprise, l’esprit qui l’anime et pour se rendre compte de l’exploit qu’elle représente je mets le lien vers l’article de Stéphane Baillargeon paru dans Le Devoir la semaine dernière.  http://www.ledevoir.com/2009/10/31/274544 Dans le même article, il est aussi fait mention d’une autre belle réussite québécoise sur le web, l’Encyclopédie de l’Agora, http://agora.qc.ca/, que vous connaissez certainement déjà et à laquelle nous sommes associés pour le projet de l’Encyclopédie Histoire et Civilisation. Pour finir, vous remarquerez qu’une nouvelle rubrique est apparue là à côté, dans la colonne de droite, elle nous servira à conserver les liens vers les sites utiles.

Bruno Lacroix

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