La nouvelle orthographe?

Jeudi passé, je suis tombée sur le Journal de Montréal, lequel avait en première page une annonce choc de la «nouvelle orthographe»… Quessé ça? me dis-je.

En résumé, l’article porte sur la décision de la Ministre de l’éducation d’accepter l’orthographe de mots tels que «ognon» (oignon), «nénufar» (nénuphar), «iglou» (igloo) et bruler (brûler), pour n’en nommer que quelques uns.

Les arguments? Selon les experts, ce serait pour simplifier la langue en se débarrassant de plusieurs accents, traits d’union et autres ponctuations, conséquences «d’anomalies historiques».

Ainsi, les élèves faisant ces fautes qui, comme par hasard, pourraient être répertoriées comme des fautes qui statistiquement sont celles qui sont commises le plus fréquemment, ne seront officiellement plus pénalisées.

On invoque aussi «l’évolution» de la langue…

«Si les coiffeuses et les mécaniciens évoluent, c’est juste normal que les enseignants se mettent à jour [et que] les parents évoluent»

En tant que potentielle future professeur de littérature au cégep, je suis vraiment outrée que le Ministère sabote la langue ainsi en voulant la «simplifier». Ce qui fait la richesse d’une langue, c’est sa diversité, non?
Comment ça peut-être justifiable? La semaine passée, la ministre Courchesne disait justement que l’épreuve uniforme de français ne devait pas être trop facile, et qu’elle allait arranger ça. Donc, je suis bien confuse…
Quelqu’un voit-il un sens à cela? Je hais tellement les accommodements lorsqu’ils sont complètement déraisonnables et absolument injustifiables.

Voici l’article en question… http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/11/20091119-092300.html

plus un autre en lien… http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2009/11/20091118-052400.html

Jacynthe Fournier-Rémy

22 Commentaires

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22 réponses à “La nouvelle orthographe?

  1. Bruno Lacroix

    Je suis d’accord avec Jacynthe, tout cela est insensé. La langue évolue et se transforme, mais pas par décret ministériel. On devine le motif: en simplifiant l’orthographe, on espère qu’on fera moins de fautes à l’école, or accepter une nouvelle orthographe c’est tout simplement installer une nouvelle norme qui, à son tour, subira la vexation de ne pas être respectée et ainsi un futur écolier se verra pris en défaut pour avoir écrit «nénnufar» ou «nénufare». Un autre article sur la question: http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/277707/les-ognons-donnent-l-exema

  2. Paraskevi

    Il me semble que ça ne marche pas. Le gouvernement veut que les élèves fassent moins de fautes d’orthographe, alors le Ministère appauvrit la langue française en prétendant qu’il est en train de la simplifier… hmmm pas très brillant. Je pense que c’est contradictoire même. Aussi, cette nouvelle orthographe n’aide pas les élèves ayant de la difficulté en français. En ajoutant plusieurs mots clairement erronés dans un dictionnaire, c’est comme si on voulait trouver un moyen rapide à remédier à la situation.

  3. Stéphanie Benoit

    Je suis d’accord avec les précédents interlocuteurs. Il serait aberrant de permettre un relâchement pour accommoder les étudiants. Pourquoi maintenant ? Les échecs étaient-ils moins dérangeants auparavant ? La réforme était, quant à moi, un peu trop ‘lousse’ avec l’impossibilité de redoubler. Mais où s’en va le monde ? Je suis de ceux qui croient en la phrase ‘’ il faut travailler pour avoir ce que l’on veut ‘’. Pourquoi devrions-nous accommoder ceux et celles qui veulent obtenir leurs diplômes plus aisément ? Non, la langue française est trop importante pour être simplifié sur ce côté. Si ces jeunes étudiants voient leurs taches simplifiées, ils pourront peut être croire tous leurs buts et objectifs seront imités par cette facilité absurde.

    Cette question me fait penser aux accommodements raisonnables : plus on en laisse passer, plus les demandes se multiplieront. Nous ne devons pas flancher, point final.

    • christiane gauthier

      Au risque de passer pour une antiquaire , je crains que la réforme de l’orthographe nous fasse perdre les racines grecques et latines de notre langue et donc participe à nous rendre de plus en plus étrangers au sens profond des mots. Qui saura alors, si on écrit «ortografe» et «filosofie» que ces mots signifient respectivement «droite écriture» et «amour de la sagesse». Qui saura encore que les mots «théâtre» et «théorie» font tous les deux référence au sens grec du verbe «voir». Trésors alors perdus du sens, sens alors perdu des richesses de notre langue. Où serait alors le gain et pour qui ? Pour ceux que cette langue n’intéresse pas de toute façon ? Pour finir, je pense aux japonais dont l’écriture est si difficile qu’ils l’étudient pendant toute leur vie. Et pourtant, on m’a dit que des analphabètes, ça n’existe pratiquement pas au Japon, parce que c’est une honte que de pas savoir écrire correctement. Ce n’est pas la facilité qui fait survivre la langue et l’écriture, c’est la richesse qu’on y trouve et la valeur qu’on lui accorde.

      • christiane gauthier

        En passant, ma coiffeuse est outrée, et elle a raison, du ton méprisant de ceux qui prétendent que la langue devrait évoluer, comme les mécaniciens et les coiffeuses en sont capables. Ma coiffeuse a complété ses études collégiales et elle a adoré la philo. Mais elle a trouvé ces propos pour le moins défrisants… J’espère que celle qui a tenu ces propos demeurera anonyme chez son coiffeur, sinon elle se prépare une méchante coupe de cheveux…en quatre peut-être…

      • Philippe Bouchard

        Ah Christiane, antiquaire ou antiquité, sache que peut importe la définition, tu n’es pas seule! Je suis d’accord avec toi quand tu parles de la perte de sens par rapport aux langues grecque et latine qui sont aux sources de la nôtre. Comment mieux dénaturer une langue qu’en la coupant de ses origines?

        L’apprentissage d’une langue, peut importe laquelle, n’est pas une chose aisée. Et quelle fierté peut representer l’apprentissage d’une langue (ou n’importe quelle autre domaine de la connaissance, des arts ou des techniques) qui ne représente aucun défi? Si l’on veut vraiment améliorer l’apprentissage de la langue, au lieu de la simplifier, pourquoi ne pas retourner aux fondements même de son enseignement? Pourquoi ne pas retourner à l’enseignement du latin lui-même de façon plus étendue?

        Pour ma part, l’apprentissage du latin m’a donné le goût de l’histoire et m’a permis de comprendre le fonctionnement de cette merveilleuse langue. De plus, il fallait en apprendre la grammaire pour pouvoir traduire des textes en français, ce qui implique aussi un renforcement de la connaissance de la grammaire de celle-ci. Ce n’est pas pour rien qu’on dit souvent que le latin aide à développer les habiletés en français.

  4. Myriam Le Lan

    Franchement je trouve ridicule cette supposée simplification de la langue. Je suis parfaitement d’accord avec Jacynthe sur le fait que cet « accommodement » est totalement déraisonnable et injustifiable. Encore là, accommodement est un mot qui, selon moi, est bien inapproprié pour la situation. Voulez-vous bien me dire qui donc ça peut accommoder? On dit servir la cause de l’évolution de la langue en permettant aux parents et aux enseignants de progresser. Quelle progression peut-il y avoir lorsque les parents, voulant aider leurs enfants à faire leurs devoirs, se feront corriger par leurs enfants : « Mais non papa! Oignon ça ne s’écrit plus comme dans ton temps! Je vais les faire seul mes devoirs, tu me fais faire des erreurs!»? En plus, n’est-il pas prouvé que plus on vieilli, moins on a la capacité d’assimiler des connaissances? Donc, en plus de devoir enseigner la nouvelle orthographe aux élèves qui viennent tout juste d’apprendre « l’ancienne orthographe », il faudrait l’enseigner aux parents et aux enseignants. Si certain parlent d’une progression, je crois que l’expression appropriée serait plutôt régression. Personnellement, je crois que tant qu’à apporter n’importe quelle modification absurde à la langue française pour rendre visible le ministère de l’éducation, vaut mieux rester dans l’ombre et attendre une véritable bonne idée.

    • Jacynthe

      Pertinente intervention, Myriam, merci! Ce que ça a de l’air, c’est que le Québec (ou le Canada en général) fait dur côté éducation à l’échelle internationale, et donc, on veut faciliter l’aprentissage, car de plus en plus, particulièrement avec Internet, les gens écrivent phonétiquement. Ou Fonétikman, si vous préférez. Ainsi, les élèves commettent généralement les même fautes, j’imagine, comme ognon et nénufar, des mots que des gens qui n’ont pas beaucoup lu dans leur vie croiraient qu’ils s’écrive comme on peux les écrire aujourd’hui…
      Ça c’est un autre problème révoltant!
      Comment peu de gens qui arrivent au cégep on lu dans leur vie!
      Je ne sais pas si la réforme scolaire qui est en train d’englober le secondaire présentement a ça à son programme, mais ça serait bien que les jeunes lisent plus…(Comme si j’étais vieille haha) mais sérieux, c’est décourageant des fois! J’ai plein d’amis qui aiment pas lire et je trouve ça tellement dommage que personne ne les aient aidé au secondaire à développer leur goût en littérature. Moi j’ai eu une super prof en secondaire 5 qui nous permettait de lire à peu près tout ce qu’on désirait, du moment que c’était un vrai roman, et elle conseillait ceux qui n’avaient pas d’idées…
      Vive la littérature…

  5. Sébastien Roy

    Ce que je trouve tragique c’est de favoriser les personnes qui ont justement des problèmes au niveau du français au lieu de mettre en place des systèmes qui aide plus à mieux comprendre la langue. (Y en a déjà pas mal) J’ai personnellement beaucoup de problèmes en français, mais je trouve loin d’être acceptable le changement de notre langue. Cette langue qui est défendue depuis plusieurs siècles subit des changements plus médiocres les uns que les autres et personnes semble contre (Dans les personne qui ont le pouvoir de contrer cela)

  6. Olivier Vaillancourt

    On impose pas la lecture. L’imposer ou ajouter de la lecture au secondaire serait un moyen médiocre d’aborder le manque de motivation des jeunes.

    Deplus, la lecture ne se fait pas seulement à travers les livres, j’ai moi même détester passer des heures devant des pages blanches tachés de lignes noirs. La lecture peut se faire par l’intermédiaire d’activités pour en alléger le fardeau.

    La technologie d’aujourd’hui permet de changer les méthodes d’enseignements. Le meilleur exemple qui explique la relation entre la technologie et l’apprentissage est par rapport à l’anglais. Les veilles générations (désolé si cela insulte quelqu’un) ont beaucoup de misère avec la langue de Shakespeare, cela est dût aux pauvres moyens d’enseignements reliés à leur époque. De nos jours, l’anglais s’apprend majoritairement par l’intermédiaire de la télévision, de l’ordinateur, des contacts sociaux, des bandes dessinés, que par l’intérim des classes.

    Le français est un sujet plus délicat, mais pensez-vous vraiment qu’en imposant plus de littérature française aux jeunes vous permettrez de leur faire découvrir cet art ? Fonctionner de façon progressive serait la meilleur solution. Permettre à l’élève de choisir l’oeuvre de son choix quelque soit le sujet est une très bonne idée. « Moi j’ai eu une super prof en secondaire 5 qui nous permettait de lire à peu près tout ce qu’on désirait, du moment que c’était un vrai roman […] ». Si un élève préfère lire des ouvrages d’histoires, alors qu’il s’exerce. Cependant des revues peuvent être aussi intéressante sinon plus que des monographies, donc si un élève choisi une revue scientifique pourquoi serait-il pénalisé ? Les mots utilisés dans un ouvrage sont les mêmes mots utilisés dans un autres. Si l’objectif est de familiariser les élèves avec la langue alors je ne voie pas de meilleur moyen pour les apprentis molières…

    D’un autre côté, vue la popularité croissante des jeux vidéos chez les jeunes, les ados et les adultes, pourquoi pas créer des jeux éducatifs et amusants ? Lorsque je parle de jeu éducatif et amusant, je ne parle pas de la cochonnerie que l’on retrouve actuellement dans le marché, je parle de jeu populaire adapté pour des cours ! Pourquoi dilapider des millions en réformes inutiles et ridicules sur un point de vue ancestrale (j’ai un jeune frère emprisonnée dans la réforme scolaire, rien à changé exepté la surcharge de travaux), lorsqu’ils auraient pus l’investir dans une éducation interactive adaptée aux nouvelles technologies !

    Imaginez-vous un(e) professeur(e) d’histoire (pour être politicaly-correct) , qui à le mandat d’inculquer à ses jeunes élèves, le contexte féodale d’une seigneurie médiéval. Il aurait outre la possibilité de leur faire lire des textes et bla bla bla…, la possibilité d’offrir en option à des élèves, désintéressés de l’école, d’écrire un compte rendu à propos d’un jeu « d’ubisoft » (par exemple) concernant cette période, certifié par le ministère de l’éducation.

    Ah oui, je suis totalement contre les récents changements subits dans la langue française. L’académie de la langue française devrait avoir honte d’accepter d’infâme bêtise comme celle-ci, mais, ce qui me fait le plus marré, c’est le fait qu’elle refuse toujours d’accepter le mot courriel. Peut-être une question d’orgueil, car elle n’a pas trouvé ce mot par elle-même ?

    • Jacynthe

      Ah ouais et pour revenir si le point  »jeux vidéos » ou intéregrer les nouvelles technologies à l’éducation….Hum, what about no?
      J’adore les jeux vidéos, tu le sais Oli, ils m’ont appris l’anglais à la place de l’école, ont développer ma logique et m’ont même donner des leçons de vie!
      Toutefois, hey, les jeux de nos jours, moi comprises, savent généralement même pas coudre, faire à manger, poser une tablette, un cadre, faire un peu de menuiserie, de ci et de ça de manuel.
      Spa un robot qui va te faire ça dans 10 ans mek que tu sois en appart, on es pas encore rendu là je crois!!!
      Si tu veux les jeux t’apprennent de quoi, joue chez toi dans ton sous-sol, sinon ça va juste encourager les jeunes à se désintéresser encore plus de ce qui est essentiel et qui leur manque déjà. De plus, TOUT les jeunes ne sont pas ‘technology » oriented, loin de là même. Ok, on va commencer à enseigner à l’aide de Barbies et de figurines de Transformers pour les autres.
      Non sérieux, joue à des jeux d’aventure chez toi, car ce genre de jeux sont souvent longs et sont très souvent pleins d’énigmes à résoudre, genre Zelda! 🙂 Moi jvais faire jouer mes enfants a ces jeux là, mais les putain de jeux de guns qui servent absolument à rien, jvais tenter de les tenir loin de mon foyer le plus posible, jaimerais ca que mon kid soit épanoui plutot qu’il trouve ca le fun faire des headshots en revenant de lécole chaque soir. Dans Goldeneye, ctai pas pire par exemple, yen avait des trucs potables à résoudre..et ctai mal fait, ça aidait. En effet, un gros problème aujourd’hui cest que les jeux sont tlmt réalistes….ça pousse trop le joueur à rentrer dans le jeu, à se perdre dedans, perdre la notion de tout autour, surtout du temps. >< Cest vicieu les jeux vidéos… ;p
      Si je t'ai mal compris, bien je t'inviterais à développer 🙂

  7. Jacynthe

    «si un élève choisi une revue scientifique pourquoi serait-il pénalisé ?»

    Parce que la littérature, dans le sens des romans, des histoires  »inutiles » à pour but de te faire découvrir ta propre personnalité ainsi que te de questionner. Bien sûr, une revue scientifique va te questionner grâce à la fameuse ouverture dans sa conclusion. Toutefois, elle va t’imposer des faits, dans une suite de mots de la langue qui n’ont pas de lien particulier entre eux mis à part dans le but d’informer, grâce à leur définition concrète.
    La littétature, elle, t’apprends la beauté de la langue, en étudiant bien la rythmique des mots et en les choisissant pour leurs ressources, symbolismes, sonorité, et/ou définition oui, non pas pour ce qu’ils veulent dire dans leur encadré.
    La littérature joue avec les mots et donc, s’amuse à créer des fameuses figures de styles, qu’on te laisse ensuite interpréter…
    Enfin, mon amour, la littérature, elle te laisse justement place à de nombreuses interprétations, au DIALOGUE!
    Les revues scientifiques texplique des faits, t’impose une réalité!!! Elle ne laisse pas place au dialogue, « c’est ça, pis c’est toute». Comme les parents… 😉

    DONC voila pourquoi, une revue ne devrait pas remplacer un roman! Mais je tiens a dire que les roamns, genre, dy style de stephen king ou agatha christie ou stephenie meyer sont des romans divertissants, mais qui n’accomplissent rien, ils ne suffisent rien, ils servent à divertir, alors que les  »grands romans », du genre Shakespeare justement, te propre pleins d’interprétations que tu devras activier ton cerveau pour comprendre…
    Cest triste, je me rend compte à quel point cest comme l’art contemporain…et pourtant, je ne peux vivre sans les livres, et je proscrit cet art de ma vie… XD

    P.S. Ce fut un résumé de mon cours d’hier avec Guy Bourbonnais! 😀
    Ça tombe tu bien, il m’ a apprit à défendre ma passion haha….enfin. Avant, j’aurais pas su quoi dire à quelqu’un qui me dit que la litt., ça sert à rien…
    MOUAHAHA!

  8. Olivier Vaillancourt

    J’ai pas dit que la littérature sa sert à rien, mais l’imposer à des élèves qui son désintéressé par la lecture c’est stupide. Surtout, si c’est en surcharge de travaux. La littérature n’est pas faite pour tous, c’est un deuxième dégrée de lecture. Personnellement, j’adore la littérature, seulement elle est difficile à décortiquer et je ne pense pas que des élèves du secondaire serait près à accomplir cette tache, surtout dans une école publique conventionnel ( et non une école qui te permet d’évoluer à ton rythme comme Jean de Bréboeuf). Aussi, la littérature ne t’apprend pas à *t’amuser avec les mots*, les figures de styles sont partout, dans notre langage et aussi dans des romans *sans but*, comme Da Vinci Code etc, et aussi dans la musique. Aussi, pour comprendre la littérature, il faut comprendre le contexte historique et le courant littéraire et crois-tu vraiment que cela est possible d’expliquer ‘a une 30aine d élèves pré pubères qui attendent la pause avec impatience… Bref, la réalité navrante de l’ambiance des classes rend l’imposition de la littérature presque impossible.

    La génération Y est davantage attire par les DEP que par les baccalauréats. La politique en place ne favorise pas nécessairement les jeunes à entrer à l’université, le coup des études supérieur post collégienne est exorbitant.

    • christiane gauthier

      Remplacer la littérature par n’importe quel autre texte? Je ne connais aucun pays, aucun peuple ou aucune culture qui a renoncé à la transmission de son âme par l’enseignement de sa littérature. Jacinthe a parfaitement raison, les oeuvres littéraires portent en elles quelque chose de bien différent que les textes de sciences, aussi bien écrits soient ces derniers.

      Si tu veux accrocher des ados entre les pauses, alors il faut trouver des oeuvres littéraires qui vont les chercher et qui leur feront oublier la pause. Je pense que c’est possible, je sais que c’est possible. Il faut alors avoir le courage de dépoussiérer et de renouveler le contenu de l’armoire des classiques. La littérature et la poésie, c’est comme la musique, quand tu choisis les bonnes oeuvres pour les bonnes personnes, ça ne fait pas seulement apprendre les gammes et la grammaire, ça poétise la vie, ça fait rire et ça fait pleurer. C’est bien plus qu’un question de grammaire et de syntaxe.

  9. Olivier Vaillancourt

    Je vous pause une simple question Christiane Gauthier.

    Si vous avez le choix d’enseigner le français au cegep et au secondaire lequel choisissez-vous et pourquoi ?

    La maturité des élèves, la grammaire intensive, l’introduction a l’argumentation… Pour éclairer votre réponse.

    Le sujet de ce petit débat n’était pas concernant le retrait de la littérature au niveau du secondaire, mais juste des moyens a palier au manque d’intérêt des jeunes vis-à-vis de la lecture. Il est facile de détourner un sujet a son avantage.

  10. wutheringkate

    Le désintéressement massif de la population pour la littérature est un problème qui selon moi, relève de parents et d’enseignants qui baissent les bras. Bien sûr, n’entrent pas dans cette catégorie les gens souffrant de troubles d’apprentissages de cause neurologique, mais je crois que les jeunes manquent de stimulation. La plupart des parents n’ont jamais le temps pour leurs enfants et les profs sont trop occupés à jouer à la police avec ces enfants de parents qui n’ont jamais le temps pour offrir un qualité d’enseignement supérieure. Et pourtant, les enfants et les adolescents sont de vraies éponges, il y a encore quelques profs au niveau secondaire qui sont passionnés et donnent envie de goûter à la culture à leur élèves. Mais dû à la mauvaise organisation dans les écoles (surtout publiques!) et le manque de coopération entre les diverses parties, on a pas fini de voir augmenter le taux de pourcentage de décrocheurs.
    Le Ministère de l’éducation essaie seulement de se sauver la face avec ses réformes. Ceux qui ont le pouvoir de changer les choses, au ministère, sirotent des champagnes luxueux et se donnent des tapes d’approbation dans le dos pendant que la jeunesse sombre dans l’illettrisme et l’ignorance.

    L’histoire nous parle à travers Homère, Roland, Racine, Zola et même à travers la littérature pop de Tolkien et de D. Brown. Si tu dormais moins dans tes cours Oli, tu saurais que les profs s’acharnent justement à nous faire comprendre les liens entre la littérature et l’histoire, la sociologie, la psychologie, les sciences naturelles, la religion, l’éthique et j’en passe. La «littérature» scientifique et journalistique est écrite avec un vocabulaire limité qui durcit l’élasticité de la langue et l’appauvrit. Elles brise les liens qui existent entre toutes les disciplines et nous permet de mieux les assimiler.

    La littérature est «un anneau pour les rassembler tous» 😉

  11. wutheringkate

    J’ai dit Roland et je m’en excuse, Roland n’a pas écrit la chanson de Roland, il en est seulement le protagoniste. L’œuvre, selon mon anthologie, est anonyme. Encore désolée.

    • christiane gauthier

      Si j’avais le choix, c’est évident que je choisirais le niveau collégial, simplement parce que je suis davantage amoureuse de ma discipline qu’obsédée par la discipline, si tu vois ce que je veux dire. Cela dit, je pense que les jeunes du secondaire, si on sait y faire, sont aussi capables de littérature et de poésie que les générations précédentes. À preuve, les slammeurs qui sont comme les nouveaux rhapsodes qui remplacent les aèdes de l’époque de Homère. C’est sûr que le défi est de taille et qu’il demande des convictions costaudes de la part des futurs profs. Mais, comme le disent eux-mêmes les étudiants depuis la nuit des temps, «sadépanduprof«…

  12. Jacynthe

    Je tiens juste à dire que je suis en extase devant vos explications, arguments et exemples qui complètent si bien ceux que j’ai tenté de mettre en valeur. Félicitations, j’adore que trop tes citations faites sur mesure, Cathou. ❤
    J'attends avec impatience une tentative de réfutation 🙂

  13. Jacynthe

    Ouais, haha, ça dépend du prof!
    Ça parait quand quelqu’un n’est plus passioné, qu’il ne se tient plus à jour dans ses lectures, etc, quel que soit sa matière… Oh que les élèves le sentent, et c’est pénible!
    Toutefois, lorsque c’est l’inverse, je ne comprends pas pourquoi certains posent une barrière à la passion que le professeur dégage!
    Quoi de mieux que de se laisser aller à travers les paroles d’une personne pleine de connaissance, pleine de passion et qui à la grâce de nous partager ce cadeau «inutile» mais alors, oh combien inestimable.

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