Archives de Catégorie: Religion

Il y a 60 ans

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L’Ontologie du négatif

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Enquête récente sur la mort du petit Dionysos

Conférence du 25 mai 2022 La professeure de l’Université Laval, Mme Anne-France Morand, nous présente une conférence ayant pour titre : «Enquête récente sur la mort du petit Dionysos».

Résumé : Selon certains savants du 19e et début du 20e siècle, le meurtre du petit Dionysos par les Titans serait au cœur de l’orphisme, cet ensemble de croyances divergeant passablement de la religion grecque traditionnelle. Des textes fragmentaires, placés sous le nom du héros Orphée, le joueur de lyre capable d’enchanter la nature et les animaux, concernent des mystères et l’au-delà et font allusion à ce mythe. Cependant, depuis les années 1950, la centralité de cet épisode et même l’orphisme ont été remis en question par les travaux de deux grands savants qui s’étaient efforcés de « démonter » l’orphisme sur des bases qui semblaient fort scientifiques. Or, un tout nouveau fragment découvert cette année dans un palimpseste décrit précisément l’enfance de Dionysos. C’est sur ce texte exceptionnel et sur quelques autres trouvailles archéologiques liées à l’orphisme que portera l’exposé.

Institut d’études anciennes et médiévales de l’université Laval

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REFUS GLOBAL

75 ans plus tard

«Le lancement, le 9 août 1948, du manifeste Refus global suscite des réactions en cascade. Dans un climat social plombé par un nationalisme conservateur mâtiné d’un cléricalisme carabiné, l’immense majorité des commentaires lui sont hostiles. « Les splendides révolutions aux seins regorgeant de sève » qu’espère ce manifeste, rédigé par Paul-Émile Borduas et contresigné par quinze jeunes artistes, n’ont pas de quoi enthousiasmer des notables affairés à reconduire tête baissée l’exercice de leur pouvoir.»»

Jean-François Nadeau, Le Devoir, 08/08/23

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Papyrus maximus

Comment lire un texte ancien avec l’aide de l’intelligence artificielle

Papyrus d’Herculanum

Stéphane Baillargeon, Le Devoir 19/07/23

Si on arrive à les rassembler bout à bout, tout d’un coup, ces fragments prennent beaucoup plus de sens. Cette technique permettrait de découvrir des fragments de littérature inconnue, une tragédie grecque perdue ou un écrit d’Aristote, par exemple, dont on n’avait plus de copie.

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« Il existe une forêt d’anciennes langues et certaines nous résistent encore… »

L’a b c des

linéaires A, B et C L’énigme des écritures multimillénaires

Stéphane Baillargeon, Le Devoir, 15/07/23

Quelle est la plus grande invention de l’histoire ? En 2000, le lectorat du magazine Times avait choisi l’ampoule électrique comme plus formidable création du millénaire achevé. Pas fou.

La professeure Anne-France Morand, du Département des sciences historiques de l’Université Laval, a posé la question cette année à sa classe de grec moderne. Elle a entendu ses étudiants citer la roue, le pont et d’autres merveilles encore.

« Moi, j’ai dit que la chose la plus importante, c’était le déchiffrement du linéaire B. Tout le monde s’est moqué de moi », confie l’helléniste en rigolant elle-même de sa boutade.

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Le linéaire B est un système d’écriture syllabique utilisé durant l’âge du bronze tardif en Grèce antique, entre 1450 et 1100 avant notre ère. Les premières traces de ce syllabaire écrit sur des poteries et des tablettes d’argile ont été découvertes en Crète sur le site d’un ancien complexe palatial fouillé à partir de 1900 par l’archéologue britannique Arthur Evans (1851-1941).

Il a fallu un demi-siècle pour percer ce code. En s’appuyant sur les listes analytiques de la philologue Alice Kober (1906-1950) montrant que la lettre finale de certains mots changeait, le linguiste Michael Ventris (1922-1956), obsédé par le linéaire B depuis l’adolescence, a pu conclure que cette écriture servait une langue indo-européenneà déclinaisons, en fait un grec archaïque parlé par les Mycéniens.

Ce système syllabaire n’a cependant aucun lien avec l’alphabet grec qui l’a remplacé. Il repose sur 87 signes traduisant des syllabes et d’autres imageant des idées ou des nombres décimaux. Les tablettes déchiffrées traitent essentiellement de questions administratives, économiques et religieuses. Les textes donnent une idée de la vie quotidienne de cette très lointaine époque. Ils permettent aussi de suivre les racines de la civilisation si importante pour la suite des choses en Occident.

« Pendant mes études, j’ai eu la chance de faire du linéaire B, raconte la professeure Morand. Son déchiffrage est une affaire assez incroyable puisqu’il n’y avait pas de texte bilingue, pas de pierre de Rosette. Cette langue est assez déchiffrée maintenant. On comprend par exemple que “Cnossos” s’écrit conosso. On a le mot pour dire “labyrinthe” : labyrinthos. On sait aussi que les mots en “issos” ou en “ithos” sont très grecs, et on retrouve donc l’équivalent de dinosaures de cette langue dans le linéaire B. Mais pour plusieurs autres mots, on a plusieurs interprétations. Ça reste un problème. »

Le linéaire A, découvert à Cnossos en même temps que le B, au début du XXe siècle, par sir Arthur Evans, propose un autre système d’écriture, remontant cette fois à l’âge du bronze, entre 1900 et 1450 avant notre ère. Ce code précède donc le linéaire B et n’est pas strictement syllabique. Le linéaire A comprend des signes représentant des syllabes, mais aussi des idéogrammes et des logogrammes. Ce système résiste toujours au déchiffrement.

« Pas mal de linguistes s’y intéressent, dit la professeure. Le manque d’inscriptions — quelques milliers de signes seulement et souvent des textes courts — pose un défi. Si on trouvait des textes plus longs, on pourrait peut-être percer ce code. L’autre défi, c’est qu’on semble face à une langue que nous ne comprenons pas, peut-être non indo-européenne. »

Cet indice rappelle la complexité du peuplement de la région. « Les Grecs se croyaient autochtones, mais ils ne l’étaient pas », résume la spécialiste.

Une passion de jeunesse

La professeure Anne-France Morand a été jointe par Le Devoir en Europe, où elle fouille les bibliothèques à la recherche de manuscrits sur les hymnes orphiques, des textes liés au mythe d’Orphée et à un courant religieux initiatique, sujet sur lequel elle travaille patiemment depuis sa thèse de doctorat. Elle était à Paris il y a quelques semaines pour travailler sur un manuscrit du XVe siècle.

« Il n’y a pas beaucoup de temps à l’heure actuelle pour la slow science, dit-elle. Je fais un travail assez minutieux qui m’oblige à collationner une cinquantaine de manuscrits. Ce travail n’a pas été fait pour les hymnes orphiques depuis 1941. »

La professeure Morand enseigne le grec ancien à l’Institut d’études anciennes et médiévales de l’Université Laval. Dans son domaine hyperspécialisé, il faut maîtriser l’épigraphie (la lecture des pierres), la papyrologie (pour les papyrus) et la paléographie (la lecture des manuscrits médiévaux sur parchemin ou sur papier). Elle-même a été hautement formée à ces spécialités à Oxford auprès de la sommité Nigel Wilson, qu’elle désigne comme « le meilleur paléographe vivant ».

Elle a commencé l’étude du latin dès l’âge de 12 ans, puis celle du grec à 15 ans dans une école secondaire publique suisse, le collège Calvin de Genève, qui poursuit cette tradition encore aujourd’hui dans le cadre de la maturité gymnasiale, l’équivalent du bac français.

« Je me destinais au droit, explique-t-elle. J’ai terminé mes études juridiques, j’ai enseigné le droit et, à un moment, j’ai dû admettre que ma grande passion, c’était le grec. J’ai une connexion presque mystique avec cette langue. Très jeune, vers 14 ans, j’ai aussi eu un emballement pour l’étrusque, une autre langue toujours incomprise. »

Ces dernières années, elle s’est penchée sur le syllabaire chypriote, une écriture à 56 signes datant de l’âge du fer (du XIe au IVsiècle avant notre ère), qui dérive probablement des linéaires A et B. C’est du grec qui a été déchiffré au XIXe siècle. La professeure québécoise a étudié récemment une tablette du Ve siècle pour les médecins. « C’est difficile à cause des signes et du dialecte chypriote. J’y arrive, mais c’est compliqué. »

La littérature grecque ancienne produite pendant plus d’un millénaire est essentiellement numérisée et disponible en ligne. Encore faut-il pouvoir la lire. Les systèmes de traduction numérique commencent à y arriver. Les ordinateurs permettent de filtrer une quantité énorme de données.

Le linéaire A n’est pas la seule langue ancienne à résister aux décrypteurs contemporains, aidés ou pas par l’intelligence artificielle, souvent parce que la langue parlée devant fournir la clé de lecture a disparu. Le syllabaire cypro-minoen (ou linéaire C), datant aussi de l’âge du bronze, existe sur environ 250 tablettes, donnant quelque 2500 signes, trop peu pour le déchiffrement.

La professeure Morand rappelle le cas du fameux manuscrit de Voynich, qui repousse toujours l’entrée des cryptographes. « Il existe une forêt d’anciennes langues et certaines nous résistent encore… »

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Bonjour Jean-Baptiste!

La Saint-Jean, un patrimoine immatériel?

Le Comité de la fête nationale espère faire reconnaître la fête de la Saint-Jean, son défilé et son instigateur, Ludger Duvernay, au patrimoine immatériel du Québec. Pour appuyer sa demande, l’organisation a demandé à l’historienne de l’art et ethnologue Diane Joly de dresser un rapport relatant l’histoire de la fête.

Le « caractère festif » des célébrations de la Saint-Jean leur donne cette valeur patrimoniale, soutient Mme Joly. « Je démontre que c’est un événement historique important pour les Québécois. Et pas seulement le défilé. »

C’est dans les jardins de l’avocat John McDonnell, situés dans le faubourg Saint-Antoine de Montréal (aujourd’hui en partie la gare Windsor), que la première célébration de la Saint-Jean-Baptiste comme fête nationale des Canadiens français a eu lieu, le 24 juin 1834.

À l’initiative de Ludger Duvernay, qui était alors directeur du journal La Minerve, la fête a d’abord été conçue comme un banquet pour soutenir les idéaux du Parti patriote. Y participaient notamment Louis-Joseph Papineau et George-Étienne Cartier, autour de Ludger Duvernay. « Lors de ce banquet, raconte Diane Joly, il y a eu 40 toasts, dont 25 étaient à dimension politique, en lien avec les idées du Parti patriote. » On dit d’ailleurs qu’à la suite du banquet, les patriotes se reconnaissaient entre eux en se saluant avec un « bonjour Jean-Baptiste ».

Caroline Montpetit, Le Devoir, 23/06/23

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Le néoplatonisme

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Actualité des Lumières

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Hypatie d’Alexandrie

Femme philosophe, sauvagement assassinée par les prêtres de l’évêque Cyrille en 415

« Hypatie est à la mode. Cette femme, mathématicienne, philosophe, astronome, pédagogue réputée de l’Alexandrie des années 400 de notre ère connaît depuis la Renaissance une seconde vie. Devenue figure emblématique, elle a été utilisée pour servir des causes aussi diverses que la tolérance religieuse, l’anticléricalisme, l’hellénisme romantique, le positivisme, le féminisme, et jusqu’à la prostitution.

Si nous savons quelque chose de l’Hypatie antique, et si cette figure a pu être si bien récupérée, c’est à sa mort qu’elle le doit. Au printemps 415 de notre ère, Hypatie est enlevée en pleine rue par des moines fanatisés, et écorchée vive dans une église ; son corps est découpé en morceaux, qui sont finalement brûlés. C’est à cette fin sordide plus encore qu’à sa personnalité brillante et à son aura incontestable qu’elle doit d’avoir traversé les siècles. Car des femmes philosophes voire mathématiciennes, l’Antiquité en a connu plus d’une, dont les noms seuls nous sont au mieux parvenus. La mort violente d’Hypatie, les acteurs de cet assassinat et le contexte religieux et politique explosif de l’Alexandrie des années 412-415 ont permis de jeter suffisamment de lumière, mais aussi suffisamment de mystère sur cette figure pour qu’elle soit réinterprétée, au fil des siècles, selon les besoins des uns et des autres.» La suite ici

Source: Anne-Françoise Jaccottet, Hypatie d’Alexandrie : femme antique, figures contemporaines, La vie des idées, 27/12/2021.

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Joyeux Noël!

Giotto di Bodone, Nativité de Jésus, 1303-1305. Fresque, 200 x 185 cm. Padoue : Chapelle Scrovegni.

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L’Herbier du frère Marie-Victorin

«L’herbier que le frère Marie-Victorin a amorcé en 1920 compte aujourd’hui 750 000 spécimens de plantes et de mousses de l’Amérique du Nord et du Sud, des Caraïbes, de l’Europe, de l’Afrique, de l’Asie, de l’Océanie et de l’Australie, dont 150 000 ont été intégrés par Marie-Victorin lui-même et ses proches collaborateurs. Il est aujourd’hui le troisième herbier en importance au Canada, auquel les chercheurs en botanique, en écologie et en environne- ment du monde entier se réfèrent dans leurs travaux.»

Pauline Gravel, Le Devoir, 19/11/22

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Pendaison de Louis Riel

La pendaison de Louis Riel par J. LecomtePHOTO : Bibliothèque et Archives Canada/National Archives of Canada Print collection

Extrait du discours d’Honoré Mercier prononcé devant plus de 50 000 personnes :

« Riel, notre frère, est mort, victime de son dévouement à la cause des Métis dont il était le chef, victime du fanatisme et de la trahison; du fanatisme de Sir John et de quelques-uns de ses amis; de la trahison de trois des nôtres qui, pour garder leur portefeuille, ont vendu leur frère.»

Analyse le discours prononcé par Honoré Mercier au Champ-de-Mars le 22 novembre 1885 à l’occasion de la pendaison de Louis Riel.

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Louis Riel, né le 22 Octobre 1844

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Tewaarathon

« Autrefois, le jeu de crosse était une façon de régler les disputes entre des gens. (…) Plutôt que de faire la guerre et de se battre, il y avait des parties qui duraient des jours. C’était aussi une façon de se préparer pour la guerre. Parce que les parties avaient lieu dans de grands champs, il fallait être de bons coureurs. Je parie qu’il n’y avait pas beaucoup de gens obèses à cette époque ! »

Encore aujourd’hui, les mères de clans peuvent réclamer un match de crosse pour régler un différend, ou pour remonter le moral de la communauté en période de crise.»

La crosse, de rituel de guérison à sport national, Le Devoir 20/08/22

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