Lilibeth Cuenca Rasmussen – ”A Void”
Depuis ses débuts, l’art contemporain a cherché à se détacher de l’art moderne. Ce dernier croyait être arrivé au bout de l’art et de ses capacités, mais les artistes contemporains ont su redéfinir l’art et ses médiums pour pouvoir étendre les limites supposément atteintes avant eux et explorer des thèmes de plus en plus profonds, provocateurs ou illuminants. L’art contemporain utilise la vidéo, la photographie, l’installation et bien d’autres médiums pour aborder des propos de manière unique. Mais l’un des médium que j’ai pu mentionner à travers mon Épreuve Synthèse de Programme est la performance. En s’interrogeant sur l’universalité des propos de l’art et de la vérité qu’il propage, j’ai abordé la performance. Cette dernière se démarque de tous les autres médiums pour plusieurs raisons.
Mais, premièrement, qu’est-ce que la performance? Comme son nom l’indique, la performance inclue un artiste qui joue un rôle. C’est précisément ce jeux qui constitue la performance, et non une vidéo ou des photos qui rapportent l’évènement. Ces derniers seraient plutôt une vidéo ou une photographie. La performance est donc le moment où elle se produit, avec l’artiste présent devant un public présent. Cette spontanéité est une des plus importantes caractéristiques de la performance et est l’une des caractéristiques qui rapproche la performance du rituel.
J’ai aussi abordé le rituel dans mon ESP, car la performance tente de le recréer. C’est ce que Michèle Fellous écrit dans son article Du rite comme œuvre: l’art contemporain. Selon elle, l’artiste est comme un chaman ou un sorcier qui permet à son public de vivre une expérience différente de sa vie ordinaire. On peut voir que la spontanéité de la performance peut ressembler à ce que Fellous décrit. Être présent au moment et au lieu de la performance la rend particulièrement unique, bien plus que le moment où on observe une œuvre d’art plus classique, comme une peinture, dans un musée. Non seulement la performance est un moment, les spectateurs sont parfois invités à participer, ce qui rend ce médium d’autant plus particulier.
Finalement, la performance est ce moment où l’artiste permet à son public de vivre une expérience unique, momentanée. En étant si spontanée, la performance permet de dépasser les support artistique classique. Plutôt que de présenter une œuvre finie, fermée, la performance permet à son public d’observer le processus de création de l’œuvre et, parfois, même d’y participer.
Étienne Denis























































Petit guide sobre, commode, simplement abrégé, objectivement ambitieux et révolutionnaire des titres de travaux longs, volumineux et désespérément interminables; une aventure ambigüe qui mène vers le malaise du lecteur, mais surtout, et c’est l’essentiel, vers une euphorie et/ou vers une mauvaise note du même lecteur: le guide pour tout titrier qui se respecte dans le plus substantifique des titres
Les titres sont d’une importance capitale et indubitable. C’est un fait indiscutable dont on ne peut nier l’importance ni discuter plus longtemps. Nous allons donc voir comment écrire un bon titre en énumérant les quelques étapes nécessaires à leurs excellentes et parfaites élaborations, en utilisant l’exemple comme méthode pédagogique dans les quelques succincts sous-titres qui suivent.
Trouvez le sujet de rédaction de votre travail que votre enseignant, professeur, mentor, régent, seigneur, patron, préfet, despote, tyran, maitre, ou autre personne se situant au-dessus de vous hiérarchiquement dans la situation d’énonciation dans laquelle se présente votre texte, qui ne sait pas écrire, mais qui vous utilise comme scribe vous aura fort probablement et gentiment donné au préalable, et terminer le travail en question qui ne devrait normalement pas être commencé la veille de la remise de celui-ci, à moins d’un contretemps sérieux, comme une invasion-surprise de la Russie, un commentaire intelligent d’un chroniqueur du Journal de Montréal ou la génération spontanée d’animaux infernaux en direct dans son salon
Il est important de mentionner que le titre ne doit jamais être écrit ou achever avant la fin de la rédaction ou du travail, car le titre doit englober, décrire, gloser, voir diriger le lecteur dans l’herméneutique qu’il peut en faire; il est ainsi nécessaire de terminer la rédaction pour trouver le titre le plus parfait possible dans le meilleur des textes possibles.
Insérez le sujet de votre document, ainsi que tout autre mot relié et nécessaire à la finition de votre titre reliée par l’utilisation des techniques mentionnées ici-bas en intra-sous-titre
Cette technique comprend obligatoirement ce que nous allons appeler des sujets pour ce rapprocher ou s’éloigner de l’anecdote, comme cet exemple-ci tiré d’un de mes travaux;
Rapport sur le laboratoire de chimie:
Une épopée scientifique de deux élèves d’histoire et civilisation au labo de chimie;
Expérience de chimie concernant l’acide, un catalyseur et de la température doublé d’une autre expérience sur la formation de précipité et la fin tragique d’un bécher au fond d’un évier
Cette technique peut aussi servir à insérer une déception ou autre émotion;
Rapport sur le laboratoire de physique :
La seconde épopée scientifique de deux élèves d’histoire et civilisation qui commença au labo de chimie et qui se termine au labo de physique;
Expérience de physique concernant deux billes, une table, deux mètres de comptoir, du papier carbone et qui malheureusement n’a pas grand-chose à avoir avec la physique quantique et les trous noirs.
Voici quelques conseils rapides se trouvant sous un titre beaucoup trop allongé sur son propre sujet (il s’agit en effet d’un métatitre), soit le sous-titre qu’il représente dans ce guide sur les longs titres, pour achever un titre digne des phrases de Descartes ou aussi péniblement infini que la stupidité et la cruauté humaine comme en témoigne certaines œuvres (voir « Petit guide simple, simplet, simplement court et objectivement ambitieux et révolutionnaire des titres de travaux longs, volumineux et désespérément interminables, une aventure ambigüe qui mène vers le malaise du lecteur, mais au final, vers une euphorie ou vers une mauvaise note du même lecteur ou le guide pour tout titrier qui se respecte »)
Ne jamais mettre de point à la fin d’un titre; ce serait suggérer qu’il y ait une fin à vôtre titre, et tout titrier sait pertinemment que tout titre n’est jamais terminé, car, et on laissera le lecteur en proie à cette douloureuse interrogation, le titre allégorise un texte qui n’est jamais potentiellement fini, ce qui explique que cette phrase n’a pas de fin, ou pour dire autrement, la
Yannick Roy
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