Palestine / Israël / Montréal juillet 2014

 

pour gaza

Un staut Facebook de Tayahout-Nicolas

Grand reportage

Ce soir, et il faut être à Montréal pour voir ça, une manifestation Palestiniens/Juifs… ensemble pour condamner l’État d’Israël !

Un adulte palestinien portait un enfant juif sur ses épaules et un adulte juif portait, lui, un jeune palestinien !

Belle image !

de votre envoyé spécial Tayaout-Nicolas | Photographe professionnel:

BLx

 

 

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1914-1918: Les noirs dans l’armée canadienne

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L’arrivée du bataillon de construction no 2

L’histoire méconnue de la discrimination envers les Noirs dans l’armée canadienne en 1914-1918

Caroline Montpetit, Le Devoir, 18/07/ 2014

 

Cent ans après le début des hostilités, certains aspects de la Première Guerre mondiale demeurent méconnus. C’est le cas de la discrimination envers les Noirs qui a été pratiquée par les officiers de l’armée qui enrôlaient les soldats.

Cette discrimination était si forte que, sous la pression du lobby noir qui voulait participer à l’effort de guerre, l’arméecanadienne a fini par former un bataillon exclusivement formé de Noirs, le bataillonde construction no 2.

L’histoire a été racontée dans deux livres publiés par feu le sénateur canadien Calvin Ruck, Canada’s Black Battalion : no 2 Construction 1916-1920 et The Black Battalion 1916-1920 : Canada’s Best Kept Military Secret.

M. Ruck y raconte comment les Canadiens noirs qui souhaitaient s’enrôler dès 1914 se faisaient systématiquement rejeter par les officiers, certains de ceux-ci allant jusqu’à dire qu’il s’agissait d’une guerre de Blancs, dont ils n’avaient pas à se mêler.

« En 1914, au début de la guerre, les Noirs ont demandé, comme plusieurs autres Canadiens, à aller défendre leur pays. Mais c’est seulement après qu’il y a eu énormément de pression et de lobby politique qu’on les a finalement laissés partir », raconte Michael Farkas, président de la table ronde du Mois de l’histoire des Noirs de Montréal, qui souhaiterait monter une exposition sur le sujet. Alors que le gouvernement fédéral avait pour politique officielle d’accueillir tous les citoyens dans l’armée, les soldats blancs ne voulaient pas côtoyer des Noirs dans leurs rangs.

Par exemple, en novembre 1915, le lieutenant-colonel George W. Fowler écrit une lettre à un supérieur pour lui demander la permission de ne pas recruter de soldats noirs.

« J’ai eu la chance de trouver une très grande qualité de recrues, et je ne trouvais pas juste pour eux de devoir se mêler à des nègres », écrit-il, tel que cité dans le livre de Calvin Ruck. Certains commandants « ne croyaient pas que les Noirs pouvaient faire de bons soldats », ajoute M. Farkas. Pourtant, les Noirs d’Amérique avaient déjà servi dans plusieurs guerres.

Le bataillon noir est finalement parti en 1918, alors que les troupes canadiennes commençaient à manquer de renfort et que la conscription était désormais obligatoire au pays.

« Ils sont partis le 28 mars 1918. Ils étaient 19 officiers et 605 soldats. Le seul Blanc était le général, le général Sutherland, raconte Michael Farkas. Mais ils ne voyaient pas le combat. Ils étaient dans un bataillon de construction. Ils creusaient les tranchées. Ils érigeaient des camps. Ils déplaçaient du matériel de construction. C’était un travail de manutention. »

Parallèlement, quelques soldats noirs ont été enrôlés dans d’autres bataillons et se sont retrouvés sur la ligne de combat.

C’est le cas du père de Dolores Sandoval, de Montréal, parti à la guerre en 1918 avec un ami, et dont l’ami est mort des suites d’une attaque de gaz moutarde.

« Ils avaient essayé de s’enrôler plus tôt durant la guerre, mais on n’avait pas voulu d’eux », raconte Mme Sandoval, qui vit toujours à Montréal.

BLx

 

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"Créolisation" in the make?

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«J’rape un suicide…»

Christian Rioux, Le Devoir, 18/07/14

Au début des années 1960, longtemps avant les retrouvailles de 1967, Alain Peyrefitte était venu au Québec. Celui qui allait devenir le ministre de Charles de Gaulle était revenu inquiet de son séjour. Il s’était promené dans les quartiers ouvriers de Montréal où il avait entendu parler joual, le joual désignant ici non pas les traits particuliers du français du Québec, mais ce mélange bien spécifique de français et d’anglais qui caractérisait à l’époque les milieux montréalais les plus pauvres et les plus anglicisés. Grand voyageur et diplomate de carrière, Peyrefitte avait aussitôt compris que le français y était menacé de créolisation. Il en revint décidé à convaincre le général qu’il fallait favoriser les échanges culturels par tous les moyens. D’ailleurs, grâce aux efforts collectifs des Québécois, la qualité du français aujourd’hui parlé dans ces milieux est sans commune mesure avec celle d’hier.

Étrangement, nos curés de la langue continuent à pousser de hauts cris chaque fois qu’ils entendent le mot « créole ». Loin de toute connotation morale ou péjorative, celui-ci décrit pourtant une réalité linguistique. Le créole est un système linguistique issu du mélange de plusieurs langues comme on en trouve par exemple dans les Antilles. Au Québec, il désigne une forte interpénétration du français et de l’anglais qui rend la langue de ceux qui la parlent incompréhensible à ceux qui ne sont pas bilingues. Comprenons-nous bien, on ne parle pas créole en disant « passe-moi le ranch », une phrase dont la structure est française à l’exception d’un mot. Il faut pour cela que les deux langues se mélangent au point pratiquement d’en former une nouvelle.

Ce débat a été récemment relancé autour de Dead Obies, un groupe de jeunes rappeurs qui s’amuse justement à pratiquer un créole que presque personne n’est en mesure de comprendre. En voici un exemple : « C’est qui ça Jo Rocka ? / Buddy, y’a juste God qui peut judge, pis y’est pas là / Y’a pas d’mothafucka fresh like us / J’print Dead-O sur un T pis tu veux dress like us / So I’m takin a bath a’ec le yâb’en maillot Prada / Canot-Kayak a’ec Mahée Paiement su’l’Chayo Phraya ».

Il y a plus d’un an, j’avais écrit qu’il fallait « être sourd pour ne pas sentir ce nouvel engouement suicidaire pour l’anglais qu’ont récemment exprimé, dans une langue déjà créolisée, les jeunes francophones du groupe montréalais Dead Obies ». Il ne s’agit pas de reprocher à Dead Obies d’écrire dans une langue ou l’autre. Après tout, Claude Gauvreau n’écrivait-il pas en exploréen ? Or, au lieu de revendiquer un geste purement artistique, nos rappeurs prétendent écrire dans « la langue de la rue », celle de l’avenir prétendument « métissé » de la jeunesse actuelle. Comme si la modernité ne pouvait pas s’exprimer en français.

Les chanteurs poussent d’ailleurs le ridicule jusqu’à donner des entrevues parsemées d’étonnants « whatever » ou « get the fuck of that ». Claude Gauvreau n’a pas demandé au peuple de parler exploréen et Michel Tremblay n’a jamais fait un fou de lui en s’exprimant comme la « grosse femme ». Le joual de Tremblay est une invention littéraire, ce qui n’empêche pas son auteur de s’exprimer dans une langue comprise de Dakar à Bruxelles.

Tel n’est pas le cas des chanteurs de Dead Obies, qui sont convaincus d’être les prophètes d’une nouvelle langue « métissée »« multiculturelle »… mais étrangement anglaise. Qu’on ne s’y trompe pas, le combat de Dead Obies est un combat politique. Selon eux, la défense du français au Québec est dépassée. Ils n’hésitent d’ailleurs pas à associer les nationalistes et ceux qui défendent le français à des « suprémacistes blancs », comme dans cette entrevue accordée le 6 décembre 2013 à CISM FM.

Or, je le répète, cet éloge d’un créole dominé par l’anglais est proprement suicidaire au Québec. Ces jeunes rappeurs ne semblent pas se douter de la chance qu’ils ont de pouvoir s’exprimer dans une langue parlée par plus de 200 millions de personnes dans le monde. Je me souviens d’avoir interviewé des Catalans et des Néerlandais qui enviaient les Québécois de parler une grande langue internationale qui leur donnait un accès direct à toute la littérature et à toute la cinématographie internationales.

Que le métissage linguistique soit un outil littéraire et enrichisse la langue, qui s’en plaindra ? Il en a toujours été ainsi, de Montaigne à Antonine Maillet. Mais Dead Obies n’intègre pas des mots anglais au français comme l’ont fait avec brio Plume Latraverse ou Luc Plamondon. Dans la langue de Dead Obies, c’est plutôt le français qui se noie dans la langue dominante. Que ce créole soit de plus revendiqué politiquement comme une langue à promouvoir dans un contexte où l’anglais est déjà la langue hégémonique, c’est, oui… un suicide. Les chanteurs de Dead Obies semblent d’ailleurs le confesser lorsqu’ils hurlent : « Do or die, j’rap un suicide ».

Le français est une grande langue de culture. L’anglais l’est tout autant. Mais si, pour passer de la langue de Vigneault à celle de Kérouac, il faut patauger pendant 200 ans dans un créole informe et médiocre, baragouiner une non-langue qui nous coupe de toute littérature, permettez-moi de ne pas être du voyage.

BLx

 

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Ambiancé

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Le film Ambiancé du cinéaste suédois Anders Weberg est le plus long film jamais réalisé: il dure 720 heures, 30 jours. Voici la bande annonce, un vrai teaser de 72 heures…

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La Nuit Transfigurée, NYC style

 

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Un témoignage qui peut faire penser à La Nuit Transfigurée (Verklärte Nacht, 1899) d’Arnold Schoenberg, une oeuvre musicale inspirée du poème Roman in Romanzen de Richard Dehmel, poème qui «décrit une promenade nocturne d’un couple amoureux dont la femme avoue qu’elle attend un enfant d’un autre. Son amant insiste sur l’importance de sa maternité et lui assure qu’il est disposé à faire sien cet enfant. Ils marchent heureux, sous la lune, dans cette nuit transfigurée.»

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La lecture du journal d’hier

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«La lecture du journal au petit matin est une sorte de prière matinale réaliste. On oriente son attitude à l’égard du monde par rapport à Dieu ou à ce que le monde est. Lecture qui donne la même certitude que la prière pour savoir où l’on est»

Hegel,  Aphorismes 1803-1806, Philosophie n. 13, 1986

Un immense projet! La numérisation et la mise en ligne de 10 millions de pages provenant des journaux européens du passé.

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Traité des couleurs servant à la peinture à l’eau (1692)

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À la fin du XVIIè siècle, un artiste hollandais du nom de A. Boogert, a fabriqué à la main un livre de plus de 700 pages dans lequel il s’applique à montrer comment mélanger les couleurs et comment obtenir pour chacune d’elle différentes tonalités. Ce faisant il a, ni plus ni moins, procédé à la quasi recension de toutes les couleurs connues… Ce Traité des couleurs servant à la peinture à l’eau de 1692 est une pure merveille!

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Déposé à la Bibliothèque Méjanes d’Aix en Provence, on peut ici le consulter dans son entièreté. C’est à l’historien hollandais  Erik Kwakkel que l’on doit la redécouverte de cette extraordinaire document.

Sources: Open Culture

BLx

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