La pendaison de Louis Riel par J. LecomtePHOTO : Bibliothèque et Archives Canada/National Archives of Canada Print collection
Extrait du discours d’Honoré Mercier prononcé devant plus de 50 000 personnes :
« Riel, notre frère, est mort, victime de son dévouement à la cause des Métis dont il était le chef, victime du fanatisme et de la trahison; du fanatisme de Sir John et de quelques-uns de ses amis; de la trahison de trois des nôtres qui, pour garder leur portefeuille, ont vendu leur frère.»
En avril 1945, le caporal montréalais Léo Major, du Régiment de la Chaudière, libère à lui seul une municipalité de 50 000 habitants, soit la ville de Zwolle, aux Pays-Bas. En ce jour du Souvenir, nos archives reviennent sur l’histoire de ce héros de guerre méconnu dans sa patrie, dont la bravoure et les exploits sont célébrés tous les ans aux Pays-Bas. (…) Léo Major est le seul de toute l’histoire militaire moderne à avoir libéré une ville à lui tout seul. Il est surnommé par la suite le Rambo québécois.
Pierre Soulages a inventé une manière de peindre faisant jaillir la lumière de la noirceur. En revenant au mystère de la pure matière, il a révolutionné la conception de l’art contemporain, dont il était une figure mondialement reconnue. Le peintre vient de mourir à l’âge de 102 ans, le mercredi 26 octobre. Il avait été en 2020 l’un des rares artistes exposés de leur vivant au Louvre, et nous avions fait à cette occasion le tour de son œuvre. Suite: philomag, 27/10/22
« Autrefois, le jeu de crosse était une façon de régler les disputes entre des gens. (…) Plutôt que de faire la guerre et de se battre, il y avait des parties qui duraient des jours. C’était aussi une façon de se préparer pour la guerre. Parce que les parties avaient lieu dans de grands champs, il fallait être de bons coureurs. Je parie qu’il n’y avait pas beaucoup de gens obèses à cette époque ! »
Encore aujourd’hui, les mères de clans peuvent réclamer un match de crosse pour régler un différend, ou pour remonter le moral de la communauté en période de crise.»
«Si les Canadiens avaient été modérément réceptifs aux trois lettres que leur avait adressées le Congrès continental américain de 1774 à 1776, les invitant à former leur propre corps de représentants, la situation évolue au cours des années 1780. Un groupe de jeunes intellectuels influencés par les Lumières européennes se forme autour de l’imprimeur des adresses du Congrès, Fleury Mesplet (1734-1794), et de son nouveau journal, la Gazette de Montréal.
Ce « cercle des Lumières » veut lutter contre les préjugés et la tyrannie, tout en prônant l’égalité des droits et une juste représentation politique. Dès 1789, le périodique montréalais appuie les avancées révolutionnaires françaises, un soutien que l’on retrouve aussi, dans une moindre mesure, à la Gazette de Québec, qui publie tout de même une Pièce patriotique faisant l’éloge des principes portés par la Révolution (28 janvier 1790).»
« Au bout de quelques minutes un léger bruit se fit entendre et quelque chose s’approcha du rivage. C’était un canot indien long de dix pieds environ et formé d’un seul arbre. L’homme qui était accroupi au fond de cette fragile embarcation portait le costume et avait toute l’apparence d’un Indien.
Il adressa la parole à nos guides (indiens) qui à son commandement se hâtèrent d’enlever les selles de nos chevaux et de les disposer dans la pirogue. Comme je me préparais moi-même à y monter, le prétendu Indien s’avança vers moi, me plaça deux doigts sur l’épaule et me dit avec un accent normand qui me fit tressaillir : « N’allez pas trop vitement, y en a des fois ici qui s’y noyent. »
Mon cheval m’aurait adressé la parole que je n’aurais pas, je crois, été plus surpris. J’envisageai celui qui m’avait parlé et dont la figure frappée des premiers rayons de la lune reluisait alors comme une boule de cuivre : « Qui êtes vous donc, lui dis-je, le français semble être votre langue et vous avez l’air d’un Indien ? »
Il me répondit qu’il était un « bois-brûlé », c’est à dire le fils d’un Canadien et d’une Indienne. J’aurai souvent occasion de parler de cette singulière race de métis qui couvre toutes les frontières du Canada et une partie de celles de États-Unis. »
25 juillet 1831 :
Notes d’Alexis de Tocqueville, arrivant dans la nuit près du village de Saginaw (actuel état du Michigan) « Regards sur le Bas-Canada », éditions Typo.
Illustration : « Équipage d’un canot passant devant une cascade » 1869, par Frances Anne Hopkins (1838-1919).
Pour aller plus loin : Alexis de Tocqueville, « Regards sur le Bas-Canada », éditions Typo, 2005.
En octobre 1922, lors de l’ouverture officielle de la station, CKAC ne diffusait que trois soirs par semaine. RADIO CKAC, [192?]-1948, BANQ VIEUX-MONTRÉAL, FONDS LA PRESSE, (06M,P833,S3,D826), PHOTOGRAPHE NON IDENTIFIÉ.
«Le 3 mai 1922, il y a tout juste un siècle, la première radio de langue française en Amérique est lancée au 7, rue Saint-Jacques, à Montréal.» Le Devoir, 3/05/22