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«Histoire et Civilisation» s’empare du journal étudiant!

Eh oui! Yasmine Djhanine et Élise Carrier ont converti certains d’entre nous en «activistes» des affaires étudiantes. Particulièrement sous les encouragements d’Élise, Olivier Vaillancourt, Sébastien Roy, Dereck Lévesque, Réjean Cormier et moi-même avons rejoint le comité du journal étudiant et, dans le même élan, nous prêterons occasionnellement nos services au comité de mobilisation. Bien que nous n’ayons pas tous fait notre  »job » pour le premier jet de ce journal, je vous présente ici le fruit des efforts des élèves en Histoire et civilisation pour la première édition du journal étudiant. Je vous invite de plus à passer au syndicat étudiant vous procurer une copie, j’en aurai probablement en ma possession aussi dès lundi.

Jacynthe Fournier-Rémy


ALLONS VOIR À TRAVERS L’HISTOIRE LES ÉVÉNEMENTS DISTINCTS QUI SE SONT PASSÉS UN MERCREDI 21 OCTOBRE

Par Olivier Vaillancourt

La France, berceau de la langue française, a tenu pour la première fois en 1945 des élections unisexes.  Caractérisées par une année de libération, ces élections parlementaires avaient pour but de proclamer la quatrième république en abolissant les anciennes institutions de la troisième république. La joie nationale ressentie par la libération avait eu son lot d’influences sur l’élection de l’ancien chef de la résistance, Charles de Gaule.

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve?codePays=JPN&codeEve=240&grandesRegions=100&slide=2000&codeStat2=x&mode=carte&langue=fr&afficheNom=aucun

Si on revient encore dans le temps,  en 1805, le 21 octobre fut ordonné comme étant une journée de fête nationale d’une part et de deuil national pour l’autre. En effet, le tristement célèbre Trafalgar Day pour les Français était en même temps le jour le plus glorieux pour les Britanniques. Dans l’impossibilité de traverser la Manche pour envahir la Grande-Bretagne sous les ordres de Napoléon Bonaparte, la flotte du vice-amiral Villeneuve se rend vers Naples pour distraire la flotte anglaise. Cependant, l’amiral Nelson ayant prévu le coup, il intercepte celle-ci aux abords du cap de Trafalgar. Malgré le nombre inférieur de navires anglais, la flotte franco-espagnole est battue de plein fouet, sauvant ainsi définitivement les îles britanniques des projets d’invasions de Napoléon 1er.  En l’honneur de cette victoire héroïque, un endroit à Londres a été érigé, le Trafalgar Square.

BATTESTI, Michèle, « Bataille de Trafalgar »,http://www.universalis.fr/encyclopedie/Z030152/TRAFALGAR_BATAILLE_DE.htm

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SECMV EN GRÈVE

par Élise Carrier-Martin

Le 30 septembre dernier se tenait une assemblée générale du SECMV (syndicat étudiant du cégep Marie-Victorin) qui restera à jamais gravée dans les mémoires. En effet, 439 étudiants se sont réunis et ont décidé à l’unanimité de s’opposer au projet de lois sur la gouvernance des cégeps et des universités proposé par la ministre Courchesne. Fait plus étonnant encore, ils ont aussi voté à l’unanimité de tenir une journée de grève le 1er octobre pour favoriser une présence massive des étudiants du cégep à la manifestation dénonçant ces dites lois. Il s’agissait de la première fois de l’histoire du SECMV qu’un vote de grève passait à l’unanimité et, si je ne m’abuse, il s’agit aussi de jamais vu dans le mouvement étudiant en général.

Le 1er octobre, jour de la grève, une dizaine d’étudiants se sont présentés au cégep à 7h00 pour débuter le piquetage. Puis, au cours de la matinée, plus de quarante autres étudiants et quelques professeurs se sont joints à eux. Vers midi, nous avons  tous quitté le cégep pour se rendre à la manifestation. Nous étions alors 52 étudiants coincés dans l’autobus. À notre arrivée au square Berri, lieu de départ de la manifestation, plus de cinquante autres étudiants du cégep se sont joints à nous ainsi qu’une dizaine de professeurs. En tout, nous étions donc plus de 100 personnes de Marie-Victorin présentes sur place sur un total d’environ 500 participants. C’est dire que nous étions beaucoup. Par la suite, nous avons marché dans les rues pendant près d’une heure trente jusqu’au bureau du MELS (ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport) à Montréal où plusieurs organisations ont lancé haut et fort leur désaccord envers les projets de lois au gouvernement.

Lors de cette journée, le SECMV a été le seul syndicat à tenir une grève.  La question à se poser alors est si cela a valu la peine ou si cette grève a été faite en vain? En tant que citoyens, nous avons un pouvoir entre les mains, celui de dénoncer et de lutter contre toutes actions ou décisions que nous trouvons inadéquates faites par le gouvernement. C’est notre devoir de s’insurger lorsque les gens au pouvoir prennent des décisions allant à l’encontre de l’intérêt de la population. C’est ce que nous avons fait en votant en assemblée générale pour l’abolition des projets de lois sur la gouvernance des cégeps et des universités. C’est aussi ce que nous avons fait en décidant de faire une grève le jour de la manifestation dénonçant ces dites lois pour favoriser une participation massive à la manifestation puisque, comme tout le monde le sait, plus il y a de gens qui se déplacent pour une action, plus elle a d’impact.

Dans les faits, cette journée de grève a permis a plus de 100 étudiants du cégep de prendre part à la manifestation, ce qui totalisait près du sixième du contingent total de cette action. Cette journée en a donc largement valu la chandelle. Maintenant, espérons que nos efforts n’auront pas été faits en vain et que le gouvernement en retiendra quelque chose.

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DÉCOUVERTE CINÉMATOGRAPHIQUE

Par Jacynthe Fournier-Rémy

Lors de ces fraîches et venteuses journées d’automne, vous êtes vous déjà arrêtés pour observer ces feuilles qui dansent, entraînées par le tourbillonnement du vent? Vous arrive-t-il simplement de vous arrêter et de faire face à la beauté qui submerge le monde? Le film Beauté Américaine (version française d’American Beauty), réalisé par Sam Mendes (La voie de la perdition, Jarhead, Les noces rebelles), dépeint de tristes et communes réalités à travers la vie de ses personnages. Il y a d’abord, Lester et Carolyn Burnham (Kevin Spacey et Annette Benning), un couple marié qui semble parfait de l’extérieur mais qui chaque jour sombre dans le malheur et l’intolérance de l’un et de l’autre, cela jusqu’à ce que Lester rencontre la séduisante meilleure amie de sa fille et développe un soudain fantasme pour celle-ci. C’est alors qu’à 42 ans, en Lester germera le courage de tout lâcher pour vivre sa vie comme il aurait du la vivre depuis longtemps, c’est à dire avec passion, en cessant de s’arrêter à la simple apparence des choses et en cernant la profondeur de la beauté de ce qui l’entoure. Plein d’humour et d’intensité, ce film est un vrai délice pour l’éveil des sens et de l’esprit. Un film coloré, relatant l’histoire tragique de plusieurs d’entre nous.

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DÉCOUVERTE LITTÉRAIRE

Par Jacynthe Fournier-Rémy

En tant que première suggestion de critique en littérature, j’ai cherché à trouver une œuvre que j’avais déjà lue dans le passé et qui m’avait grandement plu, cela tout en étant une œuvre qui porterait sur un sujet plutôt… universel, disons. J’ai cherché dans les grands classiques d’abord, jusqu’à ce que mon regard se porte sur ma table de chevet, là où se trouve la Nouvelle encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber, ma lecture du moment. « Super adéquat! » me suis-je dit! Et à vous de me dire « Oui, mais tu viens de dire que tu l’as pas finie». Mais, justement, c’est la Nouvelle encyclopédie. L’auteur a sorti en l’an 2000 sa première encyclopédie que j’ai dévorée, étant une fan inassouvie de Bernard. Donc je crois qu’il est tout de même pertinent de faire l’éloge de cette œuvre qui, en fait, relate des tonnes et des tonnes de faits divers, autant historiques que scientifiques, en passant par la religion, la philosophie… et même par la gastronomie! Si cela vous intéresse d’en connaître d’avantage sur les diverses mythologies, théories, expériences, recettes et même sur des faits anodins de l’Histoire, cette brique de près de 700 pages remplie de savoir vous intéressera nécessairement. Pour en apprendre plein à vos proches, et peut être même approfondir votre esprit un peu, avec les sages paroles et interprétations de l’auteur qui y sont communiquées!

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La loi 101 au cégep

Voici un petit entrefilet de la Presse canadienne, publié dans Le Devoir du mardi 20 octobre, qui fait état de l’opinion de l’ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, sur la pertinence de rendre obligatoire la fréquentation du cégep francophone pour tous les jeunes issus de l’immigration.

«L’ancien premier ministre Bernard Landry participe à une campagne qui vient d’être lancée en faveur de l’application de la loi 101 au cégep. Les groupes de défense du français relancent un vieux débat, celui d’étendre la portée de la Charte de la langue française, plus particulièrement son obligation de fréquenter l’école en français, au niveau collégial. Lors d’une conférence de presse organisée par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, hier matin, M. Landry a expliqué que si lui-même n’avait pas étendu la portée de la loi 101 au niveau collégial lorsqu’il était premier ministre, c’est parce qu’il croyait que l’élan donné à la fréquentation de l’école primaire et secondaire en français suffirait à favoriser la poursuite des études au cégep en français. Or, cela n’a pas été le cas, juge-t-il. «Ma constatation par rapport à la fréquentation obligatoire du cégep francophone vient du fait que nos espoirs ont été déçus. C’est aussi simple et aussi triste que ça. Camille Laurin, René Lévesque et moi-même, à l’époque, pensions que si les enfants de nos compatriotes issus de l’immigration allaient aux mêmes écoles que nos enfants, ils iraient aux mêmes collèges. Mais nous nous sommes trompés», a laissé tomber l’ex-premier ministre. «Les choses ont changé, même depuis cinq ans. M. Castonguay l’a bien démontré. Nous avons entretenu un espoir; on a toujours pensé que les choses allaient tourner comme on l’avait souhaité», a ajouté M. Landry.»

Bruno Lacroix

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Chansons d’automne

Chanson d’automne

Paul Verlaine (1844-1896)

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

«Les sanglots longs /Des violons /De l’automne/Blessent mon coeur/D’une langueur/Monotone», ces vers de Verlaine pleins de mélancolie et d’abandon, l’Histoire avec un grand «H» a voulu qu’ils soient aussi message crypté, appel aux armes, annonce de la victoire prochaine. Ces vers de Verlaine furent en effet diffusés le 5 juin 1944 depuis Londres, en soirée, sur les ondes de la BBC, pour donner le signal aux forces de la Résistance en Normandie, pour les prévenir qu’il y aurait le lendemain une opération militaire, la plus importante jamais vue, D-Day, le débarquement des forces alliées…

http://www.museedu5juin1944.asso.fr/

http://www.doctsf.com/bbc/messages.html

Ces vers de Verlaine, Charles Trenet, «le fou chantant», les a mis en Jazz, les a rendus célèbres en chanson http://www.youtube.com/watch?v=XIi8XjO8kQw, mais en voici une version plus récente, pas mal plus «trash», celle de l’acteur Dominique Pinon…

Mais bien avant que les… Betteraves Bleues ne se saisissent des vers de Verlaine, Serge Gainsbourg les avait déjà joliment raboutés aux siens dans sa chanson «Je suis venu te dire que je m’en vais»…

Et voici maintenant que, «pareil à la feuille morte», les vers de Verlaine virevoltent vers les vers de Prévert, «Les feuilles mortes» mis en musique par Kosma et ici chantés par Yves Montant…

Un air connu, mille fois chanté, magnifiquement repris au saxophone par Cannonball Adderley et à la trompette par Miles Davis. Mélancolie de grand style, automne urbain, «Autumn Leaves»…

«Et chaque fois les feuilles mortes, te rappellent à mon souvenir…»,  cette chanson de Prévert et Kosma n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd avec Gainsbourg, encore celui-là, il a dû lui prêté l’oreille, qu’il a vraiment superbe comme on verra…

Mais aujourd’hui qui donc fait des chansons d’automne?

Bruno Lacroix

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C’était, tu t’en souviens…

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P1060355_1Photos: Bruno Lacroix

DSCF5527DSCF5554DSCF5551DSCF5559DSCF5543Photos: Roxanne Corriveau

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John William Waterhouse

LE JARDIN DES SORTILÈGES

Du 2 octobre au 7 février 2010 au Musée des Beaux Arts de Montréal

waterhouse-ladyofshalottLady of Shalott 1888

http://www.mbam.qc.ca/fr/index.html

B.L.

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Festival du Nouveau Cinéma

DU 7 AU 18 OCTOBRE 2009

Pour un aperçu de la programmation, où l’on verra qu’il y en a pour tous les goûts…

http://www.dailymotion.com/video/xapept_la-programmation-du-fnc-2009_shortfilms

Je vous suggère également d’aller visiter le site du Festival du Nouveau Cinéma http://www.nouveaucinema.ca/2009/fr/ où l’on trouve plusieurs vidéos ainsi qu’une présentation détaillée pour chacun des films.

Bruno Lacroix

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APOCALYPSE NOW

Le mercredi 30 septembre à 14h30 au H-107, projection du film de Francis Ford Coppola  «Apocalypse Now» pour lequel il remporta la Palme d’or au Festival de Cannes en 1979 et au sujet duquel il a dit: « Apocalypse Now n’est pas un film sur le Viêt Nam, c’est le Viêt Nam. Et la façon dont nous avons réalisé Apocalypse Now ressemble à ce qu’étaient les Américains au Viêt Nam. Nous étions dans la jungle, nous étions trop nombreux, nous avions trop d’argent, trop de matériel et petit à petit, nous sommes devenus fous ». Inspiré du roman de Joseph Conrad «Au coeur des ténèbres» paru en 1899, ce film, un peu comme on remonte le cours d’une rivière jusqu’à sa source, nous conduit jusqu’à l’origine primitive de notre humanité…

Bruno Lacroix

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Le pouvoir de la démagogie…

Jacynthe Fournier-Rémy

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Voici me voici l’unilingue sous bilingue…

Dimanche dernier, alors que j’étais dans ce que bon nombre de professeurs appellent «la zone d’angoisse du dimanche soir», alors que je tentais de m’en échapper, de m’en distraire, la télévision vint à mon secours, un film, documentaire de surcroît, finit par capter mon attention et susciter vive émotion. «La génération 101», un film où il est question de l’intégration des nouveaux immigrants, des classes d’accueil, de la difficulté d’apprendre le français, du courage et de l’opiniâtreté de ceux qui veulent et qui finissent par parler, à la fin du secondaire, une belle langue, la nôtre langue de résistance et d’endurance, le français qui résonne et raisonne en cette terre d’Amérique. Un beau film donc, qui nous présente ces enfants d’immigrants devenus québécois et de qui nous voulons tant être aimés et en qui nous plaçons tant d’espoir, mais un film de désespérance aussi qui nous présente en finale ces mêmes québécois nouvelle manière affirmant cette fois, pour moitié, vouloir poursuivre leurs études collégiales dans un cégep… anglophone. Ils sont nombreux, trop nombreux, ceux qui au seuil de l’âge adulte décident de passer de l’autre bord, d’aller acquérir des compétences professionnelles en anglais, de se préparer aux études universitaires en anglais. Pas de philosophie, ni de littérature française pour ceux-là, rien de Descartes et de Rousseau, rien de Balzac et de Rimbaud et pour sûr rien de Réjean Ducharme et de Gaston Miron, mais plutôt Humanities and English litt. Immergés dans une aire culturelle anglosaxonne, une part de nos concitoyens resteront donc étrangers à ce que nous appelons «la formation générale commune». La culture de l’autre bord (l’autre bord de nous-mêmes?), celle qui nous vient principalement d’Angleterre et des États-Unis est hautement estimable et désirable, c’est même une chance que nous avons de pouvoir la connaître et la côtoyer de si près, comme à Montréal, mais ce n’est pas celle-là que nous recevons en héritage et qui nous accompagne comme un destin. Voilà qui est navrant: découvrir qu’il y autant de néo-québécois qui choisissent de ne pas partager le destin singulier qui nous échoit. Mais qui ça «nous»? Ceux qui, en parlant leur langue, se séparent? Que faire alors? Peut-être faudrait-il revoir certaines des dispositions de la loi 101? En effet, si les enfants d’immigrants sont obligés de fréquenter l’école française au primaire et au secondaire, cette obligation ne s’étend pas jusqu’au niveau collégial. Faut-il donc abolir la possibilité de choisir le cégep anglophone? Et pendant ce temps, à la mairie, on semble tenir pour obligatoire la maîtrise de l’anglais…

«Voici me voici l’unilingue sous bilingue…» écrit Gaston Miron, est-ce de cette manière que Louise Harel devra désormais se présenter aux électeurs montréalais? On a fait grand cas du fait que la candidate à la mairie ne parle que très peu anglais, en tous cas pas assez pour participer à un débat dans la langue de Shakespeare. À ce sujet Jacynthe, grande blogueuse s’il en est, m’a suggéré d’insérer un lien vers un texte de Richard Martineau (qu’elle n’apprécie normalement pas plus que moi…) qui traite bien de cette question:

http://www2.canoe.com/infos/chroniques/richardmartineau/archives/2009/09/20090923-072800.html

Toujours au sujet de la langue, lors de l’évènement entourant le 250è anniversaire de La Bataille des plaines d’Abraham «Le Moulin à Paroles» , un magnifique texte de résistance a été lu, le voici lu en 1980 par son auteur Michèle Lalonde, il s’agit bien évidemment de Speak White.

Bruno Lacroix

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La communauté avant l’individu? Quelle grossierté! À quoi pensez-vous…

On m’a fait découvrir ce vidéo sur le blogue de Richard Hétu, via http://www.cyberpresse.ca/. Je ne sais pas s’il est diffusé en tant que  »pub » aux États-Unis, mais selon l’auteur du blogue, beaucoup des gens qui ont laissé des commentaires n’ont pas du tout compris l’ironie et le sarcasme dans les paroles des interprètes, ces derniers étant absolument hilarants je trouve. Et donc, si ça ne nous fait pas peur ici, j’imagine aux U.S. tous les républicains extrémistes qui sont si effrayés à la pensée que leur précieux argent puisse servir au bien de la population! Ah! oui, j’exagère? peut-être pas… Je ne vis pas là mais… j’approuve ceux qui participent au débat sur l’assurance-santé en usant d’une telle ironie!
Ce n’est bien sûr qu’un seul côté de la médaille mais bon 🙂 C’est le mien, mouahaha!

Si certains désireraient une traduction française, faites m’en part…car le vidéo est très pertinent et, bien sûr, drôle puisqu’il est ironique 🙂

Jacynthe Fournier-Rémy

P.S. Vous avez juste à soumettre des articles, allez!!

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Bataille à Seattle

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En subtil lien avec l’article précédent, hier soir, j’ai écouté le film « Bataille à Seattle », réalisé par Stuart Townsend. (C’est d’ailleurs sa première réalisation, il est avant tout connu en tant qu’acteur, mais je le précise car pour une première œuvre, c’est extra!)

La session passée dans le cours de politique, notre professeur Sébastien Despelteau nous avait conseillé ce film, en lien avec la matière du cours qu’on abordait qui parlait des différents courants politiques extrémistes de gauche, dont l’un était l’alter mondialisme. J’ai tout de suite pris en note le nom du film, mais j’ai finalement attendu qu’il atterrisse dans les «vieux films » pour qu’il soit moins cher…ayant peur d’être déçue car j’avais en particulier la crainte que le scénario soit cheesy, Sébastien nous ayant mis en garde contre le sensationnalisme qui s’y apparentait car cela reste un film de Hollywood.

Mais justement, après l’avoir écouté, et après avoir suivi le cours de cinéma de Guillaume, oui j’y vois du sensationnalisme et du romantisme, mais je ne vois pas du tout un film Hollywoodien, surtout avec le sujet qu’on aborde!

Et pour y venir, c’est l’histoire de pleins de gens (fictifs) ayant des vies complètement différentes (policiers, femme enceinte, manifestants pacifiques, anarchistes, maire et ministres) qui se retrouvent en plein cœur des émeutes qui eurent lien en 1999 à Seattle, lors du sommet organisé par l’OMC (l’Organisation Mondiale du Commerce). Cette organisation a pour but de régir les règles du commerce entre les pays. Donc, elle a pour but de faire de l’argent, toujours plus! :D. Et bien sûr, ce sont les pays les plus fortunés qui dirigent vraiment l’OMC alors que les autres se font censurer et exploiter, comme la plupart des pays du tiers-monde. Oui, on nous impose un point de vue dans ce film, le point de vue « des gentils révolutionnaires contre les méchants exploiteurs», mais ce point de vue est aussi celui des droits humains par-dessus le profit monétaire. Par exemple, en Afrique, de nombreuses maladies horribles font rages, alors que des médicaments vitaux sont à portée de main offert par l’OMC mais oups, c’est beaucoup trop cher… Est-ce vraiment éthiquement acceptable de faire primer le profit tirés des médicaments sur la vie de millions d’individus qui ne dépendraient que de ça mais n’ont absolument aucun moyen de se les procurer? Ce n’est que l’une des objections que le film aborde… Détrompez-vous, ce n’est pas non plus un documentaire, ce film est bourré d’action, mais le scénario présente son message audacieusement, sans être quétaine, ce qui m’a impressionné. Ainsi, les manifestants du film s’organisent pacifiquement pour bloquer la réunion prévue par l’OMC, ils réussissent en bloquant des carrefours routiers, le maire qui est sur le bord de la crise de nerfs ne sait pas quoi faire, finalement il fait intervenir la force alors qu’aucune violence n’a été commise…et la gradation des évènements continue!

Ainsi, je conseille ce film à tout ceux qui sont intéressés par les mouvements politiques qui caractérisent tout spécialement notre époque, et qui sont intéressés tout simplement par un très bon divertissement où tu ne tournes pas nécessairement ton cerveau complètement à off!

Sur la même note, si vous n’avez jamais vu The Last Samurai, V for Vendetta et American History X (qui mériteraient beaucoup plus d’éloges qu’une simple mention, selon moi), Equilibrium et Persepolis, courez les louer!

Jacynthe Fournier-Rémy

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Il y a vingt ans, la chute du mur de Berlin

1989_mur_berlin_c_Str_Old_RPour commémorer la chute du mur de Berlin, le Goethe-Institut présentera du 17 septembre au 11 décembre 2009 une vingtaine de films de fiction et documentaires. La chute du mur, en laquelle certains ont voulu voir le triomphe définitif du capitalisme contre le communisme, constitue le point de départ de la mondialisation de l’économie de marché telle que nous la connaissons actuellement et dont l’un des effets est le déclin du rôle de la politique au profit des seuls intérêts économiques.

Le Goethe-Institut, présent dans toutes les grandes villes du monde, «a pour mission de promouvoir la langue allemande à l’étranger, d’encourager la coopération culturelle internationale et de communiquer une image aussi complète que possible de l’Allemagne, en informant sur la vie culturelle, sociale et politique du pays».

Bruno Lacroix

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L’appel de la nature

DSCF0021Le 14 septembre dernier, les étudiants du cours « De l’observation à la théorie » sont sortis évaluer la biodiversité des terrains avoisinants le ruisseau de Montigny.

Certains ont choisi les berges et ses différents arthropodes (insectes, crustacés, araignées), d’autres, les boisés et leurs viornes, érables à giguère, escargots et chardons.

DSCF0020Certains ont apprécié s’attarder à des plantes et insectes qu’ils ne remarquaient jamais, d’autres ont été surpris par les chardons ou ont traversé le ruisseau sur un arbre pour récolter un échantillon de feuille.

Rassurez-vous, aucun insecte, gastropode, araignée ou crustacé n’a été tué ou épinglé sur une feuille de polystyrène : les appareils photos numériques font maintenant de petites merveilles!

Les résultats de cette étude seront connus dans quelques semaines, quand les étudiants auront analysé leurs résultats.

Élaine Bélanger

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A comme dans Apollo, B comme dans Blogue…

Je me trouvais à New York à la fin du mois de juin dernier. J’y suis arrivé le 25  en début d’après-midi; temps splendide, le Washington Square Park en fleurs, promenade le long de la 4è rue dans le West Village où se trouve The Left Bank Bookstore, une minuscule librairie qui ne vend que des premières éditions ou des livres autographiés par leur auteur, et puis, à l’heure de l’apéro, bière en terrasse sur la 6è Avenue. Le bonheur.  Mais voilà qu’autour de moi on s’affaire exagérément de iPhone en Blackberry: «Oh! My God!», « But I can’t beleive it!» et, finalement,  l’une des deux filles assise à la table voisine se tourne vers moi: «Michael Jackson is dead!». Quelques heures plus tard, à Time Square, Michael Jackson géant et lumineux sur tous les écrans devant une foule plus stupéfaite que dansante. Ce soir-là, en rentrant par les petites rues de Greenwich Village, une odeur persistante, douce et sucrée, exactement le vers de Rimbaud «Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin».

MJ-Apollo 1 «A true Apollo legend», pouvait-on lire le 30 juin sur la marquise du Apollo Theatre à Harlem tandis qu’une foule de fans inombrables fait la queue dans l’espoir d’assister à l’une ou l’autre des séances données en rafale en hommage à Michael Jackson. C’est dans l’antre de l’Apollo que lui et ses frères, les Jackson Five, ont débuté il y a une quarantaine d’année, sur cette scène qu’ils ont donné  31 spectacles en une semaine pour seulement $1000.00. On débute à l’Appolo, mais on y finit aussi, comme James Brown dont la dépouille  fut exposée là, sur scène.  Alors quoi? Michael Jackson dans le sillage d’Apollon? Un trait du dieu? On pouvait en effet le croire possédé au Grammy Awards en 1988…

Une vitrine à Soho

Une vitrine à Soho

Le 7 juillet, de retour à Montréal, j’entends  un pauvre homme à la radio qui n’en peut plus d’entendre parler de la mort de Michael Jackson. Ce n’est certes pas un dieu qui l’inspire celui-là, mais plutôt la moraline ordinaire: «Comment peut-on accorder autant d’importance à la mort d’un chanteur pop, alors qu’il y a la guerre en Afghanistan», etc. Il a raison, mais cela n’empêche qu’il reste encore à penser le fait que la mort d’un chanteur devienne «évènement planétaire». D’autant plus que Michael Jackson était, en un sens, déjà mort comme artiste depuis une bonne quinzaine d’années.

Une affiche dans le métro

Une affiche dans le métro

S’il faisait parler de lui, c’était plutôt à l’occasion de ses chirurgies, de ses «mariages» ou de ses procès… Sa littérale transfiguration fascinait autant qu’elle inquiétait, son devenir monstrueux dans l’obsession de l’enfance lui conférait alors le statut d’un être sacré, maudit, proscrit. Et maintenant mort, tout le monde le pleure.

A comme dans Apollo 11 aussi, il y a quarante ans les premiers pas de l’homme sur la lune, le premier «moonwalk»…

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B comme dans Blogue

Ici donc est en train de naître un blogue, sorte de carnets à entrées multiples consacrés aux activités du programme Histoire et civilisation du collège Marie-Victorin. Un lieu d’échange pour les professeurs et les étudiants, où l’on souhaite  trouver  des commentaires en lien avec diverses questions abordées dans les cours d’histoire, de philosophie, de cinéma, d’art, de sciences, de politique, de littérature… Mais aussi le compte rendu de la vie du programme, un forum de discussion, relais d’informations et autres considérations polémiques sur le caractère de l’époque actuelle. Bienvenue!

Bruno Lacroix

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