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Archives de Catégorie: Art
Karl, Cowboy Fringant
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L’homme inquiet de Delos
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Ayant appartenu à G 7440 Z

Un fourreau égyptien en perles de faïence vieux de 4 500 ans
George Andrew Reisner est un archéologue et un égyptologue américain. En mars 1927 – il a alors 60 ans – Reisner fouille la nécropole de Gizeh pour le compte de l’université de Harvard.
Au cours de sa campagne de fouilles, il découvre la sépulture inviolée d’une inconnue – enregistrée comme la tombe G 7440 Z – inconnue dont le squelette est recouvert d’un mince réseau d’innombrables perles de faïence bleues et turquoise dont la signification lui échappe tout d’abord. Éléments cultuels, linceul, résille protectrice ? Qui sait…
Reisner date rapidement sa découverte de l’ancien Empire, plus précisément du règne de Khoufou, un pharaon de la IVème dynastie ayant régné au mitan du IIIème millénaire av. J.-C.
Si le nom de Khoufou n’évoque rien pour vous, sachez que le ci-devant est plus connu sous celui de Khéops.
Quoi qu’il en soit, après un long et patient travaille de reconstitution rendu possible par les excellents relevés et les photographies réalisés pendant les fouilles, les archéologues d’Harvard parvinrent à assembler les 7 000 perles de faïences découvertes dans la tombe G 7440 Z pour rendre sa forme originelle à l’incroyable fourreau que vous avez sous les yeux, lequel se trouve aujourd’hui au MFA de Boston.
Photo : Harvard University—Boston Museum of Fine Arts Expedition.
Via Storia Mundi
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L’Ontologie du négatif
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Enquête récente sur la mort du petit Dionysos
Conférence du 25 mai 2022 La professeure de l’Université Laval, Mme Anne-France Morand, nous présente une conférence ayant pour titre : «Enquête récente sur la mort du petit Dionysos».
Résumé : Selon certains savants du 19e et début du 20e siècle, le meurtre du petit Dionysos par les Titans serait au cœur de l’orphisme, cet ensemble de croyances divergeant passablement de la religion grecque traditionnelle. Des textes fragmentaires, placés sous le nom du héros Orphée, le joueur de lyre capable d’enchanter la nature et les animaux, concernent des mystères et l’au-delà et font allusion à ce mythe. Cependant, depuis les années 1950, la centralité de cet épisode et même l’orphisme ont été remis en question par les travaux de deux grands savants qui s’étaient efforcés de « démonter » l’orphisme sur des bases qui semblaient fort scientifiques. Or, un tout nouveau fragment découvert cette année dans un palimpseste décrit précisément l’enfance de Dionysos. C’est sur ce texte exceptionnel et sur quelques autres trouvailles archéologiques liées à l’orphisme que portera l’exposé.
Institut d’études anciennes et médiévales de l’université Laval
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REFUS GLOBAL
75 ans plus tard

«Le lancement, le 9 août 1948, du manifeste Refus global suscite des réactions en cascade. Dans un climat social plombé par un nationalisme conservateur mâtiné d’un cléricalisme carabiné, l’immense majorité des commentaires lui sont hostiles. « Les splendides révolutions aux seins regorgeant de sève » qu’espère ce manifeste, rédigé par Paul-Émile Borduas et contresigné par quinze jeunes artistes, n’ont pas de quoi enthousiasmer des notables affairés à reconduire tête baissée l’exercice de leur pouvoir.»»
Jean-François Nadeau, Le Devoir, 08/08/23
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Nobuo Okano, Artisan fascinant
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Papyrus maximus
Comment lire un texte ancien avec l’aide de l’intelligence artificielle

Papyrus d’Herculanum
Stéphane Baillargeon, Le Devoir 19/07/23
Si on arrive à les rassembler bout à bout, tout d’un coup, ces fragments prennent beaucoup plus de sens. Cette technique permettrait de découvrir des fragments de littérature inconnue, une tragédie grecque perdue ou un écrit d’Aristote, par exemple, dont on n’avait plus de copie.
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« Il existe une forêt d’anciennes langues et certaines nous résistent encore… »
L’a b c des
linéaires A, B et C L’énigme des écritures multimillénaires
Stéphane Baillargeon, Le Devoir, 15/07/23

Quelle est la plus grande invention de l’histoire ? En 2000, le lectorat du magazine Times avait choisi l’ampoule électrique comme plus formidable création du millénaire achevé. Pas fou.
La professeure Anne-France Morand, du Département des sciences historiques de l’Université Laval, a posé la question cette année à sa classe de grec moderne. Elle a entendu ses étudiants citer la roue, le pont et d’autres merveilles encore.
« Moi, j’ai dit que la chose la plus importante, c’était le déchiffrement du linéaire B. Tout le monde s’est moqué de moi », confie l’helléniste en rigolant elle-même de sa boutade.
Le linéaire B est un système d’écriture syllabique utilisé durant l’âge du bronze tardif en Grèce antique, entre 1450 et 1100 avant notre ère. Les premières traces de ce syllabaire écrit sur des poteries et des tablettes d’argile ont été découvertes en Crète sur le site d’un ancien complexe palatial fouillé à partir de 1900 par l’archéologue britannique Arthur Evans (1851-1941).
Il a fallu un demi-siècle pour percer ce code. En s’appuyant sur les listes analytiques de la philologue Alice Kober (1906-1950) montrant que la lettre finale de certains mots changeait, le linguiste Michael Ventris (1922-1956), obsédé par le linéaire B depuis l’adolescence, a pu conclure que cette écriture servait une langue indo-européenneà déclinaisons, en fait un grec archaïque parlé par les Mycéniens.
Ce système syllabaire n’a cependant aucun lien avec l’alphabet grec qui l’a remplacé. Il repose sur 87 signes traduisant des syllabes et d’autres imageant des idées ou des nombres décimaux. Les tablettes déchiffrées traitent essentiellement de questions administratives, économiques et religieuses. Les textes donnent une idée de la vie quotidienne de cette très lointaine époque. Ils permettent aussi de suivre les racines de la civilisation si importante pour la suite des choses en Occident.
« Pendant mes études, j’ai eu la chance de faire du linéaire B, raconte la professeure Morand. Son déchiffrage est une affaire assez incroyable puisqu’il n’y avait pas de texte bilingue, pas de pierre de Rosette. Cette langue est assez déchiffrée maintenant. On comprend par exemple que “Cnossos” s’écrit conosso. On a le mot pour dire “labyrinthe” : labyrinthos. On sait aussi que les mots en “issos” ou en “ithos” sont très grecs, et on retrouve donc l’équivalent de dinosaures de cette langue dans le linéaire B. Mais pour plusieurs autres mots, on a plusieurs interprétations. Ça reste un problème. »
Le linéaire A, découvert à Cnossos en même temps que le B, au début du XXe siècle, par sir Arthur Evans, propose un autre système d’écriture, remontant cette fois à l’âge du bronze, entre 1900 et 1450 avant notre ère. Ce code précède donc le linéaire B et n’est pas strictement syllabique. Le linéaire A comprend des signes représentant des syllabes, mais aussi des idéogrammes et des logogrammes. Ce système résiste toujours au déchiffrement.
« Pas mal de linguistes s’y intéressent, dit la professeure. Le manque d’inscriptions — quelques milliers de signes seulement et souvent des textes courts — pose un défi. Si on trouvait des textes plus longs, on pourrait peut-être percer ce code. L’autre défi, c’est qu’on semble face à une langue que nous ne comprenons pas, peut-être non indo-européenne. »
Cet indice rappelle la complexité du peuplement de la région. « Les Grecs se croyaient autochtones, mais ils ne l’étaient pas », résume la spécialiste.
Une passion de jeunesse
La professeure Anne-France Morand a été jointe par Le Devoir en Europe, où elle fouille les bibliothèques à la recherche de manuscrits sur les hymnes orphiques, des textes liés au mythe d’Orphée et à un courant religieux initiatique, sujet sur lequel elle travaille patiemment depuis sa thèse de doctorat. Elle était à Paris il y a quelques semaines pour travailler sur un manuscrit du XVe siècle.
« Il n’y a pas beaucoup de temps à l’heure actuelle pour la slow science, dit-elle. Je fais un travail assez minutieux qui m’oblige à collationner une cinquantaine de manuscrits. Ce travail n’a pas été fait pour les hymnes orphiques depuis 1941. »
La professeure Morand enseigne le grec ancien à l’Institut d’études anciennes et médiévales de l’Université Laval. Dans son domaine hyperspécialisé, il faut maîtriser l’épigraphie (la lecture des pierres), la papyrologie (pour les papyrus) et la paléographie (la lecture des manuscrits médiévaux sur parchemin ou sur papier). Elle-même a été hautement formée à ces spécialités à Oxford auprès de la sommité Nigel Wilson, qu’elle désigne comme « le meilleur paléographe vivant ».
Elle a commencé l’étude du latin dès l’âge de 12 ans, puis celle du grec à 15 ans dans une école secondaire publique suisse, le collège Calvin de Genève, qui poursuit cette tradition encore aujourd’hui dans le cadre de la maturité gymnasiale, l’équivalent du bac français.
« Je me destinais au droit, explique-t-elle. J’ai terminé mes études juridiques, j’ai enseigné le droit et, à un moment, j’ai dû admettre que ma grande passion, c’était le grec. J’ai une connexion presque mystique avec cette langue. Très jeune, vers 14 ans, j’ai aussi eu un emballement pour l’étrusque, une autre langue toujours incomprise. »
Ces dernières années, elle s’est penchée sur le syllabaire chypriote, une écriture à 56 signes datant de l’âge du fer (du XIe au IVe siècle avant notre ère), qui dérive probablement des linéaires A et B. C’est du grec qui a été déchiffré au XIXe siècle. La professeure québécoise a étudié récemment une tablette du Ve siècle pour les médecins. « C’est difficile à cause des signes et du dialecte chypriote. J’y arrive, mais c’est compliqué. »
La littérature grecque ancienne produite pendant plus d’un millénaire est essentiellement numérisée et disponible en ligne. Encore faut-il pouvoir la lire. Les systèmes de traduction numérique commencent à y arriver. Les ordinateurs permettent de filtrer une quantité énorme de données.
Le linéaire A n’est pas la seule langue ancienne à résister aux décrypteurs contemporains, aidés ou pas par l’intelligence artificielle, souvent parce que la langue parlée devant fournir la clé de lecture a disparu. Le syllabaire cypro-minoen (ou linéaire C), datant aussi de l’âge du bronze, existe sur environ 250 tablettes, donnant quelque 2500 signes, trop peu pour le déchiffrement.
La professeure Morand rappelle le cas du fameux manuscrit de Voynich, qui repousse toujours l’entrée des cryptographes. « Il existe une forêt d’anciennes langues et certaines nous résistent encore… »
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Rêver, Rêvasser, Laisser errer sa pensée

L’esprit vagabond
Alexis Riopel, Le Devoir, 8/07/23
Cet article porte sur le vagabondage de l’esprit, phénomène connu sous l’appellation de « mind wandering » dans la littérature scientifique. Il s’agit de ces instants où notre pensée s’égare, où elle se met à errer. Parfois à notre insu, parfois de notre plein gré. Et depuis 25 ans environ, ces rêvasseries chatouillent la curiosité des neuropsychologues, qui commencent à y comprendre quelque chose.
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L’Art sans les hommes

« En octobre 2015, alors que j’assistais à une rétrospective artistique majeure à Londres, j’eus une révélation. En regardant autour de moi, je réalisai qu’aucune oeuvre d’une femme artiste n’était exposée. Me vint alors cette question : pouvais-je nommer vingt noms de femmes artistes sans y réfléchir ? La réponse était non. Avais-je exclusivement étudié l’histoire de l’art à travers un prisme masculin ? La réponse était oui. » Combien de femmes artistes connaissez-vous ? Qui « fait » l’histoire de l’art ? Est-ce que les femmes étaient reconnues en tant qu’artistes avant le xxe siècle ? Qu’est-ce que le baroque au bout du compte ?
Découvrez la flamboyante Sofonisba Anguissola à la Renaissance, l’oeuvre radicale de l’Américaine Harriet Powers au xixe siècle et l’artiste qui a réellement inité le mouvement du ready-made incarné par Marcel Duchamp. Explorez l’âge d’or néerlandais, le travail étonnant des artistes d’après-guerre en Amérique latine, et les femmes qui ont impulsé l’art en 2020.
Des Cornouailles jusqu’à Manhattan en passant par le Nigeria et le Japon, voici l’histoire de l’art comme elle n’a jamais été racontée auparavant. Suivant un ordre chronologique mais sans adopter la grille de lecture occidentale des mouvements artistiques et événements politiques, L’Histoire de l’art sans les hommes redéfinit les canons traditionnels en mettant en lumière l’oeuvre d’artistes exceptionnelles qui ont repoussé les frontières et osé défier une pratique artistique dominée par les hommes. »
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Le français en terre d’Amérique
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Bonne Année!
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Joyeux Noël!

Giotto di Bodone, Nativité de Jésus, 1303-1305. Fresque, 200 x 185 cm. Padoue : Chapelle Scrovegni.
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Lumière Noire
Pierre Soulages meurt à 102 ans

Pierre Soulages a inventé une manière de peindre faisant jaillir la lumière de la noirceur. En revenant au mystère de la pure matière, il a révolutionné la conception de l’art contemporain, dont il était une figure mondialement reconnue. Le peintre vient de mourir à l’âge de 102 ans, le mercredi 26 octobre. Il avait été en 2020 l’un des rares artistes exposés de leur vivant au Louvre, et nous avions fait à cette occasion le tour de son œuvre. Suite: philomag, 27/10/22
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