L’Apocalypse de Jean

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L’Apocalypse de Jean est le récit le plus puissant concernant la fin du monde.  Avant de l’aborder, il faut se familiariser avec ce vocabulaire. « Apocalypse » est un mot d’origine grecque qui signifie « ce qui est découvert ». Ce mot vient du verbe apokalutein qui veut dire « dévoiler »[1]. De nos jours, ce mot signifie une grande catastrophe qui mène à la fin du monde. Maintenant qu’on est familiarisé avec la signification du mot « Apocalypse » nous pouvons plonger dans les mythes bibliques de la fin du monde plus précisément, l’Apocalypse de Jean.

Les récits apocalyptiques venant de la tradition ancienne juive énoncent le fait qu’un individu pur et religieux a l’opportunité de voir ou de savoir des secrets habituellement cachés aux mortels. L’Apocalypse de Baruch est un exemple qui démontre bien les faits marquants d’un récit apocalyptique venant de la tradition juive ancienne. En effet, le récit de Baruch écrit entre 200 et 150 avant Jésus-Christ décrit comment un ange a mené Baruch visiter les cieux. Ainsi, cet ange lui fait découvrir des secrets tels que la marche du monde, le sort des âmes des gens mauvais et des gens bons, etc. D’autres récits apocalyptiques sont aussi grandement reconnus entre autres, l’Apocalypse d’Abraham et le livre des secrets d’Hénoch.[2]

Par ailleurs, le christianisme a en quelque sorte, copié l’idée d’une Apocalypse dans les différents récits déjà existants. Le récit de Jean est particulier puisqu’il est illustré dans la Bible. Sa particularité c’est le fait qu’il ne fait pas qu’énoncer les mystères du monde tels que le sort des âmes des gens mauvais et des gens bons, il révèle le futur. Le récit apocalyptique de Jean est daté entre l’an 60 et 100 après Jésus-Christ.

Le récit débute ainsi : Jean étant guidé par une voix est amené au ciel. Il fait la rencontre de Dieu qui est en compagnie de la cour céleste. Dieu ayant en sa possession un livre scellé de sept sceaux communique à un ange de demander qui peut ouvrir ce livre. Puisque personne ne répond, un agneau ayant sept cornes, sept yeux (symbole des esprits que Dieu envoie sur la Terre) apparut et prit le livre. Cela dit, l’animal brise les sept sceaux de telle sorte que chaque sceau brisé provoque une apparition. Le premier sceau brisé provoque l’apparition d’un cheval blanc monté par un archer vainqueur, le deuxième fait apparaitre un cheval roux monté par un symbole de la guerre, le troisième sceau, un cheval noir portant un symbole de la famine, le quatrième sceau un cheval ayant une couleur claire portant le symbole de la mort, la famine, la maladie et des bêtes ravageant la terre, le cinquième sceau les âmes de personnes. Lorsque le sixième sceau fut brisé, la terre se mit à trembler, le soleil prit une couleur obscure ainsi que le ciel, la lune une  couleur rouge sang et les étoiles se mirent à tomber. À cet égard, la fin du monde n’est pas encore arrivée… Au bris du dernier sceau, sept anges ayant sept trompettes apparaissent. Au son de la première trompette, une série de catastrophes surgit telle que des inondations, la destruction des animaux et ainsi de suite jusqu’au son de la dernière trompette qui déclenche des catastrophes un terrible tremblement de terre ainsi qu’un grand mystère.[3]

Presque tous les mythes de la fin du monde ont tendance à grandement capter l’attention. Même si ce sujet crée une certaine inquiétude, il est inévitable de le laisser de côté. L’homme a besoin de se rappeler qu’il vit dans un monde fragile et qu’il ne peut pas tout le temps le contrôler malgré ses connaissances acquises par sa rationalité. L’humanité est fascinée par la fin du monde, car en réalité personne ne peut garantir si ce mythe deviendra un jour réalité. Ainsi, tout ce doute réalimente l’imagination des hommes et fait revivre un enchantement autrefois perdu par l’incrédulité face aux récits religieux. De ce fait, même si le récit apocalyptique de Jean a été écrit vers l’an 60 à 100 après Jésus Christ, il réussit encore à fasciner plusieurs d’entre nous. L’œuvre Apocalypse Trans Am (1993) de John Scott en est la preuve. En effet, cet artiste a gravé le texte de l’apocalypse de Jean sur une voiture complète. Notamment, cette œuvre d’art a été exposée au Musée des beaux-arts du Canada.

Bianca Segovia-Sanchez


[1] Sergent, Bernard. La fin du monde, France, Librio Document, 2012, p. 35

[2] Ibid., p. 35

[3] Sergent, Bernard. La fin du monde, France, Librio Document, 2012, p. 36-37

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Le tatouage aujourd’hui

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Depuis quelques années, on a vu l’apparition d’une nouvelle mode, le tatouage. Nouvelle mode? Pas tant que cela. Les premières traces que nous en avons datent de la préhistoire. On les a retrouver sur Otzi, un homme préhistorique retrouvé momifier dans la glace qui daterait d’environ 4 500 avant Jésus-Christ. Selon certaines études, ses marques auraient des propriétés médicinales. Dans les civilisations primitives, comme les Maoris, le tatouage était surtout une façon de rompre avec la nature, de s’affirmer en tant qu’humain. Dans l’Antiquité et au Moyen Âge, le tatouage n’était pas utiliser comme décoration, mais plutôt comme châtiment. Il servait à identifier les esclaves, les criminels et, plus tard, les soldats. À partir des années 1800, le tatouage devient davantage un choix des classes marginales de la société. Ce qu’on voulait était de se distinguer, de se séparer volontairement de la société. Mais qu’elle est la place du tatouage aujourd’hui?

Le tatouage a toujours eu comme fonction de séparer la personne qui le porte face à la nature ou à la société. Aujourd’hui, le tatouage a pour fonction de se différencier de tout le monde qui nous entoure. Il ne s’agit pas d’une quête d’identité, mais plutôt de l’affirmation de celle-ci. Dans le monde Occidental dans lequel nous vivons, c’est-à-dire un monde dans lequel les religions sont presqu’inexistantes, un monde dans lequel tous et chacun porte les mêmes vêtements (ou presque), un monde dans lequel nous sommes facilement représenter par des chiffres (comme à l’école), il est normal que l’on veuille se différencier des autres, « sortir du lot ». James Clifford nous dit dans son livre Malaise dans la culture :

« Dans un monde où des voix trop nombreuses parlent en même temps, un monde où le syncrétisme et l’invention parodique deviennent la règle, non l’exception, un monde multinational et urbain de l’éphémère institutionnalisé – où des vêtements américains, fabriqués en Corée, sont portés par les jeunes en Russie, où les racines de chacun sont en quelque sorte coupées –, dans un tel monde, il devient de plus en plus difficile de rattacher l’identité et la signification humaine à une culture ou à un langage cohérent. »

En une phrase, il réussit à expliquer exactement ce pourquoi les jeunes se font tatouer. Le tatouage est une façon primitive de montrer sa différence face à l’autre et il ne reste plus qu’une question à poser ; que deviendra le tatouage dans les années à venir?

Joëlle Desautels

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La fonction sociale de l’art contemporain

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À l’amateur d’art qui fréquente les musées d’art contemporain, il n’est pas rare qu’il soit donné d’entendre des remarques indignées, où l’on compare le talent de l’artiste exposé à celui d’un enfant de cinq ans et l’on s’offusque que de tels objets passent pour des «œuvres d’art». On reproche trop souvent à l’art contemporain d’être ennuyeux, de ne susciter aucune émotion esthétique, d’être sans contenu, de ne ressembler à rien, de ne répondre à aucun critère esthétique, qu’on n’y décèle aucun talent ou même que c’est une pure création du marché, mais surtout que l’art n’a plus de fonction spirituelle comme autrefois. Par contre, avec l’autonomisation de la pratique artistique, on voit apparaître de nouveaux buts, l’art ne sert plus la fonction spirituelle, mais bien la fonction critique. L’art contemporain n’est peut-être plus le mode d’expression de l’absolu, qu’est-ce en effet que l’absolu dans notre société moderne? Mais il fait sens dans la mesure où il a pris un virage social, les artistes contemporains ne sont plus les intermédiaires entre une vérité incontestable et les hommes, mais ils sont porteurs de messages sociaux et c’est grâce à eux et aux critiques sociales qu’ils font à travers leurs œuvres que des esprits sont conscientisés.

C’est le cas de Pedro Reyes qui, pour dénoncer le niveau alarmant d’homicides au Mexique, s’est associé à la campagne nationale de remise volontaire d’armes à feu de 2008. Il a récupéré 1527 armes, qu’il a fait fondre pour ainsi en faire des pelles. Les pelles ont servies pour planter 1527 arbres par la population mexicaine. Une action symbolique de sensibilisation baptisée Des armes pour des pelles. Cette action a marqué les esprits, puisqu’en 2012 le gouvernement mexicain lui demande s’il voudrait récupérer le métal de 6700 armes à feu. Il accepte et décide de transformer les armes en instruments de musique, on a nommé ce projet Imagine. Un groupe de 6 musiciens a transformé des mitraillettes, des révolvers, ou des fusils de chasse en banjos, en flûtes, en lyre, en guitare, en basse, en batterie et même en xylophone. Un concert a été organisé et l’orchestre ainsi créé a joué, entre autre, le titre symbolique «Bullet in the head» de Rage Against The Machine. Pour Reyes, ce projet se veut un appel à l’action pour contrer le marché des armes à feu, largement encouragé selon lui par l’industrie du divertissement. Et c’est précisément en mettant sur pied des projets comme ceux de Reyes que les mentalités changent et que peut-être un jour nous vivrons dans une société sans armes à feu.

Thereece Rosset

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Un culte de la mort et un art pour la vie

L’art égyptien

L’histoire de l’art me fascine par sa richesse et j’aimerais donc partager avec vous une de ses facettes qui m’intéresse particulièrement, l’art de l’Égypte antique. Voici donc quelques (brèves) notions sur cet art antique.

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À première vue, l’art égyptien s’apparente à un véritable culte de la mort. En effet, et il en va de même pour la culture égyptienne en générale, il est intrinsèquement lié à la mort, car celui-ci a la fonction de permettre la continuation de la vie dans l’au-delà. Ainsi, les égyptiens portent en eux une forte négation de la mort qui est considérée comme une seconde vie qui se poursuit dans l’empire des morts. La mort en Égypte n’est en somme qu’un rite de passage pour l’âme, qui passe du monde sensible à un monde spirituel dans lequel elle continue d’exister.[1] Ainsi, l’art égyptien a donc la délicate fonction de « maintenir en vie »[2]. Ce but assigné à l’art égyptien fait en sorte que sa manière de représenter la réalité diffère assez de la nôtre, en ce sens que, pour les Égyptiens, il n’est pas nécessaire qu’une représentation soit la plus fidèle possible pour être la plus réelle possible. La beauté n’était pas un critère de l’art égyptien. En fait, ce qui comptait c’était que les peintures soient les plus complètes possibles. L’art égyptien obéit à des règles et des codes bien précis. Chaque élément doit en effet être complet et reconnaissable. Cela ce manifeste clairement dans cette peinture présentant un jardin (figure 1) où chaque chose doit être représentée du point de vue duquel elle sera le plus facile à identifier. Ainsi, les arbres et les poissons sont peints de côté, tandis que le bassin est peint en vue de haut. En effet, la forme des arbres et des poissons n’auraient pas été aussi reconnaissables si ils avaient été présentés de haut. On comprend alors mieux pourquoi les corps humains des fresques égyptiennes nous semblent si étranges. (figure 2)

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En obéissant à la même logique, chaque partie du corps doit être représentée sous son angle le plus caractéristique. Il ne s’agissait pas alors d’ignorance ou de manque de savoir faire. Simplement, ce qui importait était que chaque partie importante du corps soit bien représentée. On y voit alors des hommes présentant des têtes de profiles, plus significatives, mais dans lesquelles on insère un œil vu de face car il est plus symbolique représenté ainsi. Le haut du corps se distingue mieux de face, car on peut le voir dans sa totalité. Finalement, les bras et les jambes, si on veut les représentés en mouvement, sont plus facilement distinguables de profil.[3] Il ne faut donc pas croire que l’art égyptien souffrait d’un manque de savoir faire. C’est que l’art égyptien vise une représentation de la réalité dans sa forme la plus reconnaissable. Le but est en effet de s’assurer que le corps et les biens du défunt accompagneront son âme dans l’autre monde. Il est donc primordial qu’il n’y ait aucune ambigüité possible dans les représentations de ce qu’on l’on souhaite qui accompagne le défunt dans son autre vie.

Justine Sauriol


[1] Jacques DARRIULAT. « Commentaire de Hegel », Jacques Darriulat, [En ligne], http://www.jdarriulat.net/Auteurs/Hegel/index.html (consultée le 22 mai 2013)

[2] Ernst GOMBRICH. Histoire de l’art, Phaidon, Paris, 2006, p. 53.

[3] Ernst GOMBRICH. Histoire de l’art, Phaidon, Paris, 2006, p. 53.

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So blue

Ce soir j’ai vu Louise Lecavalier danser dans So blue, so génial!

BLx

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Le PLQ de Couillard = régression historique?

Georges-Émile Lapalme pourfendrait Philippe Couillard

Simon-Pierre Savard-Tremblay, Le Devoir d’Hstoire, 1/06/13

«À la suite de l’échec référendaire de 1995, les fédéralistes québécois ont alors camouflé leur volonté de s’accommoder du provincialisme sous couvert de réalisme : il fallait désormais prendre acte du verdict référendaire, laisser de côté les « vieilles chicanes » et se concentrer sur les « vraies affaires » prétendument urgentes et immédiates. Plutôt que de rompre avec une telle posture, Couillard s’y installe résolument, prônant plutôt une adhésion inconditionnelle au régime canadien et aux dogmes de sa refondation chartiste de 1982, ressuscitant ainsi un courant intellectuel néotrudeauiste dont nous croyions que Stéphane Dion était le dernier et marginal représentant.»

BLx

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La Bataille de Londres

HREF

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Un site web extraordinaire

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Salut Bruno,

J’espère que tu vas bien!
J’ai trouvé ce matin un site Web extraordinaire (http://www.googleartproject.com/) que j’aimerais bien partager avec la communauté d’H&C!
Il s’agit du « Google Art Project », une initiative permettant la démocratisation de l’art de tout genre, en rendant notamment accessible en ligne une myriade d’oeuvres d’art phares de notre histoire.
Définitivement une merveille à explorer sous toutes les coutures!
Au plaisir!
Hugo Vaillancourt

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Chromatic 2013 à la Fonderie Darling

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Événement organisé par massivart.ca à la Fonderie Darling

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Inside Out Project

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«Le 2 Mars 2011, lors de la Conférence TED à Long Beach, en Californie, JR a appelé à la création d’un projet d’art global – Inside Out Project (IOP) – inspiré par ses collages de rue grand format, le concept du projet est de donner à chacun la possibilité de partager avec le monde son portrait et un message. Inside Out offre aux particuliers et groupes du monde entier un nouveau moyen de faire passer un message. N’importe qui peut participer, et est mis au défi d’utiliser des portraits pour partager les histoires de personnes de leurs communautés.
Leurs actions sont documentées, archivées et exposées en ligne sur www.insideoutproject.net. Plus de 100.000 posters ont été envoyés dans plus de 108 pays depuis Mars 2011.» Voir le site de JR

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Le bouddha n’a pas de cœur et le ciel n’a pas d’yeux

Un récit karmique raconté par mon maître de Kung Fu qui m’a fait réfléchir :

Dans un village reculé de la Chine vivait un mendiant aveugle et simple d’esprit, qui passait ses journées dans les rues à quémander  pour pouvoir survivre. Il y vivait depuis des années et faisait parti du décor du village. Chaque jour, il utilisait le peu d’argent qu’il amassait et le donnait au temple bouddhiste en échange d’un bol de nuit et d’un endroit pour dormir. Aussi, selon la croyance karmique, un évènement heureux allait lui arriver un jour.

Toutefois, par une journée d’orage, il fût frappé par la foudre, ce qui est dans la croyance asiatique la pire chose qui puisse vous arriver, car cela signifie que vous avez été puni par le ciel, donc par les dieux. Du mendiant il ne resta seulement que sont petit doigt qu’un moine conserva.

Après ce tragique évènement, les habitants du village furent choqués, car ils croyaient que le mendiant devait s’attendre à voir ses tourments prendre fin. Alors ils allèrent vandaliser le temple et y inscriront sur la porte «Le bouddha n’a pas de cœur et le ciel n’a pas d’yeux».

Quelques années après la tragédie, il y eu un évènement heureux au village, un jeune avait été choisie pour devenir un fonctionnaire de l’état (travail très prestigieux en Chine, qui amenait également de la prospérité au village), pendant la célébration de la nomination du jeune, des moines du temple allèrent voire le jeune et lui demandèrent de montrer sa main, il lui manquait le petit doigt.  Le moine sortit alors le doigt du mendiant et le mis à l’endroit ou il manquait celui du jeune et on vit qu’il allait parfaitement ensemble. Les villageois y virent la réincarnation du mendiant et allèrent au temple pour y enlever les graffitis et les remplacer par : le bouddha a un cœur et le ciel a des yeux.

Julien Boissonneault

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«Sugar Sammy: Gandhi a honte de toi»?

«Je concède que l’humoriste libéral a un certain talent d’acteur, j’ai quand même pris le temps de visionner deux ou trois numéros. Il imite bien les accents aussi. Je dirais que de rire du résultat du dernier référendum et par la même occasion de la loi 101 sur l’affiche de son spectacle (You’re gonna  rire, 49,5% français, 50,5% anglais) est provocateur mais pas apolitique, surtout quand on est conscient de son passé dans la jeunesse libérale. Cependant, là où il fait preuve de sa faiblesse intellectuelle, c’est lorsqu’il déclare : « Et puis, j’ai toujours été contre le repli identitaire ». Venant d’une personne dont les racines sont en Inde, c’est mal connaître l’histoire de son pays d’origine. Si un grand homme d’État indien comme Gandhi avait été « contre le repli identitaire » et si des millions d’Indiens qui ont rendu possible l’accession de l’Inde à l’indépendance avaient été, comme Monsieur Sugar, « contre le repli  identitaire », l’Inde serait encore aujourd’hui une colonie britannique. Heureusement que Gandhi et son peuple ont été « pour le repli identitaire » parce que grâce à cela l’Inde peut parler de sa propre voix dans le concert des nations. Grâce à cela, l’Inde peut rester un exemple de la ténacité d’un grand peuple qui a pris en main son destin, il y a déjà plus de 60 ans. »

Jules Fallardeau, Gandhi a honte.

BLx via Marie-Soleil Deschênes

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Une brève histoire de la typographie

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Expo des finissants en Arts Plastiques

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Aimé Méthé, Sous-sol

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Doréa Fontaine, Accorde-moi une dernière fois

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Alexandra Bisaillon, La course folle

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Hélène Boudreau, La fragmentation de l’acte

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Émile Poulain, Autoportrait

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Corinne Danzé-Pagé, Je suis, donc je suis

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Stéphanie Abdnour, En route vers l’égalité

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Émy Gernaey, Une parmi tant d’autres

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Alexis Alonso, La nature du bois

Au C-108 pour quelques jours. Vernissage, le vendredi 10 mai à 17h.

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L’oblitération des arts et des lettres

Fin du programme arts et lettres – Nécessaire Renaissance

Antoine Robitaille, Le Devoir, 9/05/13

Le changement de nom du programme « arts et lettres » pour « culture et communication », au niveau collégial, n’est que « cosmétique », s’est défendu le ministre de l’Enseignement supérieur Pierre Duchesne. Car le nombre d’heures d’enseignement de la littérature y augmentera. « Ce sont des mots qui ne me font pas peur », a-t-il ajouté. Pourquoi alors expulser les « lettres » du nom du programme ? Pourquoi faire de la littérature une simple option dans ce nouveau cursus ?

Lorsqu’il a eu à expliquer ce changement de nom, le ministre a soutenu qu’il fallait « moderniser » les intitulés. Dans le même esprit, David Descent, conseiller pédagogique au cégep régional de Lanaudière, à Terrebonne, a soutenu en entrevue au Devoir que « lettres » faisait un peu « vieilli ».

L’aveu est plus grave qu’il en a l’air. On y décèle une sorte de mépris envers un esprit qui a fondé l’Occident moderne, celui de la Renaissance. À cette époque, c’est en se replongeant dans les oeuvres objectivement « vieillies », celles des Grecs et des Romains, que les auteurs ont repensé l’Occident. Pour avoir accès à eux, il leur semblait nécessaire de passer par Platon, Thucydide, Virgile, Cicéron, etc. Il y avait là une conception profondément humaniste : des siècles de transformations historiques et techniques avaient beau séparer les auteurs Grecs des auteurs de la Renaissance, ces derniers y redécouvraient, y redéfinissaient leur humanité.

La notion de « classique », de cette liste d’oeuvres à discuter et à rediscuter, à transmettre et retransmettre de génération en génération, était enracinée dans l’esprit de la Renaissance. Cet esprit se retrouvait aussi dans la notion de « culture générale », défendue chez nous brillamment par Gaetan Daoust et Fernand Dumont, entre autres, à une certaine époque.

L’idéal du classique, de la culture générale, fait comprendre à l’étudiant qu’il est né « dans un monde plus vieux que lui », comme l’écrivait Hannah Arendt. Et qu’il doit s’abreuver aux livres des plus grands génies de la pensée que l’humanité a sélectionnés à travers les âges.

Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Même le Coke peut être « classique », ironisait Jean Larose dans les années 1980 ! Une très grande partie des professeurs du réseau collégial sont encore animés par l’idéal de la culture générale. Mais ils sont souvent comme des résistants face à la « révolutionnite » aiguë des programmes qui anime en permanence le ministère de l’Éducation du Québec.

Dans ces officines, l’idéal de la « culture générale », aujourd’hui, ne semble plus être vraiment défendu. La notion très mécanique de « compétences » à acquérir en 15 semaines – dont les formulations sont souvent absurdes ou tellement générales qu’elles en sont insignifiantes – semble avoir fait des ravages. Ainsi, dans le texte de présentation du nouveau programme de « culture et communication », on affirme ce qui suit : « Les arts, les lettres et les langues s’inscrivent dans un processus de communication : d’une intention émerge une production qui, lorsqu’elle est diffusée, peut être appréciée différemment par celles et ceux qui la reçoivent ou l’examinent. »

On comprend de ce jargon que la notion d’« oeuvre » est tout simplement impossible. D’ailleurs, une des compétences liées nous le fait comprendre. Il faut apprendre à « comparer des objets culturels en synchronie et diachronie ».

Comme l’écrivait une lectrice du Devoir : il est paradoxal que le ministre Duchesne insiste sur l’importance de l’histoire – car il souhaite imposer un cours obligatoire d’histoire du Québec au collégial -, « mais n’hésite pas à supprimer le mot “lettres” […] sous prétexte qu’il fait “vieux” ». En effet, on jurerait que ce passionné d’histoire s’est fait jouer un tour par ses fonctionnaires. Rien ne l’empêche de ramener à l’avant les beaux mots d’arts et de lettres.

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