Montréal est connue pour ses pignons
Maisons à pignons
Vélos à pignon fixe
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Littéralement: l’infanterie, la cavalerie, l’anti-émeute et la brigade urbaine!
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Il arrive que, par une curieuse coïncidence, certains ouvrages semblent faire écho aux évènements de l’actualité ou de l’histoire récente. Tel est le cas de l’ouvrage de Ciriac Oloum, intitulé Max Stirner, contestataire et affranchi. Toutefois, celui qui ne verrait derrière sa couverture – rouge, de surcroît – qu’un manuel présentant un auteur anarchiste passerait à côté de la substance du propos de Oloum et, par le fait même, des deux attraits de son livre.
Le premier concerne la reconstitution du contexte intellectuel duquel émane la pensée de Max Stirner (1806-1856) – Johann Caspard Schmidt de son nom de baptême. Le lecteur y découvre la place qu’occupait Stirner au sein du mouvement des jeunes hégéliens. Le projet philosophique de ce mouvement d’intellectuels Allemands de gauche consistait à s’affranchir de l’omniprésence de l’idéalisme de Hegel dans l’Allemagne du XIXe siècle, plus particulièrement, de son exaltation de l’État comme incarnation de l’esprit absolu.
À travers une traque sans merci des « idées fixes », dont la transcendance tient plus à une majuscule qu’à la réalité – la Religion, l’État, le Peuple, l’Ordre ou l’Homme –, Stirner développe une anthropologie marquée par l’égoïsme ontologique de l’individu : unique, irréductible à tout genre et toute transcendance, exclusivement identique à lui-même, le Moi s’échappe de la prison du concept pour se réapproprier le monde matériel, seul objet de jouissance.
Oloum restitue ainsi la pensée d’un philosophe souvent perçu à travers l’image qu’en rend Marx, soit celle d’un idéologue aveuglé par ces mêmes idées qu’il pense combattre et déconnecté de la réalité sur laquelle il estime s’appuyer. Mais au-delà de l’entreprise de réhabilitation, l’auteur met en relief un aspect original de la pensée stirnerienne, en l’occurrence, sa filiation avec l’existentialisme athée : loin de se réduire à être le cheval de trait de l’anarchisme individualiste, le Moi stirnerien préfigure l’individu existentialiste, condamné à la liberté et perpétuel autocréateur. Là se trouve, nous semble-t-il, le point d’orgue de la thèse développée dans Max Stirner, contestataire et affranchi.
Le second attrait réside dans la pertinence pédagogique du travail de Oloum. Professeur de philosophie au collégial, son ouvrage devrait rencontrer un certain écho auprès de ceux qui s’intéressent aux conceptions de l’être humain – que ce soit à titre de professeur ou d’étudiant. Ainsi, on n’aura manqué de remarquer en quoi Max Stirner, contestataire et affranchi s’insèrerait harmonieusement dans un cursus de philosophie, ne serait-ce que pour traiter le problème du déterminisme et du libre-arbitre ou encore du développement de l’existentialisme. Accessibles sans sacrifier quoi que ce soit à la superficialité, érudites sans être obscures, les pages de l’ouvrage de Oloum présentent l’équilibre propre à stimuler la réflexion et la curiosité du lecteur.
Bref, il s’agit d’un volume qui trouvera aussi bien sa place dans une bibliothèque que dans une salle de cours.
Pascal Solignac
OLOUM Ciriac, Max Stirner, contestataire et affranchi, préface de Lucien Ayissi, Paris : L’Harmattan, 2012. 119 p. Éthique, politique et science. ISBN9782296965027.
Ciriac Oloum
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Plus tôt cette semaine, alors que nous revenions du Musée des Beaux Arts, nous avions un petit creux. Nous nous sommes donc arrêté dans un Subway du Plateau. Nous y consultâmes le journal Métro. Un article a retenu notre attention. Cet article traitait de la violence sexuelle causée par le visionnement de la pornographie chez les adolescents de notre génération. Ce papier disait grosso modo que nous, les hommes, étions des bêtes avides de sexe et de futurs prédateurs sexuels. Et vous mesdames, n‘avez-vous jamais eu peur de nous?
Il est vrai que dans la vulgaire opinion du commun, la libido masculine est omniprésente comparativement à celle des femmes. Cependant, par expérience, nous pouvons TOUS affirmer que cela est bien faux. Évidemment, certaines personnes sont plus « horny » que d’autres, et cela ne dépend non pas de la quantité abusive de pornographie que l’on visionne, mais bien du type de personne que l’on est. Toute la nature de l’enjeu est là. Selon Kant, l’homme est doté d’une insociable sociabilité, ce qui le pousse, fondamentalement, à s’exclure, seul, bel et bien seul, pour regarder ces vidéos proscrites. Nous avons donc une propension vers la pornographie, une attirance à la chose sexuelle. C’est bien le seul instinct qui nous reste de notre passé bestial. Le philosophe prussien, lui-même devant s’enrouler dans ses couvertures pour ne pas faillir à la tentation, a tout à fait raison lorsqu’il affirme que nous sommes pire que les bêtes. En réalité, nous transformons notre instinct primitif en quelque chose de grand, de puissant, bref, de deinos! En effet, les nombreuses pratiques sexuelles humaines ne sont pas apparues subitement avec sa diffusion facilitée, comme par Internet, elles remontent aux balbutiements de l’homme. Ce qui est « merveilleux », c’est la capacité de l’homme à transformer cet instinct trivial en plaisir. D’un autre côté, ce qui peut en inquiéter quelques-uns, c’est comment l’homme retire son plaisir de la chose. La domination, le bondage (séquestration), l’humiliation, le sadomasochisme sont toutes des pratiques nées du plaisir de l’instinct. Est-ce que cela a un quelconque rapport avec la pornographie? Évidemment! Mais la conception doit en être inversée, dans le sens où la pornographie répond à un besoin. Elle ne crée pas de pratiques sexuelles, elle en est l’image.
« Non mais tsé, c’pas vrai que c’est en 1980 à Los Angeles dans un studio de films de cul qu’on été inventé les Golden showers criss! »
L’homme peut, certes, être influencé par la pornographie, mais ne doit-il pas déjà y avoir une certaine attirance pour les pratiques sexuelles plus radicales afin de s’y adonner? La pornographie n’est que le reflet de nos propres fantasmes, la visionner ne pourrait être que bénéfique, car elle entraîne un effet de catharsis. Au lieu de mettre en pratique nos fantasmes, parfois irréalisables, il nous est permis, grâce à la porno, de les assouvir. À la base, pour consulter des vidéos qui peuvent être, disons le, malaisantes, l’individu doit être interpellé par ce type de visionnement.
En conclusion, nous croyons qu’il est totalement faux de penser que le visionnement de pornographie influence les faits et gestes sexuelles. C’est définitivement plus profond que cela, ça relève de la psychanalyse. « L’idée que la disposition à la perversion n’est pas quelque chose de rare et de particulier, mais une partie de la constitution dite normale ». (Sigmund Freud)
« Bin là côliss! C’est accessible aussi, genre y’a autant de traités philosophiques sur Internet pis l’monde vont pas les voir, l’monde aime ça le cul… »
Nicolas Handfield et Samuel Landry
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Kant ou Nietzsche existent aussi en 140 caractères
Stéphane Baillargeon, Le Devoir, 25/02/13
Le premier pépiement néokantien annonce que microbloguer La critique de la raison pure va prendre du temps, ce temps qui n’est que « la condition formelle a priori de tous les phénomènes de l’expérience ». Il faut maîtriser un peu de philosophie transcendantale pour apprécier. Au troisième et dernier tweet, le petit géant prussien de Königsberg (5 pieds avec talonnettes, un pur esprit universel) explique qu’il vient de lire un discours du philosophe français Jacques Derrida et qu’il n’a « pas ri autant depuis 200 ans ».Classé dans Uncategorized
Un film sur une photographie des années 30, présentée comme l’emblème d’une époque qui a fait naître le New York que nous connaissons aujourd’hui.
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Philopolis est un évènement de réflexion citoyenne regroupant près de 80 activités et conférences gratuites et ouvertes à tous et à toutes. Cette quatrième édition, toujours organisée par la collaboration d’étudiant-e-s provenant des quatre universités montréalaises, se tiendra du 15 au 17 février 2013 à l’Université McGill, à l’UQAM et à l’Université Concordia.
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En regardant cette vidéo, une pensée de Pascal à méditer sur la dialectique de la justice et de la force, pour bien comprendre et dénoncer les dérives de l’État du Québec:
«Justice, force. – Il est juste que ce qui est juste soit suivi, il est nécessaire que ce qui est le plus fort soit suivi. La justice sans la force est impuissante; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu’il y a toujours des méchants; la force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force; et pour cela faire que ce qui est juste soit fort, ou que ce qui est fort soit juste.»
Pascal, Pensées, Éd. Brunschwicg, #298, p 470.
Pétition: Ensemble, exigeons une commission d’enquête publique sur la violence policière de 2012
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David Desjardins, Le Devoir, 26/01/13
La semaine s’est écoulée lentement, presque figée dans le froid. L’actualité a elle aussi ralenti. Elle s’est agglomérée comme le givre dans la barbe du coureur de fond qu’est la commission Charbonneau, me ramenant ainsi au sujet de la semaine dernière dans cette chronique : l’éducation.
Le cégep, disions-nous, est un levier qui permet de s’extraire de sa condition de base. Celle de consommateur, puisqu’il faut la nommer. La philo, le cinéma, l’histoire, la littérature et les choses en apparence inutiles qu’on y apprend permettent de devenir autre chose qu’un travailleur, de participer au monde comme un être qui doute.
Vous avez été nombreux à m’écrire sur le sujet. Quelques-uns ont fait remarquer : oui, d’accord, mais avant ? Qu’est-ce qu’on fait avec le décrochage, qu’est-ce qu’on fait avec les enfants qui cessent de lire à l’adolescence, qu’est qu’on fait avec l’école qui ressemble à un service social plutôt qu’à un milieu d’apprentissage ?
Je sais pas trop, en fait. Je disais que m’était revenu ce sujet de l’éducation, et ce n’est pas seulement en raison de mon désintérêt pour les actualités majeures. Par votre abondant courrier, un peu, c’est vrai. Aussi, cette entrevue avec Pierre Moreau qui parlait à nouveau des cégeps à Radio-Canada dans l’émission du matin de Québec.
Mais surtout, il y a ce débat que j’ai écouté attentivement sur France Culture à propos de l’école, et où deux discours s’opposaient. Celui du modèle républicain, et l’autre libéral. C’est-à-dire, d’un côté, une idée de l’école qui serve à fabriquer des citoyens au mépris de tous les particularismes et de toutes les religions, y compris celle du marché. Et de l’autre, au contraire, une école qui s’adapte à tout, mais surtout à la clientèle. Au marché, donc.
Or, le clientélisme, comme le soulignait le premier, c’est le plus gros problème de l’école.
J’ai beaucoup ri quand son adversaire a ensuite comparé l’école à une épicerie, parce que c’est exactement à cela que je pensais. Je me disais : il va ânonner que c’est comme l’épicerie, que le modèle républicain ressemble à un comptoir soviétique qui force tout le monde à manger du lard et des betteraves, que la population peut bien décider si elle veut manger du poulet.
Si j’avais été en studio, j’aurais répondu que, justement, l’école n’a pas pour fonction de se plier aux modes. C’est son drame, l’école souffre d’être une vieille dame un peu ringarde, alors que c’est pourtant ce qu’on devrait attendre d’elle : transmettre un savoir qui n’a pas d’âge et un sens de l’effort qui n’a pas à souffrir des goûts du jour.
Je ne connais pas suffisamment le système scolaire français pour en juger, et ce n’est pas ce qui m’intéresse. Le plus fascinant, ici, c’est la manière de scléroser le débat, de l’arrêter net sur une idée de liberté qui n’en est pas une. C’est une confusion des genres. Une méprise sur la nature de l’éducation devenue un produit comme les autres.
C’est la faute de personne et de tout le monde. Les parents, qui vouent un culte à leurs enfants, se sont mis à s’intéresser à ceux qui les élèvent à leur place. L’école publique, aux prises avec la concurrence du privé et la dénatalité, s’est vue forcée de se farder. De faire un peu la pute. Ou plus poliment, de s’écraser devant les désirs des parents qui voudraient que l’enseignement se moule aux besoins spécifiques de leur petit trésor.
Forcément, le décalage est immense quand t’es le petit trésor en question, que t’arrives au cégep, à l’université, et que tu dois te démerder comme un grand.
Je disais que j’avais entendu Pierre Moreau reparler des cégeps l’autre matin. Il revenait avec sa rengaine du faible taux de diplomation universitaire au Québec comme indice de l’inefficacité du système collégial.
Et si le problème était avant ? À l’école autant que dans l’idée qu’on s’en fait ?
Parce que l’école n’est pas le monde et ne devrait pas s’y conformer. Au contraire. Je rêve ? Évidemment. Ça ne m’empêche pas d’avoir raison quand je dis qu’elle est nulle, votre idée de l’école au service de sa clientèle, et que vos petits amours, si vous les y laissiez souffrir un peu, apprendraient cette patience essentielle à tout, y compris au bonheur, y compris à l’obtention d’un DEC ou d’un bac.
Il faut une école qui soit un monde en marge du monde. Un endroit où le temps ralentit, où le savoir n’est pas au service de la gloutonnerie du monde.
C’est pour cela que je vous disais la semaine dernière que le cégep est essentiel. Parce que c’est le dernier rempart contre l’indigence intellectuelle depuis que l’école a cessé d’enseigner l’essentiel. À commencer par l’art de la faim.
…
Lire aussi: L’école du désir
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Au mois de novembre dernier, le philosophie québécois Thomas de Koninck, a fait au Cégep de Rosemont une présentation sur le thème de l’indignation et de la dignité qui a fait l’objet d’une captation vidéo que les professeurs Dugal et Thédrel, avec l’accord du philosophe, ont tenu à partager avec l’ensemble du réseau collégial. Nous les en remercions, car nous avons là l’expression d’une parole admirable.
Pour voir la suite de la conférence et la période de question: http://www.concoursphilosopher.qc.ca/
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