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Joyeux Noël!
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Turner Prize 2012
Elizabeth Price remporte le Turner Prize 2012
LONDRES (ROYAUME-UNI) [05.12.12] – Lundi 3 décembre, le Turner Prize a été décerné à Elizabeth Price. La vidéaste a reçu le prix de 25 000 livres sterling des mains de l’acteur Jude Law lors d’une cérémonie organisée à la Tate Britain.
Succédant à Martin Boyce (2011) et Susan Philipsz (2010), l’artiste britannique Elizabeth Price vient de remporter l’édition 2012 du célèbre Turner Prize. C’est l’acteur Jude Law qui a remis à la lauréate ce prix doté de 25 000 livres (30 600 euros) lors d’une cérémonie organisée à la Tate Britain où sont exposées les œuvres des quatre finalistes désignés en mai dernier par le jury du prix.
Elizabeth Price présentait une œuvre vidéo intitulée « The Woolworths Choir of 1979 », une référence à un incendie survenu en 1979 au grand magasin Woolworths de Manchester et durant lequel dix personnes perdirent la vie. L’œuvre consiste en un montage de 20 minutes où se succèdent images d’archives, reportages, publicité, et clips de musique accompagnés de textes.
Pour voir un extrait plus long de l’oeuvre:
http://www.guardian.co.uk/artanddesign/video/2012/dec/04/elizabeth-price-woolworths-choir-video
Ancienne musicienne et co-fondatrice dans les années 1980 du groupe indie-pop Talulah Gosh, Elizabeth Price s’est tournée vers la vidéo sur le tard. Le jury a cependant accueilli favorablement son œuvre qu’ils ont défini comme « une expérience rythmique et rituelle à travers des installations vidéos combinant différents matériaux et vocabulaires techniques », ajoutant que l’artiste avait su constituer « un puissant corpus d’œuvres durant les trois dernières années ». Comme chaque année, les trois autres finalistes ne sont pas totalement repartis les mains vides. Luke Fowler, Paul Noble et Lali Chetwynd ont chacun reçu la somme de 5000 livres sterling (6150 euros).
Source pour l’article: Le Journal des Arts
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Raymond Klibansky (1905-2005)
Un homme-livre
Une exposition de BAnQ raconte Raymond Klibansky (1905-2005), titan moral et intellectuel
Stéphane Baillargeon, Le Devoir, 16/11/12
Au milieu des quelque 200 documents assemblés par la Grande Bibliothèque du Québec (GBQ) pour présenter la vie et l’œuvre exceptionnelles du philosophe Raymond Klibansky, mort à tout près de cent ans à Montréal en 2005, à côté des livres de Platon, Nicolas de Cues ou John Locke, donc, il y a deux lettres d’une correspondance avec Albert Einstein. Un autre homme phare du XXe siècle, un autre juif allemand forcé à l’exil par l’arrivée au pouvoir des nazis.
Raymond Klibansky (1905-2005) – La bibliothèque d’un philosophe
…
Lire aussi l’excellent article de Stéphane Baillargeon paru dans Le Devoir lors de la mort de Raymond Klibansky en 2005: Mort d’un géant.
Enfin, cette très belle entrevue donnée par Klibansky quelques années avant sa mort, il y est question de textes anciens, de philosophie et de mélancolie:
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Sherlock Holmes maître de la déduction
Sherlock Holmes :
- En littérature. – Nulles.
- En philosophie. – Nulles.
- En astronomie. – Nulles.
- En politique. – Faibles.
- En botanique. – Spéciales. Est calé sur la belladone, l’opium, tous les poison en général. Ne connaît rien au jardinage.
- En géologie. – Pratiques mais restreintes. […]
- En chimie. – Approfondie.
- En anatomie. – Exactes, mais sans système.
- En littérature à sensation. – Immenses. Semble posséder tous les détails de chaque crime horrible commis au cours du siècle.
- – Joue bien du violon.
- Est très adroit à la canne, à la boxe, à l’escrime.
- – A une bonne connaissance pratique des lois anglaises.[1]
Voici une partie de la préface écrite par Germaine Beaumont du roman Le signe des 4 c’est tiré du roman Étude en rouge écrit par Sir Doyle. Cette description du personnage de Sherlock Holmes est une bien mince affaire lorsqu’on lit les romans le mettant en scène par la suite. Toutefois, on remarque que Sherlock Holmes est, évidemment, quelqu’un d’épatant, car même s’il a une connaissance approfondit de plusieurs sujets il reste néanmoins néophyte dans plusieurs autres. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas l’intelligence de le retenir c’est tout simplement qu’il n’en a pas besoin. Sherlock Holmes a des capacités cérébrales exceptionnelles. Évidemment, il est humain et il n’est pas doté de pouvoir spéciaux il a juste réussi à développer son cerveau de manière à retenir les choses qui lui seront utiles. Alors dans se contexte, prenons l’exemple de son ignorance par rapport à l’astronomie. Dans une de ces histoires le Docteur Watson fait grand cas de sa méconnaissance de la gravité, du système solaire et de la théorie de Copernic. Évidemment, c’est ridicule ne pas le savoir, car c’est quelques choses de très simple que tous ont appris. Mais l’argument de monsieur Holmes est de dire : À quoi bon le savoir si tout le monde le sait déjà. Ce qui signifie que s’il a réellement besoin de la réponse il trouvera quelqu’un (n’importe qui) et lui demandera, ce n’est pas plus compliqué puisque tout le monde le sait[2]. Sherlock Holmes est quelqu’un de très pratique. S’il y a quelque chose d’inutile il s’en débarrassera. Il veut garder le plus de place possible pour emmagasiner des informations utiles à son domaine. Sherlock Holmes n’a pas un emploi ordinaire comme tout le monde, il est détective consultant. Il a lui-même créé le poste. Il s’agit en fait d’être un détective et lorsque la police a besoin d’aide elle l’appelle. Il est passé maître dans l’art de la science de la déduction. Mais qu’est-ce que c’est que la science de la déduction? Je ne l’ai pas écrit dans son profil au début, alors d’où ça sort? La science de la déduction est une science qui examine les faits à la loupe et arrive à poser une hypothèse sur ces faits. Voilà la principale raison pour laquelle Sherlock Holmes ne connait pas les théories de Copernic. Il utilise toutes les capacités de son cerveau pour se concentrer sur les détails de la vie. Lors de leur première rencontre Sherlock Holmes et John Watson, Sherlock est capable d’établir les faits sur la vie de Watson sans aucun problème le tout grâce aux détails qu’il a su percevoir. Cette capacité de percevoir les détails n’est pas quelque chose de surhumain, tout le monde est capable il faut juste porter attention aux éléments qui nous entourent («élémentaire mon cher Watson!»).
Il est évident que l’auteur Sir Arthur Conan Doyle a voulu porter à son paroxysme la science de la déduction avec le personnage de monsieur Holmes. Toutefois, cette science n’est pas fictive elle est bien réelle lorsqu’on veut devenir détective pour la police il faut savoir où porter nos yeux et quoi faire des informations qu’on décèle. La majorité des gens ont la capacité de Sherlock Holmes (peut-être pas, il est vrai, poussée aussi loin) à analyser une scène, un événement ou une personne, sauf que ces personnes ne s’en rendent le plus souvent pas compte («élémentaire mon cher Watson!») Sherlock Holmes est un personnage marquant pour plusieurs générations de gens. Il a marqué le XXᵉ siècle et continue de marquer le XXIᵉ siècle. Après sa publication au début de XXᵉ siècle, il devint vers les années 1980 un phénomène télévisuel incroyable! Il fut pendant quatre saisons interprété par Jeremy Brett avec comme fidèle acolyte dans le rôle du Dr. Watson David Burke. Ces deux personnes ont marqué l’histoire des héros! De nos jours on voit une recrudescence dans la popularité du personnage notamment avec l’impressionnante série Sherlock produite par la BBC qui met en scène Benedict Cumberbatch dans le rôle de Sherlock Holmes et Martin Freeman dans le rôle du Dr. Watson.
La série est particulière, car elle ne relate pas les aventures de Doyle à son époque. Elle relate ses aventures à notre époque. Donc, comment monsieur Holmes se serait débrouillé à notre époque avec les technologies d’aujourd’hui. Ils sont déjà deux saisons de produites et les réalisateurs ont annoncé une troisième saison, malgré la chute dramatique de Sherlock Holmes au dernier épisode de la deuxième saison. Bon spectacle! («Élémentaire mon cher Watson!»)
Hugo Vaillancourt- Perreault
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Equilibrium
Equilibrium (2003) est un film de Kurt Wimmer, qui raconte l’histoire d’une société futuristique, qui suite à la troisième Guerre Mondiale, se veut protectrice d’une raison pure et destructrice de tout ce qui a trait aux émotions. En voici un résumé, tiré du site internet Allocine.com :
« Dans les années 2070, dans la citadelle de Libria, les émotions n’existent plus, supprimées par l’absorption quotidienne de Prozium. Cette drogue anti-anxiété rend les gens plus heureux et plus productifs. Les individus ont ainsi accepté de mettre de côté leur liberté pour vivre en harmonie avec leur dirigeant spirituel connu sous le nom de Père. Les personnes qui refusent de prendre leur dose sont considérées comme des rebelles et vivent en retrait de la ville. S’ils sont pris à jeun, c’est la peine de mort assurée. John Preston travaille au service de Père et applique la loi à la lettre. Un jour, celui-ci brise le flacon de sa dose et n’a pas le temps de s’en procurer une de rechange. Il est alors submergé par toute une gamme d’émotions. Victime d’un revirement spirituel qui le confronte à ses supérieurs hiérarchiques, il mène l’enquête sur ce nouvel état de vie. »
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=26865.html
Ici, l’histoire nous offre un dilemme qui vaut le coup d’être développée puisqu’il implique la dualité moderne qui définit l’humain en tant qu’humain. Nous savons tous que nous sommes faits d’une pensée qui raisonne, rappelant le fameux cogito de Descartes, mais aussi de pulsions propre à notre animalité; pulsions qui sont exprimés par les émotions. Au cours de notre évolution, nous avons su inhiber certains de nos penchants : nos « entraves subjectives » dans le but de permettre une paix sociale, une cohabitation et une entraide nécessaire à la survie de l’espèce. Seulement, sous l’égide de ces mêmes pulsions, nous avons fait la guerre et fait la paix, fait la pluie et le beau temps. Or dans cette société dystopique pour l’un, utopique pour l’autre, les émotions sont complètements éradiquées dans le but de faire triompher la raison ; Une raison qui se voudra liberticide certes mais originellement empreinte d’un principe de paix. La question maintenant c’est de savoir si le despotisme de la raison, au même titre que celui de la religion, peut être justifié par la volonté d’une paix commune, et ce, en considérant que plusieurs guerres se sont faites sous cette même bannière ; la prétention à la paix mondiale. Peut-on légitimer l’usage de méthodes liberticides et meurtrières dans le but d’inhiber notre humanité pour les principes transcendants et universelles de notre crus? Sans oublier de prendre en compte le paradoxe qu’il y a dans le fait de tuer pour la paix et pour le respect des droits humains.
Mazigh Serkhane
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Arabie saoudite – IKEA efface les femmes de son catalogue
Montré du doigt pour avoir effacé les femmes de son catalogue en Arabie saoudite, le géant suédois du meuble à assembler IKEA a fait son mea-culpa lundi soir tout en assurant que « cela ne se reproduirait plus ».
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Glossaire pour tirer au clair les discours universitaires
À mon entrée à l’Université, à l’âge de dix-neuf ans, j’avais encore l’esprit philistin; je ne savais m’exprimer que par des discours et une prose parsemés de solécismes et de barbarismes. Heureusement, ce petit carnet noir, communément nommé Glossaire pour tirer au clair les discours universitaires, m’a apporté le viatique nécessaire.
Ce projet est né d’une lubie ayant atteint mon esprit au début de ma formation à l’Université de Montréal; une microsociété qui me paraissait de prime abord hermétique et dont les acteurs s’exprimaient dans une langue qui m’était peu familière, voire incompréhensible par moments. Face à cette réalité dans laquelle je m’étais volontairement immergé, je décidai sans plus tarder de pencher à l’écrit un glossaire dans lequel se retrouveraient les substantifs, épithètes et prédicats qui m’étaient jusqu’alors d’un abord délicat.
Cette période de ma vie étant dédiée à la redécouverte de ma langue maternelle, dont je ne maitrisais, il va sans dire, que partiellement, m’a poussé à explorer les ramifications de la linguistique française, dont la pérégrination à travers le latin classique et le français médiéval. À cet effet, en plus d’intégrer à mon glossaire la définition des termes bizarroïdes lus ou entendus, j’ajoutais, pour chaque nouvelle entrée, une rubrique dédiée à l’étymologie. Qui plus est, pour m’assurer que je comprenais bien le sens parfois plurivoque d’un terme, je faisais appel à un exercice bien connu en mnémotechnique, à savoir la rédaction d’une phrase mnémonique dans laquelle ledit terme pourrait s’employer congrûment.
Lorsque j’ai entamé le projet, il m’arrivait parfois d’intégrer plus de cinq expressions par jour, desquels on peut noter des vocables aussi élémentaires que « ire », « jalon », « mire » et « adéquation ». Cette activité est d’autant plus fascinante d’un point de vue archivistique, car chaque trouvaille possède sa propre historicité. En ce sens, il m’est possible de vous indiquer que le vocable « ire » a été trouvé dans un article de presse écrite, que le terme « jalon » provient du discours d’un chargé de cours, que le mot « mire » m’a été dévoilé par mon frère aîné et que le substantif « adéquation » a été utilisé par un professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information.
Après maintenant plus de dix mois de rédaction, l’élargissement de mon vocabulaire qui en a résulté, autant à l’écrit qu’à l’oral, est éloquent. Ainsi, en plus d’avoir acquis un niveau langagier plus élevé que la rudimentaire littératie, ce petit carnet m’a permis de répudier l’ignorance au profit de la connaissance.
Hugo Vaillancourt Chapdelaine
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Poésie, Sandwichs et autres Soirs qui penchent
Montréal, le 22 septembre 2012
Poésie
POÉSIE, SANDWICHS ET AUTRES SOIRS QUI PENCHENT. Une production ATTITUDE LOCOMOTIVE, présentée dans le cadre du 18è FESTIVAL INTERNATIONAL DE LITTÉRATURE (FIL)
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Ode à l’ennemi
Pas de pitié
les pauvres ouistitis
pourriront dans leur jus
Pas de pitié
le dos de la morue
ne sera pas ménagé
Cycle
Un tricycle
à ongle de pasteur
va jeter sa gourme
sur les autels de nos présidences
Pas de pitié !
Mourez
vils carnivores
Mourez
cochons de crosseurs de fréchets de cochons d’huile de cochons de caïmans de ronfleurs de calices de cochons de rhubarbes de ciboires d’hosties de bordels de putains de saints-sacrements d’hosties de bordels de putains de folles herbes de tabernacles de calices de putains de cochons
Le petit doigt
fera merveille
dans le fessier
de l’abesse
Baisse
tes culottes
Nous ne sommes plus
des garçons
prévenants
Pas de pitié !
Les aubes ridubonlantes
crèvent et crèvent
l’odeur pâle
des maisons en chaleur
La dame
au doigt de porcelaine
se masturbe
sur les aines
de ma cravate
blasphémeuse
L’ouïe
Le rot des cochers
Le diame-dame
luit
sur les parchemins de stupre
Les dos cadencés
protègent
les prunes puînées
Les prés
Les possédants
La puce de la mère supérieure
Le clos
des gens
ardents
La vedette râpe
son sperme
de femme
Oulllllll – Hahiya-diad-loup !
La loupe freinée
provoque
la diarrhée des sédentaires
Pas de pitié
Mourez chiens de gueux
Mourez baveurs de lanternes
Crossez fumier de bourgeois !
La lèpre
oscille
dans vos cheveux
pourris
Crossez vos banalités
Sucez vos filles !
Pas de pitié
Mourez
dans votre gueuse d’insignifiance
Pétez
Roulez
Crossez
Chiez
Bandez
Mourez
Puez
Vous êtes des incolores
Pas de pitié !
Claude Gauvreau, État Mixte, 1951
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15 HERTZ, Sylvain Bouthillette
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« Charlie Hebdo » publie de nouvelles caricatures de Mahomet
L’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo consacre la une de son édition du 19 septembre aux manifestations qui agitent le monde musulman depuis une semaine. Avec le ton qui lui est propre, le journal publie de nouvelles caricatures de Mahomet, dont certaines – en quatrième de couverture surtout – mettent en scène le prophète musulman dans des positions particulièrement osées. Une publication qui inquiète le ministère de l’intérieur, dans un contexte particulièrement tendu.
La radio RTL affirme en effet que « le numéro de Charlie à paraître mercredi est sur le bureau du ministre Manuel Valls depuis la mi-journée ». Pour éviter tout incident, le ministre de l’intérieur a décidé de renforcer la sécurité autour des locaux de l’hebdomadaire. Mais tous les membres du gouvernement ne se sont pas montrés aussi solidaires. Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, en visite au Caire, a même « condamné » ces caricatures, affirmant sur iTélé être « contre les provocations en cette période hostile ».
Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dit pour sa part sa « désapprobation face à tout excès » « dans le contexte actuel » et appelé à « l’esprit de responsabilité de chacun ». « La liberté d’expression constitue l’un des principes fondamentaux de notre république. Cette liberté s’exerce dans le cadre de la loi et sous le contrôle des tribunaux, dès lors qu’ils sont saisis », rappelle aussi Jean-Marc Ayrault.
Le premier ministre souligne enfin l’existence en France du « principe de laïcité qui est, avec les valeurs de tolérance et de respect des convictions religieuses, au cœur de [son] pacte républicain ».
« NE PAS JETER DE L’HUILE SUR LE FEU »
Interrogé par l’AFP, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a lancé un « appel au calme ». Il a déclaré « apprendre avec beaucoup d’étonnement, de tristesse et d’inquiétude une publication qui risque d’exacerber l’indignation générale du monde musulman ». « J’appelle à ne pas verser de l’huile sur le feu », a-t-il lancé.
« Mais je regrette que l’incitation à la haine religieuse ne soit pas réprimée par la loi comme l’est l’incitation à la haine raciale. Nous avions fait appel au tribunal d’instance de Paris, après les caricatures qu’avait publiées Charlie Hebdo en 2006, mais notre plainte n’avait pas été retenue. »
Le recteur de la Grande Mosquée estime qu’un tel interdit « pouvait donner un coup de frein à l’exacerbation que risque de provoquer la publication de nouvelles caricatures, après la diffusion de la vidéo sur le Prophète qui est à l’origine de l’indignation générale du monde musulman ».
« D’ores et déjà, j’incite au calme, à la paix, mais je suis très inquiet devant les débordements qui risquent de se produire samedi, lors des manifestations dans plusieurs villes de France pour protester contre la diffusion du film Innocence of Muslims ».
De son côté, si Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est dit « profondément attaché à la liberté d’expression », il a exprimé néanmoins « sa profonde inquiétude face à cet acte irresponsable qui, dans un contexte très tendu, risque d’exacerber les tensions et de provoquer des réactions préjudiciables ».
« Rien ne peut justifier l’insulte et l’incitation à la haine », souligne le président du CFCM, qui « lance un appel pressant aux musulmans de France à ne pas céder à la provocation » et les « exhorte à exprimer leur indignation dans la sérénité avec des moyens légaux ».
Après avoir observé que Charlie Hebdo « n’est pas à sa première provocation », le président de l’observatoire de l’islamophobie Abdallah Zekri a estimé que l’hebdomadaire « aurait mieux fait de ne pas publier ces caricatures insultantes dans une situation déjà tendue ». « Mais, a regretté M. Zekri, il a privilégié ses intérêts commerciaux car il mise sur une augmentation de ses ventes. »
CHARB SE JUSTIFIE
Le directeur de la publication de Charlie Hebdo, Charb, a reconnu au micro de RTL que les nouvelles caricatures pouvaient faire « polémique ». Mais le journaliste s’est justifié en expliquant que « si on commence à se poser la question de savoir si on a le droit de dessiner ou pas Mahomet, si c’est dangereux ou pas de le faire, la question d’après ça va être ‘est-ce qu’on peut représenter des musulmans dans le journal ?’, puis la question d’après ça va être ‘est-ce qu’on peut représenter des êtres humains dans le journal ?’, etc., et à la fin on ne représentera plus rien, et la poignée d’extrémistes qui s’agitent dans le monde et en France aura gagné ».
L’an dernier, les locaux de Charlie Hebdo avaient déjà été incendiés après la publication de caricatures de Mahomet. Charb est d’ailleurs toujours sous protection policière depuis cette affaire.
Source: Le Monde, 18/09/2012
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Liza Lacroix à Soho
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Je parle français/ I speak English
Vivre and let vivre
Je parle français.
I speak English.
J’aime parler français. C’est la langue que j’ai apprise en premier. La langue de ma famille, de quelques-uns de mes ancêtres (les autres, c’était des Indiens d’Amérique), la langue dans laquelle je travaille, dans laquelle je vis, dans laquelle je dis « Je t’aime » quand je le ressens vraiment.
I also learned English because, well… the whole fucking world speaks it (!) and I didn’t want to look like « Huh? » on trips to Old Orchard Beach. And let’s face it. What’s better than a good movie in its original version? Dubbing can suck balls. Big balls. That being said, learning another language is fun, mind opening and fucking useful when you need to take a piss in the middle of Oakland.
Je n’ai pas perdu mon français parce que je me suis mise à apprendre l’anglais.
And I didn’t suddenly become a « Canada lover freak » because I spoke some English to get myself out of trouble or to get some jokes on my own.
Nous vivons dans un état français entouré de puissances anglophones. C’est normal de vouloir protéger ses acquis, ses fondements. C’est normal de vouloir protéger sa langue.
Mais protéger quelque chose, ça ne veut pas dire ANÉANTIR ce qu’il y a autour. Je n’ai jamais entendu un dentiste dire : « Votre molaire est mal en point. Pour la protéger, on va vous arracher les 4 dents qui l’encerclent. »
So why the hell some people are … I don’t know… afraid?
Yes. Afraid.
Afraid of Quebec finally wanting to be what it should? A nice little country where we speak strong French, and where other beautiful cultures can blossom.
On a élu Pauline. En quoi ça veut dire ANGLAIS = CACA ? Pourquoi anglophones et francophones se sentent-ils autant menacés les uns par les autres. On n’est quand même pas en 1750, viarge. J’ai pourtant lu des affaires atroces sur le net dans les deux derniers jours.
“I give this bitch a month before someone with better aim comes forth and does what must be done.”
-An idiot
That idiot said that! About Pauline! Not in his diary. On the Internet. Which is, by the way, the most fucking public thing in the world.
J’ai lu des affaires du genre « Pauline est une nazie, une terroriste ». Que la loi 101 mènerait à un holocauste.
Mais dans quel calice de cauchemar je me suis réveillée moé? En quoi protéger le français annihile le reste?
C’est quoi cette manie de se sentir constamment menacé? Et là, sortez-moi pas vos cours d’histoire. Je la connais votre chanson. Aussi étrange que ça puisse paraître, je suis allée à l’école longtemps. Alors oui, je connais le passé. Mais là, je parle de maintenant. De demain. Pouvons-nous juste vivre? Passer à autre chose? C’est bien plate les Plaines d’Abraham, parce qu’on a perdu pis toute, mais pouvons-nous juste vivre ensemble maintenant? Rangez vos mousquets, crisse.
You’re an anglophone and you hate frenchies? WHY DO YOU STAY? Please leave. Ontario or Alberta will be happy to welcome you. If you don’t hate frenchies enough to leave, please stay. We’d be happy to keep you. But stop thinking we want you to die, damn it. We don’t. Pauline doesn’t either. All we want is mutual respect.
Tu es francophone et t’arrives pas à te faire servir en français à Montréal? Exige-le. T’as le droit de le faire. T’es chez vous. C’est comme demander au monde d’enlever leurs bottes quand ils rentrent chez vous. Ça se fait poliment. De façon courtoise et civilisée. J’te jure, ton arme de poing pas enregistrée est inutile. Juste un sourire et un s’il vous plaît. Tout ce qu’on obtient avec du respect, c’est plus de respect.
You don’t speak French? It’s allright, my lad. Take ALL THE TIME YOU NEED to learn some words. You will find it very useful when you will need to take a piss in the middle of Roberval.
Tu ne comprends pas l’anglais? Pas grave, buddy. Copie-colle tout ça dans Google Translate. Apprends. Petit à petit. De fil en aiguille, tu vas bonifier ton vocabulaire et tu vas voir que Les Griffin, c’est drôle en tabarnak en anglais. Ce jour-là, quand tu vas rire les jokes en version originale, l’anglais ne te fera plus chier dans tes culottes.
La haine. Quel drôle de feeling. Pas drôle dans le sens « haha ». Drôle dans le sens « j’comprends pas ».
Hate comes from fear. Fear comes from ignorance.
Si collectivement, nous étions moins ignorants, on s’haïrait certainement moins.
Moi, j’suis partante pour essayer. Essayer d’être moins ignorante.
Who’s with me?
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