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Joyeux Noël!

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21 décembre 2012 · 2:37

Turner Prize 2012

Elizabeth Price remporte le Turner Prize 2012

LONDRES (ROYAUME-UNI) [05.12.12] – Lundi 3 décembre, le Turner Prize a été décerné à Elizabeth Price. La vidéaste a reçu le prix de 25 000 livres sterling des mains de l’acteur Jude Law lors d’une cérémonie organisée à la Tate Britain.

Succédant à Martin Boyce (2011) et Susan Philipsz (2010), l’artiste britannique Elizabeth Price vient de remporter l’édition 2012 du célèbre Turner Prize. C’est l’acteur Jude Law qui a remis à la lauréate ce prix doté de 25 000 livres (30 600 euros) lors d’une cérémonie organisée à la Tate Britain où sont exposées les œuvres des quatre finalistes désignés en mai dernier par le jury du prix.

Elizabeth Price présentait une œuvre vidéo intitulée « The Woolworths Choir of 1979 », une référence à un incendie survenu en 1979 au grand magasin Woolworths de Manchester et durant lequel dix personnes perdirent la vie. L’œuvre consiste en un montage de 20 minutes où se succèdent images d’archives, reportages, publicité, et clips de musique accompagnés de textes.

Pour voir un extrait plus long de l’oeuvre:

http://www.guardian.co.uk/artanddesign/video/2012/dec/04/elizabeth-price-woolworths-choir-video

Ancienne musicienne et co-fondatrice dans les années 1980 du groupe indie-pop Talulah Gosh, Elizabeth Price s’est tournée vers la vidéo sur le tard. Le jury a cependant accueilli favorablement son œuvre qu’ils ont défini comme « une expérience rythmique et rituelle à travers des installations vidéos combinant différents matériaux et vocabulaires techniques », ajoutant que l’artiste avait su constituer « un puissant corpus d’œuvres durant les trois dernières années ». Comme chaque année, les trois autres finalistes ne sont pas totalement repartis les mains vides. Luke Fowler, Paul Noble et Lali Chetwynd ont chacun reçu la somme de 5000 livres sterling (6150 euros).

Source pour l’article: Le Journal des Arts

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Raymond Klibansky (1905-2005)

Un homme-livre

Une exposition de BAnQ raconte Raymond Klibansky (1905-2005), titan moral et intellectuel

Stéphane Baillargeon, Le Devoir, 16/11/12

Au milieu des quelque 200 documents assemblés par la Grande Bibliothèque du Québec (GBQ) pour présenter la vie et l’œuvre exceptionnelles du philosophe Raymond Klibansky, mort à tout près de cent ans à Montréal en 2005, à côté des livres de Platon, Nicolas de Cues ou John Locke, donc, il y a deux lettres d’une correspondance avec Albert Einstein. Un autre homme phare du XXe siècle, un autre juif allemand forcé à l’exil par l’arrivée au pouvoir des nazis.

Le physicien répond au philosophe qui lui demande conseil. Einstein, par l’entremise de l’Academic Council qu’il finançait de sa poche, a aidé Klibansky comme beaucoup d’autres exilés allemands à s’installer en Angleterre dans les années 1930. Cette fois, le protégé veut savoir s’il doit accepter le poste prestigieux que lui offre l’université hébraïque de Jérusalem.
Alors, que faire ? Participer à la fondation de l’État hébreu après la Shoah ou demeurer dans la diaspora ? Plus de trente longues missives furent échangées sur ce thème.
« À la fin de la Guerre, Klibansky était désemparé, explique le philosophe Georges Leroux, initiateur et commissaire de l’exposition. Il avait siégé à des commissions de dénazification pour aider des camarades à retrouver leurs jobs. Il avait tellement été dégoûté par ce qui se passait, alors que beaucoup de nazis convaincus retrouvaient leurs fonctions. Il s’est donc replié à Londres, puis il a reçu l’offre d’embauche de l’Université McGill. Il va cependant hésiter à rester à Montréal parce que de trop belles propositions lui arrivaient, dont celle de Jérusalem formulée par Yehuda Magnes. Einstein va finalement lui recommander de ne pas l’accepter. »
Dans ses lettres, le père de la théorie de la relativité explique que l’expérience juive se concentre dans la dispersion. Il conseille de féconder l’espace mondial pour que l’antisémitisme ne se reproduise plus jamais. « Einstein explique aussi à Klibansky que la pire des choses serait de créer un foyer national juif, dit encore le commissaire Leroux. Cette correspondance inédite est d’une richesse et d’une dureté incroyables. »
Ce sont les premiers documents que présente le professeur Leroux dans le cadre d’une généreuse visite guidée. En fouillant, il a pu déterrer les lettres de Klibansky enfouies dans le fonds Einstein de l’Université Princeton. La correspondance fera l’objet d’une édition en préparation sous la direction de Georges Leroux.
Il n’y avait que lui pour diriger l’expo-hommage et en tirer ainsi profit. Professeur de philosophie de l’UQAM, traducteur de Platon et collaborateur bien connu du Devoir, le professeur Leroux a été l’élève de Raymond Klibansky à l’Université de Montréal il y a cinquante ans.
La très belle, touchante et instructive expo Raymond Klibansky, (1905-2005) — La bibliothèque d’un philosophe, inaugurée lundi, se veut le « porte-étendard » de l’année philo de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). L’homme de théâtre Alexis Martin et le scénographe David Gaucher ont aidé à lui donner forme.
La présentation déploie les ouvrages dans une ellipse de verre et de bois qui évoque la configuration de la fameuse bibliothèque de l’Institut Warburg de Hambourg, où Raymond Klibansky a été jeune chercheur durant ses études auprès du philosophe Ernst Cassirer. C’est là aussi qu’il a mené certaines recherches pour son maître ouvrage Saturne ou la mélancolie, réalisé en collaboration avec ses aînés Erwin Panofsky et Fritz Saxl. Quelques semaines après l’arrivée au pouvoir des nazis, Klibansky avait convaincu Saxl, directeur de l’Institut Warburg, de déménager le précieux trésor savant en Angleterre, où il se trouve toujours.
Le parcours agrémenté d’extraits visuels et sonores se divise en plusieurs zones chronologiques. À la Odenwald, une école à la pédagogie alternative, il rencontre Klaus Mann, fils de l’écrivain Thomas Mann. Il apprend le grec et le latin, lit Homère, Pindare, Cicéron et Virgile, Goethe, Hölderlin et Rilke. Sa vocation d’helléniste et de médiéviste se confirme à l’Université d’Heidelberg, puis à Kiel et Hambourg. Lui-même devient un spécialiste de la tradition platonicienne et surtout du dialogue du Timée, capital dans la descendance romaine et médiévale de Platon.
L’expo montre ensuite avec quels ouvrages il se passionne pour les grands penseurs du Moyen Âge, Pétrarque, Maître Eckhart et surtout Nicolas de Cues, son maître de tolérance. Il amorce parallèlement son travail sur la mélancolie, qui n’aboutira que des décennies plus tard après la reconstitution du manuscrit perdu pendant la guerre.
Pendant la guerre, le colonel des services secrets Klibansky rédige des rapports pour Churchill et il prend le temps de traduire les mémoires de Mussolini. Le parcours s’attarde aussi longuement aux travaux postérieurs à 1945 sur les idéaux de paix et de respect (dont la Lettre sur la tolérance de Locke, traduite et éditée dans une vingtaine de langues) et la défense des philosophes menacés par les régimes totalitaires, dont Jan Patocka, mort pendant un interrogatoire, à Prague, en 1977.
Comme l’histoire allemande, la vie de Raymond Klibansky se divise en deux, autour de la catastrophe nazie. La scénographie rappelle cette période en plaçant la période 1933-1945 en retrait du parcours, derrière une installation évoquant un autodafé. Des rayonnages brûlés et des livres entassés font écran pour des images du bûcher de la place de l’Opéra de Berlin du 10 mai 1933.
« Si moi j’avais passé cette vie, j’aurais passé cinquante ans à me plaindre, ou à parler de mon héroïsme, ou à me présenter en victime, commente le professeur Leroux. Lui ne se plaignait jamais. Il ne voulait même pas parler de sa famille. »
Étrangement, de son vivant, le maître ne laissait pas ses élèves fouiller dans sa précieuse bibliothèque personnelle. Après sa mort en 2005, à quelques mois de son centième anniversaire, sa veuve Ethel Groffier Klibansky a légué à l’Université McGill l’ensemble patiemment accumulé, environ 7000 livres et documents divers, dont quelques lettres à Einstein…

Raymond Klibansky (1905-2005) – La bibliothèque d’un philosophe

Lire aussi l’excellent article de Stéphane Baillargeon paru dans Le Devoir lors de la mort de Raymond Klibansky en 2005: Mort d’un géant.

Enfin, cette très belle entrevue donnée par Klibansky quelques années avant sa mort, il y est question de textes anciens, de philosophie et de mélancolie:

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Obama réélu!

Photo: Terry Richardson

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Sherlock Holmes maître de la déduction

Jeremy Brett

Sherlock Holmes :

  1. En littérature. – Nulles.
  2. En philosophie. – Nulles.
  3. En astronomie. – Nulles.
  4. En politique. – Faibles.
  5. En botanique. – Spéciales. Est calé sur la belladone, l’opium, tous les poison en général. Ne connaît rien au jardinage.
  6. En géologie. – Pratiques mais restreintes. […]
  7. En chimie. – Approfondie.
  8. En anatomie. – Exactes, mais sans système.
  9. En littérature à sensation. – Immenses. Semble posséder tous les détails de chaque crime horrible commis au cours du siècle.
  10. – Joue bien du violon.
  11. Est très adroit à la canne, à la boxe, à l’escrime.
  12. – A une bonne connaissance pratique des lois anglaises.[1]

Voici une partie de la préface écrite par Germaine Beaumont du roman Le signe des 4 c’est tiré du roman Étude en rouge écrit par Sir Doyle. Cette description du personnage de Sherlock Holmes est une bien mince affaire lorsqu’on lit les romans le mettant en scène par la suite. Toutefois, on remarque que Sherlock Holmes est, évidemment, quelqu’un d’épatant, car même s’il a une connaissance approfondit de plusieurs sujets il reste néanmoins néophyte dans plusieurs autres. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas l’intelligence de le retenir c’est tout simplement qu’il n’en a pas besoin. Sherlock Holmes a des capacités cérébrales exceptionnelles. Évidemment, il est humain et il n’est pas doté de pouvoir spéciaux il a juste réussi à développer son cerveau de manière à retenir les choses qui lui seront utiles. Alors dans se contexte, prenons l’exemple de son ignorance par rapport à l’astronomie. Dans une de ces histoires le Docteur Watson fait grand cas de sa méconnaissance de la gravité, du système solaire et de la théorie de Copernic. Évidemment, c’est ridicule ne pas le savoir, car c’est quelques choses de très simple que tous ont appris. Mais l’argument de monsieur Holmes est de dire : À quoi bon le savoir si tout le monde le sait déjà. Ce qui signifie que s’il a réellement besoin de la réponse il trouvera quelqu’un (n’importe qui) et lui demandera, ce n’est pas plus compliqué puisque tout le monde le sait[2]. Sherlock Holmes est quelqu’un de très pratique. S’il y a quelque chose d’inutile il s’en débarrassera. Il veut garder le plus de place possible pour emmagasiner des informations utiles à son domaine. Sherlock Holmes n’a pas un emploi ordinaire comme tout le monde, il est détective consultant. Il a lui-même créé le poste. Il s’agit en fait d’être un détective et lorsque la police a besoin d’aide elle l’appelle. Il est passé maître dans l’art de la science de la déduction. Mais qu’est-ce que c’est que la science de la déduction? Je ne l’ai pas écrit dans son profil au début, alors d’où ça sort? La science de la déduction est une science qui examine les faits à la loupe et arrive à poser une hypothèse sur ces faits. Voilà la principale raison pour laquelle Sherlock Holmes ne connait pas les théories de Copernic. Il utilise toutes les capacités de son cerveau pour se concentrer sur les détails de la vie. Lors de leur première rencontre Sherlock Holmes et John Watson, Sherlock est capable d’établir les faits sur la vie de Watson sans aucun problème le tout grâce aux détails qu’il a su percevoir. Cette capacité de percevoir les détails n’est pas quelque chose de surhumain, tout le monde est capable il faut juste porter attention aux éléments qui nous entourent («élémentaire mon cher Watson!»).

Benedict Cumberbatch

Il est évident que l’auteur Sir Arthur Conan Doyle a voulu porter à son paroxysme la science de la déduction avec le personnage de monsieur Holmes. Toutefois, cette science n’est pas fictive elle est bien réelle lorsqu’on veut devenir détective pour la police il faut savoir où porter nos yeux et quoi faire des informations qu’on décèle. La majorité des gens ont la capacité de Sherlock Holmes (peut-être pas, il est vrai, poussée aussi loin) à analyser une scène, un événement ou une personne, sauf que ces personnes ne s’en rendent le plus souvent pas compte («élémentaire mon cher Watson!») Sherlock Holmes est un personnage marquant pour plusieurs générations de gens. Il a marqué le XXᵉ siècle et continue de marquer le XXIᵉ siècle. Après sa publication au début de XXᵉ siècle, il devint vers les années 1980 un phénomène télévisuel incroyable! Il fut pendant quatre saisons interprété par Jeremy Brett avec comme fidèle acolyte dans le rôle du Dr. Watson David Burke. Ces deux personnes ont marqué l’histoire des héros! De nos jours on voit une recrudescence dans la popularité du personnage notamment avec l’impressionnante série Sherlock produite par la BBC qui met en scène Benedict Cumberbatch dans le rôle de Sherlock Holmes et Martin Freeman dans le rôle du Dr. Watson.

La série est particulière, car elle ne relate pas les aventures de Doyle à son époque. Elle relate ses aventures à notre époque. Donc, comment monsieur Holmes se serait débrouillé à notre époque avec les technologies d’aujourd’hui. Ils sont déjà deux saisons de produites et les réalisateurs ont annoncé une troisième saison, malgré la chute dramatique de Sherlock Holmes au dernier épisode de la deuxième saison. Bon spectacle! («Élémentaire mon cher Watson!»)

Hugo Vaillancourt- Perreault


[1] Sir Arthur Conan DOYLE. Le signes des 4, Livre de poche, 2010, page 9

[2] Sir Arthur Conan DOYLE. Étude en rouge, Livre de poche, 2010, page 30

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Pendant ce temps à Londres: HOT TEA!

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Equilibrium

Equilibrium (2003) est un film de Kurt Wimmer,  qui raconte l’histoire d’une société futuristique, qui suite à la troisième Guerre Mondiale, se veut protectrice d’une raison pure et destructrice de tout ce qui a trait aux émotions. En voici un résumé, tiré du site internet Allocine.com :

« Dans les années 2070, dans la citadelle de Libria, les émotions n’existent plus, supprimées par l’absorption quotidienne de Prozium. Cette drogue anti-anxiété rend les gens plus heureux et plus productifs. Les individus ont ainsi accepté de mettre de côté leur liberté pour vivre en harmonie avec leur dirigeant spirituel connu sous le nom de Père. Les personnes qui refusent de prendre leur dose sont considérées comme des rebelles et vivent en retrait de la ville. S’ils sont pris à jeun, c’est la peine de mort assurée. John Preston travaille au service de Père et applique la loi à la lettre. Un jour, celui-ci brise le flacon de sa dose et n’a pas le temps de s’en procurer une de rechange. Il est alors submergé par toute une gamme d’émotions. Victime d’un revirement spirituel qui le confronte à ses supérieurs hiérarchiques, il mène l’enquête sur ce nouvel état de vie. »

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=26865.html

Ici, l’histoire nous offre un dilemme qui vaut le coup d’être développée puisqu’il implique la dualité moderne qui définit l’humain en tant qu’humain. Nous savons tous que nous sommes faits d’une pensée qui raisonne, rappelant le fameux cogito de Descartes, mais aussi de pulsions propre à notre animalité; pulsions qui  sont exprimés par les émotions. Au cours de notre évolution, nous avons su inhiber certains de nos penchants : nos « entraves subjectives » dans le but de permettre une paix sociale, une cohabitation et une entraide nécessaire à la survie de l’espèce. Seulement, sous l’égide de ces mêmes pulsions, nous avons fait la guerre et fait la paix, fait la pluie et le beau temps. Or dans cette société dystopique pour l’un, utopique pour l’autre, les émotions sont complètements éradiquées dans le but de faire triompher la raison ; Une raison qui se voudra liberticide certes mais originellement empreinte d’un principe de paix. La question maintenant c’est de savoir si le despotisme de la raison, au même titre que celui de la religion, peut être justifié par la volonté d’une paix commune, et ce, en considérant que plusieurs guerres se sont faites sous cette même bannière ; la prétention à la paix mondiale. Peut-on légitimer l’usage de méthodes liberticides et meurtrières dans le but d’inhiber notre humanité pour les principes transcendants et universelles de notre crus? Sans oublier de prendre en compte le paradoxe qu’il y a dans le fait de tuer pour la paix et pour le respect des droits humains.

Mazigh Serkhane

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Arabie saoudite – IKEA efface les femmes de son catalogue

Montré du doigt pour avoir effacé les femmes de son catalogue en Arabie saoudite, le géant suédois du meuble à assembler IKEA a fait son mea-culpa lundi soir tout en assurant que « cela ne se reproduirait plus ».

La société Inter IKEA Systems, qui possède la célèbre marque, « regrette ce qui s’est passé et comprend que les gens soient bouleversés », a indiqué le groupe dans un communiqué de presse. « Nous allons naturellement revoir nos procédures de travail pour nous assurer que cela ne se reproduise plus », a-t-il ajouté.
L’édition suédoise du quotidien gratuit Metro a publié lundi matin une sélection de photographies de pièces de rêve provenant des catalogues suédois et saoudien.
Les clichés sont identiques à un détail près : les femmes ont été effacées dans le catalogue distribué en Arabie saoudite. Par exemple, la mère de deux enfants se mirant dans une glace HOVET est absente de la version saoudienne.
Inter IKEA Systems s’est porté à la défense de son franchisé saoudien, faisant valoir qu’il n’a pas réclamé « que les photos évoquées soient retouchées ». « L’erreur s’est produite pendant le processus de travail avant la présentation du projet de catalogue IKEA pour l’Arabie saoudite », a soutenu la multinationale assumant « l’entière responsabilité pour les erreurs commises ». Certaines images auraient « tout à fait pu être incluses dans le catalogue saoudien », a-t-elle assuré.
Selon Amnistie Internationale, l’effacement des femmes de l’appartement de rêve d’IKEA « a une portée symbolique », qui reflète toutefois un « problème bien réel ». « Cet effacement symbolique des femmes rejoint un peu le combat que mènent les femmes saoudiennes pour un respect de leur dignité, leur intégrité comme être humain à part entière », a affirmé la porte-parole de la section Canada francophone de l’organisation non gouvernementale, Anne Sainte-Marie.
L’affaire a choqué en Suède, où IKEA (Ingvar Kamprad Elmtaryd Agunnaryd) a pris son envol, pays épris d’égalité entre les hommes et les femmes. L’entreprise s’est notamment attiré les foudres de trois ministres. « Cela ne se fait pas de supprimer ni d’effacer les femmes de la réalité », a affirmé la ministre au Commerce extérieur, Ewa Björling, par voie de communiqué. « Si l’Arabie saoudite ne permet pas aux femmes d’être vues, entendues ou de travailler, elle se passe de la moitié de son capital intellectuel. » Pour sa part, la ministre des Affaires européennes, Birgitta Ohlsson, s’est exclamée sur le réseau social Twitter : « Carrément moyenâgeux ! »
La ministre de l’Intégration et de l’Égalité des genres, Nyamko Sabuni, a quant à elle souligné qu’IKEA était certes une entreprise privée qui prenait elle-même ses décisions, mais qu’elle projetait également une image de la Suède à l’étranger. « Qu’IKEA enlève un élément important de l’image de la Suède et un élément important de ses valeurs dans un pays qui, plus que tout autre, a besoin de connaître les principes et les valeurs d’Ikea, cela ne va pas du tout », a-t-elle déclaré à l’Associated Press.
L’Arabie saoudite applique une ségrégation stricte entre les hommes et les femmes dans l’espace public. Les femmes apparaissent rarement dans les publicités. Sur les chaînes de télévision saoudiennes, elles apparaissent généralement en robes longues, avec un foulard islamique sur la tête. Dans les magazines importés, les censeurs caviardent plusieurs parties du corps des femmes, dont les bras, les jambes et la poitrine.
Human Rights Watch a toutefois signalé qu’en Arabie saoudite, la discrimination fondée sur le genre était institutionnelle et bien enracinée.
La pétromonarchie présente l’un des pires bilans en matière de droits des femmes de la planète, le gouvernement saoudien « imposant un système de tutelle masculine qui réduit les femmes à la condition de mineures dans tous les aspects de la vie ».
Le titulaire de la Chaire de recherche du Canada Islam, pluralisme et Globalisation, Patrice Brodeur, attire l’attention, sur la volonté du roi Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud de « combattre une résistance interne aux changements vers plus d’ouverture à tous les égards, y compris envers les femmes », notamment par la participation financière des affaires étrangères de l’Arabie saoudite à l’érection d’un centre de dialogue interculturel et interreligieux a Vienne.
« Il faut donc essayer de bien couvrir cette tension entre les éléments très conservateurs et les éléments réformateurs à l’intérieur de l’Arabie saoudite d’aujourd’hui; il y a des changements qui ne semblaient jamais possibles dix ans auparavant, même si cela peut nous paraître ici, au Canada, comme des changements mineurs et très en retard », a affirmé le professeur agrégé à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal.

D’après l’Agence France-Presse et l’Associated Press

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Glossaire pour tirer au clair les discours universitaires

À mon entrée à l’Université, à l’âge de dix-neuf ans, j’avais encore l’esprit philistin; je ne savais m’exprimer que par des discours et une prose parsemés de solécismes et de barbarismes. Heureusement, ce petit carnet noir, communément nommé Glossaire pour tirer au clair les discours universitaires, m’a apporté le viatique nécessaire.

Ce projet est né d’une lubie ayant atteint mon esprit au début de ma formation à l’Université de Montréal; une microsociété qui me paraissait de prime abord hermétique et dont les acteurs s’exprimaient dans une langue qui m’était peu familière, voire incompréhensible par moments. Face à cette réalité dans laquelle je m’étais volontairement immergé, je décidai sans plus tarder de pencher à l’écrit un glossaire dans lequel se retrouveraient les substantifs, épithètes et prédicats qui m’étaient jusqu’alors d’un abord délicat.

Cette période de ma vie étant dédiée à la redécouverte de ma langue maternelle, dont je ne maitrisais, il va sans dire, que partiellement, m’a poussé à explorer les ramifications de la linguistique française, dont la pérégrination à travers le latin classique et le français médiéval. À cet effet, en plus d’intégrer à mon glossaire la définition des termes bizarroïdes lus ou entendus, j’ajoutais, pour chaque nouvelle entrée, une rubrique dédiée à l’étymologie. Qui plus est, pour m’assurer que je comprenais bien le sens parfois plurivoque d’un terme, je faisais appel à un exercice bien connu en mnémotechnique, à savoir la rédaction d’une phrase mnémonique dans laquelle ledit terme pourrait s’employer congrûment.

Lorsque j’ai entamé le projet, il m’arrivait parfois d’intégrer plus de cinq expressions par jour, desquels on peut noter des vocables aussi élémentaires que « ire », « jalon », « mire » et « adéquation ». Cette activité est d’autant plus fascinante d’un point de vue archivistique, car chaque trouvaille possède sa propre historicité. En ce sens, il m’est possible de vous indiquer que le vocable « ire » a été trouvé dans un article de presse écrite, que le terme « jalon » provient du discours d’un chargé de cours, que le mot « mire » m’a été dévoilé par mon frère aîné et que le substantif « adéquation » a été utilisé par un professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information.

Après maintenant plus de dix mois de rédaction, l’élargissement de mon vocabulaire qui en a résulté, autant à l’écrit qu’à l’oral, est éloquent. Ainsi, en plus d’avoir acquis un niveau langagier plus élevé que la rudimentaire littératie, ce petit carnet m’a permis de répudier l’ignorance au profit de la connaissance.

Hugo Vaillancourt Chapdelaine

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Poésie, Sandwichs et autres Soirs qui penchent

Montréal, le 22 septembre 2012

Poésie

Poésie

Poésie et soir qui penche

Poésie

Poésie

Poésie

Poésie et danse

Poésie et soir qui penche

Poésie et danse

Poésie et danse

Poésie

Poésie

Poésie

Party

Et les sandwichs…

POÉSIE, SANDWICHS ET AUTRES SOIRS QUI PENCHENT. Une production ATTITUDE LOCOMOTIVE, présentée dans le cadre  du 18è FESTIVAL INTERNATIONAL DE LITTÉRATURE (FIL)
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Ode à l’ennemi

Pas de pitié
les pauvres ouistitis
pourriront dans leur jus
Pas de pitié
le dos de la morue
ne sera pas ménagé
Cycle
Un tricycle
à ongle de pasteur
va jeter sa gourme
sur les autels de nos présidences
Pas de pitié !
Mourez
vils carnivores
Mourez
cochons de crosseurs de fréchets de cochons d’huile de cochons de caïmans de ronfleurs de calices de cochons de rhubarbes de ciboires d’hosties de bordels de putains de saints-sacrements d’hosties de bordels de putains de folles herbes de tabernacles de calices de putains de cochons
Le petit doigt
fera merveille
dans le fessier
de l’abesse
Baisse
tes culottes
Nous ne sommes plus
des garçons
prévenants
Pas de pitié !
Les aubes ridubonlantes
crèvent et crèvent
l’odeur pâle
des maisons en chaleur
La dame
au doigt de porcelaine
se masturbe
sur les aines
de ma cravate
blasphémeuse
L’ouïe
Le rot des cochers
Le diame-dame
luit
sur les parchemins de stupre
Les dos cadencés
protègent
les prunes puînées
Les prés
Les possédants
La puce de la mère supérieure
Le clos
des gens
ardents
La vedette râpe
son sperme
de femme
Oulllllll – Hahiya-diad-loup !
La loupe freinée
provoque
la diarrhée des sédentaires
Pas de pitié
Mourez chiens de gueux
Mourez baveurs de lanternes
Crossez fumier de bourgeois !
La lèpre
oscille
dans vos cheveux
pourris
Crossez vos banalités
Sucez vos filles !
Pas de pitié
Mourez
dans votre gueuse d’insignifiance
Pétez
Roulez
Crossez
Chiez
Bandez
Mourez
Puez
Vous êtes des incolores
Pas de pitié !

Claude Gauvreau, État Mixte, 1951

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15 HERTZ, Sylvain Bouthillette

Galerie Trois points, jusqu’au 6 octobre

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« Charlie Hebdo » publie de nouvelles caricatures de Mahomet

L’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo consacre la une de son édition du 19 septembre aux manifestations qui agitent le monde musulman depuis une semaine. Avec le ton qui lui est propre, le journal publie de nouvelles caricatures de Mahomet, dont certaines – en quatrième de couverture surtout – mettent en scène le prophète musulman dans des positions particulièrement osées. Une publication qui inquiète le ministère de l’intérieur, dans un contexte particulièrement tendu.

La radio RTL affirme en effet que « le numéro de Charlie à paraître mercredi est sur le bureau du ministre Manuel Valls depuis la mi-journée ». Pour éviter tout incident, le ministre de l’intérieur a décidé de renforcer la sécurité autour des locaux de l’hebdomadaire. Mais tous les membres du gouvernement ne se sont pas montrés aussi solidaires. Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, en visite au Caire, a même « condamné » ces caricatures, affirmant sur iTélé être « contre les provocations en cette période hostile ».

Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dit pour sa part sa « désapprobation face à tout excès » « dans le contexte actuel » et appelé à « l’esprit de responsabilité de chacun ».  « La liberté d’expression constitue l’un des principes fondamentaux de notre république. Cette liberté s’exerce dans le cadre de la loi et sous le contrôle des tribunaux, dès lors qu’ils sont saisis », rappelle aussi Jean-Marc Ayrault.

Le premier ministre souligne enfin l’existence en France du « principe de laïcité qui est, avec les valeurs de tolérance et de respect des convictions religieuses, au cœur de [son] pacte républicain ».

« NE PAS JETER DE L’HUILE SUR LE FEU »

Interrogé par l’AFP, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a lancé un « appel au calme ». Il a déclaré « apprendre avec beaucoup d’étonnement, de tristesse et d’inquiétude une publication qui risque d’exacerber l’indignation générale du monde musulman ». « J’appelle à ne pas verser de l’huile sur le feu », a-t-il lancé.

« Mais je regrette que l’incitation à la haine religieuse ne soit pas réprimée par la loi comme l’est l’incitation à la haine raciale. Nous avions fait appel au tribunal d’instance de Paris, après les caricatures qu’avait publiées Charlie Hebdo en 2006, mais notre plainte n’avait pas été retenue. »

Le recteur de la Grande Mosquée estime qu’un tel interdit « pouvait donner un coup de frein à l’exacerbation que risque de provoquer la publication de nouvelles caricatures, après la diffusion de la vidéo sur le Prophète qui est à l’origine de l’indignation générale du monde musulman ».

« D’ores et déjà, j’incite au calme, à la paix, mais je suis très inquiet devant les débordements qui risquent de se produire samedi, lors des manifestations dans plusieurs villes de France pour protester contre la diffusion du film Innocence of Muslims ».

De son côté, si Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est dit « profondément attaché à la liberté d’expression », il a exprimé néanmoins « sa profonde inquiétude face à cet acte irresponsable qui, dans un contexte très tendu, risque d’exacerber les tensions et de provoquer des réactions préjudiciables ».

« Rien ne peut justifier l’insulte et l’incitation à la haine », souligne le président du CFCM, qui « lance un appel pressant aux musulmans de France à ne pas céder à la provocation » et les « exhorte à exprimer leur indignation dans la sérénité avec des moyens légaux ».

Après avoir observé que Charlie Hebdo « n’est pas à sa première provocation », le président de l’observatoire de l’islamophobie Abdallah Zekri a estimé que l’hebdomadaire « aurait mieux fait de ne pas publier ces caricatures insultantes dans une situation déjà tendue ». « Mais, a regretté M. Zekri, il a privilégié ses intérêts commerciaux car il mise sur une augmentation de ses ventes. »

CHARB SE JUSTIFIE

Le directeur de la publication de Charlie Hebdo, Charb, a reconnu au micro de RTL que les nouvelles caricatures pouvaient faire « polémique ». Mais le journaliste s’est justifié en expliquant que « si on commence à se poser la question de savoir si on a le droit de dessiner ou pas Mahomet, si c’est dangereux ou pas de le faire, la question d’après ça va être ‘est-ce qu’on peut représenter des musulmans dans le journal ?’, puis la question d’après ça va être ‘est-ce qu’on peut représenter des êtres humains dans le journal ?’, etc., et à la fin on ne représentera plus rien, et la poignée d’extrémistes qui s’agitent dans le monde et en France aura gagné ».

L’an dernier, les locaux de Charlie Hebdo avaient déjà été incendiés après la publication de caricatures de Mahomet. Charb est d’ailleurs toujours sous protection policière depuis cette affaire.

Source: Le Monde, 18/09/2012

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Liza Lacroix à Soho

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BLx

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Je parle français/ I speak English

Vivre and let vivre

Je parle français.

I speak English.

J’aime parler français. C’est la langue que j’ai apprise en premier. La langue de ma famille, de quelques-uns de mes ancêtres (les autres, c’était des Indiens d’Amérique), la langue dans laquelle je travaille, dans laquelle je vis, dans laquelle je dis « Je t’aime » quand je le ressens vraiment.

I also learned English because, well… the whole fucking world speaks it (!) and I didn’t want to look like « Huh? » on trips to Old Orchard Beach. And let’s face it. What’s better than a good movie in its original version? Dubbing can suck balls. Big balls. That being said, learning another language is fun, mind opening and fucking useful when you need to take a piss in the middle of Oakland.

Je n’ai pas perdu mon français parce que je me suis mise à apprendre l’anglais.

And I didn’t suddenly become a « Canada lover freak » because I spoke some English to get myself out of trouble or to get some jokes on my own.

Nous vivons dans un état français entouré de puissances anglophones. C’est normal de vouloir protéger ses acquis, ses fondements. C’est normal de vouloir protéger sa langue.

Mais protéger quelque chose, ça ne veut pas dire ANÉANTIR ce qu’il y a autour. Je n’ai jamais entendu un dentiste dire : « Votre molaire est mal en point. Pour la protéger, on va vous arracher les 4 dents qui l’encerclent. »

So why the hell some people are … I don’t know… afraid?

Yes. Afraid.

Afraid of Quebec finally wanting to be what it should? A nice little country where we speak strong French, and where other beautiful cultures can blossom.

On a élu Pauline. En quoi ça veut dire ANGLAIS = CACA ? Pourquoi anglophones et francophones se sentent-ils autant menacés les uns par les autres. On n’est quand même pas en 1750, viarge. J’ai pourtant lu des affaires atroces sur le net dans les deux derniers jours.

“I give this bitch a month before someone with better aim comes forth and does what must be done.”

-An idiot

That idiot said that! About Pauline! Not in his diary. On the Internet. Which is, by the way, the most fucking public thing in the world.

J’ai lu des affaires du genre « Pauline est une nazie, une terroriste ». Que la loi 101 mènerait à un holocauste.

Mais dans quel calice de cauchemar je me suis réveillée moé? En quoi protéger le français annihile le reste?

C’est quoi cette manie de se sentir constamment menacé? Et là, sortez-moi pas vos cours d’histoire. Je la connais votre chanson. Aussi étrange que ça puisse paraître, je suis allée à l’école longtemps. Alors oui, je connais le passé. Mais là, je parle de maintenant. De demain. Pouvons-nous juste vivre? Passer à autre chose? C’est bien plate les Plaines d’Abraham, parce qu’on a perdu pis toute, mais pouvons-nous juste vivre ensemble maintenant? Rangez vos mousquets, crisse.

You’re an anglophone and you hate frenchies? WHY DO YOU STAY? Please leave. Ontario or Alberta will be happy to welcome you. If you don’t hate frenchies enough to leave, please stay. We’d be happy to keep you. But stop thinking we want you to die, damn it. We don’t. Pauline doesn’t either. All we want is mutual respect.

Tu es francophone et t’arrives pas à te faire servir en français à Montréal? Exige-le. T’as le droit de le faire. T’es chez vous. C’est comme demander au monde d’enlever leurs bottes quand ils rentrent chez vous. Ça se fait poliment. De façon courtoise et civilisée. J’te jure, ton arme de poing pas enregistrée est inutile. Juste un sourire et un s’il vous plaît. Tout ce qu’on obtient avec du respect, c’est plus de respect.

You don’t speak French? It’s allright, my lad. Take ALL THE TIME YOU NEED to learn some words. You will find it very useful when you will need to take a piss in the middle of Roberval.

Tu ne comprends pas l’anglais? Pas grave, buddy. Copie-colle tout ça dans Google Translate. Apprends. Petit à petit. De fil en aiguille, tu vas bonifier ton vocabulaire et tu vas voir que Les Griffin, c’est drôle en tabarnak en anglais. Ce jour-là, quand tu vas rire les jokes en version originale, l’anglais ne te fera plus chier dans tes culottes.

La haine. Quel drôle de feeling. Pas drôle dans le sens « haha ». Drôle dans le sens « j’comprends pas ».

Hate comes from fear. Fear comes from ignorance.

Si collectivement, nous étions moins ignorants, on s’haïrait certainement moins.

Moi, j’suis partante pour essayer. Essayer d’être moins ignorante.

Who’s with me?

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