Sherlock Holmes maître de la déduction

Jeremy Brett

Sherlock Holmes :

  1. En littérature. – Nulles.
  2. En philosophie. – Nulles.
  3. En astronomie. – Nulles.
  4. En politique. – Faibles.
  5. En botanique. – Spéciales. Est calé sur la belladone, l’opium, tous les poison en général. Ne connaît rien au jardinage.
  6. En géologie. – Pratiques mais restreintes. […]
  7. En chimie. – Approfondie.
  8. En anatomie. – Exactes, mais sans système.
  9. En littérature à sensation. – Immenses. Semble posséder tous les détails de chaque crime horrible commis au cours du siècle.
  10. – Joue bien du violon.
  11. Est très adroit à la canne, à la boxe, à l’escrime.
  12. – A une bonne connaissance pratique des lois anglaises.[1]

Voici une partie de la préface écrite par Germaine Beaumont du roman Le signe des 4 c’est tiré du roman Étude en rouge écrit par Sir Doyle. Cette description du personnage de Sherlock Holmes est une bien mince affaire lorsqu’on lit les romans le mettant en scène par la suite. Toutefois, on remarque que Sherlock Holmes est, évidemment, quelqu’un d’épatant, car même s’il a une connaissance approfondit de plusieurs sujets il reste néanmoins néophyte dans plusieurs autres. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas l’intelligence de le retenir c’est tout simplement qu’il n’en a pas besoin. Sherlock Holmes a des capacités cérébrales exceptionnelles. Évidemment, il est humain et il n’est pas doté de pouvoir spéciaux il a juste réussi à développer son cerveau de manière à retenir les choses qui lui seront utiles. Alors dans se contexte, prenons l’exemple de son ignorance par rapport à l’astronomie. Dans une de ces histoires le Docteur Watson fait grand cas de sa méconnaissance de la gravité, du système solaire et de la théorie de Copernic. Évidemment, c’est ridicule ne pas le savoir, car c’est quelques choses de très simple que tous ont appris. Mais l’argument de monsieur Holmes est de dire : À quoi bon le savoir si tout le monde le sait déjà. Ce qui signifie que s’il a réellement besoin de la réponse il trouvera quelqu’un (n’importe qui) et lui demandera, ce n’est pas plus compliqué puisque tout le monde le sait[2]. Sherlock Holmes est quelqu’un de très pratique. S’il y a quelque chose d’inutile il s’en débarrassera. Il veut garder le plus de place possible pour emmagasiner des informations utiles à son domaine. Sherlock Holmes n’a pas un emploi ordinaire comme tout le monde, il est détective consultant. Il a lui-même créé le poste. Il s’agit en fait d’être un détective et lorsque la police a besoin d’aide elle l’appelle. Il est passé maître dans l’art de la science de la déduction. Mais qu’est-ce que c’est que la science de la déduction? Je ne l’ai pas écrit dans son profil au début, alors d’où ça sort? La science de la déduction est une science qui examine les faits à la loupe et arrive à poser une hypothèse sur ces faits. Voilà la principale raison pour laquelle Sherlock Holmes ne connait pas les théories de Copernic. Il utilise toutes les capacités de son cerveau pour se concentrer sur les détails de la vie. Lors de leur première rencontre Sherlock Holmes et John Watson, Sherlock est capable d’établir les faits sur la vie de Watson sans aucun problème le tout grâce aux détails qu’il a su percevoir. Cette capacité de percevoir les détails n’est pas quelque chose de surhumain, tout le monde est capable il faut juste porter attention aux éléments qui nous entourent («élémentaire mon cher Watson!»).

Benedict Cumberbatch

Il est évident que l’auteur Sir Arthur Conan Doyle a voulu porter à son paroxysme la science de la déduction avec le personnage de monsieur Holmes. Toutefois, cette science n’est pas fictive elle est bien réelle lorsqu’on veut devenir détective pour la police il faut savoir où porter nos yeux et quoi faire des informations qu’on décèle. La majorité des gens ont la capacité de Sherlock Holmes (peut-être pas, il est vrai, poussée aussi loin) à analyser une scène, un événement ou une personne, sauf que ces personnes ne s’en rendent le plus souvent pas compte («élémentaire mon cher Watson!») Sherlock Holmes est un personnage marquant pour plusieurs générations de gens. Il a marqué le XXᵉ siècle et continue de marquer le XXIᵉ siècle. Après sa publication au début de XXᵉ siècle, il devint vers les années 1980 un phénomène télévisuel incroyable! Il fut pendant quatre saisons interprété par Jeremy Brett avec comme fidèle acolyte dans le rôle du Dr. Watson David Burke. Ces deux personnes ont marqué l’histoire des héros! De nos jours on voit une recrudescence dans la popularité du personnage notamment avec l’impressionnante série Sherlock produite par la BBC qui met en scène Benedict Cumberbatch dans le rôle de Sherlock Holmes et Martin Freeman dans le rôle du Dr. Watson.

La série est particulière, car elle ne relate pas les aventures de Doyle à son époque. Elle relate ses aventures à notre époque. Donc, comment monsieur Holmes se serait débrouillé à notre époque avec les technologies d’aujourd’hui. Ils sont déjà deux saisons de produites et les réalisateurs ont annoncé une troisième saison, malgré la chute dramatique de Sherlock Holmes au dernier épisode de la deuxième saison. Bon spectacle! («Élémentaire mon cher Watson!»)

Hugo Vaillancourt- Perreault


[1] Sir Arthur Conan DOYLE. Le signes des 4, Livre de poche, 2010, page 9

[2] Sir Arthur Conan DOYLE. Étude en rouge, Livre de poche, 2010, page 30

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