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Yves Bernard, Le Devoir, 13/12/12
Compositeur émérite, Pandit (maître) Ravi Shankar fut surnommé le Mozart du sitar par le regretté violoniste Yehudi Menuhin. Il fut aussi l’un des musiciens les plus célébrés de la planète, remportant trois Grammy et le Bharat Ratna, la plus haute distinction civile indienne. Mais il fut avant tout ce sage visionnaire qui a ouvert au reste de la planète le monde de son art hindoustani de l’Inde du Nord. Il est décédé mardi à l’âge de 92 ans dans un hôpital à San Diego en Californie. Il venait de subir une opération chirurgicale pour le remplacement d’une valve cardiaque, et sa dernière performance, il l’avait offerte avec sa fille Anoushka à Long Beach, le 4 novembre dernier.
Mercredi, les témoignages sont venus de partout : « Il était la légende des légendes », a lancé Shivkumar Sharma, célèbre joueur de santour qui avait joué avec le maître. « Il fut trésor national et ambassadeur mondial de l’héritage culturel de l’Inde. Une ère s’achève. La nation se joint à moi pour rendre hommage à son génie insurpassable, à son art et à son humilité », a pour sa part déclaré le premier ministre indien Manmohan Singh via Twitter.
Né en 1920 dans la ville sacrée de Bénarès sur les bords du Gange, Ravi Shankar venait d’une famille de brahmanes, la plus haute caste de la société hindoue. Il a commencé sa vie artistique à l’âge de dix ans comme danseur au sein de la troupe de son frère Uday. Il m’en avait donné quelques précisions dans une entrevue pour le ICI en 2003. « Le nom d’Uday Shankar était aussi connu que ceux de Gandhi et de Tagore, le Prix Nobel de littérature. Il fut véritablement le premier à faire connaître la danse et la musique indiennes à l’extérieur. Les gens nous découvraient avec grand étonnement. »
Ravi Shankar se rappelait être venu à Québec vers 1933 par un froid de canard. Avec Uday, il a fréquenté plusieurs scènes du monde avant d’opter pour un autre destin, choisissant à l’âge de dix-huit ans de se consacrer à l’apprentissage rigoureux de la musique savante et de suivre le joueur de sarode Allaudin Khan dit Baba, qui deviendra son guru.
Au milieu des années 40, il se fait reconnaître en Inde. Il écrit aussi des musiques de film. Lors de la décennie suivante, il tourne déjà en son nom à l’étranger, compose pour des orchestres et commence à intégrer des instruments d’ailleurs. Il multipliera par la suite les collaborations avec des artistes de l’Ouest et deviendra proche de John Coltrane, qui prénommera son deuxième fils Ravi en son honneur.
Au milieu des années 60, sa rencontre avec George Harrison des Beatles, à qui il enseignera le sitar, lui vaudra l’étiquette de parrain de la world music. Il en était mal à l’aise : « Je n’ai jamais voulu faire de mélange. J’ai seulement voulu trouver de nouvelles textures à la musique classique indienne, avait-il dit en 2003. Je n’ai jamais jammé avec qui que ce soit et si j’ai pu collaborer avec des musiciens occidentaux de renom comme le flûtiste Jean-Pierre Rampal, le violoniste Yehudi Menuhin ou le compositeur Philip Glass, c’est parce qu’ils ont interprété mes compositions ».
Malgré cela, il est du festival de Woodstock en 1969 et du concert pour le Bangladesh, deux ans plus tard. Sa musique est alors associée au psychédélisme et aux herbes illicites sous-jacentes à l’écoute de la musique : « Ma musique n’a rien à voir avec cela. C’est la raison pour laquelle depuis 1975, j’ai réglé le problème en ne me produisant que dans les réseaux de la musique classique », avait-il expliqué lors de l’entrevue citée plus haut. Mais, au-delà du malentendu, la grandeur du personnage, son humilité légendaire et sa vision spirituelle pour un monde meilleur persisteront pendant longtemps encore… sur un air de légende.
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Pandit Ravi Shankar selon Aditya Verma
Joueur de sarode montréalais, Aditya Verma fut l’un des disciples de Ravi Shankar. Il témoigne : « Avant qu’il devienne mon guru, ma connexion avec Pandit Ravi Shankar ressemblait beaucoup à une relation entretenue entre un petit-fils et son grand-père. Puis, j’ai réalisé que son enseignement ne concernait pas que la musique, mais la vie dans plusieurs de ses facettes. Pour lui, la musique n’était pas seulement une question de jouer des notes, mais une intégration à la culture totale, qui est transmise depuis fort longtemps d’une génération à l’autre : la musique était tout. Pour bien le saisir, il est important de comprendre qu’au début de sa carrière, lorsqu’il a commencé comme danseur dans la troupe de son frère, il vivait en Inde, mais il voyageait beaucoup en Europe et en Amérique, en vivant l’excitation d’être membre d’un ensemble célèbre. Puis, il a opéré un changement complet de mode vie pour aller rejoindre son gourou en s’installant littéralement dans un village indien pendant sept ou huit ans. Il vivait alors dans une petite chambre et passait ses journées à apprendre et à pratiquer. Cela explique sa solide fondation artistique. N’importe qui d’autre qui n’aurait pas eu son génie se serait perdu. Il a atteint plusieurs personnes par la musique, la culture et la spiritualité indiennes. Je pense que cela va prendre des générations pour comprendre sa contribution. »
Oscar Niemeyer, considéré comme l’un des pères de l’architecture moderne, est mort, mercredi 5 décembre, à l’âge de 104 ans dans un hôpital de Rio de Janeiro.
Amoureux du béton, ennemi de la ligne droire: Oscar Niemeyer
L’architecte, qui aurait eu 105 ans le 15 décembre, était hospitalisé depuis le 2 novembre en raisons de complications rénales et d’hémorragies intestinales. L’hôpital Samaritano avait indiqué mercredi que son état s’était aggravé en raison d’une infection respiratoire.
Né le 15 décembre 1907 à Rio, dans une famille bourgeoise d’origine allemande, portugaise et arabe, Oscar Ribeiro de Almeida de Niemeyer Soares, a participé à la réalisation de plus de 600 œuvres en 70 ans de carrière. Une vingtaine sont encore en cours de réalisation dans divers pays.
C’est en 1940 que Niemeyer fait la connaissance du futur président Juscelino Kubitschek, qui lui donnera la « joie » de construire ex nihilo Brasilia, l’actuelle capitale du Brésil, avec l’urbaniste Lucio Costa et le paysagiste Roberto Burle Marx.« On voulait faire des immeubles qui créent une certaine stupeur parce qu’ils étaient différents », avait déclaré ce pionnier de l’utilisation du béton.

Parmi ses réalisations les plus célèbres, où le verre et le béton blanc sont omniprésents, figurent le secrétariat des Nations unies à New York
ou le siège du Parti communiste français, place du Colonel-Fabien, à Paris.
Le prix Pritzker, considéré comme le Nobel de l’architecture, lui a été décerné en 1988 pour la cathédrale de Brasilia, dont la célèbre coupole en « couronne d’épines » permet à la lumière d’inonder une nef pourtant souterraine. La capitale brésilienne, qui a surgi en 1960 au beau milieu du Cerrado, plateau sauvage du centre du pays, lui doit la plupart de ses édifices publics, précurseurs du style « Space Age ».
A Rio, où il vivait, Oscar Niemeyer laisse notamment le Sambadrome, haut lieu du carnaval, et la « soucoupe volante » du musée d’art contemporain de Niteroi, qui domine la baie.
Source pour le texte: Le Monde, 6/12/12
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The Crown of Justice, 2006, ailes de papillons et peinture enamel
Deux articles parus récemment, l’un dans le Business Insider, l’autre dans le Bloomberg Businessweek, qui s’intéressent à Damien Hirst, pas pour en faire l’éloge, mais pour annoncer que sa carrière serait en perte de vitesse. Ce fléchissement viendrait confirmer que l’artiste par qui le scandale arrive a toujours abusé de la crédulité du public et de la cupidité du marché. Et voilà le roi de l’art contemporain mis à nu par des organes de presse au service des firmes de courtages!
Disons d’abord qu’il se pourrait que dans 10 ans on ne se souvienne plus du nom des auteurs de ces articles qui, tout en dénonçant l’effet de mode, cède à l’effet de mode. Par les temps qui courent Damien Hirst est en effet devenu un objet de réprobation très populaire car, voyez-vous, sa cote est en baisse. Elle se maintient toujours dans les millions, mais au lieu des 6 attendus pour telle oeuvre, on n’en a obtenu que 4. Misère!
Damien Hirst n’est probablement pas aussi important que certains veulent le croire, mais on peut néanmoins lui attribuer quelques oeuvres très fortes qui figureront certainement parmi les plus grandes dans l’histoire des Momento mori.
The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living, 1991
Choléra, 2003, mouches et résine
Mais revenons au débat sur la valeur des oeuvres, débat qui dans sa phase ascendante nous élève au niveau transcendental, l’art dans son idée même; mais qui dans sa phase descendante laisse les «essentialistes» dépités car ils constatent alors que les oeuvres d’art ne correspondent pas à leur théorie, aussi sublime soit-elle. Alors quoi? L’art qui existe ne serait pas réellement de l’art? Est-ce le marché et le milieu de l’art qui à la fin décident de tout ou, mieux encore, faut-il s’en remettre au jugement péremptoire du «business insider»? Parlant business, il y a ces temps-ci un collectionneur qui s’appelle Mugrabi qui profite de la relative décote de Damien Hirst pour acheter tout ce qui passe, exactement comme son père et son oncle faisaient dans les années 80 lorsqu’on disait que Warhol était fini, rien de plus qu’une «joke»…
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Artefacts anthropologiques ou étalage grossier de restes humains ? En 2012, l’exposition d’ossements humains demeure sujet de controverse dans le milieu muséal. Les revendications de minorités culturelles, combinées au simple respect de la dignité humaine, poussent de plus en plus de musées à sortir les squelettes de leurs placards.
À l’issue d’une cérémonie empreinte de dignité et marquée par la richesse d’une culture ancestrale, une tête maorie momifiée et tatouée a été remise mardi aux représentants des peuples néo-zélandais et au musée Te Papa Tongarewa de Nouvelle-Zélande par le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM).
Le soin méticuleux porté au retour de cette tête humaine – cachée aux caméras – et la beauté des chants maoris qui ont résonné dans le musée montréalais ont signé la fin d’un héritage honteux, issu d’une époque où la curiosité l’emportait sur la sensibilité à l’égard du caractère sacré des restes humains.
Au terme de la cérémonie, Nathalie Bondil, directrice du MBAM et Rahui Papa, maître de ce rituel sacré et spécialiste de la culture maorie, ont échangé un hongi, geste nez à nez symbolisant le respect mutuel et l’échange.
« Cette restitution vient avec la prise de conscience des cultures du monde. La curiosité a autrefois ouvert la porte au pillage et au marchandage d’objets sacrés comme les restes humains. On doit changer notre regard sur ces objets pour des raisons sacrées et spirituelles, mais aussi parce que cela touche des valeurs politiques profondes liées à la reconnaissance des minorités culturelles », a insisté mardi Mme Bondil.
La tête aujourd’hui honnie, exposée entre 1982 et 1984 au MBAM, reposait dans les réserves du musée depuis son acquisition en 1949 à la Galerie Berkeley de Londres par Cleveland Morgan, conservateur bénévole du musée jusqu’en 1962. Depuis les années 70, les peuples indigènes de Nouvelle-Zélande tentent de rapatrier environ 500 restes et crânes humains, appelés Toi Moko, éparpillés dans des dizaines d’institutions muséales à travers le monde. Dans la culture maorie, la tête, considérée comme le siège de l’esprit, était tatouée et momifiée à la mort. Après avoir été honorée, elle était inhumée ou cachée près du village du défunt.
Appuyé par le gouvernement néo-zélandais, le musée Te Papa a multiplié depuis 2004 les demandes de rapatriement auprès des musées occidentaux. « La plupart des Toi moko ont quitté la Nouvelle-Zélande au XIXe siècle. Ils étaient échangés contre toutes sortes de produits. Ces curiosités ont ensuite été données aux musées. Mais ces restes étaient d’abord des gens et le temps de considérer ces têtes comme des objets de musée est dépassé. Elles seront retournées aux tribus qui en disposeront », a indiqué mercredi Mme Michelle Hippolyte, codirectrice du musée Te Papa et chef spirituelle maorie.
D’avis que le corps humain ne peut pas être considéré comme « une propriété », le conseil d’administration du MBAM a consenti au retour de la tête maorie. « On ne fait que rendre ce qui leur appartient déjà », a insisté Mme Bondil. Ce Toi moko, cinquième tête momifiée retournée aux peuples maoris par des musées canadiens, s’ajoutera aux 320 restes rapatriés dans 14 pays par le musée néo-zélandais.
Bisbille au musée
Si le retour des têtes sacrées aux tribus de Nouvelle-Zélande s’est amorcé facilement dans les années 90 en Scandinavie et dans la plupart des pays, il se heurte parfois au refus de certaines institutions américaines. En 2011, la restitution des crânes sacrés a fait couler beaucoup d’encre en France, où la loi confère aux collections nationales un caractère inaliénable. « Il a fallu un vote du Sénat en France pour permettre le retour de plusieurs de ces têtes », explique Michel Côté, directeur du Musée de la civilisation de Québec, où est présentée depuis mardi l’exposition E Tù Ake-Màori debout. Ce plongeon unique dans la culture maorie s’effectue au travers de 155 objets, dont un canot de guerre, des proues de pirogues, des panneaux sculptés, des objets rituels et des oeuvres d’art contemporaines.
Toutefois, la question de l’éthique liée à l’exposition de restes humains dépasse le seul cas des têtes maories. Elle interpelle de plein fouet plusieurs grands musées du monde où les momies égyptiennes, les Tsantzas – nom donné aux têtes réduites par les Jivaros – ou même de nombreuses reliques religieuses (composées d’os), font courir les foules.
Il y a quelques années, la très controversée exposition Bodies, réalisée à partir de cadavres humains soumis à la plastification, a aussi été vertement décriée en raison de la provenance douteuse des corps. Ici, au Québec, l’exposition récente (2009) des os d’Alexis Lapointe, dit Le Trotteur, à Chicoutimi, ou celle du cadavre du géant Beaupré à l’Université de Montréal, se sont toutes deux soldées par l’enterrement de leurs restes en bonne et due forme. « Je suis absolument contre ce type d’exposition de cadavres qui répond à des pulsions voyeuses, a insisté mardi Nathalie Bondil. En France, Bodies a notamment été interdite pour ce type d’arguments. Le corps est “chosifié” et cela n’entre pas dans ma vision de ce qu’un musée doit montrer. »
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Le Centre de design de l’UQAM présente Création en temps de crise sociale, une exposition rétrospective du travail de l’École de la Montagne Rouge dont le commissariat est assuré par Frédéric Metz, designer et professeur honoraire de l’École de design de l’UQAM. L’exposition permettra d’apprécier le travail de ce collectif, concepteur d’affiches et de slogans devenus emblématiques de la lutte contre la hausse des frais de scolarité de 2012. Vous pourrez constater comment ce regroupement de créateurs, principalement issus du baccalauréat en design graphique de l’UQAM, a su canaliser son engagement et donner une image au Printemps érable. La suite
http://ecolemontagnerouge.com/
Archives: http://ecolemontagnerouge.tumblr.com/
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«La maison de ventes aux enchères Sotheby’s, fondée en 1744, a obtenu, mardi 13 novembre à New York, le montant total d’enchères en une seule vacation le plus élevé de ses 268 ans d’existence : 375,2 millions de dollars pour une dispersion, en un peu plus d’une heure, de 71 oeuvres réalisées depuis l’après-guerre. Record de la soirée, No. 1 Royal Red and Blue peint par Mark Rothko en 1954, a été vendu pour 75,1 millions de dollars. On l’estimait au mieux à 50 millions de dollars.»
Chez Sotheby’s à New York, mardi dernier
No. 1 Royal Red and Blue, un Rothko de1954, vendu pour 75,1 millions
«Si le montant ne bat pas le sommet établi en mai par Christie’s (86,9 millions de dollars) pour cet artiste, Sotheby’s en a pulvérisé d’autres, dont celui pour un Jackson Pollock : son Number 4, 1951, estimé entre 25 et 35 millions de dollars, ce qui est déjà beaucoup pour un tableau somme toute assez petit, a atteint 40,4 millions de dollars.»
Number 4, 1951, Jackson Pollock
«Et un Suicide d’Andy Wahrol, sérigraphié non pas sur toile, mais sur papier, a été acheté par le marchand français Philippe Ségalot pour 16,3 millions de dollars, au double de l’estimation haute, ce qui est là aussi un record pour une oeuvre exécutée sur ce support, rare chez Wahrol. Il y a 20 ans, son ancien propriétaire l’avait acquis pour 132 000 $.»
Pour voir le détail des ventes et vidéos de la salle des ventes: Sotheby’s Contemporary Art Evening Auction
Source pour le texte: Le Devoir, 15/11/12
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Cette oeuvre de l’artiste yémémite, Bushra Almutawakel, s’intitule «La Disparition». À mesure que l’emprise du voile s’étend, la femme disparaît et, à l’inverse, on peut être amené à penser que son retrait favoriserait l’apparition de la femme, à visage découvert. Mais dans la vidéo «Women in black», l’artiste n’a pas de mal à nous convaincre que les femmes du Yémen n’ont pas besoin de retirer leur voile pour s’affirmer. Alors porter le voile, ne serait-ce qu’un détail indifférent? Non, «it is a shield, it gives you freedom» dit-elle, c’est un bouclier qui donne la liberté aux femmes en les protégeant du regard irrespectueux des hommes. C’est compliqué, n’est-ce pas, le port du voile intégral, le niqab au Yémen, serait un instrument de libération pour les femmes, grâce à lui elles peuvent aller et venir tout en se soumettant à la volonté des hommes qui les considèrent indignes de se promener les cheveux flottant au vent et le visage à découvert, baigné par la lumière du soleil.
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Il y a 131 ans aujourd’hui, le 25 octobre, naissait Pablo Picasso
Garçon conduisant un cheval, 1906
Les demoiselles d’Avignon, 1907
Guernica, 1937
Marie-Thérèse, 1937
Autoportrait, 1972
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En 1965, tandis que leur carrière commence à décoller, on suit les Rolling Stones lors de leur tournée irlandaise. Mick Jagger a 22 ans et Keith Richards en 21! On les voit sur scène, en train et en avion, dans les coulisses des théâtres où ils se produisent, mais aussi dans leurs chambres d’hôtel, passablement ivres, chanter certaines de leurs chansons pas encore enregistrées sur disque et même quelques unes des Beatles. Un film à voir absolument, ne serait-ce que pour cette scène tournée dans un lieu incertain, une suite à l’hôtel ou un bar déserté, où l’on voit Keith au piano jouant du Elvis Presley que Mick, plutôt soul, imite jusqu’à la caricature, Keith s’arrête alors tout net et lui lance: «Who do you think you are Mick Jagger?»
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