Le top 5 de Thereece

Les vacances de Noël sont le temps idéal pour se détendre et lire, j’ai donc décidé de vous faire un petit résumé de mes meilleures lectures.

Voici mon top 5!

5- Vendues! de Zana Muhsen : Ce roman raconte l’histoire de Zana Muhsen et de sa sœur Nadia, il a été écrit par Zana elle-même. Elle raconte comment son père, un musulman endurci, la vend elle et sa sœur à de purs étrangers et comment elles quittent l’Angleterre pour s’envoler au Yémen. Elles atterrissent dans un village perdu dans les montagnes du Yémen et ce qu’elles croyaient être un voyage dans leur pays d’origine devient rapidement un cauchemar. Elles sont mariées de force et doivent vivre la vie difficile des femmes yéménites et leur périple est non seulement douloureux, mais extrêmement brave. Je recommande ce roman, il est très bien écrit et nous fait vivre toutes sortes d’émotions.

4- C’est pas moi, Je le jure de Bruno Hébert : Ce que j’ai particulièrement aimé de ce roman, c’est l’impression qu’on a de vivre une histoire au travers les yeux d’un gamin. C’est l’histoire de Léon Doré qui vit dans le Québec des années soixante. Les parents de Léon, qui ne s’aiment plus, se sont quittés et cela le bouleverse énormément. On vit, au travers de longues séquences descriptives, les aventures de Léon et sa fuite de la réalité. Ce roman n’est pas à sous-estimer, sa lecture doit être approfondie, et il faut voir au-delà des éléments simples. Je le recommande pour sa complexité et pour la beauté du texte.

3- Des barbelés dans ma mémoire d’Alain Stanké : L’histoire se situe en Lituanie lors de la Seconde Guerre mondiale et raconte l’histoire du jeune Aloysas. Un soir de juin 1940, ce jeune garçon de six ans et sa famille sont chassés de leur maison par des soldats russes qui ont envahi leur pays. Le jeune Aloysas et sa famille doivent donc quitter leur pays pour se réfugier en Allemagne. Ils sont forcés de travailler extrêmement fort dans un camp de travail allemand et sont privés de nourriture. Ils sont finalement libérés par les soldats américains quand Aloysas atteint l’âge de 11 ans. Tout au long du roman, Aloysas assiste à plusieurs scènes horrifiantes, comme le massacre de prisonniers et la mort de son meilleur ami, brûlé vivant. Je recommande ce roman pour la véracité des événements racontés et pour les émotions qu’il nous fait vivre.

2- Des souris et des hommes de John Steinbeck : George et Lennie  sont deux amis qui errent sur les routes de Californie en travaillant comme journaliers de ranch en ranch. George et Lennie partagent depuis toujours le même rêve, posséder un jour une petite exploitation, pour  y élever des lapins. Lennie nourrit une passion, il aime énormément caresser les choses douces. Doté d’une très grande force physique, il ne parvient pas à dominer sa puissance hors de l’ordinaire. Il est également intellectuellement déficient, et passe constamment pour un « idiot ». Cela finit par lui causer des ennuis avec Curley, le fils du patron, et avec sa femme. Un enchaînement de situation pousse George à commettre l’irréparable. J’ai vraiment aimée ce roman et je le recommande.

1- Le vide de Patrick Senécal : Pierre Sauvé est sergent-détective à la police municipale de Drummondville et il lutte avec son rôle de père. Frédéric Ferland est psychologue et il cherche depuis des années l’excitation ultime, celle qui donnera un sens à sa vie. Maxime Lavoie est célibataire et milliardaire. Il a quitté ses fonctions de président de Lavoie inc. pour devenir le producteur et l’animateur de Vivre au Max, l’émission de téléréalité qui réalise les rêves les plus fous des gens. La vie de chacun des trois hommes est complètement différente, mais elles vont se croiser indirectement et  les bouleverser à jamais. J’ai particulièrement aimée ce roman, il est brillamment écrit et c’est, selon moi, le meilleur roman de Patrick Senécal et je le recommande plus que les autres.

Thereece Rosset

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Kadhafi: Deux poids, deux mesures

Récemment nous avons été témoins de soulèvements monstres chez les peuples du Maghreb et d’Égypte en quête d’une liberté qui ne pouvait s’acquérir qu’avec la légitimité du dirigeant. De la Tunisie à la Lybie, en passant par l’Égypte, cette révolution a certes causé de nombreux remous au sein de ces populations, mais aussi au sein de la communauté internationale. En Lybie, le peuple s’est soulevé contre le fameux dictateur Mouammar Kadhafi ; une révolte qui servira de prétexte à la présence d’armées étrangères. Après tout, cette région du monde contient dans son sous-sol une grande quantité de pétrole et de gaz naturel. Mais ça c’est une autre laborieuse histoire. Le fait est qu’à la mort violente du tyran, nous avons jeté son cadavre ensanglanté en pâture à la plèbe. Cette humiliation, compréhensible dans la mesure où il existe en chaque révolution une dimension émotionnelle, n’aurait pas du avoir lieu. Il est aussi certain que l’objectivité et le rationalisme ne sont pas maîtres de la réaction commune à la mort du tyran, et ce, particulièrement quand une société est rongée par la haine, la pauvreté, la peur, la censure et tous les autres fléaux présents dans la plupart des états totalitaires. Seulement, le caractère catégorique qu’implique la charte des droits de l’Homme ne permet en aucun cas cet acte de profanation animé par la colère d’un peuple désabusé. Je comprends de même que l’idée de profanation du cadavre relève de principes métaphysiques; principes que nos sociétés à tendance séculaire négligent de plus en plus. Le pire c’est qu’Al-Jazzera, une sommité dans le monde des médias d’informations, a publié la photographie du cadavre de Kadhafi, spectacle qui ne serait pas admis si nous faisions la même chose avec celui qui est, selon moi, un autre tyran belliqueux et subtil, un tyran encore plus dangereux : Georges. W. Bush. En effet, Georges. W. Bush qui se voit aujourd’hui inculpé de crimes de guerres, ne serait jamais l’objet d’une humiliation comme celle qu’a vécue l’ancien chef Libyen. Il est donc question ici du « deux poids, deux mesures ». Il est inadmissible qu’il y ait ainsi une forme de hiérarchisation de la valeur de la vie et de la mort entre les individus. Je n’excuse en rien les agissements de Kadhafi. Au contraire, de par son illégitimité, il a ouvert la porte aux pays importateurs de pétrole, mais en tant que détenteurs et protecteurs des idées humanistes de liberté, d’égalité et de dignité, nous nous devons de remédier à ce genre de problème. Un problème que quelques lignes ne sauraient expliquer. Mais encore une fois, je ne parle qu’en tant que « révolutionnaire de salon », soit un garçon qui vit une belle vie et qui parle de tempérance quand la colère ronge ces pays. Je fais alors abstraction de la dimension émotive qui caractérise en grande partie cette révolution dont l’issue reste à découvrir.

Mazigh Serkhane

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Le déclin du dernier Tsar

Moscou, le samedi 24 décembre dernier

Vladimir Poutine, actuel candidat à la présidentielle russe et premier ministre de la Russie, a vu son parti, Russie Unie, perdre pratiquement 15% des votes au dernier scrutin. Toujours majoritaire, mais ayant perdu sa majorité qualifiée, Vladimir Poutine et son parti font maintenant face à un vent de contestation populaire comme on n’en n’avait jamais vue en Russie depuis 1991. Un dur coup pour le futur président Russe qui a déjà deux mandats présidentiels à son actif. Ce qui a donné naissance à cette vague de contestations est sans nul doute les multiples fraudes électorales qui auraient permis au parti Russie Unie, «le parti des voleurs et des escrocs», de gonfler ses résultats de 20%. Comment expliquer cet élan de contestation qui semble emprunter ses revendications au printemps arabe ?

Vladimir Poutine exerce son pouvoir d’une main de fer depuis 1999. Son pouvoir présidentiel s’étend à tous les milieux, judiciaire, bureaucratique et économique. Il n’a renoncé que temporairement au pouvoir présidentiel, le temps d’un mandat, car la constitution de la Russie empêche toute personne d’être président plus de deux mandats consécutifs. Son successeur, Dimitri Medvedev, aura profité de son mandat et de la majorité qualifiée du parti Russie Unie pour amender la constitution et ainsi prolonger les mandats présidentiels à 6 ans. Poutine devrait donc régner sur la Russie pendant encore au moins 12 ans. C’était le scénario initial, mais avec les importantes manifestations des derniers jours, rien n’est moins sûr.

Comme expliquer ce renversement de situation qui pourrait donner lieu à un printemps slave ?  Liberté et économie. Voilà ce qui résume bien les raisons et les revendications de ce mouvement de contestation naissant. Les gens, pour la plupart, veulent plus de liberté, veulent pouvoir agir, penser, vivre plus librement, cela ne fait aucun doute. Par contre, selon certains sondages menés en Russie, et présenté par The Economist, le désir de liberté n’est pas, et de beaucoup, le principal moteur de ces contestations. Comme pour le printemps arabe, les causes sont d’abord et avant tout économiques. En effet, une écrasante majorité de russes préfèrent un leader autoritaire et efficace à une démocratie saine,  mais fonctionnant beaucoup moins efficacement. Voilà c’est le mot efficace qui fait ici défaut. La croissance économique importante de la Russie de même qu’une certaine stabilité ont permis à Poutine de gouverner impudemment la Russie depuis de longue année. Loin d’être bien répartie, la richesse créée sous la gouverne de Poutine, grâce à l’exportation de pétrole essentiellement, a tout de même bénéficié généralement à tous. Sauf que les récents événements financiers et économiques sur la scène mondiale ont chamboulés la situation. La crise de l’euro, la crise économique de 2008, l’augmentation du prix du baril de pétrole ont toutes contribué à rendre la croissance économique de la Russie presque anémique, avec tous les problèmes sociaux que cela entrainent. Ce sont donc ces problèmes économiques qui poussent de plus en plus de russes à exiger le départ de Poutine.

Son départ est certes souhaitable, mais qui le remplacera ? Les partis d’opposition, pour la plupart, manquent cruellement d’organisation, et ne présentent pas de véritables alternatives,  n’offrant même pas de programme politique de qualité, trop occupés qu’ils sont à dénoncer Poutine et le parti Russie Unie. De plus, même si Poutine est un engrenage majeur de système de corruption qui s’est incrusté dans l’appareil gouvernemental russe, il demeure qu’il n’est justement qu’un engrenage, possiblement remplaçable. Il joue peut être pour beaucoup dans le présent régime de corruption, mais il n’est pas la seule cause, et de loin, du manque d’éthique et de moral de ce gouvernement infiltré de toutes parts par d’ex-membre de l’URSS et des services de renseignement. Rien ne dit non, plus qu’il ne continuera pas d’influencer le gouvernement de l’extérieur. Le règne du «dernier Tsar»  semble tirer à sa fin et une chose est sûre : présentement, aucun des partis d’oppositions  ne sera en mesure de remplir le vide créé par le départ de Poutine et le chute de Russie Unie. Un vide politique pouvant être aussi dommageable qu’un régime autoritaire, il faudra qu’une nouvelle organisation avec des nouveaux leaders prenne la place si l’on veut éviter que ce printemps slave naissant ne soit rattrapée par les soubresauts d’un hiver glacial et un risque de voir les russes demander de nouveau un régime  «stable»  à la Poutine.

Alexandre Brissette

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Le massacre du Champs-de-Mars

2011 marque le 210e anniversaire d’un épisode de la révolution française (1789-1799) qui s’est produit le 17 juillet 1791. Je parle ici du massacre du Champs-de-Mars. Il y a plusieurs raisons qui ont poussé le peuple à l’agitation dès 1789 dont la continuité des privilèges, favorisant grandement les nobles, minoritaires dans la société. Il y a des causes matérielles telles que les mauvaises récoltes et l’augmentation du prix du pain causant une famine. Il y a finalement  les causes idéologiques et historiques, c’est-à dire l’influence des penseurs des Lumières et de  la révolution américaine de 1776 à 1783. Voyant le peuple en colère depuis 1789, le roi en place, Louis XVI, tente de fuir durant la nuit du 20 au 21 juin 1791 afin de chercher de l’aide à l’étranger pour rétablir son pouvoir absolu en France. Toutefois, il n’ira pas bien loin. En effet, le roi est reconnu à Varennes à cause de son portrait sur un Louis d’or et est capturé pour être ramené à Paris. Le pouvoir en place, l’Assemblée constitutionnelle en fonction depuis le 9 juillet 1789, prétend que le roi n’a pas fui, mais qu’il a été enlevé. Ce stratagème est utilisé pour stopper le processus révolutionnaire de même que pour éviter un retour à l’ancienne monarchie de droit divin. Le peuple Français se sent trahi et descend dans la rue. Une pétition réclamant la déchéance du roi ainsi que l’avènement d’une république est déposé aux Champs-de-Mars par le groupe de révolutionnaires radicaux du club des Cordeliers[1]. Les autorités tenteront de disperser la foule qui ne bouge pas. Face à ce refus, le maire de Paris, Bailly (1736-1789),  ordonne à La Fayette (1757-1834), chef de la garde nationale, de faire feu sur la foule. C’est une décision qui fera une cinquantaine de morts et davantage de blessés.[2]

Alexandre Martin


[1] Jean-Paul BERTAUD, LA RÉVOLUTION FRANÇAISE, Paris, Perrin, 2004 P.120-123.

[2] Jean-Clément MARTIN,  Marc THIVOLET, RÉVOLUTION FRANÇAISE, Encyclopédie Universalis [en ligne] http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-francaise/ (page consultée le 1ier novembre 2011)

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Joyeux Noël!

Fra Angelico, Nativité 1439-1443

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Google Zeitgeist 2011

La revue de l’année telle que compilée par Google à partir des sujets les plus recherchés en 2011

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Personnalité de l’année 2011

La personnalité de l’année 2011 d’après Time Magazine:  le contestataire, le manifestant, l’indigné, à commencer par Mohamed Bouazizi, ce vendeur de fruits de 26 ans qui s’est immolé par le feu le 17 décembre 2010 pour dénoncer l’injustice du pouvoir politique en Tunisie. «Mon fils s’est mis en feu pour la dignité» dira sa mère de son geste considéré depuis comme l’acte déclencheur du «Printemps arabe».

De l’Égypte à Wall Street, en passant par l’Inde et l’Espagne, une magnifique galerie de portraits de contestataires, de manifestants, d’indignés tirés par le photographe Peter Hapak.

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Incipit Sapiens, exit Néandertal

Les experts estimaient l’arrivée des Homo sapiens dans le sud de l’Italie à il y a 40 000 ans. De récentes études faites sur des molaires prouvent qu’ils se sont trompés de près de 5000 ans.

En effet, en 1964 à Uluzzo dans des grottes, deux dents de laits molaires, ont été retrouvées. Il a été dit que ces dents étaient vieilles d’au moins 45 000 ans. Compte tenu de l’époque, les scientifiques avaient supposés que ces dents appartenaient à un jeune Néandertalien.

Une autre équipe de chercheurs a demandé, quelques années plus tard à ce que certains fossiles humains soient réexaminés, dont ces molaires. L’épaisseur de l’émail et la structure interne et externe des dents ont été étudiées et celles-ci correspondent plus au type de molaire qu’ont les hommes modernes plutôt qu’à celui qu’avaient les Néandertaliens.

Puisqu’il a été prouvé que nous sommes les descendants des Homo sapiens, des experts ont donc pu confirmer que ces dents datant de 45 000 ans appartenaient bel et bien à l’un de nos ancêtres. Les scientifiques ont toujours cru que les hommes néandertaliens et les Homo sapiens n’avaient pas vécu en même temps, mais en fait, ils se sont même rencontrés.

Cette nouvelle théorie a aussi été confirmée par la nouvelle analyse qui a été faite sur un morceau de mâchoire supérieure retrouvée en Angleterre en 1927. La première estimation datait l’os à environ 35 000 ans. Une colle ayant été appliquée sur le fossile pouvait en falsifier la datation. Un deuxième test a été fait et les analyses révélèrent plutôt que le bout de mâchoire datait plus précisément de 41 000 à 44 000 ans. Ce petit morceau de fossile est, pour l’instant, la preuve la plus ancienne que les historiens détiennent de la présence de l’homme tel qu’on le connait aujourd’hui dans le nord-ouest de l’Europe.

Jusqu’à tout récemment, les preuves que nous avions de l’existence en Europe de l’Homo sapiens ne dépassaient pas 41 000 ans avant Jésus-Christ. Avec ces deux fossiles, dont l’un ne mesurant pas plus d’un centimètre, il est maintenant possible de déterminer avec précision que les ancêtres de l’homme moderne avaient atteint le nord de l’Europe il y a de cela au moins 45 000 ans. Donc, n’ayant trouvé de traces des Néandertaliens qu’avant 40 000 ans et ayant trouvé des preuves que l’Homo sapiens vivait déjà il y a 45 000 ans en Europe, nous pouvons en conclure que les deux ont bel et bien cohabités.

Laurie Gagné

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Art et liberté

Amnesty international mise sur l’art urbain pour attirer l’attention sur le visage de personnes dont les droits ont été bafoués.

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Pearl Harbor 7 décembre 1941

Il y a 70 ans aujourd’hui, l’aviation japonaise lançait une attaque surprise contre la bas navale américaine de Pearl Harbor à Hawaï. Cette attaque jugée sournoise a décidé les États-Unis à prendre part à ce qui depuis s’appelle la Deuxième guerre mondiale. Le 7 décembre 1941, «a date wich will live in infamy» devait déclarer le président Franklin Delano Roosvelt.

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Remise des diplômes 2011

Paraskévi, Carolane, Stéphanie, Simon, Jeannik et Jean-Nicolas à la soirée de remise des diplômes le vendredi 2 décembre

Lancer du mortier

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Une escapade à Laval

Du 10 au 15 mars prochain certains étudiants de deuxième année du programme Histoire et Civilisation partirons à New York dans le cadre du cours L’histoire a-t-elle un sens. Ils découvriront à travers ce voyage la richesse qu’offre la mosaïque culturelle qu’est « la grosse pomme». Les Étudiants visiteront entres autres, le MoMA, le musée Guggenheim ainsi que le musée d’Histoire naturelle. De plus, les étudiants auront à faire une étude comparative entre la migration de la population hébraïque du Mile End de Montréal et celle du Lower East Side de New York. Ces activités ont pour but d’ouvrir les horizons des étudiants afin qu’ils prennent conscience de ce qu’est la civilisation occidentale telle qu’elle est aujourd’hui. Afin que ce projet se réalise, quelques étudiants participant au voyage ont décidé de mettre sur pied une campagne de financement afin de payer leurs entrées dans les musées de la métropole américaine.

Donc, dimanche dernier, le 27 novembre, cinq étudiants partirent de la métropole en métro vers la banlieusarde Laval pour aller cuisiner quelques friandises de Noël afin de les vendre au Collège, les lundi, mardi et mercredi suivants. Quel choc ce fut pour eux d’arriver à la station Cartier et de constater que leur carte Opus ne fonctionnait pas dans les autobus de la STL! Mais ce ne fut pas le seul choc que ces pauvres citadins eurent en sortant de l’autobus : la rue dans laquelle ils devaient s’engager n’avait ni de trottoirs ni de lampadaires! Cette expérience «éprouvante» fut un avant-goût du dépaysement que certains d’entre nous pourraient éprouver en quittant le pays…  Malgré tout, nous avons fait plus de 200 délicieuses truffes, des carrés de Rice Krispies et des sablées de Corn Flakes. La vente fût un succès et nous sommes en voie d’atteindre notre objectif, soit obtenir le montant nécessaire pour que nos visites culturelles à New York nous coutent le moins cher possible.

Merci à tous ceux qui nous ont encouragés!

Samuel Beauchamp

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Sartre et Batman : même combat!

Donc je réécoutais le film Persépolis hier. Super film basé sur la bande dessinée du même nom, qui relate la confrontation d’une jeune enfant à l’aube de la Révolution en Iran, et son parcours à travers les années qui suivirent la tombée du Shah, et la mise en place du régime islamique qu’on connait encore aujourd’hui…
Puis, je me lève ce matin et je découvre que des « étudiants » islamistes se sont attaqués à l’Ambassade britannique, à cause des mesures prises par le Royaume-uni contre l’Iran, accusé de développer l’arme nucléaire (alors que le pays est signataire du traité de non-prolifération nucléaire). Ça sent le conflit irakien après 2001, je trouve… Enfin, l’Iran et l’Angleterre s’aiment pas beaucoup depuis un bout, alors que l’Angleterre a été trouvée coupable de fournir des armes aux deux camps pendant la lutte des révolutionnaires vs le Shah, ou une histoire du genre qu’on nous explique mieux dans Persépolis ! (Courez le louer !)
Là où je veux en venir, c’est que me lever et vivre ces évènements, c’est dur. Je suis imprégnée de la philosophie sartrienne depuis le début de ma session, suivant un cours tout à fait admirable sur ce dernier. Cette philosophie de l’engagement arrive juste à point alors qu’en tant qu’étudiante, je suis en plein lutte pour conserver l’accessibilité aux études supérieures pour moi et mes concitoyens. Peut-être devrais-je juste penser « Québec », mais Sartre parle de l’homme comme étant pareil à tout homme. La liberté devient nécessairement la valeur suprême. Ainsi, je ne dois pas penser à mes amis québécois, et mes peut-être futurs enfants québécois. Je dois lutter contre la hausse des frais, car elle brime nos libertés, liberté souveraine du droit d’apprendre et de s’instruire, non ? Et du même fait, les hommes d’Iran qui saccagent violemment leur Ambassade anglaise, me font violence à moi. Pas juste à moi, si vous avez compris.

Ainsi, j’en viens à penser à Batman, cette image elle aussi imprimée en moi, de la scène dans Batman Begins où Ra’s al Ghul, après avoir entraîné Batman, lui explique qu’enfin prêt, ils pourront aller exécuter leur mission, c’est-à-dire la destruction de Gotham. Gotham qui est corrompue, irrémédiablement perdue. Batman, comme Sartre, dit:  » Dude, Gotham est pas perdue. Je t’interdis de lui toucher, il y a encore des bonnes personnes qui se battent pour (Rachel, Harvey, l’inspecteur Gordon…) tu n’as pas le droit de supprimer leurs libertés de vivre, de manifester et de lutter pacifiquement. » R’as al Ghul : Ah ouin ? PIF PAF POUF POW !
Et tra lala.

Moi, en tout cas, ça me fait réfléchir. Je pense souvent à l’irrésistible envie de partir dans un coin reculé du Japon ou de l’Inde, me faire réveiller au son des chants hindous ou arabes ou autres, et travailler ma terre comme Candide, that’s it. Mais, Sartre est devenu mon petit ange, ou mon petit diable sur l’épaule, avec sa cape de chauve-souris, qui me chuchote que je ne peux pas m’enfuir, sinon je ne serai plus humaine, et blabla….

P.S. Je vois bien que mon lien avec l’incident en Iran est vague et légèrement banal, mais c’est bien sûr après une semaine où j’ai vu Oqp Mtl mourir injustement, où je vois la lutte politique absurde et pathétique dans la circonscription de Bonaventure, où j’entends HARPER DE M*RDE critiquer Kyoto alors qu’il PROPOSE F*CK ALL gros t*barn*ck laite. Faut choisir ses combats dit-on, mais je suis pas capable pour l’instant.

Jacynthe Rémy-Fournier

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La religion vaste comme les mers

Remontons un peu en arrière, lorsque l’homme avait senti le besoin de représenter ses forces et ses faiblesses par des dieux. Prenons les peuples qui vivaient dans l’antiquité, tels les Grecs dont la religion était polythéiste, ils avaient un dieu pour chaque chose qui existait, l’amour, la haine, le beau, le soleil, la pluie etc. Mais dès le moment où la religion monothéiste est née et, aussitôt adoptée au sein d’une communauté, la guerre commence. Prenons l’exemple du christianisme qui est une religion monothéisme et qui fut décrétée religion officielle de l’empire carolingien. La guerre de religion fut commencée. Les guerres de religion ont fait plus de morts que toutes les guerres réunies. C’est la question que nous nous posons continuellement et nous n’avons guère de réponse: « la religion unifie ou divise-t-elle l’homme? »  Selon moi, la religion divise l’homme puisqu’elle a fait beaucoup de guerres au nom de Dieu. Pour soutenir mon argument, je vais faire des comparaisons entre ce que la religion dit et ce qu’elle pose comme acte, deux choses qui diffèrent.

Tout d’abord, un des commandements dit : « tu ne tueras pas » (Exode 20, verset 13). Pourtant, les chrétiens ont imposé leur façon de voir le monde et leur religion à beaucoup de peuples et ceux qui ont refusé étaient massacrés au nom de Dieu qui, pourtant, est un Dieu d’amour. Un Dieu qui devait aimer tout le monde puisque dans un passage de la Bible il est dit précisément que le soleil brille comme sur les justes et les méchants, cela veut dire que l’amour de Dieu est pour tous et non pour ceux qui font partie d’une religion en particulier. La guerre de religion faite par les chrétiens contre les autres peuples qui avaient une religion polythéiste n’était donc pas justifiable car même s’ils étaient des «démons», l’amour de Dieu était aussi pour eux. Certains diront  sûrement que Dieu n’approuvait pas leur acte du fait qu’ils servaient plusieurs dieux et qu’ils représentaient leurs dieux par des statues comme le faisaient aussi les Égyptiens tandis que le premier commandement dit bien: « Tu ne serviras pas d’autre dieu que moi et tu ne feras pas de représentation des autres dieux ni de moi». Mais cela donnait-il le droit au christianisme de massacrer tout ce monde? Je ne pense pas. Vous qui êtes un être raisonnable, je ne pourrais pas imaginer que vous allez appuyer le fait que la religion avait le droit de tuer au nom de Dieu parce que les autres avaient une vision différente. Si ensemble nous universalisons cet acte et que nous nous mettions à tuer tous ceux qui ont une vision différente de l’autre, qu’elle soit religieuse ou pas, cela voudrait dire que nous sommes capables de faire subir cet acte et accepter de subir cet acte. Connaissons bien la nature humaine, vous ne serez pas en accord. De plus, ce qui me tue, c’est lorsque je marche dans la rue et j’entends des religieux qui n’ont pas la même religion dire : «c’est mon dieu le meilleur», où encore «c’est ma religion que Dieu a choisie pour prêcher  et non le tienne» où encore «c’est ma religion qui conduit au ciel». Lorsque j’entends cela, je suis très bouleversée puisque Dieu est devenu un dieu de fanatisme au sein des religions.

Pour conclure, les religions avaient pour but de réunir les hommes, mais elles ont échoué à cause de la nature humaine qui  ressent le  besoin de dominer. Et  le besoin d’être le meilleur a causé la perte du but de la religion qui s’est transformé lorsque les guerres ont commencé en raison de la mise en place du dogme officiel de la religion. De ce fait, l’humanité a été divisée : judaïsme, christianisme, islam… Le pire, c’est que ces religions prêchent la même chose, mais différemment et avec des nuances. C’est pour cela qu’aujourd’hui nous sommes beaucoup à ne rien vouloir savoir de la religion puisque cette dernière a fait tant de mal à l’humanité en passant par Dieu. Pourtant, son Dieu n’est-il pas un Dieu d’amour et de compassion, mais par ses actes elle fait voir autre chose. Selon vous l’humanité irait-elle mieux avec ou sans la religion?

Marie-Rolande Dazulma

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Si de Vinci savait…

Marcel Duchamp, L.H.O.O.Q. 1960, Peinture à l’huile sur une copie de Mona Lisa sur panneau.

Vik Muniz, Vik Muniz, Double Mona Lisa (Peanut Butter and Jelly), after Warhol 1999, Cibachrome.

Banksy, Mona Lisa avec une AK 47 2000, peinture aérosol au pochoir.

Carolane Bilodeau

P.S.

Banksy

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