Amnistie internationale interpelle le gouvernement du Québec

«Amnistie internationale interpelle le gouvernement du Québec afin de trouver une solution pacifique au conflit étudiant et de cesser de recourir à des moyens portant potentiellement atteinte à la liberté d’expression et au droit de manifester pacifiquement.

Nous avons pris connaissance du nombre grandissant de récits journalistiques, de témoignages et de rapports décrivant les tactiques policières lors des manifestations, les méthodes d’arrestation, les actes de vandalisme et autres formes de violence, dans certaines villes et universités au Québec.
Ces renseignements nous portent à croire que l’approche choisie pour assurer la sécurité lors des manifestations semble avoir entraîné des violations des droits fondamentaux associés aux manifestations pacifiques et au cours normal de la loi, notamment le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique et d’association, ainsi que le droit d’être protégé contre les arrestations arbitraires.» Lire la suite: Amnistie Internationale.

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

« School as a business ? »

Collectif d’étudiants, de diplômés et de professeurs de HEC Montréal  23 avril 2012

L’entreprise est devenue l’institution centrale de notre monde. Présente presque partout sur la planète, elle prend en charge une part toujours plus importante de nos existences. Nous lui achetons la très grande majorité des biens et des services que nous consommons, avec de l’argent obtenu en lui vendant notre force de travail. Sa croissance est considérée par nos dirigeants politiques comme l’une de leurs premières responsabilités, sinon la première. Mais cette « entreprisation du monde » se traduit également par le fait que toutes les organisations sont désormais sommées de fonctionner sur le modèle de l’entreprise.
L’université n’échappe pas à ce totalitarisme d’un genre nouveau. En témoigne, par exemple, la décision récente de créer des maîtrises en anglais à HEC Montréal. Venant d’un établissement engagé depuis plus d’un siècle dans le développement d’un milieu d’affaires francophone au Québec, cette décision a de quoi déconcerter. Son motif est commercial : il s’agit d’attirer de nouveaux clients (ou d’en retenir certains), de pénétrer de nouveaux marchés et ultimement de passer devant quelques concurrents dans des palmarès internationaux destinés à des consommateurs en quête de formations rentables. Et tant pis si cela implique pour cet établissement public financé par le peuple québécois de produire des diplômés qui ne parleront pas un mot de français ! L’objectif est de croître, à tout prix.

La hausse des droits de scolarité que le gouvernement du Québec a décidé d’imposer aux étudiants universitaires à partir de septembre 2012 participe aussi, bien sûr, de ce processus d’« entreprisation » de l’université. Les discours de justification de cette hausse brutale envisagent l’étudiant comme un client-entrepreneur à qui l’on demande tout simplement de payer la marchandise qu’il convoite ; une marchandise dont on l’assure qu’elle constitue un « investissement personnel très rentable », le ministre des Finances du Québec en personne, Raymond Bachand, n’hésitant pas à en vanter le rapport qualité-prix : « Je ne vois pas où, en Amérique du Nord, les étudiants universitaires en auront plus pour leur argent qu’au Québec. »

Arrêter la destruction de la société

Les bonnes raisons de refuser cette « entreprisation » de l’université ne manquent pas. Traiter le savoir et la culture comme une marchandise, c’est d’abord prendre le risque qu’ils soient transmis non pas à ceux qui en ont besoin, mais à ceux qui peuvent payer – exit les plus démunis. C’est également prendre le risque que seuls les éléments de ce savoir et de cette culture les plus faciles à commercialiser (parce que plus « rentables » par exemple) continueront d’être offerts – exit la philosophie ou les programmes francophones, quand ils apparaîtront moins « vendeurs » que leurs équivalents anglophones. C’est encore prendre le risque qu’il n’y ait pas de transmission réelle de ce savoir et de cette culture, du fait que les efforts nécessaires pour les assimiler seront refusés par ceux qui auront payé cher le droit de les acquérir – exit les apprentissages lents et exigeants, parfois douloureux, au profit d’une « expérience » qu’on s’efforcera de rendre avant tout plaisante et distrayante. Lire la suite: Le Devoir/23/04/12

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

La dette étudiante aux USA

Il faut être fanfaron et goguenard, comme l’est Jean Charest, pour prétendre que la hausse brutale des droits de scolarité de 75%, qu’il tente d’imposer tout aussi brutalement, n’aura pas d’impacts négatifs sur la fréquentation de l’université. À l’en croire, la «bonification» apportée au régime des prêts compensera largement les effets de la hausse. Le procédé, en plus d’être grossier, est franchement malhonnête. En substance: l’accès aux études supérieures n’est pas menacé par la hausse puisque l’accès au crédit est facilité! Le droit à l’éducation est ainsi protégé par le «droit» à l’endettement. La belle affaire! L’article qui suit montre à quelle catastrophe le gouvernement Charest risque de nous conduire en réduisant comme il le fait le juste idéal du droit à l’éducation à une vulgaire affaire de prêt bancaire:

«L’heure des inscriptions à l’université approche aux États-Unis avec son corollaire: la facture à payer. Et rembourser les prêts contractés, pour des études de plus en plus chères, peut être le fardeau de toute une vie dans un pays où la «dette étudiante» explose.

Pour la première fois, le montant total de la dette étudiante encore à rembourser a atteint en 2011 les mille milliards de dollars (1 trillion), a récemment annoncé une association d’avocats spécialisés dans les faillites (NACBA) qui se demande si cette «bombe» ne sera pas la prochaine crise majeure de l’économie américaine.

Il est vrai que les chiffres publiés par l’association, qui s’appuie sur les études de nombreuses organisations, donnent le tournis, sachant que l’énorme majorité des étudiants empruntent, via des prêts fédéraux ou auprès de compagnies privées, et malgré les bourses diverses.

Les Américains doivent désormais davantage en dette étudiante qu’en achats sur leur carte de crédit.

Pour l’année 2010, le montant des prêts a atteint pour la première fois la barre symbolique des 100 milliards de dollars.» Lire la suite: Cyberpresse 24/04/12

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Le recteur de l’U de M blâmé

Le ras le bol de Ponce Pilate

La Presse du 20 avril 2012 titre que le recteur de l’U de M en a ras-le-bol et est exaspéré par le climat de violence, « tout ça pour un dollar par jour d’augmentation ». Ce propos est lui-même violent pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, il est tenu par quelqu’un qui fait près de 400 000$ par année et pour qui une telle hausse, ce n’est rien. Monsieur Breton omet également de préciser que l’augmentation de 1 dollar par jour durera pendant près de 5 ans, ce qui revient à une augmentation de 75% sur 5 ans. Mais surtout, il omet de dire qu’il est l’un des principaux instigateurs du chaos social qui a été engendré ces derniers temps. La conférence des recteurs et principaux des université du Québec (CRÉPUQ) demande depuis des années une telle hausse des frais de scolarité et ce sont eux que le Gouvernement libéral a choisi d’écouter en faisant la sourde oreille aux revendications des étudiant(e)s. Les recteurs sont donc les premiers responsables du vaste fiasco politique engendré par une hausse annoncée qui est aussi draconienne que provocatrice. En affirmant que la solution se trouve au bout de la route 20, il fait l’impasse sur sa propre responsabilité et choisit de se comporter en Ponce Pilate.

Enfin, le recteur a lui-même pris partie en faveur de l’autoritarisme et de l’intransigeance du gouvernement en ayant recours à une injonction, en forçant le retour en classe des professeur(e)s, des chargé(e)s de cours et des étudiant(e)s, peu importe le nombre d’étudiants en classe et peu importe si les associations auxquelles ils appartiennent ont voté majoritairement en faveur de la grève. Il a par-dessus le marché fait appel à des agences de sécurité externes au lieu de s’en tenir aux agents de sécurité à l’interne, ce qui équivaut à mettre en place une loi des mesures de guerre sur le campus. Dans les circonstances, son exaspération devant la violence est une façon de chercher à s’innocenter alors qu’en réalité il est par son arrogance l’un des principaux instigateurs de cette même violence.

Michel Seymour,
professeur de philosophie
Université de Montréal

Source: Profs contre la hausse

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

De la «désobéissance civile»

Dans sa déclaration qui condamne la violence, déclaration que la ministre de l’éducation Line Beauchamp trouve par trop nuancée, la CLASSE tient au respect du principe de la désobéissance civile:

«Que la CLASSE défende activement le principe de désobéissance civile et les actions qui en relève, sans s’en dissocier;
Que la CLASSE rappelle que la désobéissance civile n’est pas de la violence ni de l’intimidation».

On peut comprendre que la ministre de l’éducation, qui sert un gouvernement rigide et obstiné comme le nôtre, soit incommodée par l’évocation d’un principe qui en appelle à la désobéissance civile, pour autant que cela pourrait signifier de ne pas respecter la loi. Mais justement l’obéissance à la loi ne saurait être simplement mécanique, car il se peut, n’est-ce pas, que la loi ne soit pas toujours juste… L’histoire ne nous fournit-elle pas quantité d’exemples où loi et justice diffèrent? En fait, c’est là peut-être l’un des plus puissants motifs de l’histoire: la lutte contre les lois qui usurpent la justice.

En défendant activement le principe de la désobéissance civile, la CLASSE affirme sa fidélité à une idée qui d’Antigone à Aung San Suu Kyi, en passant par Ghandi, Martin Luther King et Nelson Mandela, a toujours accompagné et inspiré les plus nobles acteurs de l’histoire.

Quelques citations:

«CRÉON : Ainsi tu as osé passer outre à ma loi?

ANTIGONE : Oui, car ce n’est pas Zeus qui l’avait proclamée! ce n’est pas la Justice, assise aux côtés des dieux infernaux; non, ce ne sont pas là les lois qu’ils ont jamais fixées aux hommes, et je ne pensais pas que tes défenses à toi fussent assez puissantes pour permettre à un mortel de passer outre à d’autres lois, aux lois non écrites, inébranlables, des dieux! Elles ne datent, celles-là, ni d’aujourd’hui ni d’hier, et nul ne sait le jour où elles ont paru. Ces lois-là, pouvais-je donc, par crainte de qui que ce fût, m’exposer à leur vengeance chez les dieux?» Sophocle, Antigone.

«Si le prince est lui-même vertueux, le peuple remplira ses devoirs sans qu’on le lui commande ; si le prince n’est pas lui-même vertueux, il aura beau donner des ordres, le peuple ne le suivra pas.» Confucius, Entretiens.

«Entendez-vous qu’il faut se soumettre aux lois de la société dont on est membre ? Il n’y a pas de difficulté à cela ; prétendez-vous que si ces lois sont mauvaises, il faut garder le silence ? Ce sera peut-être votre avis, mais comment le législateur reconnaîtra-t-il le vice de son administration, le défaut de ses lois, si personne n’ose élever la voix ? Et si par hasard une des détestables lois de cette société décernait la peine de mort contre celui qui osera attaquer les lois, faudrait-il se courber sous le joug de cette loi ?» Denis Diderot, Pages contre un tyran.

«Il est plus désirable de cultiver le respect du bien que le respect de la loi.» Henry David Thoreau, La désobéissance civile.

« Ne fais jamais rien contre ta conscience, même si l’État te le demande.» Albert Einstein, Discours et entretiens.

«La désobéissance civile est le droit imprescriptible de tout citoyen. Il ne saurait y renoncer sans cesser d’être un homme. » Gandhi.

« Il faut poser des gestes d’une si complète audace que même ceux qui les réprimeront devront admettre qu’un pouce de liberté à été conquis pour tous. » Claude Gauvreau, La charge de l’orignal épormyable.

«La désobéissance civile peut être définie comme un acte public, non violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement. En agissant ainsi, on s’adresse au sens de la justice de la majorité de la communauté et on déclare que, selon une opinion mûrement réfléchie, les principes de coopération sociale entre des êtres libres et égaux ne sont pas actuellement respectés.» John Rawls, Théorie de la justice.

BLx

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Correctif – La CLASSE prend position sur la violence

La diffusion de l’information de la CLASSE connaît quelques ratés…

MONTRÉAL, le 22 avril 2012 /CNW Telbec/ – Le communiqué envoyé plutôt intitulé « La CLASSE condamne la violence » est erroné et ne représente pas ce qui a été adopté en congrès. Voici les libellés qui ont été adoptés:

Que la CLASSE défende activement le principe de désobéissance civile et les actions qui en relève, sans s’en dissocier;
Que la CLASSE rappelle que la désobéissance civile n’est pas de la violence ni de l’intimidation;
Que la CLASSE condamne publiquement la violence physique délibérée contre des personnes sauf dans les cas de légitime défense
Que la CLASSE condamne la violence policière et institutionnelle dont sont victimes systématiquement les étudiantes et les étudiants, notamment la discrimination à l’accessibilité aux études selon des critères socio-économiques, les injonctions brimant le droit de grève et la liberté d’association, les humiliations, l’intimidation, la répression violente de la part des forces de l’ordre et des administrations.
Qu’en ce sens la CLASSE exige d’être incluse dans tout processus de  négociation avec le gouvernement dans le cadre de la présente grève, au même titre que les autres organisations étudiantes;
Que la CLASSE considère comme clôt le débat public sur cette question;
Que la CLASSE souligne la légitimité de la démocratie directe, qui s’exerce notamment en assemblée générale;
Que les porte-paroles rappellent que les votes pris à mains levées en assemblée ne relèvent pas de l’intimidation, mais sont plutôt l’affirmation d’une volonté des membres de procéder ainsi.
Que le comité média de la CLASSE soit mandaté d’annoncer cette prise deposition dans les plus brefs délais.

Adopté à l’unanimité

Source: CNW Telbec

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

La CLASSE condamne la violence

Montréal, 22 avril 2012 – Les délégué-e-s de dizaines d’associations étudiantes membres de la CLASSE réunies en Congrès ont adopté une première résolution concernant les événements des derniers jours. « Depuis quelques semaines, des actions inacceptables ont été posées, que ce soit par des étudiants et des étudiantes ou par d’autres personnes. Il est inadmissible que l’intégrité physique de citoyens et de citoyennes soit mise en danger, notamment ceux et celles qui se rendent au travail. Le mouvement étudiant désire lutter avec la population et non contre elle. » déclarent Jeanne Reynolds et Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-paroles de la CLASSE, citant notamment les cas où les transports collectifs et les automobilistes ont été directement pris pour cible.

Également, la CLASSE rappelle qu’en tant qu’organisation démocratique, elle s’oppose à toute intimidation ou tout rapport de domination sur les individus lors des débats politiques.

Le débat est toujours en cours au sein du Congrès de la CLASSE et d’autres résolutions seront adoptées dans les prochaines heures. D’autres détails sont donc à venir.

N.B : Les porte-paroles de la CLASSE ne donneront d’entrevues qu’une fois les délibérations sur le plan d’action closes.

Source: Bloquons la hausse

Gabriel Nadeau-Dubois s’est adressé à la foule au pied du Mont-Royal lors du rassemblement pour La journée de la terre:

« Ces derniers jours, on traite les étudiants et les étudiantes du Québec de voyous, de vandales et de violents. C’est faux ! Qu’est-ce qu’il y a de plus violent que de vendre des terres autochtones à des multinationales ? Qu’est-ce qu’il y a de plus violent que de vendre l’éducation aux entreprises ? Qu’est-ce qu’il y a de plus violent que de pourrir l’air que nos enfants vont respirer ? Nous ne sommes pas violents, ce sont eux qui sont violents ! » Le Devoir23/04/12

Et La FEUQ reste solidaire

MONTRÉAL, le 23 avril 2012 /CNW Telbec/ – La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) tient à rappeler à la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, qu’elle maintient toujours ses exigences, soit d’avoir la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) à la table de discussion et que l’enjeu des frais de scolarité y soit abordé. « Ce soir, nous avons envoyé une lettre proposant à la CLASSE deux places au sein de la délégation de la FEUQ. Elles seront autour de la table, que Mme Beauchamp le veuille ou non ! Et je vous garantis que nous allons parler de cette hausse inéquitable et injuste de 1625 $ des frais de scolarité », clame Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

La FEUQ trouve choquant ces tergiversations de la ministre de l’Éducation alors qu’elle entendait le premier ministre Charest railler le mouvement étudiant pas plus tard que vendredi dernier. « On a bien vu vendredi, le peu de considération que le premier ministre avait pour les étudiants qui sont en grève depuis 10 semaines. Ce gouvernement n’a plus la légitimité d’exiger quoi que ce soit des étudiants. Il doit s’asseoir avec tous les représentants, et ce, dès aujourd’hui », conclut Mme Desjardins.

Depuis plus de 20 ans, la FEUQ représente les étudiantes et les étudiants universitaires du Québec. Composée de 15 associations membres et forte de plus de 125 000 membres, la FEUQ est le plus important groupe jeunesse au Québec.www.feuq.qc.ca

Source: CNW Telbec

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Carrés rouges à la journée de la terre

300 000 Québécois rassemblés pour le bien commun

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Une action «d’obéissance civile»

Une action d’obéissance civile et non de désobéissance civile menée par des Profs contre la hausse, où les gardiens du savoir tente d’ouvrir un dialogue avec les gardiens de la paix. Dialogue de sourd?

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

La démocratie dans les cégeps

À écouter absolument: la réflexion de Guy Rocher sur le conflit étudiant, il y est question de la tradition démocratique dans les cégeps, des associations étudiantes et surtout de la vitalité que leurs actions insufflent à la société québécoise. Le sociologue Guy Rocher a été un des importants artisans de la Révolution tranquille, il a notamment participé à la création des cégeps et il en est encore aujourd’hui le plus grand défenseur. Sa réflexion commence à 33:15 minutes:
http://www.radio-canada.ca/emissions/faut_pas_croire_tout_ce_qu_on_dit/2011-2012/

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Appel au dialogue

Un groupe formé d’une vingtaine de personnalités québécoises, juges à la retraite, artistes, professeurs et anciens députés, en appelle de manière solennelle au gouvernement pour qu’il ouvre le dialogue avec les étudiants; ils demandent, notamment, que le gouvernement suspende la hausse de 75% des frais de scolarité et qu’il organise un large débat sur l’importance de l’éducation et sur son financement.

Voici le texte de même que la liste des signataires.

Un appel urgent au dialogue entre le gouvernement et les étudiants

Il faut mettre fin immédiatement à la crise sociale

Nous sommes, comme citoyennes et citoyens du Québec, profondément inquiets de la grave crise qui secoue actuellement l’ensemble de la société. Nous ne pouvons permettre de voir la situation se dégrader davantage. C’est pourquoi, convaincus de l’urgence d’agir, nous intervenons publiquement, aujourd’hui le 21 avril 2012.

Nous sommes d’horizons divers. Sur d’autres questions, nos points de vue divergent.  Mais nous sommes clairement en accord sur ce enjeu fondamental : cette crise autour des droits de scolarité a assez duré. Ayant causé de sérieux dommages au tissu social, elle menace des valeurs qui nous sont chères et que nous avons mis beaucoup de temps et d’énergie, dans nos occupations respectives, à incarner dans le réel.

Depuis la Révolution tranquille, le Québec a traversé d’autres crises graves : les événements d’Octobre, l’emprisonnement des chefs syndicaux en 1972, la crise d’Oka de 1990, sans compter les deux référendums qui ont aussi soulevé les passions, de part et d’autres.

Mais jamais, dans ces moments dramatiques,  le gouvernement du Québec, l’État québécois, n’a-t-il opposé une aussi incompréhensible fin de non-recevoir aux groupes s’opposant à ses volontés. Au plus haut niveau de l’État québécois, la porte avait toujours fini par s’ouvrir. Toujours. Mais pas cette fois.

Il est maintenant plus que temps d’ouvrir la porte. Lire la suite ICI

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Rassemblement pour le bien commun

Lire la déclaration ICI

Message du Syndicat des professeurs du cégep Marie-Victorin (SPCMV):

MANIFESTATION DU JOUR DE LA TERRE, DIMANCHE 22 AVRIL !

À l’appel de notre assemblée générale qui a unanimement adopté la proposition que notre syndicat participe à la manifestation du Jour de la Terre, dont un des thème est la défense du bien commun, soyons nombreuses et nombreux à marcher dimanche prochain dans les rues de Montréal.

Bien que plusieurs causes peuvent nous amener à nous associer à cette manifestation, il est évident que c’est la cause de la défense du bien commun que constitue l’éducation accessible à toutes et à tous sans égard à l’origine sociale qui sera celle pour laquelle nous marcherons de façon plus particulière, à l’heure où la lutte étudiante contre le gouvernement Charest entre dans une phase décisive. Portez votre carré rouge !

Le point de ralliement du SPCMV est à 13:45,  au coin nord-ouest à l’angle de Ste-Catherine et Jeanne-Mance. Cherchez notre bannière !

À demain!

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Condamner ou non la violence?

La question que les membres de la CLASSE devront se poser lors de leur congrès cette fin de semaine n’est pas tant de savoir s’ils doivent ou non condamner la violence, mais bien de savoir s’ils veulent gagner ou perdre.

On peut certainement conspuer Jean Charest, et nombreux sont ceux qui le considèrent déjà comme le pire premier ministre de l’histoire du Québec, mais il faut se rendre à l’évidence et reconnaître aussi que Jean Charest est un maître de la ruse politique dont l’efficacité avérée lui a permis de se faire élire à trois reprises, en dépit du peu de confiance qu’il inspire et malgré l’insatisfaction qu’il provoque.

Absent de la scène médiatique depuis le début de la grève, laissant à sa ministre le soin d’ânonner la «ligne» gouvernementale, le voilà qui surgit dans le conflit à son retour du Brésil (Plan nord oblige) et, le temps d’un «scrum» improvisé,  il orchestre une opération de diversion comme on lance un os à un chien: dès lors, il n’est plus question de la hausse des frais de scolarité, ni même de la gouvernance des universités, il est devenu bien plus urgent de condamner sans réserve la violence (tout en la provoquant), la main sur le coeur en plus.

La manoeuvre n’échappe pourtant à personne. Le premier ministre, dit-on, n’agirait pas tant en chef d’État qui veut calmer le jeu qu’en habile politicien qui cherche, en isolant la CLASSE,  à diviser le mouvement étudiant , comme ce fut le cas en 2005, etc. Mais alors, pourquoi la CLASSE donne-t-elle l’impression de tomber dans le piège en refusant de condamner cette violence pourtant si facile à honnir? Gabriel Nadeau-Dubois dit qu’il n’en a pas reçu le mandat. Est-ce à dire que la CLASSE approuve elle-même la violence comme moyen d’intervention? Non, puisque son porte parole s’en est clairement dissocié. Alors quoi?

Ceux qui cherchent à mieux comprendre les raisons pour lesquelles le porte parole de la CLASSE donne dans la restriction sémantique, lirons avec grand profit cet article paru aujourd’hui dans Le Devoir, un article très instructif sur les moeurs politiques de certains groupes militants comme la CLASSE. Concernant cette «démocratie directe» pratiquée par la CLASSE, Benoît Lacoursière, l’auteur d’un ouvrage portant sur Le Mouvement étudiant au Québec de 1983 à 2006 explique que «C’est une particularité de ce mouvement, une pratique syndicale qui va très loin dans la décentralisation des pouvoirs. C’est inspiré de la démocratie participative anarchisante qui dit que tout le monde est égal et qu’on ne peut conférer à quiconque plus de pouvoir qu’il n’en mérite.»

Ainsi, en raison de certains principes de philosophie politique, ceux de l’anarchisme politique, le porte parole de la CLASSE peut se distancer promptement des actes de violence, mais sans toutefois les condamner sans réserve et ce, plus précisément, en vertu du respect du principe de «diversité des tactiques». C’est que qu’explique Daniel-Pierre Roy, un ancien de l’ASSÉ:

«[La CLASSE] respecte le principe de syndicalisme de combat et de diversité des tactiques. Celle-ci implique que l’on ne peut condamner les actions prises par nos camarades, car nous laissons le choix aux individus de décider eux-mêmes des actions qu’ils prendront, explique-t-il. Les associations les plus radicales membres de l’ASSÉ vont défendre le principe coûte que coûte alors que les associations étudiantes ayant rejoint la CLASSE pour le temps de la grève vont peut-être être tentées par l’approche un peu pragmatique de « dénonçons-la et passons à un autre appel ».»

On dit de la politique que «c’est l’art du possible», or en condamnant la violence il devient possible pour la CLASSE de s’assoir à la table où elle n’avait pas pu prendre place en 2005. Dans ces conditions, obtempérer à la demande du premier ministre, ce n’est pas lui obéir, au contraire c’est l’affaiblir en l’empêchant d’ignorer la fédération étudiante qu’il redoute le plus. La CLASSE ne manquera pas alors l’occasion de condamner toutes les formes de violence, n’est-ce pas? Et quant au respect du principe de la «diversité des tactiques», il se pourrait justement que la meilleure des tactiques soit celle de ne pas obéir à des principes, difficilement universalisables de surcroît, lorsque ceux-ci nous nuisent.

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Le site du MELS piraté!

L’oeuvre d’un «hacker» ou insurrection des fonctionnaires au ministère de l’éducation?

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Jean Charest, une mauvaise plaisanterie?

Sacré Jean Charest, toujours aussi goguenard. Un grand comique à la tête de l’État, quelle chance nous avons!

BLx

5 Commentaires

Classé dans Uncategorized