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Les étudiants chiliens appuient le mouvement de grève

Le mouvement étudiant québécois reçoit des appuis outre-frontières. Les associations étudiantes du Chili, qui sont en grève depuis plusieurs mois, ont écrit aux cégépiens et aux universitaires québécois.

Les étudiants chiliens critiquent la « politique néolibérale » du gouvernement de Jean Charest.

Camila Vallejo, l’une des leaders du mouvement étudiant chilien, encourage les étudiants québécois.

« Quand on défend le droit à l’éducation publique gratuite au service du peuple et de ses besoins, on affronte les gros poissons qui refusent de nous laisser aller dans cette direction. Et c’est là qu’il faut être plus astucieux, plus intelligent, plus engagé, plus conséquent, afin d’éviter de tomber dans le jeu et la stratégie de ceux qui veulent nous diviser, nous effrayer, de ceux qui nous traitent d’intransigeants, de délinquants. Je vous appelle à continuer avec force », a-t-elle lancé.

Un représentant de l’Organisation continentale latino-américaine et caribéenne d’étudiants a déclaré pour sa part, à propos du « printemps érable », surnom du mouvement québécois : « Ils pourront couper les feuilles, ils n’arrêteront pas le printemps. »

Les étudiants chiliens revendiquent la gratuité scolaire. Source: Radio-Canada

Une vidéo qui célèbre Camilia Vallejo, figure de proue du mouvement étudiant chilien. Le New York Times lui consacrait un article de fond en avril dernier: Camila Vallejo, the World’s Most Glamorous Revolutionary.

Toute ressemblance avec les leaders étudiants québécois n’est pas fortuite…

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Anarchopanda

Voici Anarchopanda, la nouvelle mascotte maintenant présente à toutes les manifestations nocturnes… À voir l’attitude des policiers, je doute qu’ils aient la même détermination à l’arrêter que lorsqu’ils tombent sur des manifestants masqués!

Jean-Philippe Martin

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Dans le métro de Copenhague

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Rap Battle sur la hausse

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Adam Smith et la main visible de l’éducation

Pour Le Devoir de philo, Thierry Pauchant, professeur aux HEC, a écrit un texte éclairant sur Adam Smith, dans lequel il nous montre pourquoi les tenants du néolibéralisme qui s’en réclament, ne comprennent rien à la pensée de ce philosophe et économiste du XVIIIè qui préconisait la quasi gratuité scolaire. M. Pauchant nous rappelle donc qu’Adam Smith est un digne représentant des Lumières écossaises qui ne donnerait certainement pas sa caution au Pacte pour le financement concurrentiel de nos universités, pacte à l’origine de l’augmentation de 75% de la hausse des frais de scolarité et signé par ceux qui se sont appelés les «lucides». Voici donc un extrait de ce «devoir de philo»:

«Si l’exemple d’Adam Smith – réformateur en éducation – peut nous inspirer aujourd’hui, l’évocation de son nom est devenue suspecte pour certains. On le croit à tort défendeur de la doctrine de la main invisible du marché, promulguée par le néolibéral Milton Friedman aux États-Unis et le libertarien Friedrich Hayek en Europe.

Dans les années 1980, cette doctrine fut imposée en politique par Ronald Reagan et Margareth Thatcher. Elle est devenue aujourd’hui une croyance absolue, une superstition qui bloque tous les changements.

C’est en son nom que l’on croit que la maximisation des profits des actionnaires mène automatiquement à l’accroissement du bien commun. C’est en son nom que l’on croit que l’exploitation à la va-vite des sables bitumineux en Alberta ou du Plan Nord au Québec mènera automatiquement à l’enrichissement collectif. C’est en son nom aussi que l’on traite les étudiants grévistes de « pas sérieux », alors qu’ils tentent de sonner une alarme qui devrait nous réveiller tous.

Ces étudiants ainsi que leurs supporteurs ont décrié cette superstition, et avec raison : Adam Smith ne mentionne que trois fois dans son oeuvre de plus de 3000 pages la métaphore de la « main invisible », et chaque fois il nous met en garde.

Dans son livre Essais sur des sujets philosophiques, il suggère que, si les peuples d’antan croyaient aux effets concrets de la « main invisible de Jupiter » dans leur vie de tous les jours, ces superstitions sont archaïques dans des sociétés modernes.

Dans son livre La théorie des sentiments moraux, il démontre que, si au Moyen Âge les vassaux étaient nourris par leurs seigneurs féodaux, comme si une main protectrice intervenait, ces vassaux payaient cruellement leur survie par leur totale dépendance envers leurs maîtres.

Enfin, dans son livre La richesse des nations, il avance que les moeurs des entrepreneurs, lesquels sont animés par bien d’autres motivations que le seul profit financier, mènent à un équilibre naturel entre la délocalisation des entreprises à l’étranger et le développement de l’emploi dans chaque nation. Malheureusement, nous démontre Smith, cet équilibre viable est faussé par les pressions du marché financier et les multinationales, entraînant des délocalisations abusives.

Adam Smith aurait décrié nos dérives actuelles, comme de nombreux étudiants ont eu le courage de le faire : nous sommes encore très superstitieux, charmés par la prétendue « magie du marché » ; l’écart qui s’accroît entre les riches et les pauvres et le manque de démocratie font encore écho à l’époque féodale ; et le culte de la globalisation nous entraîne dans des solutions non viables.» Lire la suite

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Élection partielle dans Argenteuil et LaFontaine

Le 9 mai dernier, Jean Charest a déclenché une élection partielle dans les circonscriptions d’Argenteuil, dans les Laurentides et dans LaFontaine à Montréal. Deux circonscriptions appartenant au parti libéral. Le scrutin qui aura lieu le 11 juin prochain nous donnera un aperçu du sentiment vis-à-vis le PLQ.

Cette élection me touche d’autant plus que les autres, puisque j’habite depuis toujours dans la circonscription d’Argenteuil. Cette circonscription est un château fort libéral depuis 1966, soi depuis 46 ans. C’est-à-dire que la circonscription a une forte tradition de droite et fédéraliste. Le climat tendu des derniers mois envers le gouvernement libéral fera-t-il basculer le vote?

La population d’Argenteuil est majoritairement anglophone, et donc de tradition libérale. Il serait fort étonnant de voir la circonscription basculer vers Québec Solidaire ou bien vers le Parti Québécois, mais les électeurs seront-ils prêts à faire confiance à la CAQ qui compte bien prendre ce siège aux libéraux. Le candidat caquiste, est Mario Laframboise, ancien député de la circonscription au fédéral pour le Bloc Québécois défait lors de la vague orange, il est impliqué depuis plus de 20 ans dans la région de Lachute. Ce qui est une avance considérable devant sa principale rivale, la libérale Lise Proulx. Ancienne collaboratrice du député démissionnaire, David Whissell (ancien ministre du Travail) elle est moins connue du grand public et mise plus sur la machine de son parti que sur sa notoriété. Sera-t-elle capable de faire face à la CAQ. Car Argenteuil est l’exemple type des circonscriptions que l’équipe de François Legault veut prendre afin de former le prochain gouvernement. Faisant partie de la grande banlieue de Montréal, avec une population travaillant dans les installations aéronautiques de Mirabel, Argenteuil est parfaite pour les discours néolibéraux et de droite que François Legault veut faire souffler partout au Québec.

Est-ce que le Parti Québécois saura tirer avantage de cette lutte à deux pour les votes de droite et ainsi remporter la circonscription? C’est une option que les stratèges du PQ ont probablement envisagée. Car si l’ont se fie aux sondages nationaux, le parti de Pauline Marois arrive en tête des intentions de vote chez les francophones. Mais est-ce que la grande proportion d’anglophones fera pencher la balance dans le camp des libéraux?

Cette élection partielle n’est pas gagnée d’avance. Les traditions politiques semblent ébranler partout au Québec. François Legault a perdu sa longueur d’avance sur les vieux partis, Pauline Marois que l’on donnait presque morte politiquement est en tête dans les sondages, Jean Charest malgré les scandales de corruptions et de fraude bénéficie d’un capital politique vu sa position sur les frais de scolarité. Les chiffres changent pratiquement à chaque semaine. Est-ce que le parti libéral aura son premier vote de protestation contre ses politiques ou sera-t-il cautionner par la population? Et que dire de l’élection fédérale du 2 mai 2011? La circonscription fédéral d’Argenteuil – Papineau – Mirabel à voter pour le NPD. Gage de changement, est-ce qu’un an plus tard et au niveau provincial les électeurs opteront une autre fois pour le changement? C’est ce que nous allons voir le 11 juin prochain.

Samuel Beauchamp

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Source: Garnotte, Le Devoir

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Un oiseau contre la hausse

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Ce qui cherche à naître

Le Québec traverse à gué le fleuve de son destin et il hésite au beau milieu du cours d’eau. La moitié de la distance est parcourue et il serait de toute évidence plus pénible de faire demi-tour que de foncer, mais c’est dans ce moment même de l’hésitation à faire le pas le plus déterminant, celui qui décidera de la direction à prendre, que se trouve le plus haut niveau de difficulté. Nous y sommes.

Robert Laplante

La jeunesse étudiante a pris son Québec à bras-le-corps. Par dizaines de milliers, dans des manifestations, dans les interminables palabres à faire chauffer l’atmosphère des cafés, dans les gestes d’éclats et les heures de doute, ils ont commencé quelque chose qui les portera longtemps. À leur manière, dans leurs mots et avec les problèmes tels qu’ils les voient, ils ont entrepris dans un effort intensif de se rêver leur Québec. Il ne faut pas se leurrer, le débat sur les droits de scolarité les entraîne bien plus loin que ne le voudraient les idéologues du tout-au-marché et de l’éducation placement à haut rendement. Il faut s’en réjouir et continuer de les accompagner.

À l’heure où ces lignes sont écrites, rien n’est encore joué. La politique politicienne reste bien en deçà du registre où devraient se discuter les enjeux que porte cette jeunesse. Et en cela, le conflit est un véritable révélateur de l’état actuel de notre situation politique. Il n’y a pas plus assourdissant que le silence des élites en cette affaire. Les syndicats universitaires ne bougent guère, sinon du bout des lèvres, les cadres universitaires sont égaux à eux-mêmes, c’est-à-dire en dessous de tout, sauf peut-être de la morgue démissionnaire de la conférence des recteurs, les élites d’affaires restent engluées dans les lieux communs idéologiques qui leur font office de projet de société. Quant aux babillages médiatiques, ils ont été et restent médiocres, tout juste bons à distraire les navetteurs coincés dans les bouchons que la contestation empire…

Évidemment, les plus vieux, peut-être aussi les plus meurtris, ont déjà – peut-être depuis longtemps – commencé à s’attendre au pire. Les libéraux ont tant de fois démontré leur préférence pour la médiocrité. La culture du rabaissement de son peuple, de son arasement à l’insignifiance affairiste est si fortement ancrée dans sa représentation de nous-mêmes, qu’il y a toujours lieu de craindre non pas le pire, mais le plus moche. L’entêtement de ce gouvernement n’a rien à voir avec les finances publiques, c’est une manœuvre idéologique. Les uns pensent que Jean Charest se garde la possibilité de transformer l’affrontement en enjeu électoral, les autres y voient une diversion pour mieux brader les ressources naturelles et saccager l’héritage de la Révolution tranquille. D’autres encore le voient plutôt continuer son travail de sape de la cohésion nationale. D’autres enfin ne s’embarrassent guère de nuances et n’y voient qu’une trahison de plus, qu’une illustration supplémentaire du bri de loyauté de ce gouvernement et de ce parti à l’endroit de l’intérêt national. Au quizz de la veulerie, malheureusement, toutes ces réponses sont bonnes.

Le gouvernement de Jean Charest constitue l’ultime aboutissement de la politique post-référendaire. C’est le gouvernement de l’intériorisation des contraintes du régime, celui du consentement au ratatinement. Son recours à l’hyperbole et sa tendance malsaine à abuser du superlatif tout en brandissant les euphémismes le révèlent chaque jour davantage, le Parti libéral du Québec a franchi les seuils de l’impardonnable. Ce ne sont pas les pratiques de copinage, la corruption ou le laxisme qui sont ici les plus graves fautes. Ce parti n’a plus la moindre idée de ce que peut être l’intérêt national. Il n’a plus guère la moindre idée de ce que peut-être la fidélité à l’héritage et au sens de la continuité historique. C’est le parti de l’intérêt glouton. Il n’aura jamais si bien choisi son slogan, le Charest : le Plan Nord est bel et bien le projet d’une génération, le projet de cette cohorte de parvenus qui voudraient bien se goinfrer des acquis de sa propre génération, de celle-là même qui aurait dû se montrer à la hauteur des ambitions de celles qui l’ont porté jusqu’ici. La suite: L’Action nationale, 16/04/12

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La recherche fondamentale en péril

D’après des chercheurs reconnus, la hausse des frais de scolarité qui vient s’ajouter à la volonté de favoriser la recherche dite «utilitaire» et à retombées immédiates, tout cela risque d’entraver la recherche fondamentale.

«Dans une perspective de mise en place d’une société du savoir, la formation universitaire doit contribuer en premier lieu au développement de la société, plutôt que d’être perçue comme un mécanisme qui permet de favoriser le potentiel d’enrichissement financier individuel. C’est cette logique qui sous-tendrait, par exemple, une prise de position en faveur de la gratuité scolaire pour des études universitaires.

On pourrait ainsi mieux mettre l’accent sur la contribution sociale que sur l’intérêt individuel; et on permettrait à encore plus d’étudiants de choisir librement leurs domaines d’études, selon leur intérêt intellectuel, plutôt que de les encourager à choisir des domaines d’études selon un potentiel perceptible de la possibilité d’obtenir un travail payant. Pour les vocations scientifiques, encourager un libre choix des domaines d’études (sans contraintes de marché) est garant du développement d’une société riche culturellement. Par opposition, baser l’évolution du volet formation de notre système universitaire sur les lois du marché mène immanquablement à un appauvrissement de la culture scientifique fondamentale.» La suite: Le Devoir 7/05/12.

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Aux USA, les progressistes s’intéressent à la grève étudiante

Gabriel Nadeau-Dubois explique très bien, en anglais, les enjeux de la lutte étudiante au réseau progressiste américain Democracy NOW!

http://www.democracynow.org/embed/story/2012/5/7/on_strike_quebec_students_boycott_classes

Un reportage du réseau The Real News

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Le point tournant: « Un autre Québec est en marche »

Georges Leroux,  Professeur émérite, UQÀM

La politisation du conflit relatif aux frais de scolarité a franchi un nouveau cap avec la suggestion du ministre des finances d’en faire l’enjeu d’une prochaine élection. Non seulement cette suggestion est-elle irresponsable, en ce qu’elle déporte sine die le règlement du conflit, mais elle est également méprisante pour l’exercice même de la démocratie parlementaire et le devoir d’élaborer des consensus. Après avoir laissé pourrir le conflit jusqu’à un point de non retour, alors que toutes les solutions de règlement étaient disponibles dès le départ, y compris celle d’un moratoire et de la mise sur pied d’une commission sur le financement des universités qui sont évoquées après douze semaines d’inertie, le gouvernement a l’impudence de se réfugier derrière la mécanique électorale pour se dérober encore.

Où sont donc dans les cabinets de ces ministres les conseillers chargés d’évaluer l’application des politiques ? Qui peut encore avoir la mauvaise foi de blâmer le retrait des étudiants du forum de 2010, alors que le couloir de décision qui leur était prescrit leur interdisait de présenter leur conception de l’accessibilité et de formuler leurs demandes ? Dans le discours gouvernemental, rien n’est adressé aux étudiants selon le principe fondamental de la bonne volonté. Le think tank qui a décidé cette hausse, après l’avoir discutée en vase clos pendant dix ans, s’est aveuglé sur son interlocuteur, il en paie aujourd’hui lourdement le prix. La manœuvre de repli qui consiste à se laver les mains du désordre et à renvoyer la décision au choix des urnes ne fait illusion pour personne, même pour les économistes lucides appelés in extremis en renfort pour ajuster le couvercle sur une marmite qui bout un peu fort.

Il est pourtant clair que ce conflit n’est que l’épiphénomène de tout ce qui afflige une société qui marche actuellement sur l’abîme et lutte contre la dépression. Qui l’absorbe le plus durement, sinon les jeunes ? Qui se souvient des débats sur les clauses orphelines et qui parle encore de la précarité ? On ne se lève pas impunément tous les matins dans un pays dirigé par M. Harper et M. Charest. Les conséquences d’une double défaite référendaire commencent à peine d’apparaître, l’idée même de la liberté et de la souveraineté étant redécouverte, avec une ivresse dont la candeur émeut, par une génération qui n’était pas née lors de la crise d’Octobre, ni même un certain soir du printemps 1976. La vigueur d’un symbole, ce carré rouge superbement placé sur le mortier de diplômés dans une récente collation des grades, dit tout de ce que cette liberté attend de l’éducation et de la justice nécessaire pour y accéder.

La revendication étudiante a en effet entraîné au Québec une mobilisation sans précédent sur la plupart des enjeux sociaux, comme la justice sociale et la protection de l’environnement. Quelqu’un a-t-il pris la mesure de ce que signifient 300,000 personnes marchant vers le Mont-Royal pour y planter un arbre ? Cette mobilisation révèle aujourd’hui des clivages profonds, dont les lignes partagent deux conceptions opposées du bien commun : ceux qui favorisent un individualisme strict, aux yeux desquels l’éducation est un investissement individuel et une épreuve de sélection exigeant le paiement d’une juste part, et ceux qui favorisent une conception plus collective et égalitaire. Pour ces derniers, tous les motifs qui soulèvent actuellement la population contre un gouvernement corrompu et usé convergent dans le désir de vivre autrement ici et surtout de croire cela possible. Comment ne pas écouter cette demande ? Comment éviter de la traiter avec un paternalisme punitif et moralisateur ? De cet idéal qu’il est si facile de regarder avec mépris, on pouvait lire le résumé éloquent sur une bannière lors de la manifestation du 22 avril : « Un autre Québec est en marche ». Donnons à ceux qui ont le courage de l’envisager la chance de le penser. À défaut de l’avoir connu, comme nous ils l’auront au moins rêvé.

Si des élections ont lieu, c’est donc l’ensemble de ces questions qui doit être au cœur du choix des citoyens. Aux luttes étudiantes, la société doit aujourd’hui une prise de conscience aussi rare que nécessaire : accéder à la conscience que tous ces enjeux sont solidaires. La lutte contre l’exploitation incontrôlée des ressources naturelles, pour ne citer qu’un exemple, ne se comprend en effet que sur l’horizon d’une solidarité de toutes les causes citoyennes. La colère de la jeunesse est une libération pour tous ceux qui se sentent enfermés dans la fatalité des habitudes, ce ne sont pas des élections qui vont la calmer. Dans l’impasse actuelle, alors qu’il faut sauver la session de ces milliers d’étudiants, le premier devoir du gouvernement est d’entendre la revendication étudiante, de consentir comme tous les sages y invitent un moratoire pendant lequel une réflexion de fond pourra être menée en incluant tous les partenaires sociaux. Invités à la table, les étudiants examineront tout le dossier, y compris les récentes propositions de bonification des bourses et des prêts. Ceux qui se comportent en maîtres donneurs de leçon auront sans doute l’impression que quelque chose leur échappe, ils n’ont pas tort, une autre société est en marche.

Source: Profs contre la hausse

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France: Élection présidentielle

Victoire des socialistes, François Hollande remporte l’élection présidentielle

Incipit François Hollande.

Exit Nicolas Sarkozy. Bon débarras!

Vive la France!

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Une entente?

Sous toutes réserves, une version qui circule sur Twitter de l’entente intervenue entre les associations étudiantes et le gouvernement du Québec:

Cette entente ne semble pas être comprise de la même façon par les deux parties: tandis que les étudiants considèrent le gel temporaire des frais de scolarité comme un fait assuré (la hausse prévue étant annulée par la réduction des frais afférents), la ministre insiste plutôt sur le caractère hypothétique de cette baisse et le maintien intégral de la hausse annoncée.

La version étudiante de l’entente:

http://fr.video.canoe.tv/video/en-vedette/1623662664001

Explication Feuq-Fecq:

http://1625canepassepas.ca/2012/05/explication-de-loffre-gouvernementale-du-5-mai-2012/

Explication CLASSE:

http://www.bloquonslahausse.com/2012/05/resume-de-loffre-du-5-mai-2012/

La version ministérielle:

http://fr.video.canoe.tv/video/en-vedette/1623662664001#1623690216001

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Trois étudiants en colère

Trois étudiants en colère? Gabriel, Martine et Léo en 2012? Non, Jean-Pierre, Francine et Bruno en 1958! Un article d’Odile Tremblay paru dans Le Devoir, attire l’attention sur un documentaire de Jean-Claude Labrecque, L’histoire des trois:

«Le film nous replonge en 1958, avec de précieux documents d’archives et des interviews plus récentes à l’appui. Trois étudiants de l’Université de Montréal dans la vingtaine : Francine Laurendeau (notre ancienne critique de cinéma), Bruno Meloche (plus tard avocat) et Jean-Pierre Goyer (qui deviendra ministre sous Trudeau) avaient été mandatés par leur assemblée, au lendemain de grèves étudiantes dans les universités du Québec, pour livrer leurs griefs au premier ministre Maurice Duplessis. Ils réclamaient l’abolition des droits de scolarité afin de rendre l’enseignement supérieur accessible à tous. Transplantées dans la vieille rue Couillard durant trois mois, jour après jour, nos trois colombes allaient faire antichambre auprès du Chef, qui n’accepta jamais de les rencontrer. Faut dire qu’il regardait l’éducation de travers, Duplessis. Des Québécois instruits lui semblaient beaucoup moins malléables qu’un troupeau d’ignorants. « Pas de temps à perdre ! », disait-il en évinçant ces jeunots, toisés de haut. Jean Charest, qui envoya tant de fins de non-recevoir aux leaders étudiants, a de qui tenir…»

Pour voir le film: L’histoire des trois sur le site de l’ONF.

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