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De Desmarais en Sirois

Jacques Dufresne, Encyclopédie de l’Agora

Démocratie ou ploutocratie, gouvernement par le peuple ou par l’argent? La question se pose en ce moment plus que jamais dans le monde. Aujourd’hui dans la démocratie américaine, la richesse est un atout pour un candidat. Elle vaudra peut-être à Mitt Romney d’être élu président. Au Québec, la richesse certes est aussi un atout, plus déterminant peut-être qu’aux États-Unis parce qu’elle est répartie entre un petit nombre de citoyens, mais, chose regrettable, elle reste invisible.
Est-il permis à un auteur de relire un de ses livres pour s’éclairer lui-même à la veille d’une élection? Oui? J’ouvre donc la Démocratie athénienne, miroir de la nôtre et je tombe sur ce passage: «Nous sommes au début du Ve siècle avant Jésus-Christ. Au cours des siècles précédents, la Grèce entière a été la proie d’une poignée de grands propriétaires appelés oligarques. Clisthène, le réformateur, a adopté des mesures efficaces pour empêcher le retour en force de ces oligarques. La principale de ces mesures fut l’ostracisme. Ce mot vient de ostrakon,  »coquille d’huître »puis  » tesson ». Quand un citoyen estimait que tel ou tel grand personnage avait, de par sa richesse, une influence démesurée dans la cité, il pouvait exiger qu’il soit exilé pour dix ans. Il lui suffisait pour obtenir gain de cause, de convoquer une assemblée et de soumettre son accusation au vote, lequel consistait à inscrire le nom de l’accusé sur un tesson .» Cette loi hélas! enfermait un mal du même ordre que la ploutocratie : la démagogie. Elle a dans les faits conduit à des ostracisations injustes, comme celle du sage Aristide. Vue d’aujourd’hui, elle a toutefois le mérite de nous rappeler que dans la première démocratie, la présence physique, le rayonnement immédiat et direct de la personne, la persuasion par la parole vivante avaient une importance qu’ils n’ont plus à l’heure actuelle.»

Au Québec, en restant dans les coulisses, le riche faiseur de rois s’ostracise en quelque sorte lui-même, sans rien perdre toutefois de son pouvoir réel. Il pourrait même se retirer dans un autre pays pendant la campagne électorale et conserver tout son pouvoir, surtout s’il est un expert en télécommunications. C’est cette invisibilité qui est le problème.

Au Québec toujours, tout le monde connaît le pouvoir qu’a exercé Paul Desmarais notamment sur les partis libéraux québécois et canadiens. Après les livres de Robin Philpot et Richard Le Hir, je n’ai rien à ajouter ici sur cette question. Les citoyens athéniens auraient-ils ostracisé les syndicats, s’il y en avait eu dans leur cité? Monsieur François Legault l’aurait fait et il a suffisamment reproché à Mme Marois ses rapports amicaux avec eux pour que l’on puisse considérer l’affaire comme close. Tous les électeurs québécois savent que le PQ est proche des syndicats.

Il n’a, par contre, presque jamais été question de M. Charles Sirois, co-fondateur de la CAQ, dans la présente campagne électorale. Il est rentré dans les coulisses et c’est précisément de cela qu’il faut s’inquiéter. S’il avait choisi les armes de la parole et de la présence réelle en se présentant dans un comté, on saurait tout sur ses affaires personnelles, on lui aurait même demandé de rendre ses rapports d’impôts publics, comme on l’a fait pour Mitt Romney. Lire la suite ICI

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À propos de la communication dans les médias de masse: le cas d’Éric Duhaime

Le caractère fétiche d’Éric Duhaime et son secret*

Marc-André Cyr, Blogues, Voir, 14/08/2012

Eric Duhaime est une marchandise.

Comme toute marchandise, il possède une valeur d’usage – une vie privée, qui nous laisse immensément indifférent –, et une valeur d’échange, relative à la quantité moyenne de propagande qu’il est capable de produire en une journée. Comme toute marchandise, il est sans qualité. Son travail se mesure en quantité d’articles et d’interventions, d’attaques et de dénonciations. Il ne tire pas sa force de la qualité des arguments qu’il propose – vous l’aviez peut-être remarqué – mais bien de la quantité de fois qu’ils sont répétés.

La marchandise a pour fonction d’être achetée et vendue. Cela, force est de l’admettre, Duhaime l’a bien compris. Ses services ont été et sont toujours très prisés. Il a déjà associé son label à l’IEDM, au Bloc québécois, au Parti réformiste, à l’ADQ, à CHOI, à Radio X (qui aura bientôt une succursale à Montréal), à TVA, au Journal de Québec, au Toronto Sun, au Canal V…  Bref, sur toutes les tribunes du Canada, il nous présente son spectacle.

Ce que peu de gens savent, par contre, c’est que Duhaime a également travaillé pour une institution plutôt controversée : le National Democratic Institute (NDI)[1]. Cette organisation est tout autant décriée par la gauche que par la droite. Pourtant, aucune de ces critiques n’a circulé au Québec[2]. Voyons de plus près ce qu’est la NDI, cela nous permettra de mieux réfléchir à propos des « idées » propagées par le chroniqueur.

La NDI

Le National Democratic Institute est lié à la National Endowment for Democraty (NED). Officiellement, la NED et la NDI sont des organisations  non gouvernementales financées par le Congrès américain. Elles font la promotion de la démocratie à travers le monde, s’impliquent dans les affaires internes des pays en accordant des fonds, du savoir-faire, du matériel éducationnel, en faisant des dons de matériel informatique, etc.[3]

William I. Robinson, sociologue de l’Université de Californie, a un avis quelque peu différent. D’après lui, deux types d’objectifs sont visés par la NED et la NDI. D’un côté, elles veulent aider les États qui sont déjà dans le « camp néolibéral » en soutenant leur autorité et leur hégémonie. Elles tentent ainsi d’isoler et de discréditer les organisations populaires, nationalistes, révolutionnaires et progressistes en place. De l’autre, elles utilisent le terme vertueux de « démocratie » pour renverser les gouvernements qui ne sont pas favorables à l’intégration à l’ordre capitaliste mondialisé[4].

Le camarade Ron Paul

Les activités de la NED-NDI sont évidemment documentées par les opposants de gauche, qui les
considèrent, sans grande surprise, comme un instrument du capitalisme international et de l’impérialisme américain[5], mais il n’y a pas que les « gauchistes » qui critiquent la NED et la NDI… Ron Paul, membre du Tea Party, représentant au congrès et candidat défait à la présidence du Parti républicain, que Duhaime admire pourtant énormément[6], soutient

« La mal nommée National Endowmewent for Democraty (NED) n’est rien d’autre qu’un programme coûteux payé par les payeurs de taxes afin de faire la promotion de politiciens et de
partis politiques à l’étranger. […] Il est particulièrement « orweillien » d’appeler la manipulation américaine d’élections à l’étranger la « promotion de la démocratie ». Comment se sentiraient
les Américains si les Chinois arrivaient avec des millions de dollars dans le but de supporter certains candidats amis de la Chine? Percevraient-ils cela comme un avancement pour la démocratie? »
[7].

Tel que l’affirme Ron Paul, cette organisation combine les aspects les plus négatifs de l’aide privée et publique. Comme elle n’est pas officiellement une organisation privée, elle est financée par le Congrès; et comme elle n’est pas officiellement une organisation gouvernementale, elle échappe au contrôle du Congrès[8].

Mais il y a pire.

En 2002, le gouvernement démocratiquement élu d’Hugo Chavez est victime d’une tentative de coup d’État. Les Vénézuéliens accusent la NED et la NDI, qui ont des bureaux en ce pays, d’être
derrière ce putsch manqué[9]. Comme ce cas est particulièrement scandaleux, laissons la parole, encore une fois, au camarade Ron Paul

« Nous apprendrons plus tard que la NED finançait ces organisations qui ont initiées la violente révolte dans les rues du Venezuela contre les gouvernants légaux du pays. Plus d’une douzaine de civiles ont trouvé la mort dans cette tentative de coup d’État. Est-ce cela faire la promotion de la démocratie? »[10].

D’autres commentateurs de droite se plaignent également de la NED et de la NDI. Plusieurs les considèrent comme des organisations qui agissent souvent de façon illégale ou comme des dépenses inutiles qui donnent une mauvaise réputation internationale aux Américains[11].

Contre l’État?

Ainsi, le pourfendeur de « BS » et d’artistes « subventionnés », celui qui désire la privatisation de l’éducation, de la santé, de Radio-Canada, des garderies et des parcs nationaux a longtemps été employé d’une organisation gouvernementale… En 2009, il se dénichait d’ailleurs un nouvel emploi auprès du gouvernement canadien[12]. Autrement dit, Duhaime se bourre la panse à même la mamelle du « gouvernemaman » (pardonnez le jeu de mots : c’est de l’humour de droite) tout en condamnant ceux qui font exactement comme lui.

Si ce fait donne du relief à l’éthique du chroniqueur, il faut pourtant prendre garde d’y voir une contradiction idéologique : Duhaime, malgré sa rhétorique libertarienne, ne critique jamais l’État. Bien au contraire… Il a bien compris que la marchandise n’est rien sans le monopole de la violence pour la servir et la protéger.

La vaste majorité de ses papiers justifient les nombreuses politiques sécuritaires auxquels se livrent de plus en plus nos gouvernements. Ce que critique Duhaime, ce n’est pas l’État, mais bien les institutions (étatiques ou non) qui entravent le mouvement « naturel » et pratiquement divin de la marchandise. À ses yeux, les lois favorables au sujet automate capitaliste sont tout aussi bienvenues que le matraquage des « clochards » indignés et de leurs « idées totalitaires »[13]. C’est pour cette raison qu’il se porte à la défense d’un État « huissier » qui devrait « casser des jambes et aller chercher des chèques »[14], qu’il défend le Régime des rentes de Pinochet[15] et la brutalité du colonialisme israélien[16].

Duhaime vous fait un striptease

La NDI a permis à Duhaime de voyager en Irak, en Mauritanie et au Maroc[18]. Dans un document
signé « Éric Duhaime, Directeur des programmes, NDI-Maroc », le chroniqueur, pour votre bon plaisir, présente ses « Techniques de communications politiques » où il enseigne à son public – qui ne se doute pas du malheur qui l’attend – comment écrire comme lui

« Oubliez tout ce qui vous a été enseigné à l’école en matière de rédaction. Les journaux aux États-Unis sont écrits selon le niveau du primaire par exemple. Oubliez les mots aux syllabes multiples, utilisez très peu de phrases compliquées, très peu de phrases subordonnées également. Soyez directs en utilisant des phrases courtes. Un paragraphe de journal se compose d’une, voire deux phrases au grand maximum. Le tout doit être clair, concis et compréhensible » [17].

Un peu plus loin, il ajoute: « Un message doit être répété et répété et répété et répété et … ».

Ces extraits, qui peuvent donner l’impression au lecteur de subir un striptease non autorisé à deux pouces du visage, sont hautement représentatifs de la rhétorique propagandiste du chroniqueur.

La rationalité instrumentale propre à la marchandise anéantit la raison elle-même. Elle ne reconnaît dans la complexité infinie du réel que les faits lui permettant de produire de la plus-value idéologique. Elle est une logique close qui carbure aux raccourcis, aux amalgames et à l’inversion des rapports de force animant la vie sociale. Ainsi, l’« agenda caché » d’Amir Khadir n’a pas à fournir plus de preuve de son existence que les armes de destruction massive de Saddam Hussein. À force de le répéter (et répéter et répéter et répéter et répéter et…) certains esprits distraits finiront bien par le croire.

C’est pour cette raison que les formules de Duhaime sont incantatoires – « communistes ! »,
« syndicaleux ! », « islamistes ! », « violents ! » – et relèvent plus du concept publicitaire que de l’argumentation rationnelle.  C’est cette rationalité instrumentale qui permet à Duhaime de faire de Jacques Villeneuve un « héros-martyr » de la lutte contre les étudiants[18]. C’est elle qui lui
permet d’utiliser la mort de militants humanitaires pour dénoncer des pacifistes québécois en direction de la bande de Gaza[19]. Et c’est encore elle qui lui permet de justifier la censure du vidéoclip du chanteur engagé Manu Militari[20] tout en défendant la diffusion de la sordide décapitation effectuée par Magnotta[21].

Pour en finir…

Non seulement Duhaime est le porte-parole du marché, il est lui-même une marchandise. Pour paraphraser Guy Debord, il est la marchandise à un tel niveau d’accumulation qu’elle devient image[22].

Pour saisir la rhétorique de Duhaime, il faut comprendre que le monde dont il est le reflet
est en crise. Les formes qui sont les siennes peinent de plus en plus à se reproduire sans créer pauvreté, autoritarisme et destruction. Ses paroles sont les borborygmes d’un système qui arrive au bout de ses contradictions historiques. Elles sont le rachitique et incolore résidu de cohérence que notre société à la dérive a encore à offrir.

*Le titre de cet article est un clin d’œil au lumineux chapitre de Karl Marx,: « Le caractère
fétiche de la marchandise et son secret », Le Capital, Paris, PUF.

***

Notes

[1] Le Soleil, 6 juillet 2009 : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/200907/05/01-881459-professeur-de-democratie-en-irak.php

[2] Sauf bien entendu sur les réseaux d’informations alternatives, qui nous ont donné quelques articles intéressants, dont celui-ci : L’Engagé, « Éric Duhaime, un individu
dangereux », Vigile.net : http://www.vigile.net/Eric-Duhaime-un-individu-dangereux

[3] Pour lire à propos de la mission officielle de ces organisations : http://www.ned.org/.  et http://www.ndi.org/about_ndi

[4] Jonah Gindin, «  The Battle for Global Civil Society », 13 juin 2005, Venezuelaanalysis.com . Il s’agit d’une entrevue avec Robinson : http://www.iefd.org/articles/global_civil_society.php

[5] Parmi les critiques de gauche les plus documentées, lire, entre autres, le livre de
William Blum, Rogue State: A guide to the World’s Only Superpower, Zed Books. Version PDF : http://arcticbeacon.com/books/WilliamBlum-Rogue State (2002).pdf. et les sites suivants : The International Endowment for Democraty : http://www.iefd.org/index.php et Antiwar blog : http://www.antiwar.com/blog/.

[6] Journal de Québec, « Les remèdes du docteur Paul »:
http://blogues.journaldequebec.com/ericduhaime/general/les-remedes-du-docteur-paul/

[7] Rep. Ron Paul, MD, « Neocon Central », Federal House of Representatives, October 7, 2003. Voir ici : http://www.lewrockwell.com/paul/paul134.htmlou encore cette autre déclaration: « Exactly How Has the US Meddled in the Ukrainian Elections? » http://www.lewrockwell.com/paul/paul223.html

[8] Op.cit, Ron Paul, « Neocon Central ».

[9] Benjamin Duncan, 4 mai 2004, http://venezuelanalysis.com/analysis/491; Jonah Gindin,
«  The Battle for Global Civil Society », 13 juin 2005, Venezuelaanalysis.com  (il s’agit d’une entrevue avec Robinson) : http://www.iefd.org/articles/global_civil_society.php

[10] Ron Paul, Federal House of Representatives, October 7, 2003. Lire également Latin American
Solidarity coalition, « Don’t be fooled: the National Endowment for Democraty – It’s not about democraty »: http://www.iefd.org/articles/dont_be_fooled.php ou encore Eva Golonger, « National Endowment
for Democracy. On the offensive in Venezuela », 14 novembre 2004 : http://www.iefd.org/articles/offensive_in_venezuela.php

[11] Pour un texte défendant cette critique de droite, lire : IPS Right Web : « National Endowment for Democraty » http://rightweb.irc-online.org/profile/National_Endowment_for_Democracy/

[12] « Le ministre d’état annonce la mise sur pied d’un comité consultatif sur la création prochaine d’un organisme de promotion de la démocratie », 15 juin 2009
http://www.democraticreform.gc.ca/index.asp?lang=fra&page=archives&sub=news-comm&doc=20090615-fra.htm

[13] Journal de Québec, « Les clochards d’occupons Montréal et Québec » :
http://blogues.journaldequebec.com/ericduhaime/general/les-clochards-doccupons-montreal-et-quebec/

[14] Comme il le dit dans L’Actualité, décembre 2009.

[15] Devant la Commission parlementaire du gouvernement du Québec, 2009.

[16] Journal de Québec, « Fauteurs de trouble »:http://blogues.journaldequebec.com/ericduhaime/general/fauteurs-de-trouble/

[17] Éric Duhaime, « Techniques de communication politiques » :
https://www.aswat.com/fr/node/1026

[18] « Jacques Villeneuve, gagnant du grand prix 2012 », Journal de Québec, 10 juin 2012 http://blogues.journaldequebec.com/ericduhaime/general/jacques-villeneuve-gagnant-du-grand-prix-2012/

[19] « Fauteurs de troubles », Journal de Québec, 4 juillet 2011
http://blogues.journaldequebec.com/ericduhaime/general/fauteurs-de-trouble/

[20] Sur les ondes de Sun News, début juillet :
http://www.youtube.com/watch?v=odfamsvO75Y&feature=player_embedded

[21] Sur les ondes de « Dessine-moi un dimanche », le 3 juin 2012 : http://www.radio-canada.ca/emissions/dessine_moi_un_dimanche/2011-2012/chronique.asp?idChronique=225061

[22] Guy Debord, La Société du Spectacle, Paris, Folio.

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Neil Armstrong 1930-2012

Neil Armstrong, le premier homme à avoir marché sur la lune, est mort.

Neil Armstrong, Autoportrait, la lune 21/07/69

« C’est un petit pas pour l’homme mais un bond de géant de l’humanité » : les mots prononcés par l’astronaute en foulant le sol lunaire, le 21 juillet 1969, sont entrés dans l’histoire.

Le Monde, 25/08/12

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À ne pas manquer!

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Neuroscience: Une pieuvre écoute Cypress Hill

«Insane in the membrane», vraiment!

Source: This is colossal

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Manif du 22 août

Manifestation étudiante – Ce qui est en marche

La manifestation étudiante de ce mercredi – il s’y mêlait d’autres groupes, mais les jeunes prédominaient – n’avait rien à envier aux autres manifs du 22, rendez-vous mensuel depuis mars. De la foule, des demandes, des slogans, de la musique, de l’humour et une assurance tranquille. Avis aux libéraux : la rue n’a pas peur de la rue, et ne veut pas faire peur au monde non plus.

Différence notable toutefois, les sigles de Québec solidaire et d’Option nationale étaient omniprésents, et les affiches libérales et caquistes ont passé un mauvais quart d’heure. Comment peut-il en être autrement en pleine campagne électorale ?

Pourtant, c’est une phrase écrite à la main, en anglais, sur le carton d’une manifestante, qui résumait le mieux ce qu’a encore été ce grand défilé d’une jeunesse pas blasée : « This is a movement, not an electoral talking-point. »

Non, les droits de scolarité ne sont pas un enjeu électoral. Une affirmation à prendre au sens strict d’abord, puisque, du moins jusqu’à mardi, les débats des chefs n’ont pas réussi à leur faire de la place. Comme si la question n’existait pas. Assurément, pour aspirer à prendre le pouvoir, c’est à la population vieillissante à soigner qu’il faut parler, vu son poids démographique et financier, pas à ceux de 20 ans !

Mais pour les étudiants qui manifestent, les droits de scolarité ne sont pas non plus un enjeu électoral dans son sens traditionnel : un point d’une liste, isolé du reste. Même en obtenant satisfaction ou en rentrant en classe, ce qui est en cause embrasse plus large : un mouvement, soulignait la jeune manifestante.

Il n’y aura pas nécessairement de raz-de-marée des jeunes aux urnes le 4 septembre, ni de manifs tous les 22 du mois, ni même un jour de lendemains qui chantent. Mais ce qui est clair pour la suite des choses, c’est qu’il y aura quelque chose, et de différent, avec cette jeunesse-là.

On peut bien ergoter sur le nombre de jeunes qui ont pris la rue en ce 22 août, mais quand mois après mois les coins de rue du centre-ville sont bloqués pendant une heure parce qu’ils défilent rang après rang, sans s’arrêter, c’est du monde, c’est nouveau et c’est inusité. Ce que ces jeunes ont désormais intégré, c’est la prise de parole : dire à leur société qu’il faut penser l’avenir, leur avenir, autrement. Que le trait comptable n’est pas tout pour dessiner le Québec du XXIe siècle.

Pourtant, dans les débats, les chefs des trois principaux partis ne causent ni d’environnement, ni des fondements de l’éducation, ni du monde du travail… Bien sûr, l’un d’eux gagnera le 4 septembre. Mais ils ratent vraiment le bateau en mouvement.

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Entre le PQ et QS

Dominic Champagne – Un idéal politique situé entre le PQ et Québec solidaire

À défaut d’être candidat «libéral indépendant», l’homme de théâtre publie son «programme»

Louis Cornellier, Le Devoir, 23 août 2012

Dans un ouvrage qui sera en librairie ce vendredi, le dramaturge et metteur en scène Dominic Champagne résume son programme politique. L’artiste de 50 ans, finalement, ne se présentera pas dans Outremont comme candidat « libéral indépendant » pour faire la lutte au libéral Raymond Bachand, mais il tient néanmoins à faire connaître les idées qui ont animé ses velléités électorales.

Bref essai d’une centaine de pages rédigé dans un style fougueux, voire échevelé, Le gouvernement invisible, publié aux éditions Tête première, est d’abord un pamphlet anti-Charest. Champagne y avoue que s’il a songé à se lancer en politique, c’est parce qu’il est « convaincu de l’urgence de défaire le gouvernement libéral de Jean Charest, usé après 10 ans [sic] de pouvoir ». Le premier ministre, animé par la « philosophie politique » de « l’économisme triomphant », écrit Champagne, « a lamentablement échoué à servir l’intérêt public ».

Champagne, dont le père, à titre de sous-ministre au Tourisme en 1974, a racheté l’île d’Anticosti à des intérêts privés, ne pardonne pas au gouvernement Charest d’avoir vendu, en 2008, des permis d’exploitation du pétrole et du gaz sur l’île à des promoteurs privés. Il ne lui pardonne pas, non plus, son attitude dans le dossier du gaz de schiste, sa ligne dure face aux étudiants le printemps dernier, sa mollesse quant aux affaires de corruption et bien d’autres choses encore. C’est l’ensemble de l’oeuvre libérale qu’attaque de front Champagne.

Pour la social-démocratie

Il se réjouit, cependant, du « réveil politique » engendré par tous ces événements et affirme que « notre regain politique […] ne trouvera sa solution que dans la conciliation de nos forces, dans notre capacité à nous tenir en équilibre entre les tensions créatrices de la gauche et de la droite, là où se trouve la social-démocratie ».

Ce thème de la nécessité de « l’équilibre social-démocrate » est dominant dans le livre. Champagne insiste pour dire qu’il ne condamne pas le marché, qu’il faut « concilier les intérêts des libres entrepreneurs avec les aspirations populaires » et que « la honte, ce n’est pas d’être riche », mais de ne pas accepter de partager cette richesse grâce à l’impôt progressif. À cet égard, on pourrait dire que Champagne se situe légèrement à gauche du Parti québécois (PQ) et légèrement à droite de Québec solidaire (QS).

Un autre thème dominant de l’ouvrage est l’urgence, pour le Québec, de mettre sur pied « une vaste politique nationale sur l’énergie et les transports ». Sans prôner la nationalisation totale des ressources naturelles, Champagne plaide avec force pour « une vision clairement définie par l’État qui assure la protection de nos intérêts communs, qui stimule et encadre l’entreprise privée, impose des normes et exige des garanties ».

Souverainiste de coeur et de raison, l’artiste ne semble pas croire à la possibilité d’une résolution imminente de la question nationale. Il ne propose cependant pas, à la manière caquiste, d’abandonner cette lutte. Il suggère plutôt de la relancer sur de nouvelles bases de nature à rallier les progressistes de toutes origines.

Il faudrait, avance-t-il, s’atteler à « la rédaction d’une Constitution, garantissant à tous les citoyens le droit à la recherche du bonheur au sein d’une démocratie économique et écologique en terre française d’Amérique », dans un cadre laïque, le tout en insistant sur « le droit du peuple à disposer lui-même de ses ressources naturelles ». Ici encore, le programme de Champagne s’avère péquiste sur le fond et solidaire (le principe d’une constituante) dans la manière. Sa proposition de réforme des institutions démocratiques (élections à date fixe, limitation du nombre de mandats, référendums d’initiative populaire, proportionnelle) emprunte aussi aux programmes de ces deux formations.

La culture comme richesse

Partisan d’un développement économique durable orienté vers une indépendance énergétique alimentée aux énergies vertes (une idée péquiste), et flirtant avec le concept de décroissance (une idée de Québec solidaire), Champagne consacre des pages senties à la culture en tant que richesse nourricière et inépuisable. « Je crois profondément, écrit-il, que la principale réponse aux défis contemporains liés à la nécessaire décroissance économique et à la recherche du bonheur tient dans la fréquentation de la culture. Dans l’espace que nous accorderons à l’intérieur de nos vies à l’éducation et à la vie de l’esprit. » Dans cette logique, il se prononce pour une éducation gratuite, de la maternelle à l’université, d’abord conçue comme un lieu de culture avant d’être un lieu de formation de la main-d’oeuvre.

Emprunté à une formule de Theodore Roosevelt, qui, en 1906, dénonçait le « gouvernement invisible » et corrompu qui s’agitait derrière le « gouvernement visible », le titre du livre de Champagne laisse entendre que le Québec dirigé par les libéraux est en panne de démocratie. Pour renverser cette situation, l’artiste a donc songé à se lancer dans la mêlée comme « libéral indépendant », dans « l’esprit des libéraux de la Révolution tranquille », parce qu’il n’arrivait pas à « s’identifier pleinement à l’une ou l’autre des options proposées par les partis existants ».

Son ouvrage suggère que son idéal politique serait un amalgame entre le PQ et QS. « Écartelé entre [ses] convictions profondes et la nécessité de [se] rallier au compromis, à défaut de l’idéal », il devra donc, le 4 septembre prochain, comme nous tous, trancher.

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Les Enfants du paradis

Paris au XIXè siècle, les grands boulevards, le monde du théâtre où les aristocrates et le beau monde côtoient les voyous et les assassins, pantomimes et tragédies, intrigues amoureuses, escapades et dérobades nocturnes. Une merveille! Ce film fait partie de mon top 10.

«Depuis sa sortie triomphale en 1945, dans la France libérée, Les Enfants du paradis est resté au Panthéon des meilleurs films français de tous les temps. Il représente l’apogée à la fois de ce qu’on a appelé le « réalisme poétique » et des deux hommes qui ont mené le genre à la perfection, le scénariste et poète Jacques Prévert et le réalisateur Marcel Carné. Ils composaient un duo curieusement assorti : Prévert était un être social, passionné, engagé en politique, un des meilleurs poètes populaires français du siècle; Carné était un solitaire, maniaque, renfermé, un perfectionniste. Tous deux ont pourtant créé une magie cinématographique que personne n’a jamais égalée.»

La scène d’ouverture:

Les Enfants du paradis, au Cinéma du parc du 24 au 27 août à 20h15.

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Mais qu’en est-il de la finalité des universités?

Compétitivité et autres contrats de performance ont transformé l’université

«Des états généraux s’imposent, à condition qu’on ne limite pas cet exercice aux seuls droits de scolarité»

Thierry Haroun, Le Devoir 18 août 2012

Doit-on revoir le mode opératoire du réseau universitaire du Québec ? Faut-il revoir ses principes directeurs ? Est-ce que ce réseau répond aux aspirations et aux défis sociétaux d’aujourd’hui ? Peut-on faire autrement ? Doit-on faire autrement ? Pourquoi et comment ? Et de quoi sera fait demain ?

Voilà autant de questions que Le Devoir a soumises à l’examen de deux professeurs réputés, soit Jean Bernatchez, professeur-chercheur en administration et politiques scolaires à l’Université du Québec à Rimouski, et Yves Gingras, professeur d’histoire à l’UQAM et codirecteur de l’ouvrage Les transformations des universités du 13e au 21e siècle (PUQ, 2006). Chose certaine, pour ces deux professeurs, des états généraux portant sur le présent et le devenir de nos universités s’imposent. On notera que trois directions universitaires ont décliné notre invitation.

Des états généraux

« Des états généraux s’imposent, note le professeur Gingras, à condition qu’on ne limite pas cet exercice aux seuls droits de scolarité. Et qu’on mette tout sur la table, toute la structure universitaire actuelle, notamment le mode de financement actuel, fondé sur le nombre d’étudiants, qui, à mon avis, devra aussi être revu en tenant compte de cette mission centrale des universités qui est de former les citoyens et citoyennes du Québec. Ainsi, les ressources étant limitées, il n’y a aucune raison que le gouvernement finance les étudiants étrangers, qui devraient donc être exclus de la formule de financement. L’Ontario ne finance pas les étudiants étrangers et les universités leur demandent des droits de scolarité beaucoup plus élevés. On ne devrait pas confondre politique d’immigration et politique des universités. Il faudra aussi tenir compte de la “ rente linguistique ” qui fait que les universités anglophones attirent plus de Canadiens anglais et d’Américains, non pas parce qu’elles sont “ meilleures ”, mais simplement parce que ces étudiants ne maîtrisent que l’anglais et viennent étudier ici à moindres frais dans des infrastructures subventionnées par l’État québécois. »

La mission universitaire et ses fondements premiers forment un autre volet qui mérite d’être débattu lors de futurs états généraux, ajoute d’ailleurs Yves Gingras : « L’objectif premier des universités n’est pas de tenter d’accroître leur part de marché nationale ou leur prestige international, comme s’il existait un marché mondial uniforme, unique et parfait au sein duquel individus et professeurs circuleraient librement et sans entrave. Les universités, dans leur écrasante majorité, sont avant tout nationales et répondent à des besoins culturels et professionnels locaux. Bien sûr, la circulation internationale des étudiants et des professeurs existe depuis la création des universités au Moyen-Âge, mais cela ne peut faire oublier que ce phénomène demeure marginal, malgré la rhétorique récente de la mondialisation, de l’internationalisation et de l’excellence. »

Maintenant, sur le strict plan de l’enseignement, il faut revenir à la base, voire à l’essentiel, rappelle avec insistance le professeur. « À titre d’exemple, il s’agit de creuser un programme de baccalauréat en économie pour comprendre pourquoi les économistes sont, en quelque sorte, autistes, parce qu’ils suivent 30 cours d’économie. Ils n’ont pas de vision historique, pas de vision sociologique ni politique. Ils pensent que le monde est un immense marché composé d’individus en compétition. Dans les faits, c’est une vision autiste du monde qui est incorporée dans nos programmes de formation. Il faut transformer cela et revenir à des cultures universitaires fondamentales qui tiennent compte de la complexité d’aujourd’hui. »

La concurrence interuniversitaire et les « effets pervers » des contrats de performance devraient également être inscrits à l’ordre du jour au sein de futurs états généraux, ajoute M. Gingras.

Trop axé sur le marché de l’emploi

Pour sa part, le professeur Jean Bernatchez a beaucoup insisté sur le lien actuel entre les programmes et les besoins du marché de l’emploi. D’après lui, il faudrait revoir, dans une certaine mesure, cette interrelation. « Les programmes universitaires sont beaucoup orientés vers les besoins du marché de l’emploi et on perd un certain nombre de choses. Auparavant, on formait des têtes bien faites dans différentes disciplines, et le marché du travail était prêt en quelque sorte à les former à la profession et au métier respectif et sur le tas. C’était relativement facile, justement parce que le réseau universitaire formait des gens avec une tête bien faite qui avaient une logique bien développée avec un bon sens de l’argumentation. »

Alors que, aujourd’hui, souligne le professeur Bernatchez, « les gens sont formés pour être “ opérationnels ” dès le moment où ils entrent dans le marché du travail. Ce sont donc des formations qui ont des visées à court terme. On remarque que ce phénomène est une tendance lourde. Du côté de la recherche, on observe cela également. C’est-à-dire que maintenant les projets de recherche sont souvent orientés vers des solutions à des problèmes qui ont été énoncés dans un environnement précis. Auparavant, les demandes de recherche étaient évaluées sur la base de leur qualité scientifique. Désormais, les projets sont choisis sur la base de considérations variées des utilisateurs de la recherche qui auront leur mot à dire. »

Pour ne pas dire les commanditaires ou les subventionnaires de la recherche ? « Oui, c’est ça », répond Jean Bernatchez, qui estime lui aussi que des états généraux sur l’enseignement supérieur s’imposent d’eux-mêmes.

« Ces états généraux serviraient à repenser le modèle actuel. On devrait y convier non seulement les universités, mais aussi des citoyens, des organismes communautaires, des associations professionnelles, des chambres de commerce, etc. Il faut saisir cette occasion pour faire un débat plus large », conclut le professeur.

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Libérons-nous des néo-Libéraux

Archives: Imagerie d’un Printemps Érable (prototype)

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Un retrait stratégique ou de l’égoïsme?

Lundi le 13 août 2012 se tenait l’Assemblée Générale du cégep Marie-Victorin pour la reconduction de la grève. En me rendant au cégep j’étais fébrile à l’idée de participer à ce vote décisif, mais une fois l’Assemblée Générale commencée, j’ai senti que la fin était peut-être plus près que je ne le pensais. L’Assemblée a finalement commencée et après quelques tentatives ratées de passer plus rapidement au vote, nous avons eu droit à quelques présentations très intéressantes sur le déroulement de la grève jusqu’à maintenant et sur ce qui reste à venir. On sentait que la plupart des personnes présentes n’était absolument pas intéressées à ce qui se disait, mais qu’elles souhaitaient simplement pouvoir voter et quitter. Le décorum était très difficile à faire respecter et la plupart des personnes présentes n’étaient pas familières avec les termes et les procédures des assemblées générales. Durant la discussion précédant le vote, on entendait plusieurs discours très encourageant pour poursuivre la grève, mais on entendait également plusieurs discours très égoïstes en faveur de cesser la grève. La majorité des arguments tournaient autour de l’annulation de session et des désirs et problèmes individuels de chacun. Je pense personnellement que le meilleur moyen de mettre de la pression sur le gouvernement est de poursuivre la grève, mais une trêve durant les élections n’est pas nécessairement une mauvaise idée. Cela permet de garder le climat calme et de ne pas donner raison à Charest lorsqu’il affirme que les étudiants sont violents et dangereux. Par contre, il faut prévoir reprendre le combat une fois les élections passées si le nouveau gouvernement ne nous donne pas ce qu’on veut. S’il s’agissait d’un retrait stratégique, nous aurions dû voter pour une date de retour en grève une fois les élections passées. Les étudiants ont votés pour le retour en classe de façon très égoïste, ils ont fait ce qu’ils croyaient mieux pour eux et non pour le Québec ou pour les générations futures. Ils ont pensé à eux avant tout et je trouve cela très désolant de voir à quel point la conscience sociale de plusieurs est presque inexistante. J’étais fière de faire partie de ce mouvement, mais j’ai honte de voir comment cela s’est terminé…

Thereece Rosset

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PHARAONIQUE

De nouvelles pyramides découvertes en Egypte grâce à Google Earth ?

Google Earth a peut-être permis l’une des découvertes les plus importantes du siècle. L’archéologue américaine Angela Micol a patiemment étudié les images satellite du désert égyptien sur Google Earth pendant 10 ans, dans son bureau de Caroline du Nord.

Cette photo montre l’alignement des possibles pyramides. Angela Micol/Google Earth.

Sans fouille ni expédition, la chercheuse a découvert deux sites qui semblent bien abriter des pyramides encore inconnues. Situés dans le bassin du Nil, à 150 kilomètres de distance l’un de l’autre, ils présentent tous les deux des monticules de forme inhabituelle. Le premier site repéré par le satellite fait trois fois la taille de la grande pyramide de Gizeh : il inclut un plateau triangulaire de près de 200 mètres de large. Si ce plateau correspond bien aux restes d’une pyramide, il s’agirait de la plus grande jamais découverte jusqu’à présent. Sur le second site, on aperçoit distinctement une forme carrée, et trois autres formes dont la disposition semble similaire à celle de Gizeh, où trônent les grandes pyramides de Khéops, Khéphren et Mykérinos, indique Télérama en se fondant sur les précisions de la chercheuse transcrites sur le site Google Earth Anomalies.

Angela Micol va partir à l’assaut de ces monticules pour vérifier qu’il s’agit bien de pyramides. Pour l’instant, les archéologues examinent les images qu’elle a compilées avant d’entamer des fouilles plus approfondies. Mais déjà, la découverte crée la controverse. Selon certains chercheurs, ces monticules ont des structures rappelant les pyramides de la 13e dynastie qui couvre la période de – 1801 à 1786. Pour d’autres, il est encore prématuré d’évoquer une découverte historique. « Il y a une chance infime qu’une ou deux de ces formes soient des pyramides, mais ce n’est pas mon avis« , a déclaré l’égyptologue américain Bob Brier à NBCNews.com.

L’image laisse imaginer les quatre coins de ce qui pourrait être une pyramide. Angela Micol/Google Earth

En mai 2011, dix-sept pyramides, plus de 1 000 tombeaux et 3 000 villages avaient déjà été identifiés en Egypte grâce à des images satellites infrarouges observées par un laboratoire financé par la NASA, rappelle le Huffington Post.

Source: Le Monde, 15/08/12

Philippe Bouchard

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Heavy Mtl

 

Samedi dernier j’ai pu avoir des billets à rabais pour aller au Heavy Montréal. Le concept est de faire une fin de semaine de pur métal au plaisir des << métaleux >> de la vieille métropole. J’avais déjà participé en 2010 à la première édition de ce festival de métal qui avait pour tête d’affiche Megadeth, Slayer, Alice Cooper, Avenged Sevenfold et plusieurs autres, l’année suivante Kiss était à l’honneur avec Billy Talent, Godsmack et Motörhead.  Cette année encore plusieurs gros groupe tel que Slipknot, Systeme Of A Down,  Lamb Of God, Kataklysm, Five Fingers Death Punch, malheureusement je n’ai pu être là que pour le samedi vers 15h alors je vais vous résumer ma journée au Heavy Mtl.

Le premier  ‘’band’’ à performer était Kataklysm, groupe de ‘’death metal’’ Montréalais qui a livrer la marchandise devant ses fans qui étaient plus que contents de les revoir à Montréal. Je ne connaissais pas le groupe, en fait, en arrivant au Heavy Mtl je ne connaissais que la tête d’affiche qui était Systeme Of A down. Un groupe qui a donné tous ce qu’ils avaient à donner.

Ensuite est venu le temps de Cannibal Corpse,  groupe très sombre et très ‘’ trash’’. Moi je n’aime pas Cannibal Corpse à cause du chant, que dise-je du criage, il est déjà très difficile de comprendre ce que le chanteur dit, mais en spectacle c’est pire ! Il y a eu beaucoup de brasse camarade ou de ‘’ Mush pit ‘’ si vous préférer, ce fut le point bas de la soirée.

Peu avant l’arrivée de Killswitch, la pluie s’est mise de la partie, mais bien peu de gens en ont été affectés. De toute façon, la sécurité nous aspergeait d’eau  tout au long du festival pour éviter les coups de chaleurs.  Bref, plusieurs fans attendaient impatiemment l’arrivée de Killswitch même que la foule a scandé leur nom durant 10 minutes jusqu’à leur arriver sur scène. Un autre groupe vraiment mémorable que je ne connaissais pas. Leur rappel ? Holy Diver de Dio de quoi satisfaire notre soif de metal.  Meilleur prestation jusqu’à présent.

J’ai laissé tomber le groupe Deftone pour me reposer et être prêt à me défendre durant les deux derniers groupes qui allaient être de la folie furieuse. Dès l’arrivée de Five Finger Death Punch l’atmosphère est devenue électrique  les Mush pit grandissaient, les gens se tiraillaient, se poussaient dans la boue (oui la scène est monté sur un sol de roche et de terre / sable / poussière ce qui donne avec de l’eau, de la grosse bouette) de tout beauté !  Selon moi, Five Fingers Death Punch a fourni la meilleure prestation de la journée.  Les gens festoyaient et finalement, le géant du spectacle arrivait… Système ! Système ! Système!

Le groupe arrive sur scène et commence avec Prison song. J’ai jamais eu le temps de me concentrer sur la chanson tellement toute la foule se poussait partout. Mais par la suite les choses se sont un peu calmées de mon côté et j’ai finalement savouré ce pourquoi j’étais venu. C’était mon premier spectacle de Systeme Of A Down ils ont tout jouer, Soldier side, Chop  Suey, B.Y.O.B, Toxicity,Arials, Deer Dance, Forest, Hypnotize et encore d’autre, 1h45 de spectacle inoubliable. Je vous laisse sur la dernière chansons de Systeme Of A Down, ma préféré, SUGAR !!!

Félix Savard

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Votez et bloquez la hausse!

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Un appui à la CLASSE from the UK

BLx

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