Il y a 60 ans à Londres, 5 jours durant, le nuage de pollution était si dense qu’il faisait nuit en plein jour: images du Great Smog.
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Il y a 60 ans à Londres, 5 jours durant, le nuage de pollution était si dense qu’il faisait nuit en plein jour: images du Great Smog.
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LONDRES (ROYAUME-UNI) [05.12.12] – Lundi 3 décembre, le Turner Prize a été décerné à Elizabeth Price. La vidéaste a reçu le prix de 25 000 livres sterling des mains de l’acteur Jude Law lors d’une cérémonie organisée à la Tate Britain.
Succédant à Martin Boyce (2011) et Susan Philipsz (2010), l’artiste britannique Elizabeth Price vient de remporter l’édition 2012 du célèbre Turner Prize. C’est l’acteur Jude Law qui a remis à la lauréate ce prix doté de 25 000 livres (30 600 euros) lors d’une cérémonie organisée à la Tate Britain où sont exposées les œuvres des quatre finalistes désignés en mai dernier par le jury du prix.
Elizabeth Price présentait une œuvre vidéo intitulée « The Woolworths Choir of 1979 », une référence à un incendie survenu en 1979 au grand magasin Woolworths de Manchester et durant lequel dix personnes perdirent la vie. L’œuvre consiste en un montage de 20 minutes où se succèdent images d’archives, reportages, publicité, et clips de musique accompagnés de textes.
Pour voir un extrait plus long de l’oeuvre:
http://www.guardian.co.uk/artanddesign/video/2012/dec/04/elizabeth-price-woolworths-choir-video
Ancienne musicienne et co-fondatrice dans les années 1980 du groupe indie-pop Talulah Gosh, Elizabeth Price s’est tournée vers la vidéo sur le tard. Le jury a cependant accueilli favorablement son œuvre qu’ils ont défini comme « une expérience rythmique et rituelle à travers des installations vidéos combinant différents matériaux et vocabulaires techniques », ajoutant que l’artiste avait su constituer « un puissant corpus d’œuvres durant les trois dernières années ». Comme chaque année, les trois autres finalistes ne sont pas totalement repartis les mains vides. Luke Fowler, Paul Noble et Lali Chetwynd ont chacun reçu la somme de 5000 livres sterling (6150 euros).
Source pour l’article: Le Journal des Arts
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The Crown of Justice, 2006, ailes de papillons et peinture enamel
Deux articles parus récemment, l’un dans le Business Insider, l’autre dans le Bloomberg Businessweek, qui s’intéressent à Damien Hirst, pas pour en faire l’éloge, mais pour annoncer que sa carrière serait en perte de vitesse. Ce fléchissement viendrait confirmer que l’artiste par qui le scandale arrive a toujours abusé de la crédulité du public et de la cupidité du marché. Et voilà le roi de l’art contemporain mis à nu par des organes de presse au service des firmes de courtages!
Disons d’abord qu’il se pourrait que dans 10 ans on ne se souvienne plus du nom des auteurs de ces articles qui, tout en dénonçant l’effet de mode, cède à l’effet de mode. Par les temps qui courent Damien Hirst est en effet devenu un objet de réprobation très populaire car, voyez-vous, sa cote est en baisse. Elle se maintient toujours dans les millions, mais au lieu des 6 attendus pour telle oeuvre, on n’en a obtenu que 4. Misère!
Damien Hirst n’est probablement pas aussi important que certains veulent le croire, mais on peut néanmoins lui attribuer quelques oeuvres très fortes qui figureront certainement parmi les plus grandes dans l’histoire des Momento mori.
The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living, 1991
Choléra, 2003, mouches et résine
Mais revenons au débat sur la valeur des oeuvres, débat qui dans sa phase ascendante nous élève au niveau transcendental, l’art dans son idée même; mais qui dans sa phase descendante laisse les «essentialistes» dépités car ils constatent alors que les oeuvres d’art ne correspondent pas à leur théorie, aussi sublime soit-elle. Alors quoi? L’art qui existe ne serait pas réellement de l’art? Est-ce le marché et le milieu de l’art qui à la fin décident de tout ou, mieux encore, faut-il s’en remettre au jugement péremptoire du «business insider»? Parlant business, il y a ces temps-ci un collectionneur qui s’appelle Mugrabi qui profite de la relative décote de Damien Hirst pour acheter tout ce qui passe, exactement comme son père et son oncle faisaient dans les années 80 lorsqu’on disait que Warhol était fini, rien de plus qu’une «joke»…
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Il était particulièrement gênant de voir un juge de la Cour supérieure de l’Ontario ordonner la destitution du maire de Toronto pour une peccadille antérieure à son élection, alors que les magouilleurs ont prospéré impunément pendant des années, voire des décennies, au sein des administrations de Montréal, de Laval ou encore de Mascouche avant que leurs maires soient enfin chassés de l’hôtel de ville.
Dans la même semaine, l’ancien p.-d.g. de SNC-Lavalin, ce fleuron de Québec inc., était arrêté par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) et devra faire face à une série d’accusations de fraude.
Si détestable que pût être le recours à la corruption pour obtenir des contrats en Libye, il était toujours possible de se donner bonne conscience en se convaincant qu’il s’agissait d’une quasi-obligation à laquelle tout soumissionnaire devait se plier, mais découvrir que c’était aussi une condition pour décrocher le contrat du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est franchement déprimant.
On s’était indigné de la page couverture du magazine Maclean’s sur laquelle le Bonhomme Carnaval portait une valise débordant de billets de banque, mais on se demande maintenant quel sera le prochain objet de fierté nationale à être éclaboussé : le Canadien, le Cirque du Soleil, Céline Dion ? De toute évidence, il y a quelque chose de pourri au royaume du Québec.
Même si elle lui devait une fière chandelle pour avoir contribué à sauver son leadership l’hiver dernier, la première ministre Pauline Marois ne pouvait pas passer l’éponge sur les infractions à répétition de Daniel Breton, sous peine de voir tout son gouvernement s’embourber. Après sa malheureuse visite au BAPE, plusieurs commençaient d’ailleurs à voir en lui un dangereux loose cannon, qu’il aurait fallu placer sous étroite surveillance de façon permanente.
On peut toutefois comprendre la réaction de ceux qui enragent de voir écoper un homme qui, malgré de sérieux problèmes personnels, avait certainement l’Intérêt public à coeur, alors qu’une ploutocratie véreuse s’engraisse scandaleusement aux frais des contribuables.
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Même si la juge France Charbonneau a expliqué que toutes les pièces du puzzle ne pouvaient pas être mises en place simultanément, plusieurs ont reproché à sa commission d’avoir rendu publiques sans plus d’explication les listes d’invités au club 357c et d’ajourner ensuite les audiences publiques pour une période de deux mois, sans se soucier du tort qui pourrait être fait à la réputation de gens qui n’ont rien à se reprocher.
Mme Charbonneau a cependant trop d’expérience et de sens de la justice pour avoir donné le feu vert aux procureurs de la commission simplement pour faire taire ceux qui lui reprochaient de commencer à manquer de souffle.
Ma collègue Kathleen Lévesque rapporte aujourd’hui dans Le Devoir qu’en levant le secret sur ce lieu de rendez-vous des ploutocrates qu’est devenu le 357c, on a plutôt voulu lancer l’avertissement que leurs réseaux seront mis au jour coûte que coûte et que personne ne sera à l’abri du regard de la commission.
Le mandat officiel de la commission est de mettre au jour la collusion et la corruption dans l’octroi des contrats publics dans l’industrie et les liens possibles avec le financement des partis politiques, mais c’est en réalité l’éthique de la société québécoise tout entière qui a été placée sous surveillance.
Certes, la nature humaine n’est pas spontanément portée vers la vertu, mais la théorie des pommes pourries a quand même ses limites. Il ne s’agit pas seulement de comprendre comment fonctionne un système qui a gangrené nos institutions les plus fondamentales, mais aussi de faire un examen de conscience. Comment, collectivement, en est-on arrivé là ?
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Personne ne peut être fier de l’état de déliquescence dans lequel sont tombées les administrations publiques. Entendre un fonctionnaire municipal corrompu jusqu’à l’os vanter sans la moindre gêne les manières de gentleman d’un caïd de la mafia avec lequel il a joué au golf dans le Sud est non seulement enrageant, mais honteux.
Pour n’importe quel gouvernement, les milliards que coûte la corruption constituent déjà une excellente raison de s’y attaquer avec la plus grande détermination, mais celui de Mme Marois devrait avoir un incitatif additionnel à faire diligence.
Il y a sans doute de nombreuses raisons qui peuvent expliquer la baisse de la ferveur souverainiste au cours des dernières années. Une chose est cependant certaine : la fierté et la confiance en soi sont des ingrédients indispensables. Ce que nous révèle la commission Charbonneau n’est certainement pas de nature à susciter l’une ou l’autre.
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