Archives mensuelles : avril 2012

La hausse des droits de scolarité: un enjeu mondial

La lutte que mènent les étudiants québécois contre la hausse des droits de scolarité est-elle annonciatrice d’un mouvement destiné à s’internationaliser?

«Un blogue du New York Times laissait entendre que les droits de scolarité et les dettes d’étudiants deviendront un thème central du président américain, Barack Obama, dans sa campagne à sa propre réélection. Les étudiants « canadiens-français » étaient cités comme un exemple du débat sur les droits de scolarité s’inscrivant dans un cri du coeur international dénonçant le coût élevé de l’éducation. Les frais annuels pour une université privée aux États-Unis dépassant les 30 000 $ par année, et la dette collective des étudiants frôle 1000 milliards de dollars, une somme dépassant la totalité des dettes de cartes de crédit du pays.» Lire la suite: Le Devoir 30/04/12

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Lipdub ROUGE

Simon Renaud

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Pourquoi la culture?

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Le Sacre du Printemps Érable

Ce soir à 20h Le Sacre du Printemps Érable à l’Église Saint-Jean-Baptiste sur Rachel. Entrée libre et Informations
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Paris la nuit avec Space Invader

Un très bon film sur l’artiste de rue Space Invader qui discrètement et poétiquement s’applique, peu à peu, à envahir l’espace urbain des grandes villes du monde. Au moyen de carreaux de céramiques, il crée des figures dérivées du jeu vidéo japonnais  Space Invaders, l’archétype du shoot them up, figures qu’il colle sur les murs, en haut des portières, sur toutes les surfaces du mobilier urbain, socles de monument ou rampes de métro. L’effet est singulier car l’invasion ou l’appropriation de l’espace n’a rien d’intrusif, comme peut l’être le graffiti, les figures qu’ils apposent ne sont pas immédiatement visibles et quand par chance on en aperçoit une, on a l’impression qu’elle nous regardait, qu’elle nous avait vus avant qu’on nous l’ayons vue.

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50 sous par jour?

J’en connais au moins un qui n’est pas content…

Jean-Philippe Martin

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La solution: augmenter la hausse!

Un étalement de la hausse sur 7 ans au lieu de 5, «bonification» des prêts et bourses, remboursement proportionnel au revenu, conseil sur la gestion des universités, étude de l’impact de la hausse. Voilà en substance la «solution globale» présentée par le gouvernement Charest. Solution globale qui, selon les calculs de la ministre de l’éducation, représenterait un coût de 50 sous par jour pour les étudiants…

Il semblerait cependant que, paradoxalement, cet étalement sur 7 ans, en raison de l’indexation qui s’y ajoute, aurait pour effet de faire passer la hausse de $1625 à $1778!

«Selon une entrée Twitter du journaliste économique Gérald Fillion, ces nouvelles mesures annoncées par Québec feraient passer la hausse des droits de scolarité de 1625$ à 1778$, sur sept ans au lieu de cinq ans. Cela équivaudrait à une hausse de 82% sur sept ans, selon ses calculs.» Le Devoir, 27/04/12

La grève étudiante a été déclenchée pour lutter contre une hausse de 75% des frais de scolarité et , en guise de solution, 11 semaines plus tard, le premier ministre propose de faire passer cette augmentation à 82%. Sortie de crise?

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Charest contre-attaque

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Soirée de manif au centre ville

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Ce n’est pas rien

Vendredi dernier, je me suis fait arrêter comme 17 autres camarades devant le Palais des congrès. Nous étions venus manifester contre le Plan Nord, qui non seulement contribue à la destruction de notre planète et bafoue les droits fondamentaux des populations autochtones, mais rend aussi légal le pillage de nos ressources naturelles par des compagnies privées et étrangères. Nous étions en colère, mais d’une colère réfléchie.Lors de mon arrestation, j’étais assis, exerçant avec détermination mon droit à manifester. Des policiers m’ont demandé de me déplacer, je n’ai pas cédé, ils m’ont menotté. Je me retrouve accusé d’entrave à un agent de la paix et participation à une émeute.

Pendant 30 heures, nous avons été détenus six par cellule, à dormir par terre sur le béton, à avoir froid, à être en permanence éclairés par la lumière de néons, à partager le même bol de toilette et à avoir faim.

Ce fut pénible, mais ce n’est rien. Ce n’est rien, car, malgré le fait qu’on était derrière les barreaux, nous n’étions pas dans le camp des criminels. Non, nous étions dans le camp des justes. Ces maux endurés, ce n’est rien, ils n’ont pas étouffé nos mots.

Leurs matraques, ce n’est rien, elles ne briseront pas nos rêves. Leurs jets de poivre de Cayenne, ce n’est rien, ils n’aveugleront pas notre vision d’un monde meilleur. Leurs menottes, ce n’est rien, elles ne nous rendront jamais immobiles face à l’injustice. Leurs cages d’acier, ce n’est rien, elles ne feront pas disparaître nos esprits libres.

Nous voulons du changement, et ça, ce n’est pas rien.

Romain Wilhelmy-Dumont, Étudiant au Collège Jean-de-Brébeuf – Le 23 avril 2012

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Les Français entre deux tours…

Dimanche dernier, le 22 avril était tenu en France le premier tour de l’élection présidentielle. Les résultats officiels accordent à François Hollande du Parti socialiste 28,63%, Nicolas Sarkozy de l’Union pour un mouvement populaire 27,18%, Marine Le Pen du Front national 17,90%, Jean-Luc Mélanchon du Front de Gauche 11,11%, François Bayrou du Mouvement démocratique 9,13%, Éva Joly d’Europe Écologie – Les verts 2,31% , Nicolas Dupont-Aignant de debout la République 1,79, Philippe Poutou du nouveau Parti anticapitaliste 1,15%, Nathalie Arnaud de Lutte ouvrière 0,56% et Jacques Cheminade de Solidarité et Progrès 0,25%.

Les deux gagnants de ce tour Nicolas Sarkozy et François Hollande devront donc s’affronter au 2e tour qui aura lieu le 6 mai prochain. Entre temps, les deux formations politiques devront faire du «jeu de coulisses» afin de convaincre François Bayrou (MoDem – Centre) et Marine Le Pen (FN – extrême droite) de convaincre leurs partisans d’accorder leurs voix au PS pour le Modem ou à l’UMP pour le Modem mais surtout pour les sympathisants du FN. Ainsi, avec les reports de votes, François Hollande et Nicolas Sarkozy peuvent espérer de remporter les 50% +1 des votes et ainsi devenir présidents de la République française.

Marine Le Pen

D’ici le 6 mai, François Hollande et Nicolas Sarkozy parcourront la France afin de consolider leurs appuis dans les régions clés. Nicolas Sarkozy va essayer de convaincre les électeurs des régions du Sud-est très à droite de voter pour lui. Car les électeurs FN qui sont à l’extrême droite ne cautionne pas nécessairement les politiques néolibérales de l’UMP. Pour François Hollande le défi sera de plaire autant aux centristes de  Bayrou, qu’aux communistes et à la gauche radicale que représente Jean-Luc Mélenchon du Front de Gauche. Ainsi, Hollande et les stratèges du PS devront user de stratégies afin de ne pas se montrer trop ou pas assez à gauche afin de rassembler en son sein les forces de gauches. Déjà, Éva Joly d’Europe Écologie – Les Verts a exprimé le souhait que ses électeurs du premier tour reportent leurs votes sur le Parti socialiste et ainsi bloquer la voie au «Sarkozysme».

Jean-Luc Mélenchon

Déjà les attaques fusillent autant à droite qu’à gauche. Lundi, à l’ouverture des bourses européennes, Nicolas Sarkozy à profiter de la faible hausse des indices sur le territoire européen pour démontrer que les résultats du premier tour n’ont pas plu aux investisseurs et que de voter Hollande au 2e tour ferait de la France la 2e Grèce au point de vue économique. François Hollande de son côté fait fi de ces résultats et se concentre sur sa campagne et ne se laisse pas déranger par les attaques de ses adversaires. Déjà, dimanche soir, Nicolas Sarkozy a proposé lors de son discours à Paris de tenir trois débats durant les deux prochaines semaines de campagnes qui restent. Ce que François Hollande a refusé sans donner de raison. Ce qui donne l’opportunité à Nicolas Sarkozy et son équipe de monter une campagne de propagande visant à discréditer le candidat socialiste.

Reste à voir maintenant ce que les Français vont décider le 6 mai… continuer avec l’UMP au pouvoir depuis 1995 ou opter pour un président socialiste une première depuis l’autre François… François Mitterand.

Samuel Beauchamp

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Amnistie internationale interpelle le gouvernement du Québec

«Amnistie internationale interpelle le gouvernement du Québec afin de trouver une solution pacifique au conflit étudiant et de cesser de recourir à des moyens portant potentiellement atteinte à la liberté d’expression et au droit de manifester pacifiquement.

Nous avons pris connaissance du nombre grandissant de récits journalistiques, de témoignages et de rapports décrivant les tactiques policières lors des manifestations, les méthodes d’arrestation, les actes de vandalisme et autres formes de violence, dans certaines villes et universités au Québec.
Ces renseignements nous portent à croire que l’approche choisie pour assurer la sécurité lors des manifestations semble avoir entraîné des violations des droits fondamentaux associés aux manifestations pacifiques et au cours normal de la loi, notamment le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique et d’association, ainsi que le droit d’être protégé contre les arrestations arbitraires.» Lire la suite: Amnistie Internationale.

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« School as a business ? »

Collectif d’étudiants, de diplômés et de professeurs de HEC Montréal  23 avril 2012

L’entreprise est devenue l’institution centrale de notre monde. Présente presque partout sur la planète, elle prend en charge une part toujours plus importante de nos existences. Nous lui achetons la très grande majorité des biens et des services que nous consommons, avec de l’argent obtenu en lui vendant notre force de travail. Sa croissance est considérée par nos dirigeants politiques comme l’une de leurs premières responsabilités, sinon la première. Mais cette « entreprisation du monde » se traduit également par le fait que toutes les organisations sont désormais sommées de fonctionner sur le modèle de l’entreprise.
L’université n’échappe pas à ce totalitarisme d’un genre nouveau. En témoigne, par exemple, la décision récente de créer des maîtrises en anglais à HEC Montréal. Venant d’un établissement engagé depuis plus d’un siècle dans le développement d’un milieu d’affaires francophone au Québec, cette décision a de quoi déconcerter. Son motif est commercial : il s’agit d’attirer de nouveaux clients (ou d’en retenir certains), de pénétrer de nouveaux marchés et ultimement de passer devant quelques concurrents dans des palmarès internationaux destinés à des consommateurs en quête de formations rentables. Et tant pis si cela implique pour cet établissement public financé par le peuple québécois de produire des diplômés qui ne parleront pas un mot de français ! L’objectif est de croître, à tout prix.

La hausse des droits de scolarité que le gouvernement du Québec a décidé d’imposer aux étudiants universitaires à partir de septembre 2012 participe aussi, bien sûr, de ce processus d’« entreprisation » de l’université. Les discours de justification de cette hausse brutale envisagent l’étudiant comme un client-entrepreneur à qui l’on demande tout simplement de payer la marchandise qu’il convoite ; une marchandise dont on l’assure qu’elle constitue un « investissement personnel très rentable », le ministre des Finances du Québec en personne, Raymond Bachand, n’hésitant pas à en vanter le rapport qualité-prix : « Je ne vois pas où, en Amérique du Nord, les étudiants universitaires en auront plus pour leur argent qu’au Québec. »

Arrêter la destruction de la société

Les bonnes raisons de refuser cette « entreprisation » de l’université ne manquent pas. Traiter le savoir et la culture comme une marchandise, c’est d’abord prendre le risque qu’ils soient transmis non pas à ceux qui en ont besoin, mais à ceux qui peuvent payer – exit les plus démunis. C’est également prendre le risque que seuls les éléments de ce savoir et de cette culture les plus faciles à commercialiser (parce que plus « rentables » par exemple) continueront d’être offerts – exit la philosophie ou les programmes francophones, quand ils apparaîtront moins « vendeurs » que leurs équivalents anglophones. C’est encore prendre le risque qu’il n’y ait pas de transmission réelle de ce savoir et de cette culture, du fait que les efforts nécessaires pour les assimiler seront refusés par ceux qui auront payé cher le droit de les acquérir – exit les apprentissages lents et exigeants, parfois douloureux, au profit d’une « expérience » qu’on s’efforcera de rendre avant tout plaisante et distrayante. Lire la suite: Le Devoir/23/04/12

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La dette étudiante aux USA

Il faut être fanfaron et goguenard, comme l’est Jean Charest, pour prétendre que la hausse brutale des droits de scolarité de 75%, qu’il tente d’imposer tout aussi brutalement, n’aura pas d’impacts négatifs sur la fréquentation de l’université. À l’en croire, la «bonification» apportée au régime des prêts compensera largement les effets de la hausse. Le procédé, en plus d’être grossier, est franchement malhonnête. En substance: l’accès aux études supérieures n’est pas menacé par la hausse puisque l’accès au crédit est facilité! Le droit à l’éducation est ainsi protégé par le «droit» à l’endettement. La belle affaire! L’article qui suit montre à quelle catastrophe le gouvernement Charest risque de nous conduire en réduisant comme il le fait le juste idéal du droit à l’éducation à une vulgaire affaire de prêt bancaire:

«L’heure des inscriptions à l’université approche aux États-Unis avec son corollaire: la facture à payer. Et rembourser les prêts contractés, pour des études de plus en plus chères, peut être le fardeau de toute une vie dans un pays où la «dette étudiante» explose.

Pour la première fois, le montant total de la dette étudiante encore à rembourser a atteint en 2011 les mille milliards de dollars (1 trillion), a récemment annoncé une association d’avocats spécialisés dans les faillites (NACBA) qui se demande si cette «bombe» ne sera pas la prochaine crise majeure de l’économie américaine.

Il est vrai que les chiffres publiés par l’association, qui s’appuie sur les études de nombreuses organisations, donnent le tournis, sachant que l’énorme majorité des étudiants empruntent, via des prêts fédéraux ou auprès de compagnies privées, et malgré les bourses diverses.

Les Américains doivent désormais davantage en dette étudiante qu’en achats sur leur carte de crédit.

Pour l’année 2010, le montant des prêts a atteint pour la première fois la barre symbolique des 100 milliards de dollars.» Lire la suite: Cyberpresse 24/04/12

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Le recteur de l’U de M blâmé

Le ras le bol de Ponce Pilate

La Presse du 20 avril 2012 titre que le recteur de l’U de M en a ras-le-bol et est exaspéré par le climat de violence, « tout ça pour un dollar par jour d’augmentation ». Ce propos est lui-même violent pour plusieurs raisons.

Tout d’abord, il est tenu par quelqu’un qui fait près de 400 000$ par année et pour qui une telle hausse, ce n’est rien. Monsieur Breton omet également de préciser que l’augmentation de 1 dollar par jour durera pendant près de 5 ans, ce qui revient à une augmentation de 75% sur 5 ans. Mais surtout, il omet de dire qu’il est l’un des principaux instigateurs du chaos social qui a été engendré ces derniers temps. La conférence des recteurs et principaux des université du Québec (CRÉPUQ) demande depuis des années une telle hausse des frais de scolarité et ce sont eux que le Gouvernement libéral a choisi d’écouter en faisant la sourde oreille aux revendications des étudiant(e)s. Les recteurs sont donc les premiers responsables du vaste fiasco politique engendré par une hausse annoncée qui est aussi draconienne que provocatrice. En affirmant que la solution se trouve au bout de la route 20, il fait l’impasse sur sa propre responsabilité et choisit de se comporter en Ponce Pilate.

Enfin, le recteur a lui-même pris partie en faveur de l’autoritarisme et de l’intransigeance du gouvernement en ayant recours à une injonction, en forçant le retour en classe des professeur(e)s, des chargé(e)s de cours et des étudiant(e)s, peu importe le nombre d’étudiants en classe et peu importe si les associations auxquelles ils appartiennent ont voté majoritairement en faveur de la grève. Il a par-dessus le marché fait appel à des agences de sécurité externes au lieu de s’en tenir aux agents de sécurité à l’interne, ce qui équivaut à mettre en place une loi des mesures de guerre sur le campus. Dans les circonstances, son exaspération devant la violence est une façon de chercher à s’innocenter alors qu’en réalité il est par son arrogance l’un des principaux instigateurs de cette même violence.

Michel Seymour,
professeur de philosophie
Université de Montréal

Source: Profs contre la hausse

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