La solution: augmenter la hausse!

Un étalement de la hausse sur 7 ans au lieu de 5, «bonification» des prêts et bourses, remboursement proportionnel au revenu, conseil sur la gestion des universités, étude de l’impact de la hausse. Voilà en substance la «solution globale» présentée par le gouvernement Charest. Solution globale qui, selon les calculs de la ministre de l’éducation, représenterait un coût de 50 sous par jour pour les étudiants…

Il semblerait cependant que, paradoxalement, cet étalement sur 7 ans, en raison de l’indexation qui s’y ajoute, aurait pour effet de faire passer la hausse de $1625 à $1778!

«Selon une entrée Twitter du journaliste économique Gérald Fillion, ces nouvelles mesures annoncées par Québec feraient passer la hausse des droits de scolarité de 1625$ à 1778$, sur sept ans au lieu de cinq ans. Cela équivaudrait à une hausse de 82% sur sept ans, selon ses calculs.» Le Devoir, 27/04/12

La grève étudiante a été déclenchée pour lutter contre une hausse de 75% des frais de scolarité et , en guise de solution, 11 semaines plus tard, le premier ministre propose de faire passer cette augmentation à 82%. Sortie de crise?

BLx

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3 Commentaires

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3 réponses à “La solution: augmenter la hausse!

  1. JP Raymond

    La hausse a toujours été de 82% sur 7 ans. La nouvelle proposition consiste en une réduction des droits de scolarité, comparativement à la hausse initiale de 1625$ sur cinq ans.

    http://imageshack.us/f/269/droitsdescolarit.png/

    • Hugolin Delarive

      Ce n’est pas seulement une question de combien cela va coûté ou combien les étudiants doivent payer tout en ne s’appauvrissant pas et tout faisant rouler correctement les universités. C’est que l’on augmente les frais de scolarité alors que le gouvernement prétend que les universités manquent d’argent et qu’elles doivent rester compétitives sur le plan international, en plus, c’est une question que l’éducation est un droit et celles-ci doit être accessible à tous et toutes. Premièrement, pour ce qui est du manque d’argent il est possible d’aller le chercher ailleur déjà avec le rétablissement de la taxe sur le capital et le système d’imposition à dix palliers. De plus, le gouvernement coupe dans les cégeps, baisse les impôts et coupe par-ci par-là en prétextant vouloir atteindre l’équilibre budgétaire, alors que d’année en année les dépenses gouvernementales augmentent c’est un non sens. Dans cela nous pouvons voir quelle idéologie prédomine dans ce gouvernement : on coupe dans les programmes sociaux pour donner plus d’argent aux minières dans le Nord, aux amis du parti et à d’autres s’individus que je qualifie personnellement de peu scrupuleux. Deuxièmement, pour ce qui de la compétivité des universités, dans ce cas-ci il s’agit d’un affrontement entre deux visions de l’université. L’une qui voit l’université comme une usine à produire du savoir qui va faire du profit rapidement tout en suivant la logique du marché et l’autre un lieu de savoir fondammental et libre de toutes contraires marchandes. Derrière cette hausse ce cache un débat plus important : quelle rôle à l’université et à l’éducation en général voulons nous donner au Québec.

  2. Christiane Gauthier

    Ce que vous dites, M. Raymond, n’est pas exact car en 2018, on arrive dans les deux cas à $3946. La nouvelle proposition ne présente, à terme, aucune réduction des droits de scolarité, comme vous le prétendez. La seule chose que votre tableau établit, c’est qu’à ce sommet de 2018, on s’y rend plus lentement, mais aussi sûrement! De sorte que la pseudo économie de $1242 que vous faites miroiter n’est que transitoire et ne vaudra que pour quelques années et même pas pour une génération d’étudiants.

    En fait, un jeune élève du secondaire commencera ses études universitaires autour de 2018 et il devra encaisser toute la hausse. Pour lui, aucune économie n’aura été réalisée de quelque façon que ce soit. Il devra payer des droits de 82% plus élevés qu’en 2012.

    C’est ainsi que l’on voit que votre approche est racoleuse et, comme beaucoup d’approches gestionnaires ces temps-ci, à très courte vue. C’est d’ailleurs à cause de ce manque de perspective et de ce genre de «comptabilité créative» que l’économie mondiale va si mal. Les étudiants, eux, n’ont pas été abusés par ce miroir aux alouettes et l’on voit que leur lutte prend en compte les générations futures et dépasse leur seul intérêt personnel. Marchandisation de l’éducation, ça veut dire quelque chose pour eux…

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