Littérature en ligne : le cas énigmatique de l’hyperlittérature

Qu’est-ce que la littérature en ligne? La littérature en ligne réunit le concept de littérature, « les œuvres écrites, dans la mesure où elles portent la marque de préoccupations esthétiques. » (Dixel Dictionnaire), et le concept de publication en ligne, faisant étroitement référence à sa disponibilité sur le Web. À partir de cette définition, Oliver Gainon dresse une taxonomie en trois ramifications, illustrant que la littérature en ligne comporte :

«les œuvres imprimées sur papier, mais qui ne sont aujourd’hui accessibles que sur l’internet […], les œuvres dont la nature littéraire est traditionnelle (roman, essai, etc.) mais pour lesquelles le contenant n’est plus le papier […], et enfin les œuvres dont l’existence, la nature ou même la conception reposent sur une ou plusieurs caractéristiques du réseau : que ce soit l’interactivité, la dématérialisation, le caractère multimédia, etc. »(Gainon, 2001; p. 123)

Dans le cadre de ce court article, c’est précisément la troisième catégorie d’œuvres qui nous intéresse, car c’est au cœur de celle-ci que s’est forgé le concept d’hyperlittérature. Mais encore, qu’est-ce que l’hyperlittérature? Plus précisément au plan étymologique, le vocable hyperlittérature se compose du préfixe « hyper- », faisant certes référence à l’étymon grec Huper (au-dessus), mais qui, dans ce contexte, tire plutôt son inhérence du concept informatique nommé hypertexte : « Fonction permettant d’établir des liaisons entre les éléments (texte, image) de documents différents. » (Dixel Dictionnaire) À partir de ce préfixe apposé au substantif littérature, on voit naître le néologisme contemporain hyperlittérature, qui pourrait être défini d’un ordre générique comme une littérature parmi lesquelles gravite des liens hypertextuels hétéroclites.

Ces liens hypertextuels, se présentant dans un écrit et nous permettant de voyager d’un endroit à un autre sur le cyberespace, peuvent faire référence à plusieurs thématiques, desquelles peuvent surgir, par exemple, des liens vers les sources utilisées par l’auteur, une illustration visuelle de son idée, et cætera. Ce concept émergent permet ainsi d’enrichir et d’agrémenter le contenu d’un écrit littéraire avec plusieurs objets multimédias. En agissant en osmose avec l’échine du récit, lesdits objets multimédias permettent une grande flexibilité, voire une malléabilité, du produit final de l’œuvre réalisée par l’auteur, contribuant ainsi, dans certains cas, à la distorsion de la linéarité conventionnelle qu’offrent les récits littéraires dits classiques sur support analogique. Ladite éradication du concept de linéarité peut être illustrée avec l’aide d’une nouvelle création littéraire que l’hyperlittérature, dans l’univers interactionnel du Web 2.0, permet, c’est-à-dire une création littéraire hétérogène qui propose la collaboration de plusieurs auteurs sur un même écrit initial.

Afin d’illustrer ce concept de l’hyperlittérature par un exemple pragmatique, on vous suggère une explication appliquée à une situation fictive : un auteur X, conforme à ses lubies habituelles, décide de publier sur un site Wiki une histoire romanesque. Perturbé par une ellipse impertinente venant de l’auteur X, un auteur Y décide d’imaginer quelles auraient pu être les péripéties des protagonistes durant l’ellipse, et intègre un hyperlien à l’endroit même où l’ellipse se présente dans le texte de l’auteur X; on assiste alors, dans un contexte où plusieurs auteurs interviennent, que ce soit en amont ou en aval, sur un récit commun, à de l’hyperlittérature.

Ce concept rejoint également une idée semblable ayant pris son essor dans la littérature jeunesse au courant du XXe siècle, les «livres dont vous êtes le héros»;

«[La] notion d’hypertexte figurait déjà, avant le développement de l’internet, à une échelle évidemment moindre et avec des potentialités intrinsèquement limitées dans les « livres dont vous êtes le héros », dont le principe est d’être lu pas linéairement, mais en fonction d’un jeu d’embranchements et de choix renvoyant d’une page à l’autre […].» (Gainon, 2001; p. 130)

Bien que pour certains ce pan de l’hyperlittérature rejoint davantage un côté ludique de celle-ci, ces nouveaux styles de productions témoignent réellement d’un essor concret de la cyberculture. Parmi ces styles émergents prenant forme en symbiose avec les outils du Web 2.0, on compte la blogosphère, les sites Wikis, la musique construite en ligne, les expositions virtuelles, et cætera.

Par ailleurs, nous sommes également d’avis que l’opérationnalisation d’une littérature misant sur une stimulation active du spectateur est un reflet idoine de la société hypermoderne, où le paradigme préconisé tend vers une approche axée sur le divertissement, mais plus encore sur l’habitude des spectateurs à faire face à une stimulation constante. Afin d’expliquer plus clairement notre propos sur ce sujet, nous tenterons de l’expliciter à l’aide d’une analogie avec les œuvres cinématographiques actuelles; au XXIe siècle, tout se déroule vélocement, on peut même le constater avec la rapidité des changements de plans, d’angles de caméra, de champs/contrechamps et la présence des inlassables travellings que proposent la grande majorité des longs métrages présents dans nos salles de projection. On constate ainsi que le temps de quiétude, d’attente, voire de non-stimulation immédiate, a tendance à être radicalement élagué au profit d’une constante stimulation. Quel enfant peut, de nos jours, réellement prendre plaisir sans se fatiguer ou s’ennuyer devant une longue scène au cadre fixe digne d’un Chaplin?

Dans ce paradigme de la rapidité, où les jeux vidéo agissent également à titre de catalyseur dans cette ligne de pensée, on dirait que nous avons de plus en plus de difficulté à nous concentrer sur des passe-temps passifs, où la constante interactivité n’est plus au rendez-vous. En évitant l’écueil de sonner le tocsin prématurément, il nous semble que cette nouvelle méthode agressive pour accrocher l’attention des spectateurs se retrouve, en prémices, dans l’hyperlittérature; Ô horreur! Comment pourrais-je assumer de voir la littérature ainsi gangrenée? En lisant tranquillement mon Homère sous un tilleul, en prenant ici pour modèle Les Souffrances du jeune Werther de Goethe, croyez-moi, je ne veux pas de ces liens hypertextuels bizarroïdes! Mais, mes chers amis, en reprenant le bon mot d’Arthur Rimbaud : il faut et on se doit d’être absolument moderne!

Hugo Vaillancourt, étudiant au certificat en Archivistique : EBSI

Sources consultées :

Dacos, Marin et Pierre Mounier. 2010. L’édition électronique. Éditions La Découverte : Paris, 126 p.

Dixel Dictionnaire. 2010. Le Robert : Paris, 2100 p.

Fischer, Hervé. 2003. La planète hyper. Éditions vlb : Montréal, 304 p.

Gainon, Olivier. 2001. La littérature en ligne. In La publication en ligne, sous la dir. de Charlotte Nikitenko, Peter Stockinger et al., pp. 123-131. Mayenne (France) : Hermès Science Europe.

Patino, Bruno. 2008. Le devenir numérique de l’édition. La documentation française : Paris, 89 p.

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L’avenir leur appartient

Il n’y a qu’eux pour donner un sens à leur (notre) avenir. Maintenant 11 semaines que je suis le mouvement. Sur l’internet, dans les journaux, à la télé, au bureau, au supermarché, au café, dans l’autobus… dans la rue. Je suis troublée. Troublée par la beauté de ces jeunes, par autant de détermination de leur part. Par leur motivation, leur ténacité, leur courage et… leurs leaders si articulés. Ce sont des battants. Ils ne baissent pas les bras. Ils ont un objectif clair. Et ils l’atteindront. Toutes les caméras d’ici et du monde se tournent vers eux. Ils le méritent. Ils sont des exemples. Ils marchent en groupe, les coudes serrés. Ils me (nous) donnent des leçons. Des leçons de toutes sortes, mais surtout des leçons de vie.

Il y a 11 semaines, c’était moi qui leur donnais des leçons. Croyez-moi, ils en connaissent désormais plus que moi sur la vie, sur la manière d’envisager l’avenir. Le leur, mais aussi le nôtre. Car dans leur avenir, il y a le nôtre. N’est-ce pas? Ils sont nos enfants, notre relève, les partenaires de nos vieux jours. Avec eux, croyez-moi… on ne s’ennuiera pas!

J’ai beau creuser dans ma mémoire, de ma génération, je ne connais personne qui ait eu le courage d’autant de convictions. Avions-nous d’ailleurs des convictions? Peut-être aurions-nous dû nous poser la question. Et alors, nous lever, nous rassembler, nous mobiliser et… marcher en criant plus haut plus fort, pour que personne n’oublie que derrière nous, il y aurait nos (vos) enfants. Nous avons plutôt choisi de surfer sur ce que nous avions sans nous soucier ni du lendemain ni du voisin. Car dans cette bataille que livrent nos jeunes, il y a l’autre, le voisin. Celui qui marche avec eux, mais aussi celui qui est en classe alors que les autres manifestent pour ses droits également.

Je n’ai malheureusement pas eu la chance de mettre au monde des enfants. Si j’en avais eu, ce sont eux que j’aurais voulu avoir. Et depuis 11 semaines, je me plais à me dire que ces enfants, vos enfants, ceux-là mêmes qui se battent pour leur (notre) avenir, sont devenus les miens. Mais surtout que ce sont eux qui feront le monde de demain. Celui-là même dans lequel je (vous) vieillirai. Et croyez-moi, je n’ai aucune inquiétude à leur laisser la place qu’ils demandent et à leur donner les moyens qu’ils désirent pour mener à bien tous leurs projets les plus grands. Ils savent exprimer ce dont ils ont besoin pour arriver à leurs fins. Celles d’un monde meilleur pour eux et… pour nous!

Merci à vous de les avoir mis au monde et merci les jeunes d’être devenus ce que vous êtes.

Ne lâchez pas, nous sommes là.

Christine Levrot, enseignante, Cégep Marie-Victorin

Source: Journal Métro, 30/04/12

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Rhétorique de grève

Un article très intéressant paru dans Le Devoir se penche sur la «guerre des mots» dans le contexte de la grève étudiante, il en ressort ce que l’on sait depuis l’Antiquité et qui mérite de ne jamais être oublié, à savoir que la rhétorique est une arme redoutable qui confère un immense avantage à qui en a la maîtrise. En attestent l’éloquence et la force du verbe des leaders étudiants, tout comme la stratégie de communication du gouvernement.

La rhétorique est un art, une technique, qui enseigne comment user du langage de manière efficace. Elle apprend à mobiliser les ressources du langage pour produire des effets, dans le but de provoquer l’adhésion de l’auditeur. Mais indifférente à l’intention qui anime le discours, que celle-ci soit de dire la vérité ou de tromper, la rhétorique n’aura jamais qu’une fonction: persuader. L’appel senti à la justice, la démonstration objective de l’iniquité de la hausse des frais, c’est de la bonne rhétorique, mais suggérer à répétition que telle association encourage la violence ou le «50 cents par jour» de la ministre, c’est aussi de la bonne rhétorique.

C’est pourquoi la tradition philosophique, Platon en tête, enseigne qu’il est prudent de se méfier de la rhétorique; son rapport au langage n’étant pas exclusivement et résolument engagé dans la recherche de la vérité, elle est donc disponible pour qui veut déployer une logique de l’apparence: publicité, démagogie, et autres manipulations. Mais elle prêtera aussi main forte à qui voudra réfuter cette apparence. La rhétorique est ambigüe nous dit Platon, on la malmène alors qu’on ne peut s’en passer:

«N’aurions-nous pas, mon bon ami, maltraité la rhétorique un peu brutalement? Peut-être pourrait-elle nous dire: Qu’est-ce donc que vous débitez là? Vous êtes d’étranges raisonneurs. Je ne force personne à apprendre l’art de la parole sans connaître le vrai; mais, si mon avis a quelque valeur, qu’on s’assure d’abord la possession de la vérité, on viendra ensuite à moi; car j’affirme bien haut que sans moi on aura beau posséder la vérité, on n’en sera pas plus capable de persuader par les règles de l’art.» Platon, Phèdre, 260d.

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L’arnaque des prêts et bourses

Une analyse partiale, ou simplement réaliste?

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La hausse des droits de scolarité: un enjeu mondial

La lutte que mènent les étudiants québécois contre la hausse des droits de scolarité est-elle annonciatrice d’un mouvement destiné à s’internationaliser?

«Un blogue du New York Times laissait entendre que les droits de scolarité et les dettes d’étudiants deviendront un thème central du président américain, Barack Obama, dans sa campagne à sa propre réélection. Les étudiants « canadiens-français » étaient cités comme un exemple du débat sur les droits de scolarité s’inscrivant dans un cri du coeur international dénonçant le coût élevé de l’éducation. Les frais annuels pour une université privée aux États-Unis dépassant les 30 000 $ par année, et la dette collective des étudiants frôle 1000 milliards de dollars, une somme dépassant la totalité des dettes de cartes de crédit du pays.» Lire la suite: Le Devoir 30/04/12

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Lipdub ROUGE

Simon Renaud

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Pourquoi la culture?

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Le Sacre du Printemps Érable

Ce soir à 20h Le Sacre du Printemps Érable à l’Église Saint-Jean-Baptiste sur Rachel. Entrée libre et Informations
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Paris la nuit avec Space Invader

Un très bon film sur l’artiste de rue Space Invader qui discrètement et poétiquement s’applique, peu à peu, à envahir l’espace urbain des grandes villes du monde. Au moyen de carreaux de céramiques, il crée des figures dérivées du jeu vidéo japonnais  Space Invaders, l’archétype du shoot them up, figures qu’il colle sur les murs, en haut des portières, sur toutes les surfaces du mobilier urbain, socles de monument ou rampes de métro. L’effet est singulier car l’invasion ou l’appropriation de l’espace n’a rien d’intrusif, comme peut l’être le graffiti, les figures qu’ils apposent ne sont pas immédiatement visibles et quand par chance on en aperçoit une, on a l’impression qu’elle nous regardait, qu’elle nous avait vus avant qu’on nous l’ayons vue.

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50 sous par jour?

J’en connais au moins un qui n’est pas content…

Jean-Philippe Martin

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La solution: augmenter la hausse!

Un étalement de la hausse sur 7 ans au lieu de 5, «bonification» des prêts et bourses, remboursement proportionnel au revenu, conseil sur la gestion des universités, étude de l’impact de la hausse. Voilà en substance la «solution globale» présentée par le gouvernement Charest. Solution globale qui, selon les calculs de la ministre de l’éducation, représenterait un coût de 50 sous par jour pour les étudiants…

Il semblerait cependant que, paradoxalement, cet étalement sur 7 ans, en raison de l’indexation qui s’y ajoute, aurait pour effet de faire passer la hausse de $1625 à $1778!

«Selon une entrée Twitter du journaliste économique Gérald Fillion, ces nouvelles mesures annoncées par Québec feraient passer la hausse des droits de scolarité de 1625$ à 1778$, sur sept ans au lieu de cinq ans. Cela équivaudrait à une hausse de 82% sur sept ans, selon ses calculs.» Le Devoir, 27/04/12

La grève étudiante a été déclenchée pour lutter contre une hausse de 75% des frais de scolarité et , en guise de solution, 11 semaines plus tard, le premier ministre propose de faire passer cette augmentation à 82%. Sortie de crise?

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Charest contre-attaque

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Soirée de manif au centre ville

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Ce n’est pas rien

Vendredi dernier, je me suis fait arrêter comme 17 autres camarades devant le Palais des congrès. Nous étions venus manifester contre le Plan Nord, qui non seulement contribue à la destruction de notre planète et bafoue les droits fondamentaux des populations autochtones, mais rend aussi légal le pillage de nos ressources naturelles par des compagnies privées et étrangères. Nous étions en colère, mais d’une colère réfléchie.Lors de mon arrestation, j’étais assis, exerçant avec détermination mon droit à manifester. Des policiers m’ont demandé de me déplacer, je n’ai pas cédé, ils m’ont menotté. Je me retrouve accusé d’entrave à un agent de la paix et participation à une émeute.

Pendant 30 heures, nous avons été détenus six par cellule, à dormir par terre sur le béton, à avoir froid, à être en permanence éclairés par la lumière de néons, à partager le même bol de toilette et à avoir faim.

Ce fut pénible, mais ce n’est rien. Ce n’est rien, car, malgré le fait qu’on était derrière les barreaux, nous n’étions pas dans le camp des criminels. Non, nous étions dans le camp des justes. Ces maux endurés, ce n’est rien, ils n’ont pas étouffé nos mots.

Leurs matraques, ce n’est rien, elles ne briseront pas nos rêves. Leurs jets de poivre de Cayenne, ce n’est rien, ils n’aveugleront pas notre vision d’un monde meilleur. Leurs menottes, ce n’est rien, elles ne nous rendront jamais immobiles face à l’injustice. Leurs cages d’acier, ce n’est rien, elles ne feront pas disparaître nos esprits libres.

Nous voulons du changement, et ça, ce n’est pas rien.

Romain Wilhelmy-Dumont, Étudiant au Collège Jean-de-Brébeuf – Le 23 avril 2012

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Les Français entre deux tours…

Dimanche dernier, le 22 avril était tenu en France le premier tour de l’élection présidentielle. Les résultats officiels accordent à François Hollande du Parti socialiste 28,63%, Nicolas Sarkozy de l’Union pour un mouvement populaire 27,18%, Marine Le Pen du Front national 17,90%, Jean-Luc Mélanchon du Front de Gauche 11,11%, François Bayrou du Mouvement démocratique 9,13%, Éva Joly d’Europe Écologie – Les verts 2,31% , Nicolas Dupont-Aignant de debout la République 1,79, Philippe Poutou du nouveau Parti anticapitaliste 1,15%, Nathalie Arnaud de Lutte ouvrière 0,56% et Jacques Cheminade de Solidarité et Progrès 0,25%.

Les deux gagnants de ce tour Nicolas Sarkozy et François Hollande devront donc s’affronter au 2e tour qui aura lieu le 6 mai prochain. Entre temps, les deux formations politiques devront faire du «jeu de coulisses» afin de convaincre François Bayrou (MoDem – Centre) et Marine Le Pen (FN – extrême droite) de convaincre leurs partisans d’accorder leurs voix au PS pour le Modem ou à l’UMP pour le Modem mais surtout pour les sympathisants du FN. Ainsi, avec les reports de votes, François Hollande et Nicolas Sarkozy peuvent espérer de remporter les 50% +1 des votes et ainsi devenir présidents de la République française.

Marine Le Pen

D’ici le 6 mai, François Hollande et Nicolas Sarkozy parcourront la France afin de consolider leurs appuis dans les régions clés. Nicolas Sarkozy va essayer de convaincre les électeurs des régions du Sud-est très à droite de voter pour lui. Car les électeurs FN qui sont à l’extrême droite ne cautionne pas nécessairement les politiques néolibérales de l’UMP. Pour François Hollande le défi sera de plaire autant aux centristes de  Bayrou, qu’aux communistes et à la gauche radicale que représente Jean-Luc Mélenchon du Front de Gauche. Ainsi, Hollande et les stratèges du PS devront user de stratégies afin de ne pas se montrer trop ou pas assez à gauche afin de rassembler en son sein les forces de gauches. Déjà, Éva Joly d’Europe Écologie – Les Verts a exprimé le souhait que ses électeurs du premier tour reportent leurs votes sur le Parti socialiste et ainsi bloquer la voie au «Sarkozysme».

Jean-Luc Mélenchon

Déjà les attaques fusillent autant à droite qu’à gauche. Lundi, à l’ouverture des bourses européennes, Nicolas Sarkozy à profiter de la faible hausse des indices sur le territoire européen pour démontrer que les résultats du premier tour n’ont pas plu aux investisseurs et que de voter Hollande au 2e tour ferait de la France la 2e Grèce au point de vue économique. François Hollande de son côté fait fi de ces résultats et se concentre sur sa campagne et ne se laisse pas déranger par les attaques de ses adversaires. Déjà, dimanche soir, Nicolas Sarkozy a proposé lors de son discours à Paris de tenir trois débats durant les deux prochaines semaines de campagnes qui restent. Ce que François Hollande a refusé sans donner de raison. Ce qui donne l’opportunité à Nicolas Sarkozy et son équipe de monter une campagne de propagande visant à discréditer le candidat socialiste.

Reste à voir maintenant ce que les Français vont décider le 6 mai… continuer avec l’UMP au pouvoir depuis 1995 ou opter pour un président socialiste une première depuis l’autre François… François Mitterand.

Samuel Beauchamp

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