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Steeve Jobs 1955-2011

Steeve Jobs , le fondateur de la compagnie Apple, est mort à l’âge de 56 ans des suites d’un cancer du pancréas qu’il combattait depuis 2005. Le président Obama a déclaré: «Il n’y a pas de meilleur hommage au succès de Steve que le fait que la majorité du monde a appris son décès sur une machine qu’il a inventée.»

«Je veux vous raconter trois histoires de ma vie», disait Steeve Jobs en 2005 dans un très beau discours prononcé devant les étudiants de l’Université Standford lors de la remise des diplômes. En voici un extrait:

«Quand j’avais 17 ans, j’ai lu une citation du genre : « Si vous vivez chaque jour comme si c’était le dernier, un jour viendra qui vous donnera raison ». J’en ai été marqué, et depuis lors, au cours des 33 dernières années, je me suis regardé dans le miroir chaque matin et je me suis dit : « Si c’était le dernier jour de ma vie, est-ce que je voudrais faire ce que j’ai à faire aujourd’hui ? » Et à chaque fois que la réponse est « Non » plusieurs matins d’affilée, je sais que je dois changer quelque chose.

L’outil le plus important que j’aie trouvé pour m’aider à prendre de grandes décisions, c’est de me souvenir que je serai bientôt mort. Parce que presque tout – ce qu’on espère des autres, l’orgueil, la peur d’être ridicule ou de se planter – tout cela disparaît face à la mort, et ne reste que ce qui est vraiment important. Pour éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre, le meilleur moyen est de vous rappeler que vous allez mourir. Vous êtes déjà nu. Alors autant suivre votre coeur. (…)

Votre temps est limité, alors ne le perdez pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre. Evitez d’être piégé par le dogme – c’est-à-dire vivre sur les résultats des pensées des autres. Ne laissez pas votre voix interne être noyée par le bruit des opinions des autres. Et plus important que tout, ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. Eux savent déjà ce que vous voulez réellement devenir. Tout le reste est secondaire.»

BLx

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«Nous sommes les 99%»

Le mouvement «Occupy Wall Street» entre dans sa troisième semaine et continue à prendre de l’ampleur. D’abord limité à New York, ce mouvement qui conteste l’emprise du monde de la finance sur l’économie mondiale, s’étend maintenant à l’ensemble des États-Unis (Los Angeles, Boston, Chicago…) et traversera la frontière pour gagner Toronto (et Montréal?) le 15 octobre. Ceux qu’on appelle les « indignés de Wall Street» ont déjà reçu l’appui du financier milliardaire Georges Soros: «Je comprends leur réaction, franchement. […] J’ai de la sympathie pour leurs opinions». Les grandes banques américaines ayant bénéficié de l’argent public pour se tirer de la faillite où elles s’étaient elles-mêmes plongées en raison de la création de produits financiers toxiques, le Papier commercial adossé à des actifs, produits responsables de la crise des subprimes, plutôt que de consentir des prêts aux petites et moyennes entreprises augmentent les coûts du crédit, consolident leurs profits et versent à leurs cadres des bonus immérités. Voilà maintenant que le président de la Banque centrale américaine, Ben Bernanke, pas exactement un gauchiste, éprouve lui aussi de la sympathie pour ce mouvement d’indignation: «Ils reprochent, non sans raison, aux problèmes du secteur financier de nous avoir menés à la pagaille dans laquelle nous nous trouvons». Le slogan «Nous sommes les 99%» pointe vers le 1% de riches qui dominent le jeu qui appauvrit tout le monde.

Ceux qui doutent de l’objectivité journalistique affichée par les grands médias qui, le plus souvent, sont la propriété de «corporations» dont les intérêts sont intimement liés à ceux de Wall street et qui, à ce titre, n’ont pas pour mission d’informer le public mais seulement de relayer le point de vue du «Capital» et de ne donner à voir, pour reprendre l’expression de Guy Debord, que le «spectacle de la marchandise», verront leurs appréhensions confirmées au visionnement de cette compilation préparée par l’équipe de Think Progress. Non seulement les médias «mainstream» feignent-ils d’ignorer et de ne pas comprendre la juste colère du mouvement «Occupy Wall Street», mais ils se permettent d’insulter ceux qui y participent: «des paresseux qui ne veulent pas travailler», «des insignifiants aux cheveux sales qui ont le nez percé», «des anarchistes radicaux qui veulent détruire le capitalisme», «des enfants gâtés qui ne savent pas ce qu’ils veulent», etc. Pitoyable!

BLx

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River of the net

L’artiste américain, Ryan Trecartin, surtout connu pour la production de vidéos à la limite du supportable en raison de leur caractère outrancier, parodique et halluciné, version exacerbée de l’imaginaire véhiculé par la culture de masse nord américaine, a ouvert le site internet riverofthe.net avec la collaboration de David Karp, le créateur de la plateforme Tumblr. Il s’agit donc d’un site qui recueille des vidéos, d’une durée maximale de 10 secondes, qui sont téléversées par les utilisateurs à qui il est aussi demandé de les répertorier à l’aide de trois mots clés qui apparaîtront au bas de l’écran (pour accéder à la page technique et au répertoire il faut cliquer en haut, à la droite de l’écran). Le résultat est tout à fait stupéfiant: on voit défiler un flux continu d’images disparates et désordonnées allant du plus candide au plus obscène, en passant par le plus trivial qui soit. De plus, la possibilité de modifier à tout moment les catégories amplifie le niveau de chaos généralisé et communique l’impression de naviguer au sein d’un état de conscience planétaire psychotique et totalement irréfléchi. À consommer avec prudence, âmes prudes s’abstenir.

BLx

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Jean-Paul Gaultier au MBA

Il ne reste plus que quelques jours, jusqu’au dimanche 2 octobre,  pour voir au Musée des beaux-arts cette très belle exposition consacrée au toujours très inspiré couturier français Jean-Paul Gaultier.

BLx

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Université de la transe : Paris FZ et Simo T diplômés!

C’est le premier août dernier que le «Tiësto’s College Invasion Tour» ouvrit ses portes à tous les DJ’s amateurs de la planète. C’est plus d’une centaine de remix de la chanson «Work Hard, Play Hard – Tiësto Feat. Kay» qui furent envoyés à nul autre que Tiësto lui-même pour juger qui aura la chance de signer chez Musical Freedom et  fièrement «graduer» dans l’univers de la musique transcendental Électro-House progressive.

Partant largement favoris à cause de la très grande popularité de ce type musical, les européens de Suède, d’Allemagne, d’Italie, d’Angleterre, de France et des Pays-Bas se sont tous fait damner le pion par un duo … du Canada, mais encore, du Québec, MAIS PLUS ENCORE, de Montréal ! Ici pour en apprendre plus sur le talentueux duo et leur ascension fulgurante et sur Tiësto ou encore sur des évènements musicaux d’envergure.

Jean-Nicolas Bédard

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Pauvreté, Privatisation, Partisanerie (PPP)

Comme tout le monde le sait maintenant, les syndicats des professeurs et des étudiants dénoncent conjointement le projet de partenariat public-privé (PPP) entre l’Impact de Montréal et le Collège Marie-Victorin. Les défenseurs du projet estiment que ce PPP relève du « gros bon sens» et qu’il représente une occasion à ne pas manquer en cette période de restriction budgétaire. En effet, prétendent-ils, l’État n’ayant plus d’argent, les établissements d’enseignement n’auraient d’autre choix que de se financer en se tournant vers le partenariat avec le privé. Riches de leur « gros bon sens », ils accusent alors les opposants (= nous les professeurs et les étudiants) de ne pas être réalistes et d’être aveuglés par des considérations purement « idéologiques ». Et pourtant… lorsqu’on s’attarde un tant soit peu aux différents PPP (à Marie-Victorin comme au Québec en général) on a pas vraiment l’impression que c’est le « gros bon sens » qui prévaut, au contraire, ce qui frappe c’est plutôt l’entêtement du gouvernement à penser que moins d’État c’est mieux et ce en dépit de l’évidente catastrophe où la déresponsabilisation de l’État nous a conduits: dépassement des coûts, fausse facturation, collusion, corruption et autres méfaits qui montrent que l’État a beaucoup d’argent à mal dépenser et qui poussent la population à réclamer une Commission d’enquête publique pour faire le ménage. Alors, qui du gouvernement libéral ou de ses adversaires fait le plus dans l’idéologie? Cette vidéo nous fait bien comprendre qu’il en va dans le domaine de l’éducation comme dans tous les autres secteurs: le gouvernement dépense mal l’argent qu’il dit par ailleurs ne pas avoir car il fait des choix « idéologiques ».

Voir aussi le blogue de l’IRIS.

JPM et BLx

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De l’art en tranche

En ce mardi ensoleillé, je déjeunais sur le campus et quelque chose a attiré mon attention de l’autre côté de la rue. Sur la rue Ste-Catherine à côté du Pavillon Judith-Jasmin (entre les deux facades d’église), deux personnes étaient en train de faire une installation sur l’herbe. Je les ai observées un moment mais je n’arrivais pas à comprendre ce qu’ils créaient. Lorsque je me suis approchée (l’installation terminée) j’ai découvert ce que vous pouvez voir (désolée pour la qualité, mon téléphone cellulaire n’aime pas beaucoup les contre-jour) sur les photos, c’est-à-dire un grand carré fait avec des tranches de PAIN surmonté d’un « tas » de baguettes et de miches de pain. Il y a une petite affichette plantée devant l’oeuvre mais elle ne nous informe sur…rien! On y retrouve le logo de l’UQAM et les lettres « erre ».

Je n’arrivais pas (et n’arrive toujours pas) à en dégager le concept malgré les idées qui me venaient à l’esprit.. Le pain est le symbole de beaucoup de chose mais je restais sans indice « à me mettre sous la dent »! Toutefois, je n’ai pas pu m’empêcher de voir le « clash » entre une oeuvre constituée par des denrées alimentaires et la personne sans-abris qui dormait sur le banc juste en face…Que dites-vous de ce genre d’utilisation de la nourriture ?

Carolane Bilodeau

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Corrida et anti-corrida

Tandis qu’en France la corrida entre au «patrimoine culturel immatériel», la Catalogne ferme les arènes et proclame l’interdiction de la corrida à compter du 1er janvier 2012.

Je ne veux pas le voir!

Dis à la lune de venir.
Je ne veux pas voir le sang
d’Ignacio sur le sable.
Je ne veux pas le voir!
(…)
Oh, mur blanc de l’Espagne!
Oh, noir taureau de douleur!
Oh, sang dur d’Ignacio!
Oh, rossignol de ses veines!
Non.
Je ne veux pas le voir!

Ces vers de Federico Garcia Lorca, tirés du poème Le sang répandu et qui font partie du Chant funèbre pour Ignacio Sanchez Mejias, torero et ami du poète, n’ont d’aucune façon inspiré le mouvement anti-corrida. Ce mouvement n’a pas réclamé l’interdiction de la corrida pour sauver des vies humaines qui s’exposent au péril de La mort dans l’après-midi, pour reprendre le titre d’un livre d’Ernest Hemingway entièrement consacré à l’apologie de la tauromachie.

Non, ce que le mouvement anti-corrida ne voulait plus voir c’était plutôt le sang du taureau sur le sable de l’arène. La défense des animaux, l’évocation des droits de l’animal est une cause importante, peut-être même l’une des plus importantes pour ce siècle-ci. La question de l’animalité de l’animal est aussi l’une des questions les plus mystérieuses qui soient; je pense à cette phrase de Georges Bataille: «L’animal ouvre devant moi une profondeur qui m’attire et qui m’est familière. Cette profondeur, en un sens, je la connais : c’est la mienne. Elle est aussi ce qui m’est le plus lointainement dérobé, ce qui mérite ce nom de profondeur qui veut dire avec précision ce qui m’échappe.» Théorie de la religion (1948), Gallimard, p. 52-53. Cette mystérieuse connexion entre l’homme et l’animal est à l’origine d’innombrables mythes et rituels religieux, elle accompagne, au moins depuis l’homme de Lascaux, la conscience que l’homme a de lui-même, cette connexion est même initiatrice de l’expérience du sacré. La corrida s’inscrit dans le prolongement de ce rapport à l’animal, et si «l’élégance sous la pression» (Hemingway) dont fait preuve le toréro a quelque chose du spectacle héroïque, en son fond elle est bien plus proche du sacrifice rituel que du spectaculaire, en tant qu’elle est la mise en scène solennelle d’une mise à mort la corrida n’a rien du divertissement, elle ouvre à la violence du sacré.

Au coin des rues, groupes de silence
à cinq heures de l’après-midi.
Quand vint la sueur de neige
à cinq heures de l’après-midi,
quand la plaza se couvrit d’iode
à cinq heures de l’après-midi,
la mort mit des oeufs dans la blessure
à cinq heures de l’après-midi.
(…)
Les plaies brûlaient comme des soleils
à cinq heures de l’après-midi,
et la foule brisait les fenêtres
à cinq heures de l’après-midi
À cinq heures de l’après-midi.

Lorca, La blessure et la mort, Op. cit.


Le sacré, la violence, la mort, transposés dans la symbolique de l’arène, en plein soleil, à cinq heures de l’après-midi, les groupes de défense des animaux ne veulent rien voir de tout cela, la corrida n’est pour eux que « barbarie ».

BLx

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Le Ciné-Club reçoit Bruno Pucella

Mercredi le 28 septembre, le Ciné-Club du Cégep Marie-Victorin reçoit
Bruno Pucella, de 14h à 17h, au E-310.
Bruno Pucella a commencé au cinéma comme preneur de son et est devenu un
monteur sonore respecté dans l’industrie. Il a travaillé sur plusieurs
courts métrages, documentaires et longs métrages de fiction, dont
« Bum rush » de Michel Jetté. Il est aussi réalisateur de courts métrages et
de documentaires.Bruno viendra nous présenter enavant-première « Gospel
according to Vivienne », son tout dernier documentaire en tant que
réalisateur, ainsi que certains de ces courts métrage dont « Perle »,
qui avait été sélectionné au Festival International du Court Métrage de
Clermont-Ferrand.
Il sera là aussi pour répondre à vos questions sur son œuvre et parler du
métier de réalisateur, de documentariste,de scénariste, de preneur de
son, de monteur sonore… et de musicien!
Une description du film « Gospel » est disponible ici

Une fiche de « Perle » se trouve ici

Vous pouvez aussi consulter son site web: http://www.pucellab.ca/

Au plaisir de vous y voir en grand nombre!

Guillaume Campeau

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R.E.M.: R.I.P.

Le groupe R.E.M. annonce sa séparation.

«Athens, Géorgie — C’est la fin pour R.E.M. Après 31 ans d’existence, les rockeurs américains ont annoncé hier leur séparation «définitive».

«Nous quittons avec un grand sentiment de satisfaction […] et d’étonnement face à tout ce que nous avons accompli», ont écrit les musiciens sur le site Internet du groupe. «À tous ceux qui ont été touchés à un moment ou à un autre par notre musique, nos plus profonds remerciements de nous avoir écoutés», peut-on également lire sur le site Web.

Le meneur du groupe, Michael Stipe, a ajouté: «Un homme sage a déjà dit: « Il faut savoir à quel moment partir lorsqu’on est invité à une fête ».»

La formation musicale, dont les membres d’origine sont Mike Mills, Peter Buck et Bill Berry — ce dernier a quitté le groupe en 1997 —, a lancé sa première chanson, Radio Free Europe, en 1981. Ils ont rapidement retenu l’attention. L’album Document, paru en 1987, leur a permis de se positionner avantageusement dans le paysage musical, notamment grâce à la chanson The One I Love.

Fort de ce succès, R.E.M. a sorti coup sur coup les albums Green (1988), Out of Time (1991), et Automatic for the People (1992). Un peu plus tôt cette année, la formation musicale a fait paraître l’album Collapse Into Now.

«Pendant la dernière tournée, alors que nous travaillions sur Collapse Into Now et sur une compilation de nos plus grands succès, nous avons commencé à nous demander ce qui allait bien suivre, explique Michael Stipe sur le site Web de R.E.M. Nous avons réalisé que ces chansons représentaient une frontière naturelle entre les 31 ans que nous avons passés ensemble et l’avenir… Le moment nous semble tout simplement idéal.» Le Devoir

L’inoubliable Losing my religion

BLx

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Pas de pacte avec l’Impact!

François Parent, Président du Syndicat des Professeurs du Collège Marie-Victorin

Quand je vois mon chef, je vois la vie en rose…

Ferveur militante

Présence du Syndicat Étudiant du Cégep Marie-Victorin et en effet WTF le PPP!

Ligne de piquetage sur Henri-Bourassa, devant le bureau de comté de la députée de Bourassa-Sauvé, Line Beauchamp, Ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport

Appel lancé à la Ministre de l’Éducation

Virginie Robert, Secrétaire générale du Syndicat étudiant, et François Parent présentant à sa représentante une série de questions destinées à la Ministre

BLx

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«J’aime moins la télévision qu’avant»

«J’aime moins la télévision qu’avant», c’est ce que l’écrivain et auteur de plusieurs téléromans Victor-Lévy Beaulieu aurait dit en ondes, en direct, lors du Gala des prix Gémeaux, si toutefois on le lui avait permis. Récipiendaire du Grand Prix de l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision, VLB devait plutôt accepter cet hommage hors des ondes, dimanche après-midi, avant que ne commence la télédiffusion du Gala en soirée. Plus sensible à l’insulte qu’à l’hommage, VLB a refusé de se présenter. Voici donc quelques extraits de ce qu’il aurait dit, en ondes, à ceux qui font la télévision aujourd’hui:

«J’aime moins la télévision qu’avant. Depuis la multiplication des chaînes et sa concentration entre les mains de quelques propriétaires, on ne peut plus parler vraiment de qualité: le petit écran est devenu un gigantesque fourre-tout dont la médiocrité saute aux yeux dès qu’on a le courage de passer une journée devant son téléviseur. C’est que la télévision ne pense plus guère, elle se contente de plus en plus de réfléchir comme un miroir ce qu’elle croit que la société est devenue: un ramassis de faits divers que rien ne relie entre eux, sinon la bonne conscience de ses animateurs qui croient qu’en agissant ainsi, ils vous apportent la démocratisation de la télévision. Tout le monde y a désormais droit de parole, et davantage ceux qui sont tordus que les gens de santé, davantage ceux qui sont malades, paumés, imbéciles, détraqués ou devenus légumes que les citoyennes et les citoyens débordant d’un trop-plein de vie. (…)

«J’aime moins la télévision qu’avant. Ses archives sont pleines de trésors, qu’on aurait grand intérêt et grand plaisir à revoir. Mais ça demanderait du travail, donc de l’argent à investir, et nos grands diffuseurs ne veulent ni de l’un ni de l’autre. Pour la centième fois, on a droit à Scoubidou, à Ma sorcière bien-aimée, à C.S.I. Miami, à La Petite Maison dans la prairie, à Beverly Hills 90210 ou à FBI: flic et escroc. On peut désormais passer toute sa journée devant son téléviseur à ne voir que ce qu’il y a eu de moins bon à la télévision américaine des années 1960 à 1980. (…)

«J’aime moins la télévision qu’avant. Tandis que le rêve américain s’effondre, nous importons des États-Unis de plus en plus d’émissions et de films dont on ne prend même plus la peine de traduire les génériques ni les titres (par exemple, The Price Is Right). Avez-vous regardé une seule fois Qui perd gagne, cette émission sur des obèses étatsuniens qui sont récompensés quand ils maigrissent et punis quand ils ne maigrissent pas? C’est au-delà de toute indignité! (…)

«J’aime moins la télévision qu’avant. Parce qu’elle ne nous invente plus, elle nous évente. Parce qu’elle ne nous invente plus, elle nous éventre. De quoi comprendre que mon nationalisme et mon être identitaire en saignent comme cochon qu’on égorge.» Texte complet ici.

BLx

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Vu de mon balcon

Vol d’outardes, automne précoce…

BLx

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Maus: l’auteur est en ville!

«La Librairie Drawn & Quarterly, SBC galerie d’art contemporain et POP Montréal présentent What the %&*! Happened to Comics?, une conférence par l’icône de la bande dessinée et récipiendaire du prix Pulitzer Art Spiegelman. Cet événement unique offre aux amateurs de bandes dessinées l’occasion d’entendre de première main l’un des grands conteurs de la discipline. Spiegelman accompagne son public à travers un récit chronologique de l’évolution de la bande dessinée. Il marque par ailleurs la sortie de Meta Maus, un ouvrage de référence pour accompagner son mémoire bédé Maus. Ne vous privez pas de cet événement singulier !» Vu sur le site de la librairie. Pour une présentation de ce chef-d’oeuvre de la BD, voir l’article de Réjean Cormier ici.

Lancement de Meta Maus et Conférence de Art Spiegelman: What the %&*! Happened to Comics?

Samedi 24 septembre à 16h
Université Concordia, salle H-110
1455 Maisonneuve Ouest
billets à $20 en vente à la librairie et en ligne dès maintenant!

BLx

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Coup de pouce et coup de publicité!

Je voulais partager avec vous mes deux coups de coeur de la semaine parmi les oeuvres que j’ai eu la chance de découvrir cette semaine à l’UQAM! Tout d’abord, le travail d’un artiste sculpteur français du nom de César (de son nom de famille) qui a vécu entre 1921 et 1998. Il présente pour la première fois ce monumental POUCE (calqué du sien) en 1965 et en fera par la suite plusieurs versions de différentes tailles et matériaux dont l’un des plus connus se trouve à Paris dans le quartier des affaires. Une oeuvre certainement très ludique mais que l’on peut associer tout de même à différents sens, il n’y a qu’à penser au nom de l’artiste qui renvoie au grand empereur qui avait le pouvoir de vie ou de mort d’un simple signe de son pouce ! Comme je le mentionnais, une des plus grandes copies se trouvent dans le quartier des affaires à Paris, et la verticalité de la sculpture n’est pas sans rappeler les gratte-ciels que l’on peut retrouver dans cet endroit de la ville. Le pouce arrive presque à se fondre dans le décor !

Dans un tout autre genre maintenant, une publicité qui a eu l’effet d’une bombe en France malgré qu’elle n’aie été affichée qu’environ trois heures ! En février 2005, Marithé et François Girbaud, un couple de stylistes, a lancé une affiche publicitaire pour sa nouvelle collection dont le concept reprend le dernier repas de Jésus et ses apôtres ; la Cène. On y voit une femme au centre à la place du Christ et tous les « apôtres » sont aussi des femmes. On ne voit en fait qu’un seul homme sur l’image, à demi-nu et de dos. L’audace du concept et le méga-format ont fait de cette affiche une grosse machine. Le cas a créé toute une polémique quand le couple s’est vu poursuivi en justice par l’Association «Croyances et Libertés». L’image a fait le tour du monde comme message de la liberté d’expression. On peut dire que le coup de publicité est réussi !

Carolane Bilodeau

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