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Carrés rouges à Cannes

«Hier soir, Xavier Dolan et son équipe de Laurence Anyways se préparaient à monter le tapis rouge, en arborant des carrés de la même couleur. Des pans de feutrine avaient été dégotés dans un magasin de Cannes pour y découper les insignes du printemps érable, comme on dit. Le jeune cinéaste se sentait nerveux, sans trop démêler si c’était cette soirée de gala ou le stress de ne pouvoir manifester avec ses compagnons manifestants en colère. Il est l’ambassadeur de la jeunesse québécoise ici. Et sa voix porte.» La suite: Le Devoir 19/05/12

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Itinéraires des prochaines manifs

Avant de participer à une manifestation, il faut s’assurer qu’elle est bien légale.

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Loi 78: Le Barreau du Québec formule de sérieuses inquiétudes

«Montréal, le 18 mai 2012 – Alors que les débats sur la présentation du projet de loi 78 Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent sont en cours à l’Assemblée nationale, le Barreau du Québec formule de sérieuses inquiétudes à l’égard de ce projet de loi. « J’estime que ce projet de loi, s’il est adopté, porte des atteintes aux droits constitutionnels et fondamentaux des citoyens. L’ampleur de ces limitations aux libertés fondamentales n’est pas justifiée pour atteindre les objectifs visés par le gouvernement », souligne le bâtonnier du Québec, Me Louis Masson, Ad. E.

« Dans son analyse préliminaire, le Barreau du Québec est notamment préoccupé par les limitations apportées au droit d’association et au droit de manifestation. De plus, nous critiquons la judiciarisation des débats et le recours à la justice pénale prévus dans le projet de loi », ajoute le bâtonnier Masson.» Lire la suite: Barreau du Québec

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Contestation de la loi spéciale

Dès mardi, la loi 78 limitant sévèrement la liberté d’expression, d’association et de manifestation sera contesté. Les associations étudiantes  sont spécifiquement visées par cette loi qui comporte des dispositions prévoyant de fortes amendes et la saisie des cotisations en cas d’infraction. La Fecq, ainsi que la Feuq et la CLASSE, ont donc l’intention des contester cette loi devant les tribunaux en déposant une «requête en nullité». Cette démarche bénéficie d’un important soutien populaire: une pétition d’appui à la requête en nullité de la loi spéciale 78 a recueilli en quelques heures plus de 140 000 signatures. Pour signer la pétition: http://www.loi78.com/

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Loi 78: une «agression» selon les historiens

«Un important groupe d’historiens du Québec dénonce la loi d’exception du gouvernement Charest qui vise à écraser par la force le mouvement étudiant. Ceux qui ont «documenté, avec d’autres, l’histoire politique du Québec» affiment «que rarement a-t-on vu une agression aussi flagrante être commise contre les droits fondamentaux qui ont sous-tendu l’action sociale et politique depuis des décennies au Québec.» La suite: Le Devoir, 18/05/12

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Le «nous», hors la loi?

Lire texte de la loi ICI

En lisant le texte de cette loi, on aura présent à l’esprit cette réflexion de Platon:

Socrate : «Pourrais-tu trouver meilleur indice d’une éducation médiocre et déshonorante dans une cité que le besoin de médecins et de juges, à qui on fait honneur non seulement chez les gens ordinaires et  les travailleurs manuels, mais aussi chez ceux qui se vantent d’avoir été formés dans un esprit libéral? Ne trouves-tu pas que c’est une honte et l’indice sérieux d’un manque d’éducation que de se trouver contraint de recourir à une justice empruntée à d’autres, qu’on regarde comme des maîtres et des arbitres, en raison de l’impossibilité d’en trouver chez soi?

Glaucon: C’est la chose la plus honteuse de toutes.

Socrate: Ne crois-tu pas, repris-je, qu’il est plus honteux encore, non seulement de passer la majeure partie de sa vie dans des tribunaux, engagé dans des procès à la défense ou à la poursuite, mais encore, par manque de conviction morale, de se laisser persuader de faire bonne figure pour cette seule raison qu’on se croit habile à être injuste et capable de tous les subterfuges, de s’échapper par mille ruses et détours et de se tirer d’affaire au prix de contorsions? À quelle fin? Pour éviter la justice et ce, au sujet de questions insignifiantes et dépourvues de valeur, parce qu’on ne sait pas combien il est plus beau et plus noble d’ordonner sa vie de manière à ne pas avoir besoin d’un juge qui dort sous votre nez.»

Platon, La république, livre III, 405a-405d, traduction G. Leroux, GF Flammarion, p. 194.

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3 filles répondent à leur père

Bonjour,

nous nous appelons Florence, Naomie et Léa Tremblay. Nous sommes les 3 filles de ce père qui a écrit au sujet du mouvement carré rouge la semaine dernière, et dont la lettre fut publiée dans La Presse.

Voici le lien pour la lire: http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201205/08/01-4523295-de-la-mauvaise-foi.php

Et voici notre réponse:

Le 14 mai 2012, 13e semaine de la grève étudiante

Cher Papa,

Nous comprenons que tu sois fâché.
Ta colère nous apparaît comme le produit de la lente désillusion des idéaux sociaux de ta jeunesse, exacerbée par des préjugés sur les «vraies» intentions crottées des leaders étudiants et de tous ceux qui participent au mouvement. Cependant, bien que nous soyons conscientes du cheminement qui t’a mené à prendre cette position face au conflit, nous osons espérer que tu puisses également comprendre que nous tenons à certains idéaux sociaux différents des tiens.

Pour commencer, il y a un principe que Guillaume Lépine, une de nos connaissances, et fondateur de l’École de la Montagne Rouge, résume si bien: «Aujourd’hui pour moi, demain pour toi».

Nous pensons que manifester aujourd’hui, c’est de revendiquer un meilleur lendemain. Tu sais, personne -enfin, très peu d’entre les étudiants, qui justement ont fait le choix d’étudier et d’assister à leur cours en temps normal, et certainement pas nous- n’AIME être en grève… Si les étudiants se mobilisent, c’est parce que le désir de changement vaut plus qu’une session d’étude; on projette notre vision au-delà de la grève. Oui, au-delà de la grève, nous nourrissons une conception de la société québécoise comme un projet commun, rassemblant toutes les générations; une société plus solidaire, où l’on s’entraide et se soucie du sort des autres. En tant qu’étudiantes, nous considérons logique que ceux qui étudient, et donc reçoivent un revenu moindre, puissent avoir droit aux études à frais réduits. En même temps, nous sommes infiniment reconnaissantes de ce soutien social, on ne le prend pas pour acquis comme des enfants rois -terme abusivement appliqué à tous les manifestants. Nous avons toujours travaillé pour payer nos études, et présentement, nous travaillons toutes à temps plein pour subvenir à nos besoins tout en payant ou remboursant nos frais de scolarité. Une fois nos études terminées, nous accepterons bien sûr de soutenir davantage nos concitoyens, en continuant à  travailler et en payant plus de taxes, pour absorber non seulement les frais de scolarité des générations plus jeunes, mais aussi les frais de santé et pension pour la population vieillissante, dont vous faites partie. On reçoit un cadeau, on en redonne un gros, pourquoi vous plaindriez vous d’injustice? La suite: URBANIA

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Un grand tonnerre. Lettre ouverte aux étudiantes et aux étudiants en grève

Chères étudiantes, chers étudiants,

Vous me permettrez tout d’abord de m’adresser à votre groupe dans son ensemble, et non à vos porte-paroles, ou à ceux que les médias nomment vos « leaders », une expression qui reflète bien l’abrutissement servile de notre époque. Voilà pourquoi je veux parler à tous les militants et militantes du mouvement étudiant.

Je vous écris cette lettre afin de vous saluer et de vous demander, humblement, de nous aider à poursuivre votre œuvre. Votre lutte est la renaissance de la gauche au Québec, endormie depuis des années par les privilèges de quelques-uns et étourdie par sa propre rhétorique préfabriquée. Vous êtes les travailleurs de la liberté. Vous avez dénoncé les fastes doucereux de nos paradis artificiels.Vous nous avez rappelé ce qu’est un peuple dans ce qu’il peut être de plus beau : un grand acte de confiance. Vous nous avez parlé, vous nous avez tendu la main, même lorsque nous vous laissions sans réponses. Mais il n’est pas trop tard. Nous serons d’abord quelques centaines, puis des milliers à œuvrer avec vous. Reste la question de la violence, qui serait le mur entre nous. Mais de quelle violence parlons-nous au juste ?

Violence et contestation

Il est confortable de condamner la violence lorsqu’on ne la subit pas au quotidien. Commode de juger sans comprendre, et de juger en bloc tous les étudiants pour des gestes favorisés, voire peut-être même espérés avec cynisme par nos élus. Certes, certains d’entre vous jugent que l’heure n’est plus aux évènements festifs où l’imagination confronte le pouvoir. Mais vous savez aussi que la raison du plus fort ne peut être la meilleure.

Pour ma part, je serai toujours contre un pouvoir qui est au bout du fusil, quelle que soit la personne qui tient le fusil. Mais je n’ai jamais vu une matraque entre les mains d’un étudiant. En revanche, je n’ai jamais été témoin d’une telle violence à l’égard d’un groupe social au Québec. Je n’ai jamais vu un tel mépris du gouvernement à l’égard de ses propres citoyens. Je n’ai jamais vu une telle arrogance d’un trop grand nombre de journalistes et de chroniqueurs devant ceux qui pourraient leur apprendre à écrire et à s’exprimer décemment.

Le mouvement étudiant s’insurge contre les bastonnades par des matamores de la matraque, maniant celle-ci comme s’il s’agissait d’un hochet. Ils postillonnent du poivre de Cayenne et dégradent toute leur profession. Je suis peut-être naïf, mais je demeure absolument convaincu que les policiers sont profondément divisés sur l’image donnée d’eux lors des répressions à la sauce militaire. Les charges martiales de policiers en armures contre des manifestants pacifiques n’ont pas pour premier but de vous effrayer. Elles visent en réalité à vous humilier, jusqu’à ce que la raison cède le pas à la colère et déclenche des hostilités dont les forces de l’ordre se voient déjà vainqueurs. Voilà contre quoi vous luttez : à la raison du plus fort, vous opposez la force de la raison. En dénonçant la violence commise sur des personnes, vous avez rappelé le sens réel de ce débat moral. Vous avez fait ce que vous faites depuis des mois : vous nous apportez une parole édifiante

La grève est étudiante…

Chacun connaît le fameux passage de Terre des hommes, où l’auteur condamne la volonté de mettre un terme à ce qu’il y a de meilleur dans le cœur de tous. « Ce qui me tourmente, dit Saint-Exupéry, les soupes populaires ne le guérissent point. Ce qui me tourmente, ce ne sont ni ces creux, ni ces bosses, ni cette laideur. C’est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné ». Cette phrase, souvent galvaudée, résonne malgré tout dans le contexte actuel, car elle exprime le dégoût devant l’ignoble. Le gouvernement s’obstine à vous mépriser, au mépris même de sa raison d’être. Il espérait une humiliation publique et il l’a fait à coup de matraque, mais aussi et peut-être surtout d’invectives des chiens de garde des nantis, des profiteurs et des saboteurs de la chose publique. Aux courtisans du pire, vous répondez en refusant de perdre votre dignité. Vous offrez une leçon de morale publique à un gouvernement qui ne se préoccupe plus d’honneur depuis trop longtemps.

Mais la lutte est populaire

Il est étonnant de voir les commentateurs s’étonner du tournant politique de la grève étudiante. Pourtant, depuis le début, vous avez dit clairement pourquoi votre lutte concernait un enjeu fondamental de notre société. Depuis le début, vous avez refusé toute forme de corporatisme. Vous avez proposé des options et vous avez accepté tous les débats sociaux, y compris avec ceux-là mêmes qui préféraient vous traîner dans la boue plutôt que de vous accorder le moindre crédit. Quelle que soit la suite des choses, vous avez déjà remporté une victoire que vous avez eu l’immense générosité de nous offrir tous les jours depuis le début de la grève.

Si une partie de notre société a voulu vous humilier, c’est qu’elle craint le retour d’une véritable option social-démocrate. Si elle réagit avec une telle violence à votre mouvement, c’est par peur de ceux qui redressent l’échine et se disent prêts à défendre le bien commun. Pourquoi vouloir enfermer la liberté dans une cage et briser l’espoir d’une société plus juste ? Est-ce bien Mozart qu’on assassine en voulant détruire votre mouvement ? Ne devrions-nous pas plutôt chercher à comprendre pourquoi ils veulent tuer Jaurès ?

Un grand tonnerre

Je termine en vous remerciant, encore une fois, et en conviant tous ceux qui, comme moi, ressentent au plus profond d’eux-mêmes cette infinie reconnaissance qu’ils ont à votre égard, à en faire autant. Nous saluerons votre courage, et votre refus de l’abdication. Et ensemble, nous reconstruirons une société civile et un État que les thuriféraires du privé voudraient voir disparus.

Chères étudiantes, chers étudiants, vous nous avez montré la voie. On dit de vous que vous exigez l’impossible. Au contraire, vous ouvrez les possibles. C’est la raison pour laquelle nous serons nombreux à vous accompagner lors de la grande manifestation du 22 mai, en marchant avec vous ou en formant une grande haie d’honneur pour saluer votre détermination, en vous saluant de toutes les fenêtres. Nous formerons ensemble un grand tonnerre, oui, un très grand tonnerre d’applaudissements, une ovation dont l’écho se fera entendre encore et encore, pour que dure la lutte et l’espoir.

Christian Nadeau

Professeur au Département de philosophie de l’Université de Montréal

Source: Profs contre la hausse

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Jeudi, 17 mai

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Donna Summer: RIP

Donna Summer, la reine du disco, meurt à 63 ans. Hot Stuff (1979), sa chanson la plus connue et un lien vers ses plus grands succès.

Version studio:

Captation «live»:

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Loi spéciale = échec

ou victoire?

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Réflexion sur l’injonction

Aujourd’hui, un collègue qui enseigne la philosophie avec moi au Collège Montmorency, apprenait qu’il devra entrer en classe pour donner un cours sous injonction. Il était très nerveux d’avoir à enseigner avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. N’ayant jamais enseigné dans un tel contexte juridique, il se demandait: « Est-ce que j’ai le droit de ne pas enseigner dans la peur, sous la menace de la prison ou d’une lourde amende, escorté par des agents de sécurité? »

Voici la réponse que j’avais à lui offrir:

« Personnellement, je donnerais mon cours sur l’Alcibiade de Platon. J’étudierais plus particulièrement l’argument d’Alcibiade qui veut que l’acte juste soit moins utile que l’acte injuste et je ne me gênerais pas pour faire des parallèles entre l’opinion d’Alcibiade et celle des « injoncteurs ».

Évidemment, je resterais serein et je ne chercherais pas la confrontation. Mon but n’est pas de prouver à mes étudiants que j’ai raison et qu’ils ont tort, mais de les amener à réfléchir sur la légitimité de leurs choix et de transformer leur réalité en expérience philosophique.

Si mes étudiants sont pour porter plainte contre moi pour outrage au tribunal et qu’ils tentent ainsi de censurer mon cours, qu’ils m’accusent et me condamnent! De toute façon, dans de telles conditions, je ne vois pas pourquoi je continuerais d’enseigner la philosophie.

Au fond, je me sens un peu comme Socrate dans l’Apologie où, suite à sa condamnation à mort, on lui offre la vie sauve s’il accepte de ne plus questionner les Athéniens comme il avait l’habitude de le faire. À cela, Socrate répond: « une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue ». Pour ma part, je ne crois pas trop trahir la pensée de Socrate en disant qu' »un cours de philosophie sans questionnement ne vaut pas la peine d’être enseigné ». Je donnerai donc mon cours, comme à l’habitude, en faisant des références à l’actualité (aux injonctions) et nous verrons si les étudiants sont capables d’un peu plus de jugement que Mélétos et Anytos, ces deux Athéniens qui accusèrent Socrate et qui furent responsables de sa mort. »

Jean-Philippe Martin

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Achetez maintenant, payez plus tard!

Pour la plupart des gens l’acquisition de biens de consommation est facilitée par un recours au crédit: «Achetez maintenant, payez plus tard!» Alors, si on est prêt à s’endetter pour se procurer ce que l’on désire, pourquoi refuserait-on de s’endetter pour aller à l’université? D’autant plus qu’il ne s’agirait pas vraiment d’un endettement, dit-on, mais plutôt d’un investissement dont les dividendes suffiront largement à couvrir la dette contractée. C’est à cette logique marchande que l’éducation est livrée dès lors qu’elle cesse d’être comprise comme un droit et qu’elle est mise en vente comme un bien.

Mais les effets de cette logique marchande sont catastrophiques, notamment aux États-Unis où l’on parle de l’endettement étudiant comme d’une bombe à retardement»:

«Aux États-Unis, modèle souvent évoqué par ceux qui veulent augmenter les droits de scolarité, l’endettement des étudiants est en train de devenir une bombe à retardement sociale et financière.

Le total des dettes contractées pour financer des études a récemment dépassé le millier de milliards de dollars (one trillion en anglais). Au même moment, Barack Obama lançait sa campagne en abordant le sujet dans les universités.

On commence à parler d’une bulle comparable à celle des subprimes, ces prêts hypothécaires à risque, dont l’éclatement avait plongé les États-Unis et le monde dans une grave récession en 2008. Plus du tiers des dettes d’étudiants sont « titrisées », c’est-à-dire regroupées puis cédées à des investisseurs sous forme de produits dérivés. Il y a pour 400 milliards de dollars de SLABS en circulation chez nos voisins du Sud : il s’agit de papiers commerciaux appuyés sur des actifs (PCAA), en l’occurrence des prêts étudiants.» La suite: Le Devoir 14/05/12

Dans un long article du New York Times, paru la fin de semaine dernière, on prend la mesure du poids de la dette étudiante sur toute une génération, au moins 5 faits troublants en ressortent:

1) Pour obtenir un BAC, le pourcentage d’étudiants ayant dû s’endetter est passé de 45% en 1993 à 94% aujourd’hui;

2) La dette étudiante aux États-Unis s’élève à plus de 1000 milliards de dollars (un montant plus élevé que la totalité de la dette sur cartes de crédits);

3) Ces 10 dernières années, les frais de scolarité ont augmenté de 72%;

4) À la fin des années 70, l’État de l’Ohio, par exemple, consacrait 17% de son budget à l’éducation supérieure et 4% aux prisons. Aujourd’hui l’Ohio consacre 11% à l’éducation supérieure et 8% aux prisons;

5) En 2012, le financement public de l’éducation est au plus bas depuis 25 ans.

Voilà le péril auquel le Québec doit échapper.

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Le gouvernement sait-il ce qu’il fait?

« Je dis souvent qu’il ne faut jamais sous-estimer la capacité des gouvernements de se tromper. […] S’il y a une chose qui me fait frémir, c’est quand j’entends des gens dire : « Après tout, c’est le gouvernement ; ils doivent savoir ce qu’ils font. » Il ne faut jamais présumer qu’ils savent ce qu’ils font. »

Jean Charest, J’ai choisi le Québec, Éditions Pierre Tisseyre, 1998, cité par Robert Dutrisac, Un gouvernement dépassé par les événements, Le Devoir, 12-13/05/12

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