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Le cinéaste allemand, Werner Herzog, a récemment fait un film Cave of forgotten dreams qui, en tous points, semble remarquable sur la grotte Chauvet en France. Un film sur «l’art des hommes des cavernes» qui sort ces jours-ci aux USA et qui devrait être visible ici prochainement. Qu’on se souvienne de ce que Georges Bataille a écrit sur la grotte de Lascaux, au sujet de ces hommes qui nous font signe du fond des âges, signes que Herzog rend présents et sensibles (en 3d) dans son film:
«J’insiste sur la surprise que nous éprouvons à Lascaux. Cette extraordinaire caverne ne peut cesser de renverser qui la découvre: elle ne cessera jamais de répondre à cette attente de miracle, qui est, dans l’art ou dans la passion, l’aspiration la plus profonde de la vie.»
«Nous voyons à Lascaux une sorte de ronde, une cavalcade animale, se poursuivant sur les parois. Mais une telle animalité n’en est pas moins le premier signe pour nous, le signe aveugle, et pourtant le signe sensible de notre présence dans l’univers.»
«C’est ce même sentiment de présence -de claire et brûlante présence- que nous donnent les chefs-d’oeuvre de tous les temps. C’est, quoiqu’il en semble, à l’amitié, c’est à la douceur de l’amitié, que s’adresse la beauté des oeuvres humaines. La beauté n’est-elle pas ce que nous aimons? L’amitié n’est-elle pas la passion, l’interrogation toujours reprise dont la beauté est la seule réponse ?»
Georges Bataille, Lascaux ou la naissance de l’art.
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La pluralité des individus s’unissant pour former une totalité invincible; ainsi de ces fourmis originaires de l’environnement humide de l’Amazonie formant une île insubmersible… Mais, pour le meilleur ou pour le pire, nous ne sommes pas des insectes…
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Nous sommes présentement en campagne électorale. Il faudra faire un choix entre le Parti conservateur, le Parti libéral, le Nouveau parti démocratique, le Parti vert ou le Bloc québécois. Aux dernières élections le résultat a engendré un gouvernement conservateur minoritaire. Le problème c’est que ce gouvernement dit minoritaire agit comme un gouvernement majoritaire depuis son arrivée au pouvoir. M. Harper ignore totalement les autres partis et a décidé d’agir selon des principes désuets qui vont à l’encontre du progrès que nous souhaitons. Dans ce contexte où il faut décider, un outil utile existe pour les gens indécis : La Boussole électorale. Ce site pose plusieurs questions en rapport à des questions qui touchent la campagne électorale de chaque parti. Suite à vos réponses, la boussole électorale situera votre point de vue en rapport aux différents partis politiques au fédéral. Maintenant il est temps de parler de la façon dont il faut voter. Malheureusement, face à une grande aversion envers le Parti conservateur, on entend de plusieurs personnes, dont mon prof de politique, qu’il vaudrait peut-être mieux voter avec sa tête plutôt qu’avec son cœur. Je ne dis pas que c’est une mauvaise chose, mais en même temps on m’a toujours appris à voter pour le parti qui partage mes convictions. De ce fait, la stratégie de voter avec la tête serait de favoriser non pas forcement son parti, mais plutôt celui qui aurait le plus de chance de dégager les Conservateurs. Dans cette optique, on nous dit qu’il vaudrait mieux voter libéral. Cette façon de voir les choses, bien quelle soit pertinente, dans la mesure où présentement le Parti libéral est le plus apte à empêcher les Conservateurs de former encore une fois le gouvernement, me déplait énormément. Est-ce une bonne solution? Est-ce la nouvelle façon d’élire un gouvernement? Agir de la sorte pourrait en effet faire élire un gouvernement moins dangereux, mais est-ce que ce serait mieux qu’un gouvernement que vous aimeriez?
Voici donc mes deux questions :
Pour quel parti allez-vous voter?
Allez-vous voter avec votre tête ou avec votre cœur?
Sébastien Roy
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Cette oeuvre d’Andres Serrano s’intitule Immersion Piss Christ. Il s’agit d’une photographie de 1987 représentant un crucifix immergé dans de l’urine et du sang. Serrano a déjà dit que cette image, associant des fluides corporels au corps du Christ, s’était imposée à lui à l’époque de l’explosion du sida. À première vue, on peut penser qu’il s’agit là d’une provocation typique de l’art contemporain, quelque chose comme «de la profanation considérée comme l’un des beaux arts», pour paraphraser le titre d’une oeuvre de Thomas de Quincy. Mais s’il s’agissait plutôt d’une oeuvre d’art d’inspiration authentiquement religieuse, d’une représentation moderne du sacré? Faudrait-il dire alors que l’acte de vandalisme posé contre cette oeuvre dimanche dernier, le 17 avril, dans les salles de La collection Lambert à Avignon constitue un blasphème et une véritable profanation? Et le fait que les vandales soient des catholiques intégristes que «l’honneur du Christ oblige» change-t-il quelque chose à la violence destructrice de leur geste? Quoiqu’il en soit, la violence, symbolique ou réelle, est intimement liée au sacré, a fortiori lorsqu’on s’aventure à le représenter ou à le présenter dans l’espace public comme nous le rappelle Philippe Dagen.
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Tandis que l’artiste chinois Ai Weiwei, dont nous avons déjà parlé ici, est emprisonné pour avoir contesté et critiqué les autorités chinoises, Bob Dylan qui a chanté pour la première fois en Chine ce mercredi 6 avril, a accepté de soumettre à ces mêmes autorités la liste des chansons qu’il allait faire en concert afin qu’elles puissent vérifier qu’aucune des plus contestataires n’y figurent. Ainsi, Dylan a accepté d’être obligé de ne pas chanter devant le public chinois The times they are a-changin et Blowin’in the wind, deux véritables chants de ralliements pour toutes les contestations des années 60. Au fil des ans et à maintes reprises, Dylan a cependant fait savoir qu’il ne s’est jamais considéré lui-même comme un artiste engagé, mais si son indépendance d’esprit l’a toujours conduit à refuser le rôle de contestataire qu’on a voulu lui faire jouer, peut-être que cette même indépendance aurait pu l’encourager à refuser le rôle de poète soumis que les autorités chinoises lui font jouer. C’est dans cet esprit que Maureen Dowd dans le New York Times rappelle à Dylan quelques uns des ses vers: “I think you will find/When your death takes its toll/All the money you made/Will never buy back your soul.”
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Seulement pour donner un aperçu, quelques photos prises le jeudi 7 avril lors du vernissage de l’exposition des étudiants en Arts plastiques intitulée Produits à Varier. On se donne la peine d’aller faire un tour, il y a beaucoup d’oeuvres formidables à voir. Au H-107 de 11h à 18h jusqu’au 15 avril.
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Hier, à Bombay, l’Inde en battant en final le Sri Lanka a remporté la Coupe du monde de cricket. Bien que le sport national de l’Inde soit le hockey sur gazon, le cricket soulève aussi les passions. L’amour qu’ont les Indiens pour ce sport ils le partagent aussi avec les Pakistanais pour qui le cricket est le sport national. L’Inde et le Pakistan, deux pays qui depuis la partition des Indes en 1947, ne cessent de s’affronter, notamment autour de la question du Cashmire, retrouvent dans le cricket, de façon fugace et épisodique, les vestiges imaginaires de leur unité perdue. En effet, lors de la demi-finale, l’Inde l’a remporté contre le Pakistan, mais cette rivalité ne fut pas la «poursuite de la guerre par d’autres moyens» et, au lieu de susciter l’animosité, elle fut au contraire l’occasion d’une communion fraternelle. Le Premier ministre indien Manmohan Singh et son homologue pakistanais Yusuf Raza Gilani ont assisté ensemble à la partie de demi-finale au stade de Mohali, situé dans l’Etat indien du Pendjab frontalier du Pakistan. Les deux hommes se sont levés pour l’hymne national de leur pays respectif avant de descendre ensemble sur le terrain échanger des poignées de main avec les joueurs. On appelle ça la «cricket diplomacy».
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