Jean Charest: «désastre moral»!

Jean-Claude Leclerc, journaliste émérite responsable au journal Le Devoir de la chronique «Éthique et Religion» et professeur en Journalisme à l’Université de Montréal, observe et analyse depuis plusieurs décennies la scène politique du Québec. Il en a donc vu des premiers ministres à l’oeuvre et, concernant Jean Charest, son jugement est sans appel: «Rarement a-t-on vu pareil cynisme d’un chef politique». À lire:

«Rarement au Québec un chef de gouvernement a-t-il fait montre, comme Jean Charest, d’autant de cynisme envers les institutions — y compris la justice — et les fournisseurs de l’État, voire son propre groupe politique. Chose non moins inquiétante, parmi ses mandarins, nul ne s’est opposé, quitte à démissionner, au simulacre d’enquête qu’il a jeté en pâture au peuple. Que reste-t-il donc, en haut lieu, de la conscience professionnelle, du respect du public et du souci de la réputation du Québec?

Quels conseillers, en effet, ont pris part à l’élaboration et à la validation du décret 1029 créant la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction? Fourberie, incompétence, pleutrerie? Comment a-t-on pensé leurrer les gens en inventant une formule qui, sous prétexte d’«enquêtes policières», n’allait ni blanchir les maires et entrepreneurs honnêtes ni démasquer les profiteurs des «stratagèmes» appréhendés?

Cour supérieure, Barreau du Québec, services de police ont failli tomber dans le piège. Mains juges n’ont pas été, il est vrai, dupes de la manoeuvre, mais leur devoir de réserve les empêchait de la fustiger. Heureusement, juge retraitée de la Cour d’appel, Louise Otis était libre de débusquer cette commission «sur mesure». Elle l’a fait en termes clairs, à l’honneur de la magistrature.

«Si on m’avait donné le décret 1029, a-t-elle commenté, j’aurais tout de suite dit « mais ce n’est pas une commission d’enquête! ». Les deux tiers des pouvoirs de la Loi sur les commissions d’enquête ont été émasculés.» Elle n’aurait pas présidé un «comité de recherche des faits». Car, dit-elle, il lui aurait été impossible d’accomplir la mission que les Québécois auraient attendue d’elle: «connaître le système qu’on dénonce et savoir s’il y a moyen de le démanteler».

Certes, devant l’ampleur de la crise, le juge en chef, François Rolland, et sa collègue, France Charbonneau, ont pu céder au plan du gouvernement, qui prétendait ajouter aux moyens d’y remédier. Le même jour, le bâtonnier, Louis Masson, dans un premier commentaire, s’était lui aussi laissé entraîner dans la logique «complexe» choisie par le chef du gouvernement. Il fallait, a-t-on cru, mettre en oeuvre «un ensemble de moyens».

«La commission d’enquête annoncée aujourd’hui, a d’abord déclaré Me Louis Masson, est l’un de ces moyens, mais il faut aussi compter sur le travail policier, sur de possibles révisions d’instrument juridiques, si ceux-ci s’avèrent nécessaires et sur la formation et la rétention des expertises dans le secteur public. Il n’y a pas de solution miracle, ajoutait-il. Éradiquer la collusion et la corruption demande la collaboration de tous.»

Or, deux jours après, le comité exécutif du Barreau rectifiait le tir.

«Au terme de notre première analyse, explique désormais son bâtonnier, nous ne pouvons avaliser complètement cette commission, puisque trop de questions demeurent en suspens. Le gouvernement a fait un pas important en acceptant de créer une commission d’enquête, il doit maintenant lui donner les moyens d’atteindre les résultats visés.» Ces précautions oratoires formulées, l’ordre des avocats attaque la principale mesure du décret 1029.

Il exprime de «vives inquiétudes» sur le fait que «cette commission ne puisse accorder d’immunités et qu’en conséquence, elle ne puisse contraindre à témoigner». Son communiqué en donne la raison: «Pour que les témoins n’aient pas peur de s’y présenter et de dire la vérité, il faut être en mesure de les contraindre à témoigner.» Qu’un premier ministre et un titulaire de la justice, avocats de surcroît, aient méconnu cette évidence en dit long sur la piètre conception qu’ils ont de leurs responsabilités.

La suspicion

Après avoir été contredit par la communauté juridique, puis par des organismes policiers, et avoir vu sa commission «sur mesure» rejetée par l’opinion publique, le chef libéral aura trouvé un ultime expédient. Devant 2000 congressistes libéraux auxquels lui-même et tout l’appareil du parti avaient invoqué l’empêchement juridique, le premier ministre promettait d’accorder à la commissaire France Charbonneau les pouvoirs qu’il lui interdisait la veille.

Ce développement aura été accueilli avec soulagement chez les militants libéraux. Mais entre-temps la suspicion du public à l’endroit du PLQ s’est répandue, tout comme s’est alourdie l’humiliation des maires, entrepreneurs, fonctionnaires, ingénieurs et autres professionnels, globalement suspects de complaisance ou de complicité avec des profiteurs aux moeurs mafieuses.

Ce désastre moral n’épargne presque aucun milieu, et de moins en moins d’institutions. Qu’un leadership aussi usé en soit à préparer des élections — plutôt que de laisser à d’autres Québécois la direction du gouvernement — dépasse l’entendement. Les libéraux ne comprennent-ils pas la réprobation sans appel, rarement vue au Québec, que les sondages laissent prévoir? Le PLQ craignait, dit-on, une enquête qui risquait d’entraîner sa disparition. Son sort paraît pourtant déjà scellé, avant même que la commission n’ait commencé.

Pire, le cabinet Charest a tellement laissé pourrir les choses qu’aucun autre parti politique n’est jugé capable, semble-t-il, de faire le nettoyage qui s’impose. La perte de confiance, en effet, n’épargne ni le Parti québécois, hier une équipe de gouvernement, ni Pauline Marois, sa chef. Quant au prochain parti censé naître de la Coalition pour l’avenir du Québec, en tête dans les sondages, il est loin encore d’obtenir l’appui d’une majorité.

Voilà le genre de crise qu’une société démocratique ne peut pas résoudre, sauf par des moyens exceptionnels. Ce remède ultime et douloureux, que la classe politicienne s’en accommode ou pas, porte un nom: commission d’enquête publique.»

Jean-Claude Leclerc, Le Devoir, le lundi 24 octobre 2011

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Sous la peau, les os

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« Grands Crus » du court au Ciné-Club

Pour sa prochaine édition, le Ciné-Club sera spécialement dédié au court métrage québécois en particulier et au cinéma québécois en général, en compagnie de Dominique Dugas, directeur de la programmation aux Rendez-Vous du Cinéma Québécois(RVCQ).
Dominique viendra nous présenter sa propre sélection de « Grands Crus » des courts métrages québécois récents. Il nous parlera aussi des tendances du court métrage québécois, de la situation du cinéma québécois actuel et de son métier de programmateur de festival, qui est fascinant et qu’il adore.
Le tout aura lieu mercredi le 26 octobre au E-310 de 14h à 17h.
Le futur aspirant cinéaste, le cinéphile chevronné et l’amateur de cinéma curieux sont conviés à venir assister avec nous à cet événement!

Au plaisir de vous y voir en grand nombre!
L’équipe du Ciné-Club du Cégep Marie-Victorin

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POUR UN AUDITOIRE AVERTI

Avec cet article, je partage avec vous une découverte qui s’est présentée sous une autre forme d’art, le cinéma. Je suis tombée cette semaine, tout à fait par hasard, sur un film troublant ; à la fois beau et terrible, The Bubble. Je ne sais pas si le film a été traduit complètement mais je vous recommande de l’écouter en version originale, en hébreu, avec les sous-titres. les dialogues sont parfois très saisissants.

The Bubble (en hébreu הבועה ou Ha-Buah, en français La Bulle, par référence au surnom donné à Tel-Aviv) est un film du réalisateur israélien Eytan Fox sorti en 2007 et co-écrit par Gal Uchovsky. Le film raconte une histoire d’amour entre deux jeunes hommes, l’un israélien et l’autre palestinien avec pour contexte la tragédie et les horreurs du conflit entre Israël et Palestine. À Tel-Aviv, le quartier de Sheikin Street, chic et branché, semble être sur une autre planète. Dans cette « bulle de paix », il y a Lulu, Noam et Yali. Tous les trois vivent le contexte de la guerre à leur façon et tentent pourtant, ensemble, de rallier les jeunes à la cause. Mais, la situation se complique le jour où Noam rencontre Ashraf, un palestinien, sur les lignes d’un barrage. Une relation forte et érotique commence entre les deux hommes. Ashraf s’installe peu à peu dans le groupe et tous l’aident à rester en Israël clandestinement. Le couple devient un symbole de paix et de compréhension mutuelle. Mais l’utopie de ces jeunes est vite rattrapée par la réalité politique et sociale et la violence atroce du quotidien…

Le film est disponible en hébreu sous-titré en français gratuitement jusqu’au 21 octobre sur http://www.tou.tv/the-bubble

Carolane Bilodeau

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Legault et la crème antirides

François Legault s’administrant à lui-même un « face lift»

Dimanche le 16 octobre, François Legault annonçait en grande pompe que 40 jeunes professionnels se joignaient à sa Coalition pour l’Avenir du Québec (CAQ). Pourquoi présenter la nouvelle en  insistant à ce point sur le bas âge de ses nouvelles recrues? Poser la question, c’est y répondre! Évidemment,  le clan de Legault semble tomber dans le même piège populiste que tous les vieux partis politiques: celui de présenter ses idées comme celles qui incarnent le mieux le «changement» que tout le monde attend depuis si longtemps. Sa stratégie est simple : en s’associant à un groupe de « jeunes professionnels », Legault cherche à faire la démonstration qu’il apporte avec lui un nouveau vent de fraicheur qui soufflera prochainement sur nos institutions politiques. Que la météo annonce de forts vents pour les jours à venir, je ne doute pas de cette prédiction. Cependant, il y a lieu de se questionner sur la prétendue « fraicheur » de ces vents.

Contrairement au message qu’il tente d’envoyer à la population, le mouvement de Legault n’apporte aucune nouveauté dans le paysage politique québécois. À l’heure où son parti n’est pas encore né, celui-ci est déjà habité par une vieille âme. Toutes les sorties publiques de la CAQ viennent démontrer que ce mouvement n’a rien de nouveau à proposer aux Québécois. En encourageant la désillusion indépendantiste, la CAQ ne fait qu’encourager le statu quo fédéraliste. En parlant d’abolition des Cégeps, le groupe de Legault nous invite à remonter le temps jusqu’aux années 60, avant le rapport Parent, qui donna lieu à la création du ministère de l’Éducation et du réseau collégial. En parlant de l’évaluation de la performance des enseignants, il ne fait qu’appliquer la vieille logique marchande à nos institutions publiques. À l’écoute de sa rhétorique antisyndicale, on croirait entendre le monologue d’Yvon Deschamps sur les « unions ».

La population a déjà donné sa chance à un parti tel que celui qui nous est proposé par Legault. En votant massivement pour l’ADQ, celle-ci a cru pendant un certain temps que le Québec prendrait une nouvelle direction. Nous connaissons la suite… Dans un tel contexte, la dernière chose que les Québécois souhaitent, c’est de revivre la débandade de l’ADQ sous la nouvelle appellation de la CAQ. Or, il y a lieu de s’inquiéter en constatant l’énergie avec laquelle Legault cherche à récupérer les idées et les militants des vieux partis auxquels les Québécois tournent maintenant le dos.

Les « jeunes professionnels » que Legault vient de recruter, ne sont jeunes qu’en apparence. Ils sont moins grisonnants, ils paraissent bien, mais les idées qui les animent sont dépassées. Comme eux, j’appartiens moi aussi à cette catégorie de jeunes professionnels. Mais contrairement à eux, je m’intéresse à une nouvelle vision pour l’avenir du Québec: une vision égalitaire, respectueuse de l’environnement et résolument indépendantiste. Pour ces raisons, vous ne me trouverez pas parmi les rangs de la CAQ. Vous aurez plus de chance de me retrouver parmi le mouvement d’indignation contre les injustices orchestrées par la classe politique et économique. Le mérite de ces jeunes qu’on retrouve parmi les « indignés », c’est qu’ils refusent de servir de crème pour masquer les rides des vieux partis comme celui que Legault s’apprête à former.

Jean-Philippe Martin

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« Short and Sweet! »

Jean-Nicolas Bédard

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Occupons Montréal le 15 octobre!

Le mouvement de lutte contre le capitalisme «Occupy Wall street» traverse la frontière, plus encore, il se répand à la planète entière!

L’Occupation de Montréal débute le 15 octobre au Carré-Victoria, devant le Centre de Commerce Mondial, la Bourse de Montréal, Power Corporation, Québécor, Scotia Bank, TD.

Déclaration de l’occupation de Wall Street (Traduction)

Tant que nous nous rassemblons en solidarité pour exprimer un sentiment d’injustice de masse, nous ne devons pas perdre de vue ce qui nous a réunis. Nous écrivons pour que tous les gens qui se sentent lésés par les forces des entreprises du monde sachent que nous sommes vos alliés.

Comme un seul homme, autrefois divisé par la couleur de notre peau, sexe, orientation sexuelle, religion, ou l’absence de celle-ci, de parti politique ou de contexte culturel, nous reconnaissons la réalité : il n’y a qu’une seule race, la race humaine, et que notre survie exige la coopération de ses membres.

Notre système doit protéger nos droits, mais également contre sa propre corruption, il appartient aux individus de protéger leurs propres droits et ceux de leurs frères; qu’un gouvernement démocratique ne tire sa puissance que de la population, mais les sociétés ne cherchent aucun consentement à extraire la richesse du peuple et de la Terre, ainsi aucune véritable démocratie n’est réalisable lorsque le processus est déterminé par la puissance économique.

Nous venons à vous à un moment où les entreprises qui placent le profit au dessus des gens, l’intérêt personnel au dessus de la justice, et l’oppression au dessus de l’égalité, dirigent nos gouvernements. Nous nous réunissons ici en paix, comme c’est notre droit, pour que ces faits soient connus.

  • Ils ont pris nos maisons par un processus d’éviction illégale, en dépit de ne la non possession de l’hypothèque initiale.
  • Ils ont pris les plans de sauvetages payés par les contribuables et continuent à donner des bonus exorbitants aux PDG en toute impunité.
  • Ils ont perpétué l’inégalité des sexes et la discrimination au travail.
  • Ils ont empoisonné l’approvisionnement alimentaire, et sapé le système d’élevage par le biais de monopolisations.
  • Ils ont constamment cherché à mettre fin aux droits des travailleurs à négocier leurs salaires et leurs dépôts de plaintes au sujet de la sécurité de leur lieu de travail.
  • Ils ont pris en otage des étudiants avec des dizaines de milliers de dollars de dette sur l’éducation, qui est en soi un droit humain.
  • Ils ont fait systématiquement de la sous-traitance et utilisées cette externalisation comme levier pour réduire les coût des rémunération et de la santé des travailleurs.
  • Ils ont influencé les tribunaux pour obtenir les mêmes droits que les personnes, sans aucune contrepartie de culpabilité ou de responsabilité.
  • Ils ont dépensé des millions de dollars en équipes juridiques qui cherchent des moyens pour les faire sortir des contrats en ce qui concerne l’assurance santé.
  • Ils ont vendu notre vie privée comme une marchandise.
  • Ils ont utilisé la force militaire et policière pour empêcher la liberté de la presse.
  • Ils ont délibérément refusé de rappeler des produits défectueux qui mettent des vies en danger dans la poursuite de but lucratif.
  • Ils déterminent la politique économique, malgré les échecs catastrophiques de leurs propres politiques et continuent à produire.
  • Ils ont donné de grosses sommes d’argent aux politiciens censés les réglementer.
  • Ils continuent à bloquer les formes alternatives d’énergie pour nous garder dépendants du pétrole.
  • Ils continuent à bloquer les formes génériques de médicaments qui pourraient sauver la vie des gens dans le but de protéger les investissements qui ont déjà généré un profit substantiel.
  • Ils ont délibérément dissimulé des déversements d’hydrocarbures, d’accidents, la tenue des livres de bord (faulty book), et les ingrédients inactifs dans la poursuite du profit.
  • Ils maintiennent délibérément les gens mal informés et craintifs par leur contrôle des médias.
  • Ils ont perpétué le colonialisme chez eux et à l’étranger.
  • Ils ont participé à torturer et assassiner des civils innocents à l’étranger.
  • Ils continuent à créer des armes de destruction massive afin de recevoir des contrats du gouvernement.
  • Ils ont directement participé à une action raciste par l’acceptation du contrat par l’Etat de Géorgie pour assassiner Troy Davis.

Pour les gens du monde,

Nous, l’ Assemblée générale d’occupation de Wall Street à New York City, dans Liberty Square, vous exhortons d’affirmer votre pouvoir.

Exercez votre droit de s’assembler paisiblement, d’occuper l’espace public, de créer un processus pour résoudre les problèmes auxquels nous faisons face, et de générer des solutions accessibles à tous.

Pour toutes les communautés qui prennent des mesures et qui forment des groupes dans l’esprit direct de la démocratie, nous vous offrons un soutien, de la documentation et toutes les ressources à notre disposition.

Rejoignez-nous et faites entendre votre voix!

Ici pour lire la version originale en anglais. Ici pour entendre la lecture qu’en a faite Keith Olbermann.

Et le discours toujours très inspirant de Charlie Chaplin dans Le grand dictateur

Dérek Lévesque et BLx

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FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA

Informations et programmation ici

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John Lennon aurait eu 71 ans

Le 9 octobre, John Lennon aurait eu 71 ans. Né en 1940 à Liverpool, il est mort assassiné à New York le 8 décembre 1980 à l’âge de 40 ans. Aurait-il vécu plus longtemps, serait-il encore vivant aujourd’hui, il aurait, n’en doutons pas, composé d’autres chansons, au moins aussi belles que celles qu’il nous a laissées. Une bonne compilation ici préparée par Huffington Post.

L’une des plus belles composées avec les Beatles

L’une des premières composées en carrière solo

Celle-là pour la beauté des images, tirées du film d’animation Yellow Submarine

Et, probablement, la plus connue.

BLx

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Berlinde De Bruyckere / John Currin

Berlinde De Bruyckere

John Currin

«DHC/ART a le plaisir de présenter deux expositions solo simultanées, l’une de la célèbre sculpteure belge Berlinde De Bruyckere, et l’autre, du peintre américain John Currin — deux artistes figuratifs internationaux de premier plan œuvrant dans la tradition virtuose des grands maîtres et qui explorent toujours les paramètres de leurs disciplines respectives tout en les élargissant.»

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Triennale québécoise 2011

Au Musée d’art contemporain de Montréal, la Triennale québécoise 2011, Le travail qui nous attend.

«Cette exposition triennale, dont nous présenterons la deuxième édition, est la plus grande manifestation d’art contemporain québécois. Elle est l’occasion pour le Musée de montrer son engagement envers sa communauté immédiate, de rendre compte de la vitalité de la production artistique actuelle au Québec et de proposer un regard neuf sur le présent.»

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Enquête sur les origines de l’art

À l’UQAM, le 13 octobre à 19h une conférence de Randall White

«Quand les humains ont-ils commencé à peindre, à sculpter la pierre ou à fabriquer des bijoux? Et quelle importance cette apparition de l’art a-t-elle eue sur l’organisation et l’expansion géographique de l’homme moderne? De grotte en grotte, de fouille en fouille, les archéologues remontent pas à pas la piste des origines de l’art. Venez découvrir les derniers faits de cette enquête en terre préhistorique.

La conférence sera donnée en français.

Chercheur de réputation internationale dans le domaine de la préhistoire, Randall White enseigne l’anthropologie à l’Université de New York, en plus d’être membre du Center for the Study of Human Origins. Randall White est également associé à l’Unité mixte internationale du CNRS basée à New York. Il est l’auteur de plusieurs livres de vulgarisation : L’Art préhistorique dans le monde (Éditions de la Moulinière, 2003); La Naissance de l’art (Éditions Tallandier, 2006) et L’Affaire de l’abri du poisson : patrie et préhistoire (Éditions Fanlac, 2007).»

Informations et Inscriptions ici.

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Steeve Jobs 1955-2011

Steeve Jobs , le fondateur de la compagnie Apple, est mort à l’âge de 56 ans des suites d’un cancer du pancréas qu’il combattait depuis 2005. Le président Obama a déclaré: «Il n’y a pas de meilleur hommage au succès de Steve que le fait que la majorité du monde a appris son décès sur une machine qu’il a inventée.»

«Je veux vous raconter trois histoires de ma vie», disait Steeve Jobs en 2005 dans un très beau discours prononcé devant les étudiants de l’Université Standford lors de la remise des diplômes. En voici un extrait:

«Quand j’avais 17 ans, j’ai lu une citation du genre : « Si vous vivez chaque jour comme si c’était le dernier, un jour viendra qui vous donnera raison ». J’en ai été marqué, et depuis lors, au cours des 33 dernières années, je me suis regardé dans le miroir chaque matin et je me suis dit : « Si c’était le dernier jour de ma vie, est-ce que je voudrais faire ce que j’ai à faire aujourd’hui ? » Et à chaque fois que la réponse est « Non » plusieurs matins d’affilée, je sais que je dois changer quelque chose.

L’outil le plus important que j’aie trouvé pour m’aider à prendre de grandes décisions, c’est de me souvenir que je serai bientôt mort. Parce que presque tout – ce qu’on espère des autres, l’orgueil, la peur d’être ridicule ou de se planter – tout cela disparaît face à la mort, et ne reste que ce qui est vraiment important. Pour éviter le piège de penser que vous avez quelque chose à perdre, le meilleur moyen est de vous rappeler que vous allez mourir. Vous êtes déjà nu. Alors autant suivre votre coeur. (…)

Votre temps est limité, alors ne le perdez pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre. Evitez d’être piégé par le dogme – c’est-à-dire vivre sur les résultats des pensées des autres. Ne laissez pas votre voix interne être noyée par le bruit des opinions des autres. Et plus important que tout, ayez le courage de suivre votre coeur et votre intuition. Eux savent déjà ce que vous voulez réellement devenir. Tout le reste est secondaire.»

BLx

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«Nous sommes les 99%»

Le mouvement «Occupy Wall Street» entre dans sa troisième semaine et continue à prendre de l’ampleur. D’abord limité à New York, ce mouvement qui conteste l’emprise du monde de la finance sur l’économie mondiale, s’étend maintenant à l’ensemble des États-Unis (Los Angeles, Boston, Chicago…) et traversera la frontière pour gagner Toronto (et Montréal?) le 15 octobre. Ceux qu’on appelle les « indignés de Wall Street» ont déjà reçu l’appui du financier milliardaire Georges Soros: «Je comprends leur réaction, franchement. […] J’ai de la sympathie pour leurs opinions». Les grandes banques américaines ayant bénéficié de l’argent public pour se tirer de la faillite où elles s’étaient elles-mêmes plongées en raison de la création de produits financiers toxiques, le Papier commercial adossé à des actifs, produits responsables de la crise des subprimes, plutôt que de consentir des prêts aux petites et moyennes entreprises augmentent les coûts du crédit, consolident leurs profits et versent à leurs cadres des bonus immérités. Voilà maintenant que le président de la Banque centrale américaine, Ben Bernanke, pas exactement un gauchiste, éprouve lui aussi de la sympathie pour ce mouvement d’indignation: «Ils reprochent, non sans raison, aux problèmes du secteur financier de nous avoir menés à la pagaille dans laquelle nous nous trouvons». Le slogan «Nous sommes les 99%» pointe vers le 1% de riches qui dominent le jeu qui appauvrit tout le monde.

Ceux qui doutent de l’objectivité journalistique affichée par les grands médias qui, le plus souvent, sont la propriété de «corporations» dont les intérêts sont intimement liés à ceux de Wall street et qui, à ce titre, n’ont pas pour mission d’informer le public mais seulement de relayer le point de vue du «Capital» et de ne donner à voir, pour reprendre l’expression de Guy Debord, que le «spectacle de la marchandise», verront leurs appréhensions confirmées au visionnement de cette compilation préparée par l’équipe de Think Progress. Non seulement les médias «mainstream» feignent-ils d’ignorer et de ne pas comprendre la juste colère du mouvement «Occupy Wall Street», mais ils se permettent d’insulter ceux qui y participent: «des paresseux qui ne veulent pas travailler», «des insignifiants aux cheveux sales qui ont le nez percé», «des anarchistes radicaux qui veulent détruire le capitalisme», «des enfants gâtés qui ne savent pas ce qu’ils veulent», etc. Pitoyable!

BLx

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River of the net

L’artiste américain, Ryan Trecartin, surtout connu pour la production de vidéos à la limite du supportable en raison de leur caractère outrancier, parodique et halluciné, version exacerbée de l’imaginaire véhiculé par la culture de masse nord américaine, a ouvert le site internet riverofthe.net avec la collaboration de David Karp, le créateur de la plateforme Tumblr. Il s’agit donc d’un site qui recueille des vidéos, d’une durée maximale de 10 secondes, qui sont téléversées par les utilisateurs à qui il est aussi demandé de les répertorier à l’aide de trois mots clés qui apparaîtront au bas de l’écran (pour accéder à la page technique et au répertoire il faut cliquer en haut, à la droite de l’écran). Le résultat est tout à fait stupéfiant: on voit défiler un flux continu d’images disparates et désordonnées allant du plus candide au plus obscène, en passant par le plus trivial qui soit. De plus, la possibilité de modifier à tout moment les catégories amplifie le niveau de chaos généralisé et communique l’impression de naviguer au sein d’un état de conscience planétaire psychotique et totalement irréfléchi. À consommer avec prudence, âmes prudes s’abstenir.

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