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Sherlock Holmes maître de la déduction
Sherlock Holmes :
- En littérature. – Nulles.
- En philosophie. – Nulles.
- En astronomie. – Nulles.
- En politique. – Faibles.
- En botanique. – Spéciales. Est calé sur la belladone, l’opium, tous les poison en général. Ne connaît rien au jardinage.
- En géologie. – Pratiques mais restreintes. […]
- En chimie. – Approfondie.
- En anatomie. – Exactes, mais sans système.
- En littérature à sensation. – Immenses. Semble posséder tous les détails de chaque crime horrible commis au cours du siècle.
- – Joue bien du violon.
- Est très adroit à la canne, à la boxe, à l’escrime.
- – A une bonne connaissance pratique des lois anglaises.[1]
Voici une partie de la préface écrite par Germaine Beaumont du roman Le signe des 4 c’est tiré du roman Étude en rouge écrit par Sir Doyle. Cette description du personnage de Sherlock Holmes est une bien mince affaire lorsqu’on lit les romans le mettant en scène par la suite. Toutefois, on remarque que Sherlock Holmes est, évidemment, quelqu’un d’épatant, car même s’il a une connaissance approfondit de plusieurs sujets il reste néanmoins néophyte dans plusieurs autres. Ce n’est pas parce qu’il n’a pas l’intelligence de le retenir c’est tout simplement qu’il n’en a pas besoin. Sherlock Holmes a des capacités cérébrales exceptionnelles. Évidemment, il est humain et il n’est pas doté de pouvoir spéciaux il a juste réussi à développer son cerveau de manière à retenir les choses qui lui seront utiles. Alors dans se contexte, prenons l’exemple de son ignorance par rapport à l’astronomie. Dans une de ces histoires le Docteur Watson fait grand cas de sa méconnaissance de la gravité, du système solaire et de la théorie de Copernic. Évidemment, c’est ridicule ne pas le savoir, car c’est quelques choses de très simple que tous ont appris. Mais l’argument de monsieur Holmes est de dire : À quoi bon le savoir si tout le monde le sait déjà. Ce qui signifie que s’il a réellement besoin de la réponse il trouvera quelqu’un (n’importe qui) et lui demandera, ce n’est pas plus compliqué puisque tout le monde le sait[2]. Sherlock Holmes est quelqu’un de très pratique. S’il y a quelque chose d’inutile il s’en débarrassera. Il veut garder le plus de place possible pour emmagasiner des informations utiles à son domaine. Sherlock Holmes n’a pas un emploi ordinaire comme tout le monde, il est détective consultant. Il a lui-même créé le poste. Il s’agit en fait d’être un détective et lorsque la police a besoin d’aide elle l’appelle. Il est passé maître dans l’art de la science de la déduction. Mais qu’est-ce que c’est que la science de la déduction? Je ne l’ai pas écrit dans son profil au début, alors d’où ça sort? La science de la déduction est une science qui examine les faits à la loupe et arrive à poser une hypothèse sur ces faits. Voilà la principale raison pour laquelle Sherlock Holmes ne connait pas les théories de Copernic. Il utilise toutes les capacités de son cerveau pour se concentrer sur les détails de la vie. Lors de leur première rencontre Sherlock Holmes et John Watson, Sherlock est capable d’établir les faits sur la vie de Watson sans aucun problème le tout grâce aux détails qu’il a su percevoir. Cette capacité de percevoir les détails n’est pas quelque chose de surhumain, tout le monde est capable il faut juste porter attention aux éléments qui nous entourent («élémentaire mon cher Watson!»).
Il est évident que l’auteur Sir Arthur Conan Doyle a voulu porter à son paroxysme la science de la déduction avec le personnage de monsieur Holmes. Toutefois, cette science n’est pas fictive elle est bien réelle lorsqu’on veut devenir détective pour la police il faut savoir où porter nos yeux et quoi faire des informations qu’on décèle. La majorité des gens ont la capacité de Sherlock Holmes (peut-être pas, il est vrai, poussée aussi loin) à analyser une scène, un événement ou une personne, sauf que ces personnes ne s’en rendent le plus souvent pas compte («élémentaire mon cher Watson!») Sherlock Holmes est un personnage marquant pour plusieurs générations de gens. Il a marqué le XXᵉ siècle et continue de marquer le XXIᵉ siècle. Après sa publication au début de XXᵉ siècle, il devint vers les années 1980 un phénomène télévisuel incroyable! Il fut pendant quatre saisons interprété par Jeremy Brett avec comme fidèle acolyte dans le rôle du Dr. Watson David Burke. Ces deux personnes ont marqué l’histoire des héros! De nos jours on voit une recrudescence dans la popularité du personnage notamment avec l’impressionnante série Sherlock produite par la BBC qui met en scène Benedict Cumberbatch dans le rôle de Sherlock Holmes et Martin Freeman dans le rôle du Dr. Watson.
La série est particulière, car elle ne relate pas les aventures de Doyle à son époque. Elle relate ses aventures à notre époque. Donc, comment monsieur Holmes se serait débrouillé à notre époque avec les technologies d’aujourd’hui. Ils sont déjà deux saisons de produites et les réalisateurs ont annoncé une troisième saison, malgré la chute dramatique de Sherlock Holmes au dernier épisode de la deuxième saison. Bon spectacle! («Élémentaire mon cher Watson!»)
Hugo Vaillancourt- Perreault
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Equilibrium
Equilibrium (2003) est un film de Kurt Wimmer, qui raconte l’histoire d’une société futuristique, qui suite à la troisième Guerre Mondiale, se veut protectrice d’une raison pure et destructrice de tout ce qui a trait aux émotions. En voici un résumé, tiré du site internet Allocine.com :
« Dans les années 2070, dans la citadelle de Libria, les émotions n’existent plus, supprimées par l’absorption quotidienne de Prozium. Cette drogue anti-anxiété rend les gens plus heureux et plus productifs. Les individus ont ainsi accepté de mettre de côté leur liberté pour vivre en harmonie avec leur dirigeant spirituel connu sous le nom de Père. Les personnes qui refusent de prendre leur dose sont considérées comme des rebelles et vivent en retrait de la ville. S’ils sont pris à jeun, c’est la peine de mort assurée. John Preston travaille au service de Père et applique la loi à la lettre. Un jour, celui-ci brise le flacon de sa dose et n’a pas le temps de s’en procurer une de rechange. Il est alors submergé par toute une gamme d’émotions. Victime d’un revirement spirituel qui le confronte à ses supérieurs hiérarchiques, il mène l’enquête sur ce nouvel état de vie. »
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=26865.html
Ici, l’histoire nous offre un dilemme qui vaut le coup d’être développée puisqu’il implique la dualité moderne qui définit l’humain en tant qu’humain. Nous savons tous que nous sommes faits d’une pensée qui raisonne, rappelant le fameux cogito de Descartes, mais aussi de pulsions propre à notre animalité; pulsions qui sont exprimés par les émotions. Au cours de notre évolution, nous avons su inhiber certains de nos penchants : nos « entraves subjectives » dans le but de permettre une paix sociale, une cohabitation et une entraide nécessaire à la survie de l’espèce. Seulement, sous l’égide de ces mêmes pulsions, nous avons fait la guerre et fait la paix, fait la pluie et le beau temps. Or dans cette société dystopique pour l’un, utopique pour l’autre, les émotions sont complètements éradiquées dans le but de faire triompher la raison ; Une raison qui se voudra liberticide certes mais originellement empreinte d’un principe de paix. La question maintenant c’est de savoir si le despotisme de la raison, au même titre que celui de la religion, peut être justifié par la volonté d’une paix commune, et ce, en considérant que plusieurs guerres se sont faites sous cette même bannière ; la prétention à la paix mondiale. Peut-on légitimer l’usage de méthodes liberticides et meurtrières dans le but d’inhiber notre humanité pour les principes transcendants et universelles de notre crus? Sans oublier de prendre en compte le paradoxe qu’il y a dans le fait de tuer pour la paix et pour le respect des droits humains.
Mazigh Serkhane
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Arabie saoudite – IKEA efface les femmes de son catalogue
Montré du doigt pour avoir effacé les femmes de son catalogue en Arabie saoudite, le géant suédois du meuble à assembler IKEA a fait son mea-culpa lundi soir tout en assurant que « cela ne se reproduirait plus ».
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Glossaire pour tirer au clair les discours universitaires
À mon entrée à l’Université, à l’âge de dix-neuf ans, j’avais encore l’esprit philistin; je ne savais m’exprimer que par des discours et une prose parsemés de solécismes et de barbarismes. Heureusement, ce petit carnet noir, communément nommé Glossaire pour tirer au clair les discours universitaires, m’a apporté le viatique nécessaire.
Ce projet est né d’une lubie ayant atteint mon esprit au début de ma formation à l’Université de Montréal; une microsociété qui me paraissait de prime abord hermétique et dont les acteurs s’exprimaient dans une langue qui m’était peu familière, voire incompréhensible par moments. Face à cette réalité dans laquelle je m’étais volontairement immergé, je décidai sans plus tarder de pencher à l’écrit un glossaire dans lequel se retrouveraient les substantifs, épithètes et prédicats qui m’étaient jusqu’alors d’un abord délicat.
Cette période de ma vie étant dédiée à la redécouverte de ma langue maternelle, dont je ne maitrisais, il va sans dire, que partiellement, m’a poussé à explorer les ramifications de la linguistique française, dont la pérégrination à travers le latin classique et le français médiéval. À cet effet, en plus d’intégrer à mon glossaire la définition des termes bizarroïdes lus ou entendus, j’ajoutais, pour chaque nouvelle entrée, une rubrique dédiée à l’étymologie. Qui plus est, pour m’assurer que je comprenais bien le sens parfois plurivoque d’un terme, je faisais appel à un exercice bien connu en mnémotechnique, à savoir la rédaction d’une phrase mnémonique dans laquelle ledit terme pourrait s’employer congrûment.
Lorsque j’ai entamé le projet, il m’arrivait parfois d’intégrer plus de cinq expressions par jour, desquels on peut noter des vocables aussi élémentaires que « ire », « jalon », « mire » et « adéquation ». Cette activité est d’autant plus fascinante d’un point de vue archivistique, car chaque trouvaille possède sa propre historicité. En ce sens, il m’est possible de vous indiquer que le vocable « ire » a été trouvé dans un article de presse écrite, que le terme « jalon » provient du discours d’un chargé de cours, que le mot « mire » m’a été dévoilé par mon frère aîné et que le substantif « adéquation » a été utilisé par un professeur à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information.
Après maintenant plus de dix mois de rédaction, l’élargissement de mon vocabulaire qui en a résulté, autant à l’écrit qu’à l’oral, est éloquent. Ainsi, en plus d’avoir acquis un niveau langagier plus élevé que la rudimentaire littératie, ce petit carnet m’a permis de répudier l’ignorance au profit de la connaissance.
Hugo Vaillancourt Chapdelaine
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Poésie, Sandwichs et autres Soirs qui penchent
Montréal, le 22 septembre 2012
Poésie
POÉSIE, SANDWICHS ET AUTRES SOIRS QUI PENCHENT. Une production ATTITUDE LOCOMOTIVE, présentée dans le cadre du 18è FESTIVAL INTERNATIONAL DE LITTÉRATURE (FIL)
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Ode à l’ennemi
Pas de pitié
les pauvres ouistitis
pourriront dans leur jus
Pas de pitié
le dos de la morue
ne sera pas ménagé
Cycle
Un tricycle
à ongle de pasteur
va jeter sa gourme
sur les autels de nos présidences
Pas de pitié !
Mourez
vils carnivores
Mourez
cochons de crosseurs de fréchets de cochons d’huile de cochons de caïmans de ronfleurs de calices de cochons de rhubarbes de ciboires d’hosties de bordels de putains de saints-sacrements d’hosties de bordels de putains de folles herbes de tabernacles de calices de putains de cochons
Le petit doigt
fera merveille
dans le fessier
de l’abesse
Baisse
tes culottes
Nous ne sommes plus
des garçons
prévenants
Pas de pitié !
Les aubes ridubonlantes
crèvent et crèvent
l’odeur pâle
des maisons en chaleur
La dame
au doigt de porcelaine
se masturbe
sur les aines
de ma cravate
blasphémeuse
L’ouïe
Le rot des cochers
Le diame-dame
luit
sur les parchemins de stupre
Les dos cadencés
protègent
les prunes puînées
Les prés
Les possédants
La puce de la mère supérieure
Le clos
des gens
ardents
La vedette râpe
son sperme
de femme
Oulllllll – Hahiya-diad-loup !
La loupe freinée
provoque
la diarrhée des sédentaires
Pas de pitié
Mourez chiens de gueux
Mourez baveurs de lanternes
Crossez fumier de bourgeois !
La lèpre
oscille
dans vos cheveux
pourris
Crossez vos banalités
Sucez vos filles !
Pas de pitié
Mourez
dans votre gueuse d’insignifiance
Pétez
Roulez
Crossez
Chiez
Bandez
Mourez
Puez
Vous êtes des incolores
Pas de pitié !
Claude Gauvreau, État Mixte, 1951
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15 HERTZ, Sylvain Bouthillette
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« Charlie Hebdo » publie de nouvelles caricatures de Mahomet
L’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo consacre la une de son édition du 19 septembre aux manifestations qui agitent le monde musulman depuis une semaine. Avec le ton qui lui est propre, le journal publie de nouvelles caricatures de Mahomet, dont certaines – en quatrième de couverture surtout – mettent en scène le prophète musulman dans des positions particulièrement osées. Une publication qui inquiète le ministère de l’intérieur, dans un contexte particulièrement tendu.
La radio RTL affirme en effet que « le numéro de Charlie à paraître mercredi est sur le bureau du ministre Manuel Valls depuis la mi-journée ». Pour éviter tout incident, le ministre de l’intérieur a décidé de renforcer la sécurité autour des locaux de l’hebdomadaire. Mais tous les membres du gouvernement ne se sont pas montrés aussi solidaires. Le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, en visite au Caire, a même « condamné » ces caricatures, affirmant sur iTélé être « contre les provocations en cette période hostile ».
Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a dit pour sa part sa « désapprobation face à tout excès » « dans le contexte actuel » et appelé à « l’esprit de responsabilité de chacun ». « La liberté d’expression constitue l’un des principes fondamentaux de notre république. Cette liberté s’exerce dans le cadre de la loi et sous le contrôle des tribunaux, dès lors qu’ils sont saisis », rappelle aussi Jean-Marc Ayrault.
Le premier ministre souligne enfin l’existence en France du « principe de laïcité qui est, avec les valeurs de tolérance et de respect des convictions religieuses, au cœur de [son] pacte républicain ».
« NE PAS JETER DE L’HUILE SUR LE FEU »
Interrogé par l’AFP, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a lancé un « appel au calme ». Il a déclaré « apprendre avec beaucoup d’étonnement, de tristesse et d’inquiétude une publication qui risque d’exacerber l’indignation générale du monde musulman ». « J’appelle à ne pas verser de l’huile sur le feu », a-t-il lancé.
« Mais je regrette que l’incitation à la haine religieuse ne soit pas réprimée par la loi comme l’est l’incitation à la haine raciale. Nous avions fait appel au tribunal d’instance de Paris, après les caricatures qu’avait publiées Charlie Hebdo en 2006, mais notre plainte n’avait pas été retenue. »
Le recteur de la Grande Mosquée estime qu’un tel interdit « pouvait donner un coup de frein à l’exacerbation que risque de provoquer la publication de nouvelles caricatures, après la diffusion de la vidéo sur le Prophète qui est à l’origine de l’indignation générale du monde musulman ».
« D’ores et déjà, j’incite au calme, à la paix, mais je suis très inquiet devant les débordements qui risquent de se produire samedi, lors des manifestations dans plusieurs villes de France pour protester contre la diffusion du film Innocence of Muslims ».
De son côté, si Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) s’est dit « profondément attaché à la liberté d’expression », il a exprimé néanmoins « sa profonde inquiétude face à cet acte irresponsable qui, dans un contexte très tendu, risque d’exacerber les tensions et de provoquer des réactions préjudiciables ».
« Rien ne peut justifier l’insulte et l’incitation à la haine », souligne le président du CFCM, qui « lance un appel pressant aux musulmans de France à ne pas céder à la provocation » et les « exhorte à exprimer leur indignation dans la sérénité avec des moyens légaux ».
Après avoir observé que Charlie Hebdo « n’est pas à sa première provocation », le président de l’observatoire de l’islamophobie Abdallah Zekri a estimé que l’hebdomadaire « aurait mieux fait de ne pas publier ces caricatures insultantes dans une situation déjà tendue ». « Mais, a regretté M. Zekri, il a privilégié ses intérêts commerciaux car il mise sur une augmentation de ses ventes. »
CHARB SE JUSTIFIE
Le directeur de la publication de Charlie Hebdo, Charb, a reconnu au micro de RTL que les nouvelles caricatures pouvaient faire « polémique ». Mais le journaliste s’est justifié en expliquant que « si on commence à se poser la question de savoir si on a le droit de dessiner ou pas Mahomet, si c’est dangereux ou pas de le faire, la question d’après ça va être ‘est-ce qu’on peut représenter des musulmans dans le journal ?’, puis la question d’après ça va être ‘est-ce qu’on peut représenter des êtres humains dans le journal ?’, etc., et à la fin on ne représentera plus rien, et la poignée d’extrémistes qui s’agitent dans le monde et en France aura gagné ».
L’an dernier, les locaux de Charlie Hebdo avaient déjà été incendiés après la publication de caricatures de Mahomet. Charb est d’ailleurs toujours sous protection policière depuis cette affaire.
Source: Le Monde, 18/09/2012
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Liza Lacroix à Soho
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Je parle français/ I speak English
Vivre and let vivre
Je parle français.
I speak English.
J’aime parler français. C’est la langue que j’ai apprise en premier. La langue de ma famille, de quelques-uns de mes ancêtres (les autres, c’était des Indiens d’Amérique), la langue dans laquelle je travaille, dans laquelle je vis, dans laquelle je dis « Je t’aime » quand je le ressens vraiment.
I also learned English because, well… the whole fucking world speaks it (!) and I didn’t want to look like « Huh? » on trips to Old Orchard Beach. And let’s face it. What’s better than a good movie in its original version? Dubbing can suck balls. Big balls. That being said, learning another language is fun, mind opening and fucking useful when you need to take a piss in the middle of Oakland.
Je n’ai pas perdu mon français parce que je me suis mise à apprendre l’anglais.
And I didn’t suddenly become a « Canada lover freak » because I spoke some English to get myself out of trouble or to get some jokes on my own.
Nous vivons dans un état français entouré de puissances anglophones. C’est normal de vouloir protéger ses acquis, ses fondements. C’est normal de vouloir protéger sa langue.
Mais protéger quelque chose, ça ne veut pas dire ANÉANTIR ce qu’il y a autour. Je n’ai jamais entendu un dentiste dire : « Votre molaire est mal en point. Pour la protéger, on va vous arracher les 4 dents qui l’encerclent. »
So why the hell some people are … I don’t know… afraid?
Yes. Afraid.
Afraid of Quebec finally wanting to be what it should? A nice little country where we speak strong French, and where other beautiful cultures can blossom.
On a élu Pauline. En quoi ça veut dire ANGLAIS = CACA ? Pourquoi anglophones et francophones se sentent-ils autant menacés les uns par les autres. On n’est quand même pas en 1750, viarge. J’ai pourtant lu des affaires atroces sur le net dans les deux derniers jours.
“I give this bitch a month before someone with better aim comes forth and does what must be done.”
-An idiot
That idiot said that! About Pauline! Not in his diary. On the Internet. Which is, by the way, the most fucking public thing in the world.
J’ai lu des affaires du genre « Pauline est une nazie, une terroriste ». Que la loi 101 mènerait à un holocauste.
Mais dans quel calice de cauchemar je me suis réveillée moé? En quoi protéger le français annihile le reste?
C’est quoi cette manie de se sentir constamment menacé? Et là, sortez-moi pas vos cours d’histoire. Je la connais votre chanson. Aussi étrange que ça puisse paraître, je suis allée à l’école longtemps. Alors oui, je connais le passé. Mais là, je parle de maintenant. De demain. Pouvons-nous juste vivre? Passer à autre chose? C’est bien plate les Plaines d’Abraham, parce qu’on a perdu pis toute, mais pouvons-nous juste vivre ensemble maintenant? Rangez vos mousquets, crisse.
You’re an anglophone and you hate frenchies? WHY DO YOU STAY? Please leave. Ontario or Alberta will be happy to welcome you. If you don’t hate frenchies enough to leave, please stay. We’d be happy to keep you. But stop thinking we want you to die, damn it. We don’t. Pauline doesn’t either. All we want is mutual respect.
Tu es francophone et t’arrives pas à te faire servir en français à Montréal? Exige-le. T’as le droit de le faire. T’es chez vous. C’est comme demander au monde d’enlever leurs bottes quand ils rentrent chez vous. Ça se fait poliment. De façon courtoise et civilisée. J’te jure, ton arme de poing pas enregistrée est inutile. Juste un sourire et un s’il vous plaît. Tout ce qu’on obtient avec du respect, c’est plus de respect.
You don’t speak French? It’s allright, my lad. Take ALL THE TIME YOU NEED to learn some words. You will find it very useful when you will need to take a piss in the middle of Roberval.
Tu ne comprends pas l’anglais? Pas grave, buddy. Copie-colle tout ça dans Google Translate. Apprends. Petit à petit. De fil en aiguille, tu vas bonifier ton vocabulaire et tu vas voir que Les Griffin, c’est drôle en tabarnak en anglais. Ce jour-là, quand tu vas rire les jokes en version originale, l’anglais ne te fera plus chier dans tes culottes.
La haine. Quel drôle de feeling. Pas drôle dans le sens « haha ». Drôle dans le sens « j’comprends pas ».
Hate comes from fear. Fear comes from ignorance.
Si collectivement, nous étions moins ignorants, on s’haïrait certainement moins.
Moi, j’suis partante pour essayer. Essayer d’être moins ignorante.
Who’s with me?
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Le journalisme de données: un exemple de mathématisation du réel
Le journalisme de données, ou l’art de faire parler les chiffres
Trois questions sur un genre journalistique en pleine mutation
Fabien Deglise, Le Devoir, 10/09/12
Le journalisme de données – ou l’art de faire parler les chiffres et les statistiques au nom du public à l’information – n’est pas né de la dernière pluie de données en format électronique, qui s’intensifie au rythme de la numérisation des activités humaines. Genre longtemps dans la marge, apprécié surtout des journalistes un peu geek qui aimaient affronter des piles de papier et entrer à la main des chiffres dans des feuilles de tableurs, ce type de journalisme trouve toutefois un deuxième souffle aujourd’hui, porté par la masse d’information en format binaire désormais générée chaque jour tant par les gouvernements et les services publics que par les humains eux-mêmes socialisant par ordinateurs et tablettes interposés.
La semaine dernière à Montréal, avec une conférence intitulée Data, récits et Cie, le groupe de recherche sur les médias, la technologie et la culture, Media@McGill, en collaboration avec Radio-Canada, a tenu salon sur le sujet pour réfléchir à haute voix sur les espoirs, l’avenir et les contraintes de ce genre en mutation. Panorama des discussions en trois questions.
Qu’est-ce que le journalisme de données ?
Appelé data journalism du côté du New York Times ou The Guardian de Londres, qui explorent sérieusement le genre depuis quelques années, le journalisme de données consiste en grande partie à croiser des bases de données dans le but de documenter le présent, et ce, en dressant des portraits inédits de l’activité humaine. Il vise également à creuser dans les masses gigantesques de données produites chaque jour pour aller au-delà de la complexité de ces bases et rendre intelligible à un grand nombre les informations qu’elles contiennent.
Des exemples ? The Gazette a récemment présenté en ligne une carte interactive de Montréal sur laquelle il est possible de voir les endroits de la métropole où il s’est produit, entre 2006 et 2010, le plus grand nombre d’accidents impliquant des cyclistes et des véhicules motorisés. Le projet repose sur la géolocalisation des 3742 rapports d’accidents détenus par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).
Ailleurs, le journalisme de données a fait naître sur le papier numérique de La Presse une carte permettant de voir pour qui votre voisinage a voté à l’avant-dernier scrutin provincial. Pour arriver à ce résultat, le quotidien a inscrit dans l’espace géographique les résultats électoraux par bureau de vote pour faire apparaître sur une carte les couleurs politiques par quartier.
En Allemagne, le projet OpenDataCity a développé une application permettant de suivre à la trace les retards des trains de l’ensemble du réseau allemand, pour mieux les dénoncer, s’entend. Dans un autre registre, ce type de journalisme a donné forme le printemps dernier à une ligne du temps (ggi.xkr.ca) permettant de suivre la chronologie de ce que l’on a appelé le « printemps érable » par l’entremise des contenus numériques produits par les citoyens en lien avec cette crise sociale.
Les contraintes du journalisme de données ?
Même s’il trouve son énergie dans des masses infinitésimales d’information, le journalisme de données, lui, doit composer avec beaucoup de limites. La première est certainement l’accès aux bases de données des organismes publics, mais également leur peu de diversité. L’ouverture de ces données, qui s’est amorcée dans les dernières années sous la pression de groupes de programmeurs, comme Montréal Ouvert et Québec Ouvert et du mouvement mondial de l’« open data », comme on dit en Ontario, est encore timide.
La qualité inégale de ses bases de données et leur format varié posent également problème ou compliquent le travail des personnes chargées de manipuler ces données pour les rendre plus claires. Au-delà de la matière première, le journalisme de données doit également composer avec des contraintes organisationnelles dans les salles de rédaction où cette forme hybride de journalisme vient un peu bouleverser les structures traditionnelles. Le genre fait intervenir en effet une nouvelle composante dans le processus de production de l’information : un programmeur. Pis, résume Jonathan Stray, adepte du genre et membre de l’Overview Project, il fait entrer dans ces salles une nouvelle logique de travail par équipe multidisciplinaire devant mettre en symbiose un journaliste, ce programmeur et un graphiste pour orchestrer la visualisation des informations extraites. Le journalisme de données s’inscrit aussi dans une autre temporalité. Plusieurs jours ou semaines sont parfois nécessaires pour obtenir une réponse à une question. Parfois, des heures de programmation peuvent ne mener nulle part, et les détenteurs de cordons de la bourse dans les entreprises de presse ne sont généralement pas très chauds à cette idée.
L’avenir du journalisme de données ?
L’avenir est prometteur, estiment les artisans de cette mutation, mais les promesses viennent toutefois avec des conditions. En effet, pour le moment, les bases de données les plus accessibles permettent surtout d’explorer des champs de la connaissance qui alimentent ce que l’on appelle le journalisme de service : recenser les restaurants qui n’ont pas passé les inspections sanitaires, géolocaliser des zones à risques pour les cyclistes ou les piétons dans une ville, géolocaliser les politiques municipales d’arrosage, l’état des patinoires en hiver, la qualité de l’eau dans les piscines publiques…
Or, pour acquérir ses lettres de noblesse, le journalisme de données, en format 2.0, va devoir de plus en plus s’aventurer dans d’autres sphères comme celles du journalisme politique, social ou économique. C’est un peu d’ailleurs ce que cherche à faire Québec Ouvert en lançant dans quelques jours son premier « hacketon » sur le thème « luttons contre la corruption ». L’événement vise à trouver dans les bases de données des façons de déceler la corruption et, du coup, de l’enrayer. Pour faciliter l’extension des territoires d’exploration, les journalistes devraient également commencer à faire part collectivement aux institutions publiques de leurs besoins en matière de données, comme cela s’est fait en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne, mais également, croit M. Stray, à formuler des questions en regardant des bases de données, questions qui, à l’instar du journalisme classique, sont également – et forcément – le point de départ du journalisme de données.
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Inch’Allah
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Un anglo parle aux francos
Bonjour,
Mon nom est Josh et, je l’avoue, je suis anglophone.
En fait, je suis assez typique pour un anglo montréalais ; je suis Juif.
Comme la plupart des Juifs ici, je suis allé à une école protestante, parce que, à cette époque, les écoles catholiques nous voulaient pas vraiment de nous.
J’ai donc passé tous les matins de mon enfance à apprendre les chansons traditionnelles chrétiennes –que seul les Juifs de Montréal chantent, comme Jesus loves me, this I know, for the Bible tells me so et Onward Christian Soldiers.
Malheureusement, pendant que j’apprenais tous ces hymnes protestants, je n’ai pas appris beaucoup de français. Les écoles anglaises du Québec n’enseignaient pas bien cette langue dans ma jeunesse.
À l’école secondaire, mon prof de français était Mme Schwartz. Elle m’a appris le français trois heures par semaine avec un accent anglais du West End – qui provenait en partie de Paris et en partie du centre commercial Cavendish. Mais mon français devenait incompréhensible dès que j’allais à l’est de la Charcuterie Schwartz.
J’ai grandi sur une rue de Montréal qui s’appelait Deleppy. À 15 ans, j’ai appris qu’elle se nommait plutôt De L’épée. Je l’ai découvert lorsque j’ai pris un taxi pour la première fois et que le chauffeur (un francophone) est passé deux fois sous le panneau indiquant le nom de ma rue sans la trouver.
Après l’école secondaire, j’ai déménagé au centre-ville de Montréal, où j’ai finalement commencé à comprendre comment notre ville fonctionnait. Je vivais dans un quartier plein de francophones, près de « Gene Manz » Street… apparemment un cousin anglais de Jeanne Mance, le nom utilisé par tous les francophones que j’ai rencontrés. (Même chose pour Pine Avenue, que les francophones appelaient Avenue Des Pins.)
Lentement, j’ai appris à m’adapter, à mieux parler français et à vivre dans cette ville francophone pleine d’anglophones, d’allophones, de xylophones !
J’ai travaillé en français, j’ai flirté en français, j’ai même voté pour René Lévesque en 1976, pour booster le pouvoir du français.
Par la suite, ma femme (aussi anglophone) et moi avons envoyé notre fils dans des écoles francophones durant huit ans. Au début, il parlait d’ailleurs une langue bâtarde où apparaissaient des phrases comme : « Dad, I want a collation . »
Aujourd’hui encore, il pense que « dépanneur » est un mot standard en anglais, partout Canada, comme « métro » et « autoroute ».
Notre but était de s’assurer qu’il parle français beaucoup mieux que moi. Et nous avons réussi. À 16 ans, il est bilingue et totalement gêné d’entendre mon accent anglo d’avant-la-loi-101, qui me fait prononcer ‘Longay’ au lieu du Longueuil.
Et je pense que mon histoire est typique de beaucoup d’entre nous. La communauté autour de moi a changé et s’est énormément adaptée en 30 ans.
Nos grands-parents et leurs ancêtres ne parlaient pas du tout français ; ils étaient trop occupés par leur lutte quotidienne pour survivre.
Maintenant, presque tous les anglophones envoient leurs enfants en immersion ou à l’école française. Et beaucoup de ces enfants ont l’accent québécois d’un bûcheron et la sophistication d’un sommelier.
« Dad, passe-moé le Grand Cru Château Dépanneur 2004, s’il te plaît. »
De plus en plus, ils marient des francophones et élèvent leurs enfants en français, comme le révèle le sondage de L’actualité, dans son numéro en kiosque ce vendredi.
Nous sommes aussi de plus en plus nombreux à lire La Presse et L’actualité. Nous regardons presque tous le hockey sur RDS, depuis que CBC a commencé à favoriser les Leafs de Toronto. Personnellement, je suis un fan de Di Stasio et Désautels, entre autres.
Pour emprunter une blague d’Yvon Deschamps: « On ne peut plus se moquer de nos anglophones, ils sont devenues bilingues! Ils nous comprennent. »
Cela dit, il semble que nous ne connaissons pas Normand Brathwaite, Véronique Cloutier, ni de nombreuses autres vedettes francophones sur lesquelles L’actualité nous a testés. Même moi, je ne connais pas vraiment Marie-Mai. Mais bon, je ne connais pas non plus 99 % des jeunes chanteurs pop canadiens-anglais.
Comme la plupart des anglos, je regarde la télévision américaine. Posez-nous des questions sur Charlie Rose, Larry David et des shows comme Modern Family ou Downton Abbey – une fabuleuse série dramatique sur PBS, que tout le monde regarde, ici et sur le reste du continent.
Je suis désolé que la plupart d’entre nous ne connaissent pas le nom du maire de la ville de Québec, mais nous ne connaissons pas le maire de Toronto non plus !
Oui, beaucoup d’entre nous sont solidaires avec les rêves et les peurs du Québec francophone, mais, comme L’actualité l’a découvert, beaucoup sont tout simplement fatigués de la politique québécoise.
La chose importante, c’est que 80% des anglophones disent qu’ils se définissent comme Québécois dans le sondage, une affirmation que nous n’aurions jamais faite il y a même une décennie. (Et c’est même plus que le nombre de personnes qui s’identifient comme Ontariens chez nos voisins).
Nous, anglos, avons choisi de rester ici alors que des centaines de milliers d’autres sont partis (bien que leurs enfants aient été nombreux à revenir étudier et vivre ici parce que leur ville natale leur manquait).
Nous, anglos, aimons Montréal, alors que trop de francophones l’abandonnent pour la banlieue. Peut-être que nous avons besoin d’un nouvelle Loi «301», qui empêche les francophones de quitter l’Île, afin de s’assurer que Montréal reste francophone ?
Comme de nombreux anglos, j’ai essayé de vivre ailleurs, mais ma ville m’a toujours manqué. J’ai trouvé Ottawa trop prudente, alors que Toronto se réveillait trop tôt et que Vancouver ne se réveillait pas du tout.
Je suis Montréalais dans mon sang. C’est une ville que j’aime beaucoup ; une ville totalement imprévisible, chaotique et plus vibrantes qu’aucune autres au Canada.
C’est une ville tolérante, parfois frustrante, mais toujours amusante.
C’est un grand laboratoire où la langue française et la langue anglaise se mélangent comme dans aucune autre ville sur la planète. Un endroit où le stand-up comic Sugar Sammy peut faire un show où se mêlent l’anglais et le français et vendre plus de 30 000 billets.
Non, les anglos et les francos ne se mélangent pas assez dans leur vie personnelle… Cela va prendre du temps.
Si on se fie au sondage, 80 % d’entre nous n’ont jamais eu une vraie conversation avec un francophone. Mais là encore, comme le Québec est francophone à 80 %, ça signifie que seulement 4% des francophones ont eu une vraie conversation avec un anglophone.
À qui la faute? À personne, à mon avis.
Traverser les cultures est un business difficile partout dans le monde et seulement une minorité de gens peuvent réussir à le faire.
Le point important pour moi, c’est que les choses s’améliorent rapidement ici au Québec ; notre communauté anglophone évolue plus rapidement que beaucoup d’habitants du monde occidental.
Le Québec est un lieu fascinant et il nous a rendus, nous les anglophones, plus intéressants aussi. Je pense que, à l’image de mon voyage de la rue Deleppy à la rue De L’Épée, notre communauté a parcouru un long chemin au cours des années.
Mais c’est un voyage qui vient de commencer, et il faut que nous fassions tous preuve de patience, de générosité et d’empathie pour l’aider. Avec ça, je crois qu’on pourra construire une communauté anglophone forte dans un Québec francophone fort, un endroit où les deux solitudes ne feront qu’un.
Mon nom est Josh et, je l’avoue, je suis toujours anglophone.
À la prochaine !
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