Des nouvelles de Londres

Pour mieux comprendre la colère des étudiants britanniques et la pertinence du vote de grève décidé le 17 novembre dernier lors de l’assemblée générale du Syndicat Étudiant du Cégep Marie-Victorin (SECMV), il faut lire le texte de Christian Rioux paru dans Le Devoir de ce vendredi 19 novembre. On peut y apprendre notamment que le gouvernement britannique, qui prévoit tripler les frais de scolarité à l’université, s’inspire d’un rapport rédigé par l’ancien président de British Petroleum (BP), le «Rapport Browne»:

«Le ministre du Commerce Vince Cable, écrit Rioux, ne cache pas son intention de ne plus subventionner que les études supérieures qui ont une «utilité commerciale», dit-il. Il puise son inspiration dans le rapport Browne commandé par le gouvernement précédent et rédigé par l’ancien président de British Petrolium. Ce document propose d’éliminer toute restriction à l’augmentation des frais de scolarité. Selon Browne, les universités doivent se transformer en entreprises indépendantes de l’État destinées à répondre aux seuls besoins de leurs «clients», les étudiants. Il souhaite que le gouvernement limite ses subventions aux disciplines «stratégiquement importantes» comme les sciences, les techniques et la médecine (…)

Si l’éducation supérieure n’est plus un bien public, mais un investissement privé destiné à assurer des emplois payants, elle peut donc être régie par le marché. Il faudra donc s’attendre à ce que celui-ci fasse disparaître toute une série de cours qui contribuent peut-être au haut niveau culturel de la société, mais qui ne rapportent pratiquement rien côté salaire. C’est la mort des humanités (…)

Le Canada a souvent tendance à s’inspirer de ce qui se passe en Grande-Bretagne. C’est vrai de notre système d’assurance maladie, de notre vie parlementaire comme de nos cours d’éthique et de culture religieuses. Je ne serais pas surpris de voir le rapport Browne faire bientôt irruption chez nous.»

Le forum sur le financement des universités québécoises prévu le 6 décembre prochain à Québec et contre lequel les étudiants sont censés aller manifester représentera-t-il la première irruption de l’infâme rapport Browne chez nous?

BLx

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Pétition contre Jean Charest

Une pétition contre le premier ministre, du jamais vu! Cliquez ici pour suivre en temps réel l’évolution de la pétition demandant la démission du premier ministre du Québec.

BLx

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De Rossini à Arcade Fire

Nous étions quelques uns samedi en début de soirée à nous rendre à l’Église Saint-Viateur pour entendre notre distingué collègue Claude Routhier, professeur d’anglais au collège, chanter avec le Choeur Saint-Laurent «La petite messe solennelle» de Rossini (on ne peut pas toujours écouter Snoop Doggy Dog…). Rossini (1792-1868) est surtout connu pour Le Barbier de Séville, son truc c’est plutôt l’opéra comique: arias pétillantes, mari cocu, l’amour, toujours l’amour et la bonne humeur, «Donnez-moi une liste de lessive et je la mettrai en musique» disait-il. Cette «Petite messe solennelle» il la compte donc au nombre de ses «petits péchés de vieillesse», mais chasser le naturel et il revient au galop car en effet cette petite messe avait un air canaille, opératique, alla Rossini. Quelques photos de l’Église qui fut aussi celle de mon enfance (pas très pieuse).

Le confessionnal où je me suis inventé plus de péchés que je n’en avais commis…

Changement de registre en fin de soirée, Arcade Fire en direct à Saturday Night Live, présenté par Scarlet Johansen

BLx

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Warhol domine, encore!

Avec celles du mois de mai, les ventes annuelles de novembre à New York constituent un moment décisif dans le marché de l’art. Pour cet automne, on estime à 1,2 milliard les ventes réalisées en dix jours par les trois plus grandes maisons de vente aux enchères Sotheby’s, Christie’s et Phillips de pury. Et, encore une fois, ce sont les oeuvres d’Andy Warhol qui commandent les prix les plus importants.

Coke bottle 4, 1962, 35 millions

The last supper, 1986, 6,8 millions

Men in her life, 1962, 63 millions.

BLx

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Journée du souvenir

Les souvenirs sont cors de chasse dont meurt le bruit parmi le vent (Appolinaire)

Depuis plusieurs années je peins un tableau pour la journée du souvenir. Voici la version 2010.

BLx

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Les étudiants britanniques sont en colère

F * *K  FEES, FREE EDUCATION NOW, un slogan qu’on peut apercevoir sur certaines des innombrables pancartes brandies par des dizaines de milliers d’étudiants britanniques hier à Londres lors d’une manifestation contre la volonté du gouvernement conservateur (tiens, tiens) de David Cameron de tripler les frais de scolarité à l’université. Le gouvernement britannique a annoncé un plan d’austérité qui prévoit des coupures sans précédents dans les dépenses de l’état, une réforme «radicale» de l’État-providence qui, pour les critiques, équivaut à la quasi destruction des programmes sociaux en plus de compromettre toute possibilité de relance de l’économie mise à mal par la récente crise financière. La manifestation a tourné à l’émeute lorsque les étudiants ont décidé de s’en prendre à la source du problème: le quartier générale des Torys, le bureau chef du parti conservateur! Il ne faut pas croire que le Québec soit à l’abri de tels excès (je parle des coupures, pas des émeutes) car, outre la volonté du gouvernement de Jean Charest d’augmenter prochainement les frais de scolarité à l’université, on assiste ici à l’émergence d’une droite conservatrice qui milite pour le retrait de l’État du champ social, d’où l’importance de contrer ce mouvement réactionnaire en lui opposant sans équivoque le parti pris pour un État soucieux de justice sociale. C’est en ce sens qu’une alliance, l’Alliance sociale, vient de se former entre les syndicats et les associations étudiantes pour affirmer qu’Un autre Québec est possible.

BLx

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Oui au Robot, non au Gaijin

Un ami, dont la femme vient du pays du soleil levant, m’avait déjà expliqué que les Japonais ressentaient une différence très marquée entre «eux» et les «autres», les «étrangers», les gaijins. Il ne s’agit pas tant de racisme que de ce sentiment de distance face à l’autre, sentiment nourri par l’appartenance à une société collectiviste fortement intégrée sur le plan ethnique et qui pousse à considérer le gaijin un peu comme un intrus. C’est pourquoi, semble-t-il, il n’y a jamais eu d’immigration importante au Japon. Or comme toutes les sociétés modernes et très avancées sur le plan technique, le Japon connaît un déclin démographique, déclin d’autant plus accentué qu’il n’est pas, comme ici, en partie  compensé par l’apport de l’immigration. Mais la résistance aux gaijins est telle que le développement de la robotique se substitue à l’accueil d’une main d’oeuvre étrangère de remplacement, notamment dans le secteur des soins infirmiers: plutôt que d’être soigné, pris en charge ou réconforté par une personne humaine, fut-elle étrangère, le Japonais moyen préfère le contact avec un robot japonais. Qu’on y pense, en lieu et place d’une politique d’immigration une «robopolitique», plutôt que d’accueillir des êtres humains issus d’autres cultures, des êtres faits de chair et de sang, avec lesquels on partage une même angoisse devant la mort, on préfère fabriquer des robots! Et principalement des robots infirmiers capables de «vivre et de co-habiter avec des humains». Le «péril robot»?

BLx

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ZAZ: WOW!

Cliquez ici pour voir le «clip officiel». Comme Edith Piaf, Zaz a commencé par chanter dans les rues de Paris, c’est une môme qui promet, qu’en pensez-vous?

Christiane Gauthier

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La Canada, pays bilingue? Mensonge!

C’est du moins ce que suggère le commissaire aux langues officielles Graham Fraser dans son rapport annuel rendu public mardi dernier:

«Same old, same old. Après 40 ans d’application, la Loi sur les langues officielles est toujours largement bafouée et incomprise, affirme le commissaire aux langues officielles dans un rapport annuel qui distribue plusieurs notes d’échec. La fonction publique, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques et la fin du recensement long obligatoire, entre autres, sont pointées.

Les constats désolants n’ont pas manqué pour Graham Fraser cette année encore: sur les 16 institutions passées au peigne fin des langues officielles, 10 ont obtenu une note «D» ou «E» en matière de promotion de l’utilisation du français ou de l’anglais dans tout le Canada. Conclusions du commissaire: les institutions fédérales ne comprennent pas clairement leurs obligations et ne tiennent pas compte des communautés linguistiques minoritaires.

Le volume 2 du rapport annuel de M. Fraser montre que 10 des 16 institutions ont été capables d’offrir des services bilingues dans plus de 80 % des cas où c’était requis. «Pire encore», ajoute-t-il, il n’y a que 2 des 16 institutions qui ont accueilli le public dans les deux langues officielles dans plus de 60 % des occasions.

M. Fraser déplore que «trop d’institutions attendent de faire l’objet de plaintes ou de recevoir une note faible dans leur bulletin de rendement avant de faire un effort quelconque pour mieux répondre à leurs obligations linguistiques». Selon lui, les institutions fédérales «font présentement du surplace». Presque partout, il a noté un manque de leadership et de planification pour répondre à ces obligations.

M. Fraser a d’ailleurs rappelé que ses recommandations de 2008 (mesures concrètes pour créer un milieu de travail bilingue) sont restées lettre morte dans 30 % des 117 institutions où il a fait un suivi cette année. Les cancres des cancres? Ceux qui ont le plus besoin d’améliorations, notamment Air Canada et la Gendarmerie royale du Canada…» (Le Devoir voir aussi Franco Presse et radio-canada)

En somme, la loi canadienne sur les langues officielles n’est tout simplement pas respectée! Et tandis que le Canada est officiellement bilingue tout en étant réellement unilingue anglais, la province de Québec, qui se fait reprocher par la Cour suprême de ce même Canada d’avoir fait du français sa langue officielle, devient peu à peu réellement bilingue… Nécessité de réentendre la noble colère de Michelle Lalonde, colère scandée comme un appel à l’insurrection. Speak white:

BLx

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Montréal: «Fontaine de jouvence» et talent brut

Le 8 et 9 novembre prochains, Montréal accueillera la sixième édition du SIJM (Sommet international du jeu à Montréal). Il s’agit du plus important évènement de ce genre au Canada et sur la côte Est. Ce sommet est consacré aux professionnels comme les recruteurs, les développeurs, les commanditaires et les chefs de studios qui cherchent le potentiel, la crème de la crème de la main d’œuvre de l’industrie, les Québécois.

Selon Vincent Brousseau-Pouliot de La Presse, c’est à coups de créativité et de crédits d’impôts que le Québec est devenu l’un des leaders mondiaux des jeux vidéo. Il explique aussi que l’industrie ne peut toutefois pas s’endormir sur ses lauriers en dépit de ses succès, car à l’exception de la Colombie-Britannique, aucune autre région du monde ne compte autant d’artisans de jeux vidéo en proportion de sa population. À ce jour, le secteur du jeu vidéo se positionne au deuxième rang des industries du divertissement derrière le cinéma, mais devant la musique.

L’SIJM de novembre attirera donc plusieurs chefs de studios, c’est le cas notamment de Stéphane D’Astous, un québécois relié à l’éditeur japonais Eidos qui a érigé un nouveau studio à Montréal en 2007. Il s’apprête à envahir les plates-formes du monde entier avec un nouvel opus retravaillé de la série Deus Ex. C’est le cas aussi de Patrice Désilet, ex-concepteur pour l’éditeur français Ubisoft avec le plus gros studio de la firme en place depuis 1997. Cette équipe avait définitivement mis Montréal sur la carte avec l’édition 2003 de Prince of Persia : Les sables du temps et elle concrétisa sa renommée en lançant la série Assassin’s Creed en 2007 qui se révèle aujourd’hui être le meilleur vendeur de la compagnie avec dix millions d’unités pour le premier opus seulement. Le sixième volet de la licence est d’ailleurs prévu pour le 19 novembre 2010.

Désilet sera présent au SIJM en tant que nouveau membre de la direction d’un studio québécois du géant THQ Inc. Malgré avoir fermé huit de ses dix-sept studios durant la dernière récession, l’équipe de développeurs et d’éditeurs font tout de même le pari d’ouvrir un nouveau studio à Montréal. Aussi, le directeur Dave Gatchel affirme dans une entrevue : «Nous voulons avoir une équipe artistique très forte à Montréal qui pourra aider nos autres studios. Nous voulons amener à Montréal une partie du travail sous-traité en Chine et en Malaisie».

Le monde du jeu fait confiance à Montréal et Montréal lui prouve sans l’ombre d’un doute que son choix est judicieux. Avec une expansion si rapide des studios, on pourrait toutefois croire que cette source de potentiel pourrait se tarir soit par une pénurie de main d’œuvre, une insuffisance financière pour les créations ou le manque d’expertise.

Jean-Nicolas Bédard

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UE vs ALENA

Il existe présentement dans le monde plusieurs unions de pays qui s’entraident économiquement. La plus populaire est l’Union européenne (UE). Cette association de pays est constituée de vingt-sept états membres, dont les plus puissants pays d’Europe tels que la France, l’Allemagne et le Royaume uni. De plus, plusieurs pays tentent de se joindre à l’Union européenne non seulement pour bonifier leurs rapports économiques, mais aussi améliorer leur statut au niveau mondial. De ce fait, des pays tels que la Turquie, l’Islande et la Croatie ont déposé leur candidature pour se joindre à l’UE, ce qui montre qu’il doit y avoir plusieurs points positifs à en faire partie. Or cette union économique est accompagnée d’une union monétaire. En effet, seize des vingt-sept pays membres utilisent l’euro comme monnaie, ce qui implique une très forte intégration économique. D’abord, l’euro à la bourse représente plus d’une dizaine de pays, les fluctuations de cette monnaie influencent donc directement la majorité du continent européen (et  indirectement les autres pays de l’union). L’influence directe de ces pays utilisateurs de l’euro peut paraître négative, mais plusieurs points sont très positifs non seulement au niveau des pays, mais aussi au niveau de chaque individu. Entre autres, il est possible de changer de pays sans pour autant croiser un mur ou un douanier qui vérifiera vos papiers et qui vous fera poireauter devant sa cabine, en fait, comme la dit mon prof d’économie « Tu peux passer d’un pays à l’autre en vélo ».

De notre coté, nous avons l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Cet accord comprend le Canada, les États-Unis ainsi que le Mexique. Cet accord décide de ce qui se déroule économiquement dans les trois pays membres et intervient sur les différends entre les gouvernements et les entreprises. De cette façon, cela est bien plus simple grâce à l’ALENA pour une entreprise de s’implanter dans les deux autres pays membre. Par exemple, Bombardier a présentement une usine de fabrication d’avions au Mexique. Donc, cela permet à des entreprises d’avoir un plus grand pouvoir d’achat. De plus, cela permet au Canada d’avoir une meilleure assurance au niveau des imports/exports avec les autres pays ce qui entraine une certaine stabilité économique. Mais voici les questions qui me viennent : est-ce une bonne chose de faire partie d’une alliance économique? Sommes-nous manipuler ou intimider par la puissance américaine? Devrions-nous prendre exemple sur l’Union européenne et utiliser une monnaie qui serait la même dans nos trois pays?

Sébastien Roy

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Vivre de sa passion

Syntonisons le 32 Musimax, que voyons-nous? Le palmarès des films ayant rapporté le plus d’argent, une autre des vedettes pop les plus courues du web, etc. Que croyions-nous en premier lieu ? Que la vie des artistes est simple et frivole. Les médias ne présentent pas les débuts difficiles de ces artistes. À l’exception de ces biographies d’artiste si kitchs où l’on présente les durs débuts de cette jeune actrice qui quitte son village natal du Nebraska pour aller vivre à Hollywood, la ville où tout peut se produire. Les carrières artistiques ne sont pas toutes écrites en suivant ce même gabarit. Pensons à Arcade Fire, Robert Rodrigez et plusieurs autres qui ne visent pas une vie glamour, mais veulent plutôt vivre de leur passion.

Le week-end passé, j’ai pris part au tournage d’un court métrage québécois, Catastrophe Météo de Éric Chaussé. Il s’agit d’un projet de plusieurs courts métrages dans lesquels plusieurs icônes de Montréal se font détruire de façon apocalyptique. Cette première catastrophe vise l’usine Five Rose située au vieux port de Montréal. Mon rôle était de m’occuper des repas, de bloquer la rue lors des tournages (tâche difficile puisque les automobilistes ne sont pas très galants, par exemple cette femme qui pour montrer sa colère devant l’impossibilité de passer décida de nous lancer sa cigarettes au visage avec un gentil « fuck you »), de retenir la tente qui a tenté quelques fois de s’envoler vers le canal Lachine, etc. Malgré ces complications ce fût une agréable et épuisante fin de semaine. J’ai pu me rendre compte des efforts que ces réalisateurs, preneurs de son, acteurs mettent dans un projet qui pourrait, malheureusement ne mener à rien. Jusqu’ici je ne me rendais pas compte du travail acharné de ces artistes, non simplement en cinéma, mais aussi dans toutes les autres formes d’art. Tourner pendant 3 jours entier sans être certain que les prises seront adéquates aux effets spéciaux, payer de sa poche tout le matériel et parfois même les acteurs, puisque ce ne sont pas tous les acteurs qui acceptent de participer sans cachet à un film indépendant. Vous me direz : « C’est comme ça dans tous les domaines, tu bûches sans jamais être certain de la fin. » Certes, mais j’étais, ce week-end, en complète aporie face à cela. Je croyais, de manière utopique, que le gouvernement donnait des subventions ou que ces artistes recevaient un quelconque salaire, mais non, nada. La vie d’un artiste ce n’est pas de faire le plus d’entrevues possibles et de se retrouver sur toutes les couvertures des magazines, être un artiste c’est vivre de sa passion, peu importe les risques.

Je vous présente ici deux courts métrages de Éric Chaussé, Noémie et 11 ans. Ces deux films baignent dans un univers à la fois fantaisiste et sombre. Ils présentent le monde de l’enfance d’une manière, à la fois fantastique et réaliste. Le premier présente la relation que Blanche a avec son jouet préféré, Noémie, une ballerine prise sous une cloche de verre. Noémie saura utiliser cette confiance aveugle que lui donne Blanche. Le deuxième court métrage prend place lors de la fête du jeune Antoine, qui fête ses 11 ans. Nous pouvons ici retrouver le dégoût du monde adulte et la peur de devenir grand que nous avons tous, un jour, ressentie. Vous pouvez voir d’autres courts métrages de ce réalisateur au http://www.gypsyxfilms.com/

Karianne Pilote

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Conférence: Contre Harper!

À ne pas manquer ce mercredi 27 octobre à 12h15 au H-107 la conférence sur «Stephen Harper et la droite conservatrice» donnée par Christian Nadeau, professeur à l’université de Montréal et auteur du livre Contre Harper, Bref traité philosophique sur la révolution conservatrice qui vient de paraître aux éditions du Boréal et dont voici un extrait:

«Si la pensée conservatrice est par définition sceptique quant aux réformes morales et politiques, leur préférant le poids des traditions, les conservateurs de Harper cherchent activement à modifier l’organisation politique et sociale du pays, en radicalisant des valeurs et des principes qui ont été toujours présents au Canada, mais qui n’ont jamais été revendiqués aussi clairement et avec une telle force politique. Bref, les conservateurs d’aujourd’hui sont en réalité des réformistes, voire des révolutionnaires. Stephen Harper n’est pas seulement le premier ministre du Canada, il est l’un des acteurs les plus influents d’un vaste mouvement visant à démanteler une à une les valeurs progressistes qui ont eu préséance au cours des quarante dernières années et à leur substituer les valeurs d’une nouvelle droite.»

BLx

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Jeux video: une activité masturbatoire?

« S’adonner aux jeux video n’est qu’un échappatoire et vous vous faites exploiter par ces compagnies. Ce n’est pas sain. Je m’en fais pour ces gens qui passent 10h tous les jours à jouer à Grand Theft Auto. C’est une activité masturbatoire, et ce serait mille fois mieux si les gens pouvaient abandonner ces manettes de jeu pour sortir un peu. ». L’avocat Jack Tompson y était allé de propos virulents au sujet des jeux vidéo lors d’un procès impliquant le jeune Cody Posey. Celui-ci avait été reconnu coupable du triple meurtre de son père, de sa belle-mère et de sa sœur en 2004. Depuis, il a été placé dans un centre de jeunesse et si tout se déroule rondement, il devrait être transféré dans une prison fédérale d’ici quelques moi. Ce qui veut dire qu’il avait donc 14 ans à l’époque.

En lien avec le procès, l’avocat Thompson avait exigé 600 millions de dollars de dommages et intérêts à l’éditeur Take Two Interactive, en invoquant l’obsession de Posey pour le jeu. Thompson n’est certainement pas le seul à livrer une croisade anti-GTA. Les jeux de la licence ont été censurés dans plus du tiers des pays où ils ont été vendus et de nombreuses plaintes ont été émises par les communautés cubaines et haïtiennes pour invitation à la discrimination en relation aux cartels de la drogue dont ils sont les représentants dans les jeux.

Pour ce qui est des propos de Thompson, la comparaison semble burlesque entre la masturbation et le jeu vidéo. Par contre, des scientifiques relèvent une activité semblable dans le corps et physiologiquement, la libération d’endorphine dans le sang apporte le même plaisir dans les deux activités.

Quand on réfléchit à la polémique de la série GTA, on ne peut passer sous silence le cas de Devin Moore, un jeune américain de la ville de Fayette en Alabama. Moore a été amené au commissariat de police au sujet d’un vol de voiture ( «auto theft», oui comme dans Grand Theft Auto). C’est à ce moment qu’il a pris le pistolet d’un policier qui l’escortait pour ensuite tuer l’homme et deux autres représentants de l’ordre qui le suivait. Après son arrestation, il aurait avoué avoir énormément joué aux jeux de la licence de Take Two Interactive et affirmé : « Life is a video game. Everybody’s got to die sometime »

Jean-Nicolas Bédard

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Loi 115: To be or not to be?

Lundi soir, le 18 octobre, le gouvernement libéral de Jean Charest a imposé un bâillon à l’opposition afin d’adopter rapidement la loi 115 (anciennement 103). Cette loi remplace l’ancienne loi 104 (qui abolissait les écoles passerelles) invalidée par la Cour suprême du Canada. Concrètement, la loi 115 permet aux allophones du Québec de contourner la loi 101 car il leur devient possible d’inscrire leurs enfants dans le réseau d’éducation anglophone public (donc gratuit) à condition que les enfants aient d’abord étudié dans une école privée non-subventionnée anglaise durant trois ans (les fameuses écoles passerelles).

Lundi dernier fut donc un jour particulièrement sombre pour l’avenir et la survie de la langue française au Québec. En effet, avec ce projet de loi, les Libéraux ont créé une immense brèche dans la loi 101. Ces écoles passerelles deviendront à partir de maintenant une occasion en or pour les allophones de contourner la loi de Camille Laurin.

Pourtant, dans l’histoire du Québec, les Libéraux ont été de fervents défenseurs de la langue française, à commencer par Robert Bourassa avec sa loi 22, une loi qui imposait le français dans tous les domaines de la société québécoise (travail, administration, justice, etc.) dont l’éducation. Cette loi ne contentait ni les nationalistes, qui trouvait cette loi trop timide, ni les groupes ethnique et les anglophones, qui dénonçaient les tests que les enfants devaient passer pour joindre le réseau scolaire anglophone.  Cependant, cette loi marquait les premiers pas vers l’actuelle loi 101 car pour la première fois, une loi déclarait le français comme unique langue officielle du Québec. Il y a également Claude Ryan et beaucoup d’autres libéraux qui ont défendu la place du français avec vigueur.

Pourquoi donc Jean Charest décide-t-il d’anéantir les efforts menés par ses prédécesseurs avec cette nouvelle loi? Est-ce pour faire plaisir et conserver les seuls appuis qui lui restent un peu au Québec (anglophones et allophones)?

Une chose est certaine, avec cette loi que le gouvernement Charest vient de passer, nous pouvons commencer à nous inquiéter de la survie de la langue française au Québec, surtout avec le recul du français à Montréal qui peu à peu devient majoritairement anglophone. Serons-nous la prochaine Louisiane? Espérons que non.

Simon Renaud

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