F * *K FEES, FREE EDUCATION NOW, un slogan qu’on peut apercevoir sur certaines des innombrables pancartes brandies par des dizaines de milliers d’étudiants britanniques hier à Londres lors d’une manifestation contre la volonté du gouvernement conservateur (tiens, tiens) de David Cameron de tripler les frais de scolarité à l’université. Le gouvernement britannique a annoncé un plan d’austérité qui prévoit des coupures sans précédents dans les dépenses de l’état, une réforme «radicale» de l’État-providence qui, pour les critiques, équivaut à la quasi destruction des programmes sociaux en plus de compromettre toute possibilité de relance de l’économie mise à mal par la récente crise financière. La manifestation a tourné à l’émeute lorsque les étudiants ont décidé de s’en prendre à la source du problème: le quartier générale des Torys, le bureau chef du parti conservateur! Il ne faut pas croire que le Québec soit à l’abri de tels excès (je parle des coupures, pas des émeutes) car, outre la volonté du gouvernement de Jean Charest d’augmenter prochainement les frais de scolarité à l’université, on assiste ici à l’émergence d’une droite conservatrice qui milite pour le retrait de l’État du champ social, d’où l’importance de contrer ce mouvement réactionnaire en lui opposant sans équivoque le parti pris pour un État soucieux de justice sociale. C’est en ce sens qu’une alliance, l’Alliance sociale, vient de se former entre les syndicats et les associations étudiantes pour affirmer qu’Un autre Québec est possible.
BLx



Dans la République de Platon, Céphale, un vieil homme pressentant la fin de sa vie, dit à Socrate qu’il est fier de laisser à son fils un héritage plus considérable que celui qu’il a reçu de son propre père. Alors qu’en est-il de l’héritage qu’on est en train de léguer aux jeunes générations? Leur laissons-nous un horizon plus ouvert ou plus fermé que celui que nous avons connu?
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