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Déclaration du 4 mai 2012

Appel à sortir du cirque et de l’encadrement du spectacle

Pendant que les médias québécois débattent de questions triviales – vote secret, indexation, position du PQ, « violence » – ce sont étrangement les journalistes étrangers qui semblent le mieux à même de saisir l’importance de la lutte que mènent les étudiant-e-s du Québec.

Selon le Guardian britannique : les étudiants du Québec sont « the most powerful challenge to neoliberalism on the continent» (le plus important défi pour le néolibéralisme du continent). Même Paris Match, le journal people français, s’interroge : « Le premier grand mouvement socio-écologique est-il en train de naître dans la Belle Province ? Rarement, en tout cas, revendications économiques, sociales et environnementales n’ont paru aussi imbriquées à une telle échelle et sur une telle durée. C’est sans doute l’un des aspects les plus novateurs de ce   « printemps érable » . Même si les chroniqueurs s’acharnent à faire passer le mouvement étudiant pour un mouvement particulariste, on doit constater que le printemps québécois, au même titre que le printemps arabe, est en lutte contre un système global et une élite détachée, mensongère et corrompue.

Que ce soit de la part des médias, du gouvernement et des soi-disant experts, nous avons affaire systématiquement à une entreprise de dépolitisation de la lutte étudiante. On ne veut pas, en effet, entendre la parole des étudiant-e-s, et l’on ramène toute l’affaire à une question procédurale et technique. Force est de constater que cette dépolitisation atteint un sommet lorsque par tous les moyens, le gouvernement oppose les droits prétendument individuels aux droits collectifs, alors que : l’individu ne peut exercer ses libertés que dans un monde commun et dans le cadre d’une communauté d’appartenance. Et deuxièmement, les droits confinés à l’individu accentuent l’isolement de cet individu et le réduisent à l’état de consommateur, lequel est par définition censé jouir de son acte solitaire. Jamais un individu seul ne peut faire société, c’est-à-dire agir politiquement dans et pour le commun.

À preuve, le pouvoir politique et médiatique impose une grille de lecture qui avance que la grève étudiante est un « boycott ».  La violence de l’État (matraquages, grenades, répression) se double d’une violence symbolique qui est d’autant plus pernicieuse qu’elle impose les cadres de pensée orwelliens avec lesquels il faut, selon elle, comprendre ce qui est en train d’arriver.  Alors que même le Guardian reconnaît que l’État ne cédera pas même un pouce sans qu’il y ait soulèvement populaire massif, nos propres journaux et télévisions déplorent le manque d’ordre et de sécurité. Mais le désordre n’est pas imposé par les étudiant-e-s : il est l’expression de la nature même du capitalisme financier, dont le modus operandi est la destruction du monde commun. Il est ainsi clair que la sécurité dont on nous rabat les oreilles est l’injonction de se taire et de s’adapter constamment à la fuite en avant d’un système qui ne répond plus qu’aux exigences de sa propre croissance infinie.

En ce moment où tous et toutes nous semblons perdre le contrôle et la mainmise sur ce qui advient de notre appartenance commune et de la maintenance de nos vies, il urgent de rappeler que la signification profonde du mouvement initié par les étudiant-e-s s’oppose à la fausse émancipation libérale qui pose la liberté personnelle comme seule réponse à la crise générale de la société. Cette pseudo-liberté est une fuite en avant vers la guerre de tous contre tous. Or, il n’y a véritablement de liberté individuelle que dans son incarnation et expression collectives. Ce que les étudiant-e-s expriment, c’est  le refus de la perte du monde commun. Les étudiant-e-s ont bien compris que le chantier de démolition qui tient lieu d’avenir qu’on leur offre est non seulement une insulte à l’intelligence, mais aussi une impasse de civilisation. Les étudiant-e-s n’ont rien à perdre que leurs dettes, ils ont un monde à se réapproprier.

Eric Martin, professeur, philosophie, Édouard-Montpetit
Benoît Coutu, chargé de cours, sociologie, UQAM
Nadine Lanouette, professeur, philosophie, Lionel-Groulx,
Maxime Ouellet, professeur associé, école des médias, UQAM
Jacques-Alexandre Mascotto, professeur associé, sociologie, UQAM

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L’École de la Montagne Rouge

Les membres du collectif l’École de la Montagne rouge dont la devise est hodie mihi, cras tibi

«Depuis le déclenchement de la grève, une poignée d’étudiants en design graphique de l’UQAM, inspirés par les affiches de Mai 68 et par les leçons du Black Mountain College des années 40, ont créé l’École de la Montagne rouge, un collectif subversif, créatif et bénévole qui a donné à la grève une étonnante signature visuelle.» Nathalie Petrowski, La Presse 5/5/12.

BLx

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Vendredi à Victoriaville

Nous avions l’impression d’être en guerre !

Louis-Philippe Blanchette

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Samedi: Bazar Festif pour les étudiants!

Grand Bazar Hommage à la persévérance étudiante, organisé par les professeurs du Cégep Marie-Victorin

Événement, Infos, Contacts: ICI

Touchés droit au cœur par la persévérance des étudiants affrontant une crise sans précédent dans l’histoire du Québec, les enseignants du Cegep Marie-Victorin, à Montréal, organisent un événement rassembleur inédit dont l’objectif est la création d’un fonds spécial de soutien à la vie étudiante.

Le Grand Bazar Hommage à la persévérance étudiante aura lieu le samedi 5 mai 2012, de 10 h à 16 h (En cas de pluie, l’événement est reporté au dimanche.), au cœur du Plateau Mont-Royal, sur la ruelle située entre la rue Laurier et le boulevard St-Joseph, à l’angle des rues Fabre et Garnier.

Sont conviés à ce grand happening festif, des gens de cœur, et de parole, unis par le même désir d’exprimer leur soutien moral et de donner leur appui aux étudiants qui persévèrent dans une lutte courageuse, depuis plus de douze semaines, pour une société plus juste et plus ouverte.

Une vente de débarras, de confiseries et de gourmandises maison, de bijoux engagés, se tiendra dans une ambiance conviviale. Musique, chiens chauds sur le grill… De tout pour tous, de 0,50$ à 1 625 $! Toutes les sommes recueillies seront remises au Syndicat des étudiants du Cegep Marie-Victorin.

Le Grand Bazar Hommage, on y participe de tout cœur, pour l’Avenir.

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Littérature en ligne : le cas énigmatique de l’hyperlittérature

Qu’est-ce que la littérature en ligne? La littérature en ligne réunit le concept de littérature, « les œuvres écrites, dans la mesure où elles portent la marque de préoccupations esthétiques. » (Dixel Dictionnaire), et le concept de publication en ligne, faisant étroitement référence à sa disponibilité sur le Web. À partir de cette définition, Oliver Gainon dresse une taxonomie en trois ramifications, illustrant que la littérature en ligne comporte :

«les œuvres imprimées sur papier, mais qui ne sont aujourd’hui accessibles que sur l’internet […], les œuvres dont la nature littéraire est traditionnelle (roman, essai, etc.) mais pour lesquelles le contenant n’est plus le papier […], et enfin les œuvres dont l’existence, la nature ou même la conception reposent sur une ou plusieurs caractéristiques du réseau : que ce soit l’interactivité, la dématérialisation, le caractère multimédia, etc. »(Gainon, 2001; p. 123)

Dans le cadre de ce court article, c’est précisément la troisième catégorie d’œuvres qui nous intéresse, car c’est au cœur de celle-ci que s’est forgé le concept d’hyperlittérature. Mais encore, qu’est-ce que l’hyperlittérature? Plus précisément au plan étymologique, le vocable hyperlittérature se compose du préfixe « hyper- », faisant certes référence à l’étymon grec Huper (au-dessus), mais qui, dans ce contexte, tire plutôt son inhérence du concept informatique nommé hypertexte : « Fonction permettant d’établir des liaisons entre les éléments (texte, image) de documents différents. » (Dixel Dictionnaire) À partir de ce préfixe apposé au substantif littérature, on voit naître le néologisme contemporain hyperlittérature, qui pourrait être défini d’un ordre générique comme une littérature parmi lesquelles gravite des liens hypertextuels hétéroclites.

Ces liens hypertextuels, se présentant dans un écrit et nous permettant de voyager d’un endroit à un autre sur le cyberespace, peuvent faire référence à plusieurs thématiques, desquelles peuvent surgir, par exemple, des liens vers les sources utilisées par l’auteur, une illustration visuelle de son idée, et cætera. Ce concept émergent permet ainsi d’enrichir et d’agrémenter le contenu d’un écrit littéraire avec plusieurs objets multimédias. En agissant en osmose avec l’échine du récit, lesdits objets multimédias permettent une grande flexibilité, voire une malléabilité, du produit final de l’œuvre réalisée par l’auteur, contribuant ainsi, dans certains cas, à la distorsion de la linéarité conventionnelle qu’offrent les récits littéraires dits classiques sur support analogique. Ladite éradication du concept de linéarité peut être illustrée avec l’aide d’une nouvelle création littéraire que l’hyperlittérature, dans l’univers interactionnel du Web 2.0, permet, c’est-à-dire une création littéraire hétérogène qui propose la collaboration de plusieurs auteurs sur un même écrit initial.

Afin d’illustrer ce concept de l’hyperlittérature par un exemple pragmatique, on vous suggère une explication appliquée à une situation fictive : un auteur X, conforme à ses lubies habituelles, décide de publier sur un site Wiki une histoire romanesque. Perturbé par une ellipse impertinente venant de l’auteur X, un auteur Y décide d’imaginer quelles auraient pu être les péripéties des protagonistes durant l’ellipse, et intègre un hyperlien à l’endroit même où l’ellipse se présente dans le texte de l’auteur X; on assiste alors, dans un contexte où plusieurs auteurs interviennent, que ce soit en amont ou en aval, sur un récit commun, à de l’hyperlittérature.

Ce concept rejoint également une idée semblable ayant pris son essor dans la littérature jeunesse au courant du XXe siècle, les «livres dont vous êtes le héros»;

«[La] notion d’hypertexte figurait déjà, avant le développement de l’internet, à une échelle évidemment moindre et avec des potentialités intrinsèquement limitées dans les « livres dont vous êtes le héros », dont le principe est d’être lu pas linéairement, mais en fonction d’un jeu d’embranchements et de choix renvoyant d’une page à l’autre […].» (Gainon, 2001; p. 130)

Bien que pour certains ce pan de l’hyperlittérature rejoint davantage un côté ludique de celle-ci, ces nouveaux styles de productions témoignent réellement d’un essor concret de la cyberculture. Parmi ces styles émergents prenant forme en symbiose avec les outils du Web 2.0, on compte la blogosphère, les sites Wikis, la musique construite en ligne, les expositions virtuelles, et cætera.

Par ailleurs, nous sommes également d’avis que l’opérationnalisation d’une littérature misant sur une stimulation active du spectateur est un reflet idoine de la société hypermoderne, où le paradigme préconisé tend vers une approche axée sur le divertissement, mais plus encore sur l’habitude des spectateurs à faire face à une stimulation constante. Afin d’expliquer plus clairement notre propos sur ce sujet, nous tenterons de l’expliciter à l’aide d’une analogie avec les œuvres cinématographiques actuelles; au XXIe siècle, tout se déroule vélocement, on peut même le constater avec la rapidité des changements de plans, d’angles de caméra, de champs/contrechamps et la présence des inlassables travellings que proposent la grande majorité des longs métrages présents dans nos salles de projection. On constate ainsi que le temps de quiétude, d’attente, voire de non-stimulation immédiate, a tendance à être radicalement élagué au profit d’une constante stimulation. Quel enfant peut, de nos jours, réellement prendre plaisir sans se fatiguer ou s’ennuyer devant une longue scène au cadre fixe digne d’un Chaplin?

Dans ce paradigme de la rapidité, où les jeux vidéo agissent également à titre de catalyseur dans cette ligne de pensée, on dirait que nous avons de plus en plus de difficulté à nous concentrer sur des passe-temps passifs, où la constante interactivité n’est plus au rendez-vous. En évitant l’écueil de sonner le tocsin prématurément, il nous semble que cette nouvelle méthode agressive pour accrocher l’attention des spectateurs se retrouve, en prémices, dans l’hyperlittérature; Ô horreur! Comment pourrais-je assumer de voir la littérature ainsi gangrenée? En lisant tranquillement mon Homère sous un tilleul, en prenant ici pour modèle Les Souffrances du jeune Werther de Goethe, croyez-moi, je ne veux pas de ces liens hypertextuels bizarroïdes! Mais, mes chers amis, en reprenant le bon mot d’Arthur Rimbaud : il faut et on se doit d’être absolument moderne!

Hugo Vaillancourt, étudiant au certificat en Archivistique : EBSI

Sources consultées :

Dacos, Marin et Pierre Mounier. 2010. L’édition électronique. Éditions La Découverte : Paris, 126 p.

Dixel Dictionnaire. 2010. Le Robert : Paris, 2100 p.

Fischer, Hervé. 2003. La planète hyper. Éditions vlb : Montréal, 304 p.

Gainon, Olivier. 2001. La littérature en ligne. In La publication en ligne, sous la dir. de Charlotte Nikitenko, Peter Stockinger et al., pp. 123-131. Mayenne (France) : Hermès Science Europe.

Patino, Bruno. 2008. Le devenir numérique de l’édition. La documentation française : Paris, 89 p.

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L’avenir leur appartient

Il n’y a qu’eux pour donner un sens à leur (notre) avenir. Maintenant 11 semaines que je suis le mouvement. Sur l’internet, dans les journaux, à la télé, au bureau, au supermarché, au café, dans l’autobus… dans la rue. Je suis troublée. Troublée par la beauté de ces jeunes, par autant de détermination de leur part. Par leur motivation, leur ténacité, leur courage et… leurs leaders si articulés. Ce sont des battants. Ils ne baissent pas les bras. Ils ont un objectif clair. Et ils l’atteindront. Toutes les caméras d’ici et du monde se tournent vers eux. Ils le méritent. Ils sont des exemples. Ils marchent en groupe, les coudes serrés. Ils me (nous) donnent des leçons. Des leçons de toutes sortes, mais surtout des leçons de vie.

Il y a 11 semaines, c’était moi qui leur donnais des leçons. Croyez-moi, ils en connaissent désormais plus que moi sur la vie, sur la manière d’envisager l’avenir. Le leur, mais aussi le nôtre. Car dans leur avenir, il y a le nôtre. N’est-ce pas? Ils sont nos enfants, notre relève, les partenaires de nos vieux jours. Avec eux, croyez-moi… on ne s’ennuiera pas!

J’ai beau creuser dans ma mémoire, de ma génération, je ne connais personne qui ait eu le courage d’autant de convictions. Avions-nous d’ailleurs des convictions? Peut-être aurions-nous dû nous poser la question. Et alors, nous lever, nous rassembler, nous mobiliser et… marcher en criant plus haut plus fort, pour que personne n’oublie que derrière nous, il y aurait nos (vos) enfants. Nous avons plutôt choisi de surfer sur ce que nous avions sans nous soucier ni du lendemain ni du voisin. Car dans cette bataille que livrent nos jeunes, il y a l’autre, le voisin. Celui qui marche avec eux, mais aussi celui qui est en classe alors que les autres manifestent pour ses droits également.

Je n’ai malheureusement pas eu la chance de mettre au monde des enfants. Si j’en avais eu, ce sont eux que j’aurais voulu avoir. Et depuis 11 semaines, je me plais à me dire que ces enfants, vos enfants, ceux-là mêmes qui se battent pour leur (notre) avenir, sont devenus les miens. Mais surtout que ce sont eux qui feront le monde de demain. Celui-là même dans lequel je (vous) vieillirai. Et croyez-moi, je n’ai aucune inquiétude à leur laisser la place qu’ils demandent et à leur donner les moyens qu’ils désirent pour mener à bien tous leurs projets les plus grands. Ils savent exprimer ce dont ils ont besoin pour arriver à leurs fins. Celles d’un monde meilleur pour eux et… pour nous!

Merci à vous de les avoir mis au monde et merci les jeunes d’être devenus ce que vous êtes.

Ne lâchez pas, nous sommes là.

Christine Levrot, enseignante, Cégep Marie-Victorin

Source: Journal Métro, 30/04/12

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Rhétorique de grève

Un article très intéressant paru dans Le Devoir se penche sur la «guerre des mots» dans le contexte de la grève étudiante, il en ressort ce que l’on sait depuis l’Antiquité et qui mérite de ne jamais être oublié, à savoir que la rhétorique est une arme redoutable qui confère un immense avantage à qui en a la maîtrise. En attestent l’éloquence et la force du verbe des leaders étudiants, tout comme la stratégie de communication du gouvernement.

La rhétorique est un art, une technique, qui enseigne comment user du langage de manière efficace. Elle apprend à mobiliser les ressources du langage pour produire des effets, dans le but de provoquer l’adhésion de l’auditeur. Mais indifférente à l’intention qui anime le discours, que celle-ci soit de dire la vérité ou de tromper, la rhétorique n’aura jamais qu’une fonction: persuader. L’appel senti à la justice, la démonstration objective de l’iniquité de la hausse des frais, c’est de la bonne rhétorique, mais suggérer à répétition que telle association encourage la violence ou le «50 cents par jour» de la ministre, c’est aussi de la bonne rhétorique.

C’est pourquoi la tradition philosophique, Platon en tête, enseigne qu’il est prudent de se méfier de la rhétorique; son rapport au langage n’étant pas exclusivement et résolument engagé dans la recherche de la vérité, elle est donc disponible pour qui veut déployer une logique de l’apparence: publicité, démagogie, et autres manipulations. Mais elle prêtera aussi main forte à qui voudra réfuter cette apparence. La rhétorique est ambigüe nous dit Platon, on la malmène alors qu’on ne peut s’en passer:

«N’aurions-nous pas, mon bon ami, maltraité la rhétorique un peu brutalement? Peut-être pourrait-elle nous dire: Qu’est-ce donc que vous débitez là? Vous êtes d’étranges raisonneurs. Je ne force personne à apprendre l’art de la parole sans connaître le vrai; mais, si mon avis a quelque valeur, qu’on s’assure d’abord la possession de la vérité, on viendra ensuite à moi; car j’affirme bien haut que sans moi on aura beau posséder la vérité, on n’en sera pas plus capable de persuader par les règles de l’art.» Platon, Phèdre, 260d.

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L’arnaque des prêts et bourses

Une analyse partiale, ou simplement réaliste?

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La hausse des droits de scolarité: un enjeu mondial

La lutte que mènent les étudiants québécois contre la hausse des droits de scolarité est-elle annonciatrice d’un mouvement destiné à s’internationaliser?

«Un blogue du New York Times laissait entendre que les droits de scolarité et les dettes d’étudiants deviendront un thème central du président américain, Barack Obama, dans sa campagne à sa propre réélection. Les étudiants « canadiens-français » étaient cités comme un exemple du débat sur les droits de scolarité s’inscrivant dans un cri du coeur international dénonçant le coût élevé de l’éducation. Les frais annuels pour une université privée aux États-Unis dépassant les 30 000 $ par année, et la dette collective des étudiants frôle 1000 milliards de dollars, une somme dépassant la totalité des dettes de cartes de crédit du pays.» Lire la suite: Le Devoir 30/04/12

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Lipdub ROUGE

Simon Renaud

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Pourquoi la culture?

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Le Sacre du Printemps Érable

Ce soir à 20h Le Sacre du Printemps Érable à l’Église Saint-Jean-Baptiste sur Rachel. Entrée libre et Informations
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Paris la nuit avec Space Invader

Un très bon film sur l’artiste de rue Space Invader qui discrètement et poétiquement s’applique, peu à peu, à envahir l’espace urbain des grandes villes du monde. Au moyen de carreaux de céramiques, il crée des figures dérivées du jeu vidéo japonnais  Space Invaders, l’archétype du shoot them up, figures qu’il colle sur les murs, en haut des portières, sur toutes les surfaces du mobilier urbain, socles de monument ou rampes de métro. L’effet est singulier car l’invasion ou l’appropriation de l’espace n’a rien d’intrusif, comme peut l’être le graffiti, les figures qu’ils apposent ne sont pas immédiatement visibles et quand par chance on en aperçoit une, on a l’impression qu’elle nous regardait, qu’elle nous avait vus avant qu’on nous l’ayons vue.

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50 sous par jour?

J’en connais au moins un qui n’est pas content…

Jean-Philippe Martin

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La solution: augmenter la hausse!

Un étalement de la hausse sur 7 ans au lieu de 5, «bonification» des prêts et bourses, remboursement proportionnel au revenu, conseil sur la gestion des universités, étude de l’impact de la hausse. Voilà en substance la «solution globale» présentée par le gouvernement Charest. Solution globale qui, selon les calculs de la ministre de l’éducation, représenterait un coût de 50 sous par jour pour les étudiants…

Il semblerait cependant que, paradoxalement, cet étalement sur 7 ans, en raison de l’indexation qui s’y ajoute, aurait pour effet de faire passer la hausse de $1625 à $1778!

«Selon une entrée Twitter du journaliste économique Gérald Fillion, ces nouvelles mesures annoncées par Québec feraient passer la hausse des droits de scolarité de 1625$ à 1778$, sur sept ans au lieu de cinq ans. Cela équivaudrait à une hausse de 82% sur sept ans, selon ses calculs.» Le Devoir, 27/04/12

La grève étudiante a été déclenchée pour lutter contre une hausse de 75% des frais de scolarité et , en guise de solution, 11 semaines plus tard, le premier ministre propose de faire passer cette augmentation à 82%. Sortie de crise?

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