Grève à Marie-Victorin

Au collège mercredi après-midi

Préparatifs pour la manif de jeudi, départ 13h Square Phillips

Le fameux «rouge grève»

De la nécessité de s’approprier un argumentaire solide pour savoir répondre aux fâcheux de ce monde…

Ce soir on a entendu parlé aux nouvelles d’un groupe d’étudiants qui entend militer en faveur de la hausse des frais de scolarité. Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’ils en sont à leur dernière session et que leur mouvement s’appelle «Après moi le déluge». Je plaisante, ils ont peut-être des arguments qui méritent d’être entendus. Mais tandis que je demandais à quoi ils pouvaient bien ressembler, Samuel Landry m’a fait parvenir une image d’eux croquée sur le vif

Pas besoin d’être inscrit en «Science de la gestion» pour comprendre que les arguments invoqués en faveur de la hausse ne font pas preuve d’un bien grand sens de la gestion, pas plus qu’ils ne sont scientifiques. Ce que montre très bien cette brochure préparée par l’IRIS Faut-il vraiment augmenter les frais? 8 arguments trompeurs sur la hausse qu’on peut télécharger ICI. Les arguments de Camille Bouchard présentés il y a quelques mois à Bazzo.tv sont aussi très convaincants.

On m’a dit qu’il y aurait pas mal de monde jeudi à la manif, on va aller voir si c’est vrai…

BLx

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1 commentaire

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Une réponse à “Grève à Marie-Victorin

  1. Christiane Gauthier

    J’ai vu le segment avec Camil Bouchard et je trouve son argumentaire très efficace. Cependant, ce qui me trouble de plus en plus, c’est le constat suivant: le discours pseudo-économique de ceux qui appuient la hausse des droits de scolarité semble avoir une longueur d’avance sur celui de ceux qui s’y opposent. Pourquoi? Simplement parce que le débat a lieu dans l’arène de ceux qui calculent tout en termes d’investissement et de bénéfices. Cette approche unilatéralement quantitative de l’éducation fait en sorte de piéger ceux qui se battent pour la gratuité dans un filet bien tissé à leur intention… En effet, se mettre à vouloir mesurer très exactement la valeur marchande de l’éducation revient à la vider complètement de son pouvoir émancipatoire. Et l’émancipation, la liberté et l’épanouissement de ceux qui se cultivent, qui ont accès au savoir et se procurent le pouvoir de diriger leur propre destinée, ce sont des choses qui enrichissent toute une société, je dirais même toute une civilisation. Mais penser que seule une tribu des courageux, rare secte de nantis ou alors de ces valeureux jansénistes qui auront renoncé à leur cellulaire et à leur ordinateur, tout en se privant de bière et en mangeant maigre, penser qu’eux seuls vont fournir la nation en professionnels, c’est non seulement naïf, c’est surtout la preuve d’un manque flagrant de réalisme.

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