De véritables histoires à glacer le sang!

Différents mythes continuent de subsister dans nos vies modernes. L’exemple des vampires est flagrant, car il s’est transformé pour revenir en force dans nos sociétés. Nous sommes fascinés par leur beauté nouvelle et leur immortalité, mais qu’en est-il de la réalité? Alors que les vampires sont le fruit de notre imagination, ces récits ont une source et ont été inspirés de la réalité. J’ai retenu deux personnages historiques qui ont été l’objet d’inspiration pour les histoires de vampires. Ces deux personnages sont des humains bien réels qui ont vécu dans notre réalité, mais avec certaines coutumes…différentes du commun des mortels. Je parle ici de Vlad Tepes (l’empaleur), l’homme qui inspira le personnage si populaire de Dracula, et de la comtesse Erzébet (Élizabeth) Bathory, dénommée aussi la comtesse de sang.

Vlad Tepes est donc l’un des hommes à avoir inspiré les mythes des vampires. Cet homme est réputé pour avoir fait empaler des milliers d’hommes sur de gros pieux de bois lors du 15e siècle. Ainsi, l’empalement devint « une réplique à toute opposition ou enfreinte de la loi »[1]. Vlad profitait aussi de ce châtiment pour effrayer les ennemis de son royaume, les Turcs. Certaines rumeurs affirment même qu’il avait l’habitude de dîner sur la scène du crime, en se régalant des souffrances de ses victimes. D’autres, racontent qu’il faisait cuire la tête de ses victimes et qu’il forçait les familles de celles-ci à les manger ou encore qu’il avait éventré une femme afin de vérifier ses dires, selon lesquels elle était enceinte de lui.[2] Cet homme a inspiré le personnage de Dracula à Bram Stoker, le premier auteur à mettre en scène Dracula. D’ailleurs, dans ce nom, « Drac » renvoie au diable et le « a », ajouté à « Dracul » signifie « fils de ». Ainsi, Dracula peut signifier « le fils du diable », il n’est donc pas étonnant que Vlad ait été associé à ce nom.[3] Il a finalement été condamné à 12 ans de prison et lorsqu’il en est sorti, on raconte qu’il a été tué sur un champ de bataille.

Erzébet Bathory, Élisabeth de son nom français, fait aussi partie de ces humains qui ont inspirés ces macabres histoires de vampires. Elle vivait au 16e siècle, début 17e siècle. Cette femme, née de famille noble et royale était réputée pour sa beauté. Elle fut mariée dès ses 13 ans et comme son mari était souvent parti à la guerre, elle tentait de détourner son ennui par tous les moyens possibles. Or, un jour elle fut initiée par l’un de ses serviteurs à la magie noire. Elle utilisa aussi la violence contre l’une de ses femmes de chambre et du sang de celle-ci tomba sur la peau de la comtesse. Celle-ci crut alors que sa peau était plus jeune et plus fraîche à l’endroit où le sang était tombé. À partir de ce moment, elle tortura, saigna à blanc et récupéra de plusieurs autres horribles façons le sang de centaines de jeunes filles vierges des villages voisins. Elle fit entre 300 et 600 victimes. Elle attirait ces jeunes filles avec une promesse de travail, les torturait dans son humble château de Csejthe et finissait par se baigner dans leur sang. Cette femme prenait donc littéralement des bains de sang avec la conviction que ce sang lui permettait de garder sa jeunesse, sans doute éternellement. Erzébet fut accusée de meurtre en 1611, mais son sang royal l’indemnisa d’une condamnation à mort. Elle fut donc enfermée dans une pièce où on lui donna de la nourriture par une fente. Elle y survécut quatre ans. Ses complices, les serviteurs de son château, furent tous condamnés à mort suite au procès.

Ainsi, tous ces mythes de vampires ne proviennent pas simplement de notre imagination. Certains humains ont inspirés ces histoires par le biais de leurs actions perverses et meurtrières. Vlad Tepes et la comtesse Bathory ne sont que deux exemples parmi tant d’autres, mais ils sont les deux personnages qui m’ont le plus marquée dans l’histoire concernant les vampires. Cela reste étonnant de savoir à quel point des hommes peuvent êtres cruels et violents pour la défense de leur royaume, pour leurs désirs personnels et pour la recherche d’une jeunesse éternelle. Ce désir d’immortalité cessera-t-il un jour? J’en doute fort…

Annick Laforte


[1] Delphine GASTON. Les vampires de A à Z, Saint Victor D’Épine, City Editions, 2009, p. 237.

[2] Jean-Paul RONECKER. Vampires, Puiseaux, Éditions Pardès, 1999, p. 75-76.

[3] Delphine GASTON. Les vampires de A à Z, Saint Victor D’Épine, City Editions, 2009, p. 237.

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