Archives mensuelles : novembre 2010

SORTIE CINÉMA!

Pour finir la session, vos profs d’Histoire et civilisation (et plus particulièrement votre prof de cinéma) vous invitent au cinéma, mercredi le 8 décembre en début d’après-midi.

Une partie des coûts du billet d’entrée sera payée par le collège.

Nous vous proposons de choisir parmi un des films suivants, tous à l’affiche au cinéma AMC Forum (métro Atwater):

«The Social Network» de David Fincher

«The Town» Ben Affleck

«127 Hours» de Danny Boyle

Dites ce qui vous tenterait là-dedans. Si vous avez d’autres choix, faites-nous-le savoir. Bref, exprimez-vous!
Nous préciserons le film et l’heure exacte lundi prochain, via le blogue et OMNIVOX.

Guillaume Campeau-Dupras

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Murakami à Rome

Takashi Murakami, qui fit scandale à Versailles, présente maintenant à Rome deux dragons géants, Dragon in clouds, peints sur d’immenses panneaux (acrylique sur toile, 363 x 1800 cm) à la galerie Gagosian (Larry Gagosian, l’un des plus importants marchands, sinon le plus important marchand d’art contemporain a des galeries aux USA, en Europe et en Asie).

Ces tableaux impressionnent, ils en mettent plein la vue, par leur taille va sans dire, par leur iconographie manga et leur esthétique «Superflat», par leur côté éminemment pop art. Mais ce qui me retient le plus c’est leur facture, quelque chose de plus discret qui transparaît dans la manière (que l’on devine sur photo plus qu’on ne voit il est vrai): ces tableaux, comme tous les tableaux de Murakami,  sont peints à la main.

Ces images qui proviennent le plus souvent d’un univers de néons et d’effets spéciaux ne sont pas ici générées par un processus numérique, elles sont peintes à la main avec de la peinture qui dégouline et dont on aperçoit les traces sous les couches de lavis (appliquées manuellement à la bombe). Le geste libre, avec de la matière rouge ou bleue, fait advenir des formes et restitue à ces créatures leur mystère, grâce à la peinture ces «dragons dans les nuages» retournent à l’opacité des légendes.

BLx

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«Les justiciers existent, et ils sont américains!»

Réjean et moi, eh bien, nous avons planifiés de devenir des super héros.

Enfin, des justiciers de la rue, en quelque sorte.

Motivés principalement par des œuvres telles que Watchmen et Kick Ass, il est éventuellement prévu qu’on apprennent divers arts martiaux afin de faire régner la justice.

Mais alors que je suis plongée dans un travail de fin de session laborieux sur mon œuvre adorée qu’est la bande dessinée de Watchmen, je réalise plusieurs choses auxquelles je n’avais pas pensé alors que j’exprimais mon aveugle euphorie envers les supers héros de bd : du genre, quelle justice?

Des hommes normaux, sans pouvoirs magiques, paranormaux, et certainement pas judiciaires, se proclamant alors « défenseurs de la justice ». Admirable à première vue, mas un citoyen n’est pas supposé en théorie appliquer sa propre justice et sa propre moralité à autrui. La seule justice qui peut prévaloir est celle de l’État, assurée par la police. D’accord dirons certains, mais la police ne peut être partout à la fois. Reste qu’en théorie, il faut appeler les secours avant d’agir, car nous ne sommes pas en droit d’imposer notre morale par nos actes. Seuls les policiers sont officiellement reconnus juges de la vie d’autrui et du recours à la violence afin de protéger la loi.

Toutefois, pendant mes recherches pour mon travail, j’ai trouvé à ma très grande surprise que les justiciers existent, et qu’ils sont américains ! (Pour reprendre et légèrement transformer la célèbre phrase qu’on retrouve dans Watchmen !)

Je vous présente The Alliance of Guardian Angels, fondé par Curtis Sliwa dans les années 70 à Brooklyn, New York.

Motivés par la montée de la peur ressentie par la population dans les rues qui ne leurs semblaient plus sûres, une alliance de bénévoles se forme afin de réagir à la violence qu’on retrouve dans les rues de New York. Recevant entre autres des cours d’auto défense, les Anges Gardiens patrouillent le jour, mais surtout la nuit, et viennent en aide aux gens qui ne sont pas entendus de la police, qui ne peut en effet être partout à la fois.

Étiez-vous au courant ? Pas moi, et je suis fascinée.

Ils font face au danger constamment, et sont conscients qu’ils n’ont que leurs poings pour se défendre contre les armes à feu ou les armes blanches qu’ils peuvent rencontrer ! Mais, pour le bien de leur communauté, ils continuent, nuit après nuit, et sont maintenant étendus dans 15 pays différents, Canada compris !

La question de la morale revient néanmoins. C’est gens sont partiellement acceptés, quelques fois arrêtés, justement s’il est décidé qu’ils ont exercé trop de pouvoir en dehors de leur juridiction qui est celle de citoyens normaux, bien qu’ils soient une alliance. Ils ne sont pas jugés en tant que justiciers, car l’État ne leur a conféré en aucun cas le droit d’appliquer leur propre justice.

Dans une entrevue que l’on peut retrouver dans les Special Features du DVD de Watchmen, Curtis Sliwa confie qu’il a été de nombreuses fois tenté d’abuser de son pouvoir, de dépasser les limites morales acceptables, d’aller trop loin, de dévier. Mais il a [supposément] toujours su se rappeler les motivations de ses actes, c’est-à-dire de protéger les individus sans défenses.

Qu’en pensez-vous ? Est-ce légitime, correct, bien, de laisser des citoyens normaux exercer une justice qui leur est propre ? Y a-t-il trop de possibilités de débordements ou d’excès?

Jacynthe Fournier-Rémy

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Manifeste pour l’université québécoise

Étudiants et professeurs signent ensemble un manifeste, le Manifeste pour l’université québécoise, un appel lancé à la mobilisation de tous afin de répondre «aux récentes attaques portées envers la mission originelle des universités». Parmi les signataires on compte plusieurs syndicats étudiants, notamment l’ASSÉ dont est membre le SECMV  et au sein duquel milite comme membre du Conseil exécutif une ancienne d’Histoire et civilisation, Élise Carrier-Martin, on compte aussi plusieurs syndicats de professeurs, notamment la FNEEQ dont est membre le SPCMV.

Les signataires du manifeste soulignent en effet «qu’on tente de réduire la mission universitaire à une simple participation au développement économique et qu’on prétend, à cet égard, justifier ainsi une augmentation des frais de scolarité, les signataires de ce manifeste prennent position en faveur d’une université libre, accessible, publique et démocratique». Ils demandent donc le retrait de l’engagement du gouvernement Charest d’augmenter les droits de scolarité en 2012 et, plutôt que d’aller prendre l’argent dans les poches des étudiants, ils proposent d’aller le chercher là où il se trouve: dans l’évasion fiscale (estimée à 9 milliards de dollars) et par l’augmentation des taxes des grandes entreprises. Les signataires en  appellent aussi à la tenue d’«États généraux, démocratiques et ouverts» afin de mener une réflexion réelle sur «la mission fondamentale de nos institutions universitaires» car ils estiment, et à bon droit, que le «Forum sur le financement des universités» convoqué par la ministre de l’éducation le 6 décembre prochain relève de l’imposture dans la mesure où  son but n’est pas «de réfléchir aux véritables enjeux de nos universités, puisqu’il s’agit d’une rencontre visant particulièrement à convenir des modalités d’une hausse des droits de scolarité, des modes d’évaluation de la performance du réseau universitaire et de l’arrimage des universités aux impératifs économiques».

Face à ce type de consultation, dont les conclusions semblent être à toutes fins pratiques déjà connues, la tenue d’États généraux s’impose certainement car « La réflexion à entreprendre sur l’université de demain est aussi une réflexion sur la société que nous voulons, le monde dans lequel nous voulons vivre. Que restera-t-il du Québec lorsque ses institutions d’enseignement supérieur seront devenues des machines à produire une main d’œuvre pour l’industrie de pointe ? Car si l’université fait naufrage, c’est avant tout parce que la société en entier est entraînée dans la dérive » conclut le manifeste.

Ce manifeste, ainsi que la grève votée en vue de la manifestation à Québec le 6 décembre contre le «Forum sur le financement des universités», constituent donc une réplique nécessaire aux sombres desseins du gouvernement Charest qui semble plus que jamais s’inspirer des conservateurs de Londres. Les étudiants d’ici s’inspireront-ils de ceux là-bas?

BLx

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La machine libérale

Selon Robert Benoît, un ancien président du Parti Libéral du Québec, le PLQ sous Jean Charest est devenu une «machine à ramasser de l’argent». C’est ce qu’illustre très bien ce petit film d’animation signé «Anonyme 1984» qui circule depuis quelques jours sur le web accompagné de la mention suivante:

«La machine libérale veut votre bien…
Nous sommes artistes, musiciens, citoyens, sans attache idéologique ou politique. Nous voulons arrêter la machine libérale. La présente vidéo est le fruit de notre indignation.»

BLx

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«L’injustice, en vente partout.»

En lock-out depuis le 24 janvier 2009 pour ne pas avoir voulu consentir à 233 demandes imposées sans négociations par leur employeur Québécor, l’un des «plus importants conglomérats de médias au Canada», les employés du Journal de Montréal, avec l’appui de la CSN, en appellent maintenant au boycott de ce journal.

Boycottons le Journal de Montréal et préférons lui l’excellente répartie que lui servent ses employés lockoutés en publiant Rue Frontenac, leur propre journal en ligne: «Rue Frontenac est publié par les 253 membres en lock-out du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal. Son nom s’inspire de la rue où se côtoient leurs bureaux et ceux du Journal de Montréal, le «quotidien de la rue Frontenac». Il fait aussi référence à ce jour d’octobre 1690 où Frontenac a lancé à l’émissaire anglais venu demander la reddition de la ville de Québec qu’il n’avait «point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons». C’est finalement un léger clin d’oeil à une source d’inspiration, Rue89

BLx

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L’homme qui sauva le monde…

Rauschenberg, Retroactive 1, 1964

Le 22 novembre 2010 marque le 47ième anniversaire du tristement célèbre assassinat de John F. Kennedy à Dallas. Son périple historique débute le 20 janvier 1961, à la suite d’un scrutin très serré contre le controversé candidat républicain Richard Nixon, lorsqu’il est élu 35ième président des États-Unis, à 43 ans. Seul président catholique à ce jour, ce personnage mythique incarne la jeunesse, l’innovation, la persévérance, le charisme et la sagesse, valeurs dont les américains d’hier et d’aujourd’hui ont grandement besoin. D’ailleurs, certains téméraires ont comparé l’actuel président Barack Obama à cette icône américaine, l’espoir d’une époque. Inspiré de Lincoln, nombreux sont ceux qui oublient que  Kennedy a milité en faveur de l’abolition de la ségrégation raciale aux côtés de Martin Luther King jr, ou encore qu’il est l’auteur du projet Apollo, ce que Rétroactive 11 de Rauschenberg montre. De l’autre côté de la médaille, il est connu pour avoir relancé le programme d’armements nucléaires à des fins dissuasives et pour avoir ainsi perpétué la politique d’endiguement pratiqué par son prédécesseur Eisenhower, politique responsable de ce que l’on appellera la «Guerre Froide». On se souvient aussi de l’homme le plus puissant au monde pour avoir initié l’envoi de soldats au Viêt-Nam et pour les évènements entourant Cuba, de la Baie des Cochons à l’embargo. Cependant, John nous a tous surpris par le calme et la sagesse qu’il entretient durant le pire des affrontements circonstanciels entre le bloc de l’Ouest et le bloc de l’Est, la crise des missiles de Cuba. En effet, durant les interminables « treize jours qui ébranlèrent le monde »2, alors que le troisième conflit mondial risquait même de se profiler à l’horizon, tandis que l’humanité de cette époque tendue a les yeux rivés sur l’écran du téléviseur et que Fidel Castro se montre intraitable,  Kennedy fait preuve de « leadership »3 et évite la catastrophe nucléaire. Devant l’opinion populaire et contrairement à son homologue russe, qui perd la face au milieu de ses pairs, Kennedy est sorti de cette situation en véritable héros. Cette déconvenue devant l’histoire a coûté  à Khrouchtchev sa réputation et son prestige. Le visionnaire d’une nation nous a laissé trop tôt, malgré un des mandats les plus courts du règne présidentiel américain, un nom, un descendant d’immigrant irlandais, un homme, a influencé le cours de l’Histoire. Son nom, même dans la mort, reste associé à l’une des dynasties les plus influentes du XXième siècle. Cette « famille royale américaine »4, qui, malgré son pouvoir, a connu un sort plutôt tragique.

John Kennedy Jr saluant le passage du cercueil de son père

Jackie Kennedy vue par Andy Warhol, 1964

1 The Andy Warhol Musem, Artists Past & Present, http://edu.warhol.org/app_rauschenberg.html.

2 BUFFET, Cyril, La crise des missiles de Cuba, http://www.cubacrisis.net/fran/pages/premset_01.html.

3 BRAZAU, GAYLE A., Leadership and Learning, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2508719/.

4 L’Actualité Internationale, L’Amérique rend un dernier hommage au sénateur Kennedy, http://www.france24.com/fr/20090829-lamerique-rend-dernier-hommage-senateur-kennedy-.

Olivier Vaillancourt

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La confiance en soi

On dit que la pratique du sport développe la confiance en soi…

Bonne chance aux Alouettes qui affrontent  les Argonauts de Toronto pour la finale de l’Est de la Ligue canadienne de football cet après-midi au Stade Olympique rempli à pleine capacité (58 000 spectateurs).

BLx

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Tout pour un A

Le film Tout pour un A (Easy A) peut d’abord donner l’impression d’avoir été créé pour les adolescents, car c’est un film qui les rejoint plus que les adultes. Bien qu’il soit léger et très drôle, ce film contient cependant beaucoup d’éléments provocateurs et propose une bonne réflexion sur nos sociétés « modernes ». « Tout pour un A » raconte l’histoire d’Olive, une jeune fille banale et effacée qui lance, sans réellement le vouloir, la rumeur qu’elle n’est plus vierge. Très vite, toute son école est au courant et elle-même prend goût au regard que les autres portent sur elle. Tout au long du film, Olive provoque ses camarades de classe en jouant de plus en plus son rôle de dévergondée. Sa vie est comparée à celle d’Hester Prynne, personnage du roman La lettre écarlate (1850) de Nathaniel Hawthorne, qui est accusée d’adultère et qui doit donc porter un A rouge sur ses vêtements. Olive est même parfois persécutée par un groupe de religieux très croyants, mais comme elle est une fille qui répond du tact au tact, elle ne se laisse pas faire. Olive provoque alors les autres élèves de son école en arborant des signes tels le A rouge qui fait référence à l’œuvre qu’ils étudient en classe. De plus, ce A peut être considéré comme l’initiale de l’anarchie. Olive s’habille d’une façon très provocante, avec des corsets, des vêtements hyper sexys et décolletés. Elle fait même semblant d’offrir ses services à plusieurs garçons, qui mentent alors en disant  qu’ils ont couché avec elle. Le film présente donc beaucoup d’aspects provocateurs, qui brisent les traditions et choquent les gens, surtout les personnages religieux dans le film. Olive transgresse en quelque sorte un interdit sexuel, la perte de sa virginité, et la sexualité libre qu’elle feint de pratiquer la place à part et lui confère quelque chose de «sacré», elle devient attirante et dangereuse. Personnellement, j’ai bien aimé ce film qui montre que malgré la répartie du personnage et son apparence forte, les mensonges deviennent difficiles à supporter… comme pour tout le monde. Cependant, on pourrait se demander s’il est vraiment nécessaire de mentir pour tenter de s’affirmer? Ou encore pourquoi les gens désirent-ils se différencier au point de mentir pour être reconnu? Enfin, n’est-ce pas étrange, et peut-être même un peu injuste, que les filles qui sont sexuellement actives soient plus mal vues que les garçons qui le sont, et ce même dans nos sociétés dites « modernes »! Alors où est-ce que tout cela nous mène?

Annick Laforte

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Des nouvelles de Londres

Pour mieux comprendre la colère des étudiants britanniques et la pertinence du vote de grève décidé le 17 novembre dernier lors de l’assemblée générale du Syndicat Étudiant du Cégep Marie-Victorin (SECMV), il faut lire le texte de Christian Rioux paru dans Le Devoir de ce vendredi 19 novembre. On peut y apprendre notamment que le gouvernement britannique, qui prévoit tripler les frais de scolarité à l’université, s’inspire d’un rapport rédigé par l’ancien président de British Petroleum (BP), le «Rapport Browne»:

«Le ministre du Commerce Vince Cable, écrit Rioux, ne cache pas son intention de ne plus subventionner que les études supérieures qui ont une «utilité commerciale», dit-il. Il puise son inspiration dans le rapport Browne commandé par le gouvernement précédent et rédigé par l’ancien président de British Petrolium. Ce document propose d’éliminer toute restriction à l’augmentation des frais de scolarité. Selon Browne, les universités doivent se transformer en entreprises indépendantes de l’État destinées à répondre aux seuls besoins de leurs «clients», les étudiants. Il souhaite que le gouvernement limite ses subventions aux disciplines «stratégiquement importantes» comme les sciences, les techniques et la médecine (…)

Si l’éducation supérieure n’est plus un bien public, mais un investissement privé destiné à assurer des emplois payants, elle peut donc être régie par le marché. Il faudra donc s’attendre à ce que celui-ci fasse disparaître toute une série de cours qui contribuent peut-être au haut niveau culturel de la société, mais qui ne rapportent pratiquement rien côté salaire. C’est la mort des humanités (…)

Le Canada a souvent tendance à s’inspirer de ce qui se passe en Grande-Bretagne. C’est vrai de notre système d’assurance maladie, de notre vie parlementaire comme de nos cours d’éthique et de culture religieuses. Je ne serais pas surpris de voir le rapport Browne faire bientôt irruption chez nous.»

Le forum sur le financement des universités québécoises prévu le 6 décembre prochain à Québec et contre lequel les étudiants sont censés aller manifester représentera-t-il la première irruption de l’infâme rapport Browne chez nous?

BLx

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Pétition contre Jean Charest

Une pétition contre le premier ministre, du jamais vu! Cliquez ici pour suivre en temps réel l’évolution de la pétition demandant la démission du premier ministre du Québec.

BLx

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De Rossini à Arcade Fire

Nous étions quelques uns samedi en début de soirée à nous rendre à l’Église Saint-Viateur pour entendre notre distingué collègue Claude Routhier, professeur d’anglais au collège, chanter avec le Choeur Saint-Laurent «La petite messe solennelle» de Rossini (on ne peut pas toujours écouter Snoop Doggy Dog…). Rossini (1792-1868) est surtout connu pour Le Barbier de Séville, son truc c’est plutôt l’opéra comique: arias pétillantes, mari cocu, l’amour, toujours l’amour et la bonne humeur, «Donnez-moi une liste de lessive et je la mettrai en musique» disait-il. Cette «Petite messe solennelle» il la compte donc au nombre de ses «petits péchés de vieillesse», mais chasser le naturel et il revient au galop car en effet cette petite messe avait un air canaille, opératique, alla Rossini. Quelques photos de l’Église qui fut aussi celle de mon enfance (pas très pieuse).

Le confessionnal où je me suis inventé plus de péchés que je n’en avais commis…

Changement de registre en fin de soirée, Arcade Fire en direct à Saturday Night Live, présenté par Scarlet Johansen

BLx

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Warhol domine, encore!

Avec celles du mois de mai, les ventes annuelles de novembre à New York constituent un moment décisif dans le marché de l’art. Pour cet automne, on estime à 1,2 milliard les ventes réalisées en dix jours par les trois plus grandes maisons de vente aux enchères Sotheby’s, Christie’s et Phillips de pury. Et, encore une fois, ce sont les oeuvres d’Andy Warhol qui commandent les prix les plus importants.

Coke bottle 4, 1962, 35 millions

The last supper, 1986, 6,8 millions

Men in her life, 1962, 63 millions.

BLx

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Journée du souvenir

Les souvenirs sont cors de chasse dont meurt le bruit parmi le vent (Appolinaire)

Depuis plusieurs années je peins un tableau pour la journée du souvenir. Voici la version 2010.

BLx

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Les étudiants britanniques sont en colère

F * *K  FEES, FREE EDUCATION NOW, un slogan qu’on peut apercevoir sur certaines des innombrables pancartes brandies par des dizaines de milliers d’étudiants britanniques hier à Londres lors d’une manifestation contre la volonté du gouvernement conservateur (tiens, tiens) de David Cameron de tripler les frais de scolarité à l’université. Le gouvernement britannique a annoncé un plan d’austérité qui prévoit des coupures sans précédents dans les dépenses de l’état, une réforme «radicale» de l’État-providence qui, pour les critiques, équivaut à la quasi destruction des programmes sociaux en plus de compromettre toute possibilité de relance de l’économie mise à mal par la récente crise financière. La manifestation a tourné à l’émeute lorsque les étudiants ont décidé de s’en prendre à la source du problème: le quartier générale des Torys, le bureau chef du parti conservateur! Il ne faut pas croire que le Québec soit à l’abri de tels excès (je parle des coupures, pas des émeutes) car, outre la volonté du gouvernement de Jean Charest d’augmenter prochainement les frais de scolarité à l’université, on assiste ici à l’émergence d’une droite conservatrice qui milite pour le retrait de l’État du champ social, d’où l’importance de contrer ce mouvement réactionnaire en lui opposant sans équivoque le parti pris pour un État soucieux de justice sociale. C’est en ce sens qu’une alliance, l’Alliance sociale, vient de se former entre les syndicats et les associations étudiantes pour affirmer qu’Un autre Québec est possible.

BLx

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