Archives mensuelles : novembre 2010

Oui au Robot, non au Gaijin

Un ami, dont la femme vient du pays du soleil levant, m’avait déjà expliqué que les Japonais ressentaient une différence très marquée entre «eux» et les «autres», les «étrangers», les gaijins. Il ne s’agit pas tant de racisme que de ce sentiment de distance face à l’autre, sentiment nourri par l’appartenance à une société collectiviste fortement intégrée sur le plan ethnique et qui pousse à considérer le gaijin un peu comme un intrus. C’est pourquoi, semble-t-il, il n’y a jamais eu d’immigration importante au Japon. Or comme toutes les sociétés modernes et très avancées sur le plan technique, le Japon connaît un déclin démographique, déclin d’autant plus accentué qu’il n’est pas, comme ici, en partie  compensé par l’apport de l’immigration. Mais la résistance aux gaijins est telle que le développement de la robotique se substitue à l’accueil d’une main d’oeuvre étrangère de remplacement, notamment dans le secteur des soins infirmiers: plutôt que d’être soigné, pris en charge ou réconforté par une personne humaine, fut-elle étrangère, le Japonais moyen préfère le contact avec un robot japonais. Qu’on y pense, en lieu et place d’une politique d’immigration une «robopolitique», plutôt que d’accueillir des êtres humains issus d’autres cultures, des êtres faits de chair et de sang, avec lesquels on partage une même angoisse devant la mort, on préfère fabriquer des robots! Et principalement des robots infirmiers capables de «vivre et de co-habiter avec des humains». Le «péril robot»?

BLx

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ZAZ: WOW!

Cliquez ici pour voir le «clip officiel». Comme Edith Piaf, Zaz a commencé par chanter dans les rues de Paris, c’est une môme qui promet, qu’en pensez-vous?

Christiane Gauthier

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La Canada, pays bilingue? Mensonge!

C’est du moins ce que suggère le commissaire aux langues officielles Graham Fraser dans son rapport annuel rendu public mardi dernier:

«Same old, same old. Après 40 ans d’application, la Loi sur les langues officielles est toujours largement bafouée et incomprise, affirme le commissaire aux langues officielles dans un rapport annuel qui distribue plusieurs notes d’échec. La fonction publique, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques et la fin du recensement long obligatoire, entre autres, sont pointées.

Les constats désolants n’ont pas manqué pour Graham Fraser cette année encore: sur les 16 institutions passées au peigne fin des langues officielles, 10 ont obtenu une note «D» ou «E» en matière de promotion de l’utilisation du français ou de l’anglais dans tout le Canada. Conclusions du commissaire: les institutions fédérales ne comprennent pas clairement leurs obligations et ne tiennent pas compte des communautés linguistiques minoritaires.

Le volume 2 du rapport annuel de M. Fraser montre que 10 des 16 institutions ont été capables d’offrir des services bilingues dans plus de 80 % des cas où c’était requis. «Pire encore», ajoute-t-il, il n’y a que 2 des 16 institutions qui ont accueilli le public dans les deux langues officielles dans plus de 60 % des occasions.

M. Fraser déplore que «trop d’institutions attendent de faire l’objet de plaintes ou de recevoir une note faible dans leur bulletin de rendement avant de faire un effort quelconque pour mieux répondre à leurs obligations linguistiques». Selon lui, les institutions fédérales «font présentement du surplace». Presque partout, il a noté un manque de leadership et de planification pour répondre à ces obligations.

M. Fraser a d’ailleurs rappelé que ses recommandations de 2008 (mesures concrètes pour créer un milieu de travail bilingue) sont restées lettre morte dans 30 % des 117 institutions où il a fait un suivi cette année. Les cancres des cancres? Ceux qui ont le plus besoin d’améliorations, notamment Air Canada et la Gendarmerie royale du Canada…» (Le Devoir voir aussi Franco Presse et radio-canada)

En somme, la loi canadienne sur les langues officielles n’est tout simplement pas respectée! Et tandis que le Canada est officiellement bilingue tout en étant réellement unilingue anglais, la province de Québec, qui se fait reprocher par la Cour suprême de ce même Canada d’avoir fait du français sa langue officielle, devient peu à peu réellement bilingue… Nécessité de réentendre la noble colère de Michelle Lalonde, colère scandée comme un appel à l’insurrection. Speak white:

BLx

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Montréal: «Fontaine de jouvence» et talent brut

Le 8 et 9 novembre prochains, Montréal accueillera la sixième édition du SIJM (Sommet international du jeu à Montréal). Il s’agit du plus important évènement de ce genre au Canada et sur la côte Est. Ce sommet est consacré aux professionnels comme les recruteurs, les développeurs, les commanditaires et les chefs de studios qui cherchent le potentiel, la crème de la crème de la main d’œuvre de l’industrie, les Québécois.

Selon Vincent Brousseau-Pouliot de La Presse, c’est à coups de créativité et de crédits d’impôts que le Québec est devenu l’un des leaders mondiaux des jeux vidéo. Il explique aussi que l’industrie ne peut toutefois pas s’endormir sur ses lauriers en dépit de ses succès, car à l’exception de la Colombie-Britannique, aucune autre région du monde ne compte autant d’artisans de jeux vidéo en proportion de sa population. À ce jour, le secteur du jeu vidéo se positionne au deuxième rang des industries du divertissement derrière le cinéma, mais devant la musique.

L’SIJM de novembre attirera donc plusieurs chefs de studios, c’est le cas notamment de Stéphane D’Astous, un québécois relié à l’éditeur japonais Eidos qui a érigé un nouveau studio à Montréal en 2007. Il s’apprête à envahir les plates-formes du monde entier avec un nouvel opus retravaillé de la série Deus Ex. C’est le cas aussi de Patrice Désilet, ex-concepteur pour l’éditeur français Ubisoft avec le plus gros studio de la firme en place depuis 1997. Cette équipe avait définitivement mis Montréal sur la carte avec l’édition 2003 de Prince of Persia : Les sables du temps et elle concrétisa sa renommée en lançant la série Assassin’s Creed en 2007 qui se révèle aujourd’hui être le meilleur vendeur de la compagnie avec dix millions d’unités pour le premier opus seulement. Le sixième volet de la licence est d’ailleurs prévu pour le 19 novembre 2010.

Désilet sera présent au SIJM en tant que nouveau membre de la direction d’un studio québécois du géant THQ Inc. Malgré avoir fermé huit de ses dix-sept studios durant la dernière récession, l’équipe de développeurs et d’éditeurs font tout de même le pari d’ouvrir un nouveau studio à Montréal. Aussi, le directeur Dave Gatchel affirme dans une entrevue : «Nous voulons avoir une équipe artistique très forte à Montréal qui pourra aider nos autres studios. Nous voulons amener à Montréal une partie du travail sous-traité en Chine et en Malaisie».

Le monde du jeu fait confiance à Montréal et Montréal lui prouve sans l’ombre d’un doute que son choix est judicieux. Avec une expansion si rapide des studios, on pourrait toutefois croire que cette source de potentiel pourrait se tarir soit par une pénurie de main d’œuvre, une insuffisance financière pour les créations ou le manque d’expertise.

Jean-Nicolas Bédard

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UE vs ALENA

Il existe présentement dans le monde plusieurs unions de pays qui s’entraident économiquement. La plus populaire est l’Union européenne (UE). Cette association de pays est constituée de vingt-sept états membres, dont les plus puissants pays d’Europe tels que la France, l’Allemagne et le Royaume uni. De plus, plusieurs pays tentent de se joindre à l’Union européenne non seulement pour bonifier leurs rapports économiques, mais aussi améliorer leur statut au niveau mondial. De ce fait, des pays tels que la Turquie, l’Islande et la Croatie ont déposé leur candidature pour se joindre à l’UE, ce qui montre qu’il doit y avoir plusieurs points positifs à en faire partie. Or cette union économique est accompagnée d’une union monétaire. En effet, seize des vingt-sept pays membres utilisent l’euro comme monnaie, ce qui implique une très forte intégration économique. D’abord, l’euro à la bourse représente plus d’une dizaine de pays, les fluctuations de cette monnaie influencent donc directement la majorité du continent européen (et  indirectement les autres pays de l’union). L’influence directe de ces pays utilisateurs de l’euro peut paraître négative, mais plusieurs points sont très positifs non seulement au niveau des pays, mais aussi au niveau de chaque individu. Entre autres, il est possible de changer de pays sans pour autant croiser un mur ou un douanier qui vérifiera vos papiers et qui vous fera poireauter devant sa cabine, en fait, comme la dit mon prof d’économie « Tu peux passer d’un pays à l’autre en vélo ».

De notre coté, nous avons l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Cet accord comprend le Canada, les États-Unis ainsi que le Mexique. Cet accord décide de ce qui se déroule économiquement dans les trois pays membres et intervient sur les différends entre les gouvernements et les entreprises. De cette façon, cela est bien plus simple grâce à l’ALENA pour une entreprise de s’implanter dans les deux autres pays membre. Par exemple, Bombardier a présentement une usine de fabrication d’avions au Mexique. Donc, cela permet à des entreprises d’avoir un plus grand pouvoir d’achat. De plus, cela permet au Canada d’avoir une meilleure assurance au niveau des imports/exports avec les autres pays ce qui entraine une certaine stabilité économique. Mais voici les questions qui me viennent : est-ce une bonne chose de faire partie d’une alliance économique? Sommes-nous manipuler ou intimider par la puissance américaine? Devrions-nous prendre exemple sur l’Union européenne et utiliser une monnaie qui serait la même dans nos trois pays?

Sébastien Roy

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