Archives de Catégorie: Uncategorized

«L’injustice, en vente partout.»

En lock-out depuis le 24 janvier 2009 pour ne pas avoir voulu consentir à 233 demandes imposées sans négociations par leur employeur Québécor, l’un des «plus importants conglomérats de médias au Canada», les employés du Journal de Montréal, avec l’appui de la CSN, en appellent maintenant au boycott de ce journal.

Boycottons le Journal de Montréal et préférons lui l’excellente répartie que lui servent ses employés lockoutés en publiant Rue Frontenac, leur propre journal en ligne: «Rue Frontenac est publié par les 253 membres en lock-out du Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal. Son nom s’inspire de la rue où se côtoient leurs bureaux et ceux du Journal de Montréal, le «quotidien de la rue Frontenac». Il fait aussi référence à ce jour d’octobre 1690 où Frontenac a lancé à l’émissaire anglais venu demander la reddition de la ville de Québec qu’il n’avait «point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons». C’est finalement un léger clin d’oeil à une source d’inspiration, Rue89

BLx

4 Commentaires

Classé dans Uncategorized

L’homme qui sauva le monde…

Rauschenberg, Retroactive 1, 1964

Le 22 novembre 2010 marque le 47ième anniversaire du tristement célèbre assassinat de John F. Kennedy à Dallas. Son périple historique débute le 20 janvier 1961, à la suite d’un scrutin très serré contre le controversé candidat républicain Richard Nixon, lorsqu’il est élu 35ième président des États-Unis, à 43 ans. Seul président catholique à ce jour, ce personnage mythique incarne la jeunesse, l’innovation, la persévérance, le charisme et la sagesse, valeurs dont les américains d’hier et d’aujourd’hui ont grandement besoin. D’ailleurs, certains téméraires ont comparé l’actuel président Barack Obama à cette icône américaine, l’espoir d’une époque. Inspiré de Lincoln, nombreux sont ceux qui oublient que  Kennedy a milité en faveur de l’abolition de la ségrégation raciale aux côtés de Martin Luther King jr, ou encore qu’il est l’auteur du projet Apollo, ce que Rétroactive 11 de Rauschenberg montre. De l’autre côté de la médaille, il est connu pour avoir relancé le programme d’armements nucléaires à des fins dissuasives et pour avoir ainsi perpétué la politique d’endiguement pratiqué par son prédécesseur Eisenhower, politique responsable de ce que l’on appellera la «Guerre Froide». On se souvient aussi de l’homme le plus puissant au monde pour avoir initié l’envoi de soldats au Viêt-Nam et pour les évènements entourant Cuba, de la Baie des Cochons à l’embargo. Cependant, John nous a tous surpris par le calme et la sagesse qu’il entretient durant le pire des affrontements circonstanciels entre le bloc de l’Ouest et le bloc de l’Est, la crise des missiles de Cuba. En effet, durant les interminables « treize jours qui ébranlèrent le monde »2, alors que le troisième conflit mondial risquait même de se profiler à l’horizon, tandis que l’humanité de cette époque tendue a les yeux rivés sur l’écran du téléviseur et que Fidel Castro se montre intraitable,  Kennedy fait preuve de « leadership »3 et évite la catastrophe nucléaire. Devant l’opinion populaire et contrairement à son homologue russe, qui perd la face au milieu de ses pairs, Kennedy est sorti de cette situation en véritable héros. Cette déconvenue devant l’histoire a coûté  à Khrouchtchev sa réputation et son prestige. Le visionnaire d’une nation nous a laissé trop tôt, malgré un des mandats les plus courts du règne présidentiel américain, un nom, un descendant d’immigrant irlandais, un homme, a influencé le cours de l’Histoire. Son nom, même dans la mort, reste associé à l’une des dynasties les plus influentes du XXième siècle. Cette « famille royale américaine »4, qui, malgré son pouvoir, a connu un sort plutôt tragique.

John Kennedy Jr saluant le passage du cercueil de son père

Jackie Kennedy vue par Andy Warhol, 1964

1 The Andy Warhol Musem, Artists Past & Present, http://edu.warhol.org/app_rauschenberg.html.

2 BUFFET, Cyril, La crise des missiles de Cuba, http://www.cubacrisis.net/fran/pages/premset_01.html.

3 BRAZAU, GAYLE A., Leadership and Learning, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2508719/.

4 L’Actualité Internationale, L’Amérique rend un dernier hommage au sénateur Kennedy, http://www.france24.com/fr/20090829-lamerique-rend-dernier-hommage-senateur-kennedy-.

Olivier Vaillancourt

3 Commentaires

Classé dans Uncategorized

La confiance en soi

On dit que la pratique du sport développe la confiance en soi…

Bonne chance aux Alouettes qui affrontent  les Argonauts de Toronto pour la finale de l’Est de la Ligue canadienne de football cet après-midi au Stade Olympique rempli à pleine capacité (58 000 spectateurs).

BLx

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Tout pour un A

Le film Tout pour un A (Easy A) peut d’abord donner l’impression d’avoir été créé pour les adolescents, car c’est un film qui les rejoint plus que les adultes. Bien qu’il soit léger et très drôle, ce film contient cependant beaucoup d’éléments provocateurs et propose une bonne réflexion sur nos sociétés « modernes ». « Tout pour un A » raconte l’histoire d’Olive, une jeune fille banale et effacée qui lance, sans réellement le vouloir, la rumeur qu’elle n’est plus vierge. Très vite, toute son école est au courant et elle-même prend goût au regard que les autres portent sur elle. Tout au long du film, Olive provoque ses camarades de classe en jouant de plus en plus son rôle de dévergondée. Sa vie est comparée à celle d’Hester Prynne, personnage du roman La lettre écarlate (1850) de Nathaniel Hawthorne, qui est accusée d’adultère et qui doit donc porter un A rouge sur ses vêtements. Olive est même parfois persécutée par un groupe de religieux très croyants, mais comme elle est une fille qui répond du tact au tact, elle ne se laisse pas faire. Olive provoque alors les autres élèves de son école en arborant des signes tels le A rouge qui fait référence à l’œuvre qu’ils étudient en classe. De plus, ce A peut être considéré comme l’initiale de l’anarchie. Olive s’habille d’une façon très provocante, avec des corsets, des vêtements hyper sexys et décolletés. Elle fait même semblant d’offrir ses services à plusieurs garçons, qui mentent alors en disant  qu’ils ont couché avec elle. Le film présente donc beaucoup d’aspects provocateurs, qui brisent les traditions et choquent les gens, surtout les personnages religieux dans le film. Olive transgresse en quelque sorte un interdit sexuel, la perte de sa virginité, et la sexualité libre qu’elle feint de pratiquer la place à part et lui confère quelque chose de «sacré», elle devient attirante et dangereuse. Personnellement, j’ai bien aimé ce film qui montre que malgré la répartie du personnage et son apparence forte, les mensonges deviennent difficiles à supporter… comme pour tout le monde. Cependant, on pourrait se demander s’il est vraiment nécessaire de mentir pour tenter de s’affirmer? Ou encore pourquoi les gens désirent-ils se différencier au point de mentir pour être reconnu? Enfin, n’est-ce pas étrange, et peut-être même un peu injuste, que les filles qui sont sexuellement actives soient plus mal vues que les garçons qui le sont, et ce même dans nos sociétés dites « modernes »! Alors où est-ce que tout cela nous mène?

Annick Laforte

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Des nouvelles de Londres

Pour mieux comprendre la colère des étudiants britanniques et la pertinence du vote de grève décidé le 17 novembre dernier lors de l’assemblée générale du Syndicat Étudiant du Cégep Marie-Victorin (SECMV), il faut lire le texte de Christian Rioux paru dans Le Devoir de ce vendredi 19 novembre. On peut y apprendre notamment que le gouvernement britannique, qui prévoit tripler les frais de scolarité à l’université, s’inspire d’un rapport rédigé par l’ancien président de British Petroleum (BP), le «Rapport Browne»:

«Le ministre du Commerce Vince Cable, écrit Rioux, ne cache pas son intention de ne plus subventionner que les études supérieures qui ont une «utilité commerciale», dit-il. Il puise son inspiration dans le rapport Browne commandé par le gouvernement précédent et rédigé par l’ancien président de British Petrolium. Ce document propose d’éliminer toute restriction à l’augmentation des frais de scolarité. Selon Browne, les universités doivent se transformer en entreprises indépendantes de l’État destinées à répondre aux seuls besoins de leurs «clients», les étudiants. Il souhaite que le gouvernement limite ses subventions aux disciplines «stratégiquement importantes» comme les sciences, les techniques et la médecine (…)

Si l’éducation supérieure n’est plus un bien public, mais un investissement privé destiné à assurer des emplois payants, elle peut donc être régie par le marché. Il faudra donc s’attendre à ce que celui-ci fasse disparaître toute une série de cours qui contribuent peut-être au haut niveau culturel de la société, mais qui ne rapportent pratiquement rien côté salaire. C’est la mort des humanités (…)

Le Canada a souvent tendance à s’inspirer de ce qui se passe en Grande-Bretagne. C’est vrai de notre système d’assurance maladie, de notre vie parlementaire comme de nos cours d’éthique et de culture religieuses. Je ne serais pas surpris de voir le rapport Browne faire bientôt irruption chez nous.»

Le forum sur le financement des universités québécoises prévu le 6 décembre prochain à Québec et contre lequel les étudiants sont censés aller manifester représentera-t-il la première irruption de l’infâme rapport Browne chez nous?

BLx

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Pétition contre Jean Charest

Une pétition contre le premier ministre, du jamais vu! Cliquez ici pour suivre en temps réel l’évolution de la pétition demandant la démission du premier ministre du Québec.

BLx

8 Commentaires

Classé dans Uncategorized

De Rossini à Arcade Fire

Nous étions quelques uns samedi en début de soirée à nous rendre à l’Église Saint-Viateur pour entendre notre distingué collègue Claude Routhier, professeur d’anglais au collège, chanter avec le Choeur Saint-Laurent «La petite messe solennelle» de Rossini (on ne peut pas toujours écouter Snoop Doggy Dog…). Rossini (1792-1868) est surtout connu pour Le Barbier de Séville, son truc c’est plutôt l’opéra comique: arias pétillantes, mari cocu, l’amour, toujours l’amour et la bonne humeur, «Donnez-moi une liste de lessive et je la mettrai en musique» disait-il. Cette «Petite messe solennelle» il la compte donc au nombre de ses «petits péchés de vieillesse», mais chasser le naturel et il revient au galop car en effet cette petite messe avait un air canaille, opératique, alla Rossini. Quelques photos de l’Église qui fut aussi celle de mon enfance (pas très pieuse).

Le confessionnal où je me suis inventé plus de péchés que je n’en avais commis…

Changement de registre en fin de soirée, Arcade Fire en direct à Saturday Night Live, présenté par Scarlet Johansen

BLx

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Warhol domine, encore!

Avec celles du mois de mai, les ventes annuelles de novembre à New York constituent un moment décisif dans le marché de l’art. Pour cet automne, on estime à 1,2 milliard les ventes réalisées en dix jours par les trois plus grandes maisons de vente aux enchères Sotheby’s, Christie’s et Phillips de pury. Et, encore une fois, ce sont les oeuvres d’Andy Warhol qui commandent les prix les plus importants.

Coke bottle 4, 1962, 35 millions

The last supper, 1986, 6,8 millions

Men in her life, 1962, 63 millions.

BLx

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Journée du souvenir

Les souvenirs sont cors de chasse dont meurt le bruit parmi le vent (Appolinaire)

Depuis plusieurs années je peins un tableau pour la journée du souvenir. Voici la version 2010.

BLx

15 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Les étudiants britanniques sont en colère

F * *K  FEES, FREE EDUCATION NOW, un slogan qu’on peut apercevoir sur certaines des innombrables pancartes brandies par des dizaines de milliers d’étudiants britanniques hier à Londres lors d’une manifestation contre la volonté du gouvernement conservateur (tiens, tiens) de David Cameron de tripler les frais de scolarité à l’université. Le gouvernement britannique a annoncé un plan d’austérité qui prévoit des coupures sans précédents dans les dépenses de l’état, une réforme «radicale» de l’État-providence qui, pour les critiques, équivaut à la quasi destruction des programmes sociaux en plus de compromettre toute possibilité de relance de l’économie mise à mal par la récente crise financière. La manifestation a tourné à l’émeute lorsque les étudiants ont décidé de s’en prendre à la source du problème: le quartier générale des Torys, le bureau chef du parti conservateur! Il ne faut pas croire que le Québec soit à l’abri de tels excès (je parle des coupures, pas des émeutes) car, outre la volonté du gouvernement de Jean Charest d’augmenter prochainement les frais de scolarité à l’université, on assiste ici à l’émergence d’une droite conservatrice qui milite pour le retrait de l’État du champ social, d’où l’importance de contrer ce mouvement réactionnaire en lui opposant sans équivoque le parti pris pour un État soucieux de justice sociale. C’est en ce sens qu’une alliance, l’Alliance sociale, vient de se former entre les syndicats et les associations étudiantes pour affirmer qu’Un autre Québec est possible.

BLx

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

Oui au Robot, non au Gaijin

Un ami, dont la femme vient du pays du soleil levant, m’avait déjà expliqué que les Japonais ressentaient une différence très marquée entre «eux» et les «autres», les «étrangers», les gaijins. Il ne s’agit pas tant de racisme que de ce sentiment de distance face à l’autre, sentiment nourri par l’appartenance à une société collectiviste fortement intégrée sur le plan ethnique et qui pousse à considérer le gaijin un peu comme un intrus. C’est pourquoi, semble-t-il, il n’y a jamais eu d’immigration importante au Japon. Or comme toutes les sociétés modernes et très avancées sur le plan technique, le Japon connaît un déclin démographique, déclin d’autant plus accentué qu’il n’est pas, comme ici, en partie  compensé par l’apport de l’immigration. Mais la résistance aux gaijins est telle que le développement de la robotique se substitue à l’accueil d’une main d’oeuvre étrangère de remplacement, notamment dans le secteur des soins infirmiers: plutôt que d’être soigné, pris en charge ou réconforté par une personne humaine, fut-elle étrangère, le Japonais moyen préfère le contact avec un robot japonais. Qu’on y pense, en lieu et place d’une politique d’immigration une «robopolitique», plutôt que d’accueillir des êtres humains issus d’autres cultures, des êtres faits de chair et de sang, avec lesquels on partage une même angoisse devant la mort, on préfère fabriquer des robots! Et principalement des robots infirmiers capables de «vivre et de co-habiter avec des humains». Le «péril robot»?

BLx

7 Commentaires

Classé dans Uncategorized

ZAZ: WOW!

Cliquez ici pour voir le «clip officiel». Comme Edith Piaf, Zaz a commencé par chanter dans les rues de Paris, c’est une môme qui promet, qu’en pensez-vous?

Christiane Gauthier

2 Commentaires

Classé dans Uncategorized

La Canada, pays bilingue? Mensonge!

C’est du moins ce que suggère le commissaire aux langues officielles Graham Fraser dans son rapport annuel rendu public mardi dernier:

«Same old, same old. Après 40 ans d’application, la Loi sur les langues officielles est toujours largement bafouée et incomprise, affirme le commissaire aux langues officielles dans un rapport annuel qui distribue plusieurs notes d’échec. La fonction publique, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques et la fin du recensement long obligatoire, entre autres, sont pointées.

Les constats désolants n’ont pas manqué pour Graham Fraser cette année encore: sur les 16 institutions passées au peigne fin des langues officielles, 10 ont obtenu une note «D» ou «E» en matière de promotion de l’utilisation du français ou de l’anglais dans tout le Canada. Conclusions du commissaire: les institutions fédérales ne comprennent pas clairement leurs obligations et ne tiennent pas compte des communautés linguistiques minoritaires.

Le volume 2 du rapport annuel de M. Fraser montre que 10 des 16 institutions ont été capables d’offrir des services bilingues dans plus de 80 % des cas où c’était requis. «Pire encore», ajoute-t-il, il n’y a que 2 des 16 institutions qui ont accueilli le public dans les deux langues officielles dans plus de 60 % des occasions.

M. Fraser déplore que «trop d’institutions attendent de faire l’objet de plaintes ou de recevoir une note faible dans leur bulletin de rendement avant de faire un effort quelconque pour mieux répondre à leurs obligations linguistiques». Selon lui, les institutions fédérales «font présentement du surplace». Presque partout, il a noté un manque de leadership et de planification pour répondre à ces obligations.

M. Fraser a d’ailleurs rappelé que ses recommandations de 2008 (mesures concrètes pour créer un milieu de travail bilingue) sont restées lettre morte dans 30 % des 117 institutions où il a fait un suivi cette année. Les cancres des cancres? Ceux qui ont le plus besoin d’améliorations, notamment Air Canada et la Gendarmerie royale du Canada…» (Le Devoir voir aussi Franco Presse et radio-canada)

En somme, la loi canadienne sur les langues officielles n’est tout simplement pas respectée! Et tandis que le Canada est officiellement bilingue tout en étant réellement unilingue anglais, la province de Québec, qui se fait reprocher par la Cour suprême de ce même Canada d’avoir fait du français sa langue officielle, devient peu à peu réellement bilingue… Nécessité de réentendre la noble colère de Michelle Lalonde, colère scandée comme un appel à l’insurrection. Speak white:

BLx

1 commentaire

Classé dans Uncategorized

Montréal: «Fontaine de jouvence» et talent brut

Le 8 et 9 novembre prochains, Montréal accueillera la sixième édition du SIJM (Sommet international du jeu à Montréal). Il s’agit du plus important évènement de ce genre au Canada et sur la côte Est. Ce sommet est consacré aux professionnels comme les recruteurs, les développeurs, les commanditaires et les chefs de studios qui cherchent le potentiel, la crème de la crème de la main d’œuvre de l’industrie, les Québécois.

Selon Vincent Brousseau-Pouliot de La Presse, c’est à coups de créativité et de crédits d’impôts que le Québec est devenu l’un des leaders mondiaux des jeux vidéo. Il explique aussi que l’industrie ne peut toutefois pas s’endormir sur ses lauriers en dépit de ses succès, car à l’exception de la Colombie-Britannique, aucune autre région du monde ne compte autant d’artisans de jeux vidéo en proportion de sa population. À ce jour, le secteur du jeu vidéo se positionne au deuxième rang des industries du divertissement derrière le cinéma, mais devant la musique.

L’SIJM de novembre attirera donc plusieurs chefs de studios, c’est le cas notamment de Stéphane D’Astous, un québécois relié à l’éditeur japonais Eidos qui a érigé un nouveau studio à Montréal en 2007. Il s’apprête à envahir les plates-formes du monde entier avec un nouvel opus retravaillé de la série Deus Ex. C’est le cas aussi de Patrice Désilet, ex-concepteur pour l’éditeur français Ubisoft avec le plus gros studio de la firme en place depuis 1997. Cette équipe avait définitivement mis Montréal sur la carte avec l’édition 2003 de Prince of Persia : Les sables du temps et elle concrétisa sa renommée en lançant la série Assassin’s Creed en 2007 qui se révèle aujourd’hui être le meilleur vendeur de la compagnie avec dix millions d’unités pour le premier opus seulement. Le sixième volet de la licence est d’ailleurs prévu pour le 19 novembre 2010.

Désilet sera présent au SIJM en tant que nouveau membre de la direction d’un studio québécois du géant THQ Inc. Malgré avoir fermé huit de ses dix-sept studios durant la dernière récession, l’équipe de développeurs et d’éditeurs font tout de même le pari d’ouvrir un nouveau studio à Montréal. Aussi, le directeur Dave Gatchel affirme dans une entrevue : «Nous voulons avoir une équipe artistique très forte à Montréal qui pourra aider nos autres studios. Nous voulons amener à Montréal une partie du travail sous-traité en Chine et en Malaisie».

Le monde du jeu fait confiance à Montréal et Montréal lui prouve sans l’ombre d’un doute que son choix est judicieux. Avec une expansion si rapide des studios, on pourrait toutefois croire que cette source de potentiel pourrait se tarir soit par une pénurie de main d’œuvre, une insuffisance financière pour les créations ou le manque d’expertise.

Jean-Nicolas Bédard

5 Commentaires

Classé dans Uncategorized

UE vs ALENA

Il existe présentement dans le monde plusieurs unions de pays qui s’entraident économiquement. La plus populaire est l’Union européenne (UE). Cette association de pays est constituée de vingt-sept états membres, dont les plus puissants pays d’Europe tels que la France, l’Allemagne et le Royaume uni. De plus, plusieurs pays tentent de se joindre à l’Union européenne non seulement pour bonifier leurs rapports économiques, mais aussi améliorer leur statut au niveau mondial. De ce fait, des pays tels que la Turquie, l’Islande et la Croatie ont déposé leur candidature pour se joindre à l’UE, ce qui montre qu’il doit y avoir plusieurs points positifs à en faire partie. Or cette union économique est accompagnée d’une union monétaire. En effet, seize des vingt-sept pays membres utilisent l’euro comme monnaie, ce qui implique une très forte intégration économique. D’abord, l’euro à la bourse représente plus d’une dizaine de pays, les fluctuations de cette monnaie influencent donc directement la majorité du continent européen (et  indirectement les autres pays de l’union). L’influence directe de ces pays utilisateurs de l’euro peut paraître négative, mais plusieurs points sont très positifs non seulement au niveau des pays, mais aussi au niveau de chaque individu. Entre autres, il est possible de changer de pays sans pour autant croiser un mur ou un douanier qui vérifiera vos papiers et qui vous fera poireauter devant sa cabine, en fait, comme la dit mon prof d’économie « Tu peux passer d’un pays à l’autre en vélo ».

De notre coté, nous avons l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Cet accord comprend le Canada, les États-Unis ainsi que le Mexique. Cet accord décide de ce qui se déroule économiquement dans les trois pays membres et intervient sur les différends entre les gouvernements et les entreprises. De cette façon, cela est bien plus simple grâce à l’ALENA pour une entreprise de s’implanter dans les deux autres pays membre. Par exemple, Bombardier a présentement une usine de fabrication d’avions au Mexique. Donc, cela permet à des entreprises d’avoir un plus grand pouvoir d’achat. De plus, cela permet au Canada d’avoir une meilleure assurance au niveau des imports/exports avec les autres pays ce qui entraine une certaine stabilité économique. Mais voici les questions qui me viennent : est-ce une bonne chose de faire partie d’une alliance économique? Sommes-nous manipuler ou intimider par la puissance américaine? Devrions-nous prendre exemple sur l’Union européenne et utiliser une monnaie qui serait la même dans nos trois pays?

Sébastien Roy

4 Commentaires

Classé dans Uncategorized