À qui profite la hausse? Aux institutions financières!

Estelle Grandbois et Mathieu St-Onge, deux étudiants à l’Université Laval, expliquent dans cet article paru aujourd’hui dans Le Devoir ce qu’il en est de la «juste part» des banques…

«Le débat sur la hausse des droits de scolarité a jusqu’ici surtout porté sur la répartition des responsabilités face au financement des études universitaires. Tandis que les contributions des différents acteurs ont été discutées, un joueur pourtant central dans notre modèle de financement éducatif a été laissé dans l’ombre. Il s’agit des institutions financières privées, à notre avis un des seuls bénéficiaires directs de la hausse des droits de scolarité.

En effet, celle-ci devrait se traduire pour ces institutions par une augmentation des profits réalisés par l’entremise des intérêts perçus sur les prêts étudiants. Cette augmentation sera corollaire de celle de l’endettement qui est à prévoir parmi la population étudiante, car avant de se réaliser comme un investissement, tel qu’on tente présentement de nous les faire concevoir, les études universitaires nécessitent d’abord pour plusieurs un endettement non négligeable.

Au Québec, ce rapport d’endettement est principalement articulé et garanti par le Programme d’aide financière aux études (AFE). Contrairement au programme fédéral de prêts directs, le programme québécois exige que les étudiants admissibles contractent des prêts auprès d’institutions financières privées. Durant leurs études, les intérêts mensuels à verser sur ces prêts sont assumés par le gouvernement. Les données du ministère de l’Éducation indiquent que de 1989 à 2008, 1,4 milliard de dollars ont ainsi été versés en intérêts seulement aux institutions financières par le gouvernement du Québec.

Pour l’année 2007-2008, année où fut amorcée une augmentation des droits de scolarité échelonnée sur cinq ans, les intérêts ainsi versés par le gouvernement se sont chiffrés à près de 79,6 millions, comparativement à 74,2 millions pour l’année 2006-2007. Pour l’année 2016-2017, soit au terme de la plus récente hausse décrétée par le gouvernement libéral, l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) estime qu’entre 3,4 et 5,6 millions en intérêts supplémentaires seront à verser aux institutions financières.» Lire la suite ICI

BLx

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