Contre la hausse et pour la gratuité

Deux chercheurs de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC), Oscar Calderon et Jules Bélanger, soutiennent dans un rapport de recherche rendu public en janvier dernier, que la gratuité scolaire est une possibilité qui mérite d’être sérieusement considérée. L’augmentation des coûts que la gratuité représenterait pour le gouvernement serait, d’après les deux chercheurs, largement compensée par les économie qu’elle lui ferait réaliser dans le programmes d’Aide financière aux étudiants et dans les crédits d’impôts consentis :

«Dans le rapport, nous avons associé le concept de gratuité scolaire à l’abolition des droits de scolarité. Ainsi, les étudiants auraient tout de même à payer les frais d’inscription, d’administration et tous les autres frais institutionnels obligatoires. Puisque les besoins de financement des universités ne sont pas bien définis, nous avons dû considérer les coûts que cette mesure pourrait engendrer pour le gouvernement du Québec comme un intervalle. Une borne inférieure était définie à partir des droits de scolarité s’appliquant à l’année 2008-2009, soit 1868 $, situant le manque à gagner à 316 millions de dollars. La borne supérieure, elle, a été établie avec les droits de scolarité que les étudiants paieront à la fin de la période de hausse, soit 3792 $. En soustrayant de ce montant la fraction présentement réservée pour le programme de l’AFE, soit 35% de la hausse, nous trouvons donc un manque à gagner pour la borne supérieure de 545 millions de dollars. Comme la gratuité scolaire aura également des conséquences sur les coûts du programme de l’AFE et les crédits d’impôts accordés pour frais de scolarité et d’examen, des bénéfices en seront dégagés. Nous chiffrons ces bénéfices à 140 millions de dollars. Si ce montant était transféré aux universités, nous pouvons constater que le coût net de la gratuité scolaire pour le gouvernement se situerait entre 176 et 405 millions de dollars. Afin de mettre ce montant en perspective, notons que ceci représente entre 1,2 et 2,7 % du budget du Ministère de l’Éducation, du Sport et du Loisir.» ICI pour lire la suite et pour télécharger le rapport.

BLx

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