Émeutes à Londres

«Les violences ont commencé tard samedi soir dans le quartier de Tottenham, au nord de Londres, lorsqu’une manifestation pacifique visant à dénoncer la mort de Mark Duggan, un homme de 29 ans tué jeudi par des policiers dans des circonstances nébuleuses, a viré à l’émeute.» Et depuis la violence n’a cessé de s’étendre, d’abord à d’autres quartiers de Londres et maintenant à Birmingham, Liverpool, Bristol.

«Dans une entrevue avec Channel 4 News, Semone Wilson, la compagne du disparu, a soutenu que son fiancé ne faisait pas partie d’une organisation criminelle et exhorté les autorités à donner davantage de renseignements sur sa mort. Mme Wilson a toutefois fait remarquer que les émeutes ne semblaient plus liées aux manifestations initiales. «La situation a dérapé. Ça n’a plus rapport avec ça [la mort de Mark Duggan]. C’est complètement hors de contrôle.» Le Devoir. Sous le choc, on découvre maintenant l’ampleur des dégâts. Mais comment expliquer cette contagion de la violence? Brutalité policière? Tension raciale? Malaise économique? Casseurs barbares? Sans doute un peu de tout cela; tout comme les manifestations contre la hausse vertigineuse des frais de scolarité, tout cela qui témoigne d’une réelle frustration in the UK.

BLx

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5 Commentaires

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5 réponses à “Émeutes à Londres

  1. Bruno Lacroix

    Voir le dossier «London burning» préparé par le journal Libération:
    http://www.liberation.fr/londres-emeutes,100071

  2. Bruno Lacroix

    Tandis que David Cameron, le premier ministre britannique, réduit la signification des émeutes qui se sont multipliées à travers le Royaume-Uni, à de la banale criminalité, le fait de voyous et de délinquants, d’autres cherchent plus loin et plus profond les causes de cette irruption de violence:

    Émeutes en Angleterre – Le mensonge

    Le premier ministre David Cameron symbolise, ces jours-ci, le politicien conventionnel par excellence. À preuve, il a réduit la flambée de violence qui s’est étendue à toutes les grandes villes du royaume à un acte de délinquance, et strictement de délinquance. C’est nier, de fait, que la brutalité de ce phénomène traduit, en partie il est vrai, une frustration à l’égard de l’élite britannique. Une frustration nourrie par des scandales pas si lointains.

    Allons-y en suivant l’ordre du temps. L’ordre chronologique, plus exactement. En 2008, dans la foulée de la faillite de Lehman Brothers, Gordon Brown, alors premier ministre, décide de puiser dans le trésor public pour éviter la faillite du système financier. À toutes fins utiles, il avait nationalisé les banques qui croulaient sous des dettes produites par leur culte pour l’économie casino. Un an après avoir été sauvés par les deniers de l’État, les dirigeants ainsi que les courtiers de ces établissements faisaient ce qu’ils savent faire avec beaucoup de maîtrise: se gaver de primes. On donnera un exemple et un seul: le chef du pupitre énergie d’une de ses banques a empoché 292 millions en 2008, 300 millions pile en 2009, plus de 300 en 2010. Bref, plus d’un milliard en trois ans.

    En 2009, on apprend que la vaste majorité des parlementaires, ils sont 646 en tout, sont passés maîtres dans l’usage des notes de frais à des fins d’enrichissement personnel. Un couple d’élus a loué un appartement pendant des années, à même, on insiste, l’argent public, à une société immobilière propriété de leurs… enfants! Un autre député se faisait construire une piscine sur son terrain puis vendait sa propriété, puis achetait une autre maison sans piscine, etc. Bref, en 2009, on apprenait que la prétendue retenue de la classe politique britannique était un paravent érigé pour confondre les crédules.

    En 2011, on apprenait que les journaux appartenant à l’empereur du jaunisme, Rupert Murdoch, excellaient dans le piratage des téléphones des vedettes, de certains politiciens, et surtout des parents de victimes de crimes crapuleux. On apprenait que la connivence entre patrons de ces journaux et certains membres de la police, et non des moindres, était si étroite que ces derniers avaient minaudé, pour ne pas dire étouffé les actes commis par les reporters de Murdoch. On apprenait également que certains ripous de Scotland Yard vendaient des infos à Murdoch. On apprenait enfin que cette connivence s’étendait à toutes les figures en vue de la classe politique, y compris au premier d’entre eux. Qui? David Cameron aujourd’hui, Tony Blair hier. En échange du soutien de Murdoch en campagne électorale, celui-ci obtenait les autorisations souhaitées pour poursuivre son travail de sape.

    Au total, nous avons des banquiers enrichis par le trésor public, des députés-malfrats qui jouissent d’une impunité indécente, des personnalités politiques pieds et mains liés devant Citizen Murdoch. Autrement dit, nous sommes en présence d’une élite qui présente tous les stigmates de la décomposition éthique. Une élite qui se nourrit sur la bête en imposant des plans d’austérité visant la classe moyenne et les foyers à faibles revenus. Réduire ces émeutes à un accès de fièvre sans origine, sans cause, est ça aussi un acte de violence.

    Serge Truffaut, Le Devoir, 11 août (http://www.ledevoir.com/international/europe/329086/emeutes-en-angleterre-le-mensonge)

    Politique de l’émeute

    Force est d’admettre que nos commentateurs sont souvent bien mal outillés pour saisir le sens de l’émeute. Comment, en effet, comprendre le sens de ce qui par définition semble ne pas en avoir? Comment saisir le message transmis par des événements qui se produisent précisément lorsque les mots ne suffisent plus? Du côté des classes dirigeantes, les réponses sont le plus souvent toutes faites, et c’est sous la rubrique de l’irrationnel, de la sauvagerie et de la violence gratuite qu’on situe généralement l’émeute.

    Ce sens est pourtant relativement facile à déceler lorsque la distance du temps amortit l’altérité représentée par l’émeute. Le message, par exemple, des émeutes de chômeurs à la suite de la crise de 1929 n’échappe aujourd’hui à personne, pas plus que celui de l’émeute de 1955 entourant la suspension de Maurice Richard, qui s’explique par l’infériorité économique des Canadiens français. Qui pourrait maintenant nier que ces émeutiers étaient porteurs de valeurs et de revendications rationnelles?

    Mais ces émeutes historiques, et c’est ce qui nous permet de les observer avec une certaine sérénité, sont le fait d’une «autre» époque. Il en va autrement de l’émeute contemporaine, qui constitue, pour sa part, une critique en actes de notre temps, de notre société et, au final, de nous-mêmes. C’est de là qu’elle tire son aspect scandaleux et c’est pour cela qu’on préfère prétendre qu’elle n’exprime rien d’autre qu’une colère aveugle ou un plaisir adolescent.

    Une action rationnelle

    Sans chercher dans l’émeute l’expression d’une pensée sociale et politique purgée de contradictions, il faut pourtant la saisir comme une action rationnelle, un mode d’expressivité propre aux classes populaires. Bien sûr, elle est chargée d’émotion, mais force est d’admettre que tous les actes, individuels comme collectifs, le sont à un certain degré.

    Il ne s’agit pas simplement de «violence aveugle»: les cibles des émeutiers sont trop précises et symboliquement cohérentes pour n’y voir que la manifestation d’une frénésie aléatoire. Les attaques, comme le souligne Paul A. Gilje, qui a travaillé sur l’histoire des émeutes aux États-Unis, ne sont pas le fruit du hasard. Les émeutiers, contrairement à ce qu’on en dit, ne cassent pas «tout». C’est l’État et la société marchande, à travers les attaques contre les forces de l’ordre, et la marchandise, à travers le pillage et la destruction, qui sont les cibles principales des émeutiers.

    Le pillage, d’ailleurs, ne peut être totalement réduit à sa dimension instrumentale ou consumériste: en banlieue de Londres comme en France, il n’est pas rare de voir ces marchandises détruites sur place, brûlées afin d’alimenter les feux ou utilisées comme matériel afin de dresser des barricades. Et contrairement à ce que laissent entendre de nombreux commentateurs, la violence envers les individus est généralement rare, mis à part lors d’émeutes ethniques et racistes qui sont généralement portées idéologiquement par l’extrême droite, comme ce fut le cas au Québec lors de la crise d’Oka, en 1990.

    Émeutes de la dignité

    Les émeutes que vit présentement Londres, et qui se répandront peut-être dans les jours qui viennent au pays entier, peuvent être qualifiées, comme le fait l’anthropologue Alain Berthot, d’«émeutes de la dignité».

    Ces émeutes répondent à un processus logique, à un pattern. Le récit est systématiquement le même: dans un quartier pauvre à forte concentration ethnique, où les citoyens se plaignent de profilage et de stigmatisation, la police abat un jeune. L’émeute éclate généralement en quelques heures, au plus tard le lendemain, selon le temps que la rumeur prend à se répandre.

    C’est à ce schéma que répondent les émeutes de Los Angeles (1992), de Cincinnati (2001), de Kabylie (2001), de Benton Harbor (2003), de l’Australie (2004-2005), de la Chine (2005), de Bruxelles (2006), de la France (presque chaque année depuis 2001) et, plus près de chez nous, de Montréal-Nord (2008). Le sens de ces émeutes est clair, limpide pour qui veut bien l’entendre. Si les jeunes doivent cyniquement vivre dans des sociétés où ils sont des citoyens de seconde zone, ils refusent toutefois de mourir en silence sous les balles de la police et de l’État.

    À partir du moment où l’émeute prend son envol, elle peut durer des jours, voire des semaines, et fédérer la révolte des pauvres, des immigrants, des chômeurs, des petits salariés, etc.

    En Angleterre, ce sont des compressions radicales dans les services publics (dont la fermeture de nombreuses maisons de jeunes) de même que les hausses des droits de scolarité (qui ont presque doublé) qui expliquent cette expansion de la flambée émeutière.

    Tendre l’oreille à ce cri de révolte obligerait les autorités à faire un examen de conscience hors du commun, car les problèmes mis au jour par l’émeute ne sont pas bénins, mais historiques. Ce sont les formes mêmes de nos sociétés que l’émeute, par la destruction, remet en cause. Mais le changement ne semble pas être à l’ordre du jour. Quand les feux seront éteints et que les traces du combat auront disparu des rues, tout redeviendra «comme avant». Pour preuve, les autorités n’ont que le mot «riposte» à la bouche, comme si les émeutes étaient le fait d’étrangers ou d’ennemis de la nation.

    ***
    Marc-André Cyr – Étudiant au doctorat en science politique, son mémoire porte sur l’histoire de la contestation sociale au Québec, Le Devoir, 11 août (http://www.ledevoir.com/international/europe/329079/politique-de-l-emeute)

    • JP Martin

      Bien que je sois d’accord avec la lecture de Marc-André Cyr à propos des meutes de Londres, voici un commentaire diamétralement opposé (beaucoup plus à droite) de Mathieu Bock-Côté (trouvé ici: http://www.causeur.fr/une-revolution-anglaise,10898)

      Une révolution anglaise ?
      Et si les voyous étaient juste des voyous ?

      Les émeutes de Londres excitent ceux qui fantasment sur un printemps arabe à l’occidental. Ils y voient une condamnation en acte des politiques « néolibérales » appliquées depuis les années Thatcher et une révolte contre l’exclusion générée par la société. Cette dernière tarderait à donner une place aux jeunes générations, parmi lesquelles des populations immigrées exclues des avantages de la société occidentale.

      Notons que cette interprétation est régulièrement avancée dès qu’on assiste à des émeutes urbaines dans les grandes sociétés occidentales. En France, on a ainsi expliqué les émeutes de 2005 en pointant du doigt la responsabilité d’un système prétendument exclusionnaire, discriminatoire et raciste. A en croire ce discours fort répandu, l’universalisme républicain entretiendrait de nombreuses couches de la population dans l’assistanat et pousserait à la révolte ceux à qui il ferait la promesse de l’égalité sociale sans jamais la tenir. Au Québec, pendant les émeutes de Montréal-Nord en 2008, la plupart des analystes ont reproduit le même verdict : la société est coupable.

      Souvent, ces révoltes trouvent leur déclencheur dans un acte de violence policier assimilé à une « bavure ». C’est l’étincelle qui ferait exploser le baril de poudre de la contestation. Dans ce scénario, la police est ainsi présentée comme la gardienne d’un ordre néoimpérialiste sacralisant le droit de propriété à l’avantage exclusif des populations installées de longue date sur ces territoires. Les« jeunes » ressentiraient particulièrement mal l’ «occupation » arrogante de leurs quartiers par des forces de l’ordre à l’attitude néocoloniale.

      Il y a un gauchisme sommaire dans cette sociologie victimaire qui domine dans l’interprétation médiatique actuelle des émeutes britanniques. On y sent un vieux fond de sauce marxisant au goût frelaté. D’un côté, les dominants, de l’autre, les dominés. La critique venant des marges du social serait fondamentalement émancipatrice tandis que les émeutiers représenteraient l’avant-garde éclairée exigeant la démocratisation brutale des rapports sociaux. Cette explication victimaire nous en dit davantage sur ses pratiquants que sur ses objets d’étude. En menant un double procès perpétuel contre la civilisation occidentale et la société libérale capitaliste, elle cherche à radicaliser les tensions sociales.

      Or, si on ne doit évidemment pas évacuer les « causes sociales » de la révolte, il faudrait surtout éviter de prêter aux émeutiers une philosophie qu’ils n’ont pas, en les transformant en représentants d’un changement révolutionnaire positif dont ils seraient les vecteurs. Qu’on se le dise : les jeunes de Londres ne sont pas les nouveaux déshérités prolétarisés qui chercheraient leur salut dans un renversement du règne de la marchandise pour faire advenir une société plus « authentique ». Bien au contraire, leurs objectifs consuméristes sont évidents. Jeux vidéo, téléviseurs, vêtements de luxe, montres de prestige : lorsqu’ils défoncent les vitrines, les jeunes savent exactement ce qu’ils recherchent. Les pillards ne se jettent pas sur les symboles du pouvoir officiel pour les abattre mais sur ceux du capitalisme mondialisé et publicitaire pour se les approprier.

      D’aucuns expliqueront que les jeunes prennent de force les objets que la société leur somme de désirer sans nécessairement leur donner les moyens de les posséder. Et quand bien même ? D’où vient cette idée étrange selon laquelle le désir crée le droit ? Il n’y a pas de droit à l’opulence, l’État social n’ayant de surcroît pas pour vocation de démocratiser l’accès aux produits de luxe. Ceux qui désirent à tout prix s’inscrire dans le système des valeurs marchandes – sacralisées par le capitalisme publicitaire – devraient consentir au jeu de la concurrence économique pour parvenir à se les offrir dans le respect de la légalité la plus élémentaire.

      Mais la loi n’est plus à la mode. Car la société officielle n’est plus respectée. C’est même en transgressant ses règles que certains croient accéder à une liberté créatrice, une perspective qui montre ses effets délétères lorsqu’elle conduit les foules à l’émeute. L’existence d’une sous-culture gangstérisée popularisée par le rap entretient toute une frange de la jeunesse dans une posture antisystème. L’émeute n’en est que l’expression la plus radicale et la plus excitante.

      Fondamentalement, cette pulsion nihiliste permet aux ressentiments les moins avouables de s’exprimer ouvertement, dans un consentement à la violence qui devient ainsi une fin pour elle-même, par sa capacité à transgresser l’ordre bourgeois et à rompre la monotonie d’une société normalisée. Mais à la différence de la violence en quelque sorte ludique des soixante-huitards, celle des émeutiers de Londres s’avère rageuse, et pleine de ressentiment, laissant deviner les ferments d’une guerre civile larvée dont on ne veut pas dire le nom.

      La normalisation de l’émeute n’annonce rien de bon. Ceux qui paient le prix de l’affaissement de l’ordre social sont toujours les couches les plus modestes, alors que les milieux les plus favorisés ont les moyens de s’affranchir de la pulsion violente des masses insurgées. De ce point de vue, les petites gens ont tout à craindre d’une capitulation du gouvernement qui, pour se montrer conciliant, reconnaîtrait la légitimité d’une protestation s’en prenant aux fondements même de l’ordre social.

      L’appel au dialogue lancé par certains commentateurs masque une contestation philosophique de la prétention de l’État à exercer le monopole de la violence légitime, monopole sur lequel repose pourtant le progrès de la civilisation libérale et démocratique. L’émeute n’est un facteur de démocratisation que pour ceux qui ne sont pas parvenus à s’affranchir de la mythologie révolutionnaire des pulsions destructrices. Ceux-là veulent que succède à la paix civile la violence spontanée des foules et, finalement, celle des bandes.

      À certains moments, l’autorité doit moins faiblir devant la pression de la rue que s’afficher sans complexe, en se présentant comme la gardienne des fondements de l’ordre social et politique. Si on peut souhaiter que la réaffirmation de la souveraineté de l’Etat se fasse sans débordement de brutalité, on ne doit pas non plus s’émouvoir de son nécessaire exercice.

      Ne pas consentir au délitement du pouvoir dans une situation de crise reste probablement la seule manière de calmer ceux qui réintroduisent les ferments destructeurs de la civilisation : le chaos et l’anarchie.

  3. JP Martin

    non pas des « meutes de Londres », mais des « Émeutes de Londres »… évidemment!

    • Bruno Lacroix

      Le lapsus de JP, «meutes» au lieu d’ «émeutes», est plein de sens (comme dirait «Papa Freud») car il pose bien l’antinomie: là où il y a émeutes, irruption de violence, désarroi, jeunesse en colère, Mathieu Bock-Côté et les conservateurs au pouvoir au Royaune-Uni ne voient que qu’une meute de voyous que la «gauche» prend à tort pour des révolutionnaires. Bock-Côté ne manque pas d’aplomp, il nous sert ici une rhétorique certes pleine d’assurance mais qui toutefois ne parvient pas à dissimuler un certain simplisme sur le plan de l’analyse, pas loin du thatchérisme le plus ordinaire. C’est Margaret Thatcher qui disait en effet que «There is no such thing as society, only individuals and families», ainsi les émeutiers n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes car l’environnement social, politique, économique n’y est pour rien, ils sont seuls les artisans de leur misère, etc. Oui, bien sûr, bien sûr, tout dépend de soi, mais que faire de sa jeune personne lorsque le taux de chômage chez les 16-25 ans dépasse les 30% , que faire de soi lorsque la volonté politique de scolariser «les classes inférieures» s’incline devant la «nécessité d’assainir les finances publiques», que faire de soi dès lors qu’on est réputé faire partie de la «génération perdue»? Là où Boch-Côté est parfaitement ridicule c’est lorsqu’il nous prévient que les émeutiers n’ont pas d’agenda politique et qu’ils ne sont portés vers le saccage que par une pulsion consumériste parfaitement accordée au capitalisme mondialisé. On s’en doutait un peu que ce n’était pas Marx l’inspirateur des débordements, mais plutôt le désespoir, le sentiment d’abandon, l’absence d’horizon. Mais bon, au chaos et à la destruction, il faut toujours préférer la musique; à la gang de rue, le rock n roll band…

      Street fighting man par les Rolling Stones:

      Evrywhere I hear the sound of marching, charging feet, boy
      Cause summers here and the time is right for fighting in the street, boy
      But what can a poor boy do
      Except to sing for a rock n roll band
      Cause in sleepy london town
      There’s just no place for a street fighting man
      No

      Hey! think the time is right for a palace revolution
      But where I live the game to play is compromise solution
      Well, then what can a poor boy do
      Except to sing for a rock n roll band
      Cause in sleepy london town
      There’s no place for a street fighting man
      No

      Hey! said my name is called disturbance
      Ill shout and scream, I’ll kill the king, I’ll rail at all his servants
      Well, what can a poor boy do
      Except to sing for a rock n roll band
      Cause in sleepy london town
      There’s no place for a street fighting man
      No

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